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ISBN : 2330012640
Éditeur : Actes Sud (06/02/2013)

Note moyenne : 3.41/5 (sur 47 notes)
Résumé :
Une semaine. C’est le temps dont dispose Nicolas Sotanovsky, un Argentin qui erre dans Madrid de bar en bar et d’amour en amour, pour trouver Noelia, une rousse qu’il n’a jamais vue.

Et s’il ne la trouve pas : poum ! Serrano, le pittoresque malabar chargé d’exécuter la sentence, a des doigts gros comme des jambons mais un cœur tendre.

Pas comme son patron La Momie. Pour trouver Noelia, Nicolas s’enfonce dans les profondeurs de Madrid,... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
cannibalector
  24 août 2016
Nicolas a fui son Argentine natale pour Madrid suite à une déception amoureuse, encore larguée par une nana, il est à la recherche d'un appart, quand un type dans un bar lui donne les clefs d'une copine à lui partie vivre à l'étranger. Aussitôt arrivé, un colosse nommée Jamon lui fout une dérouillée et lui donne 8 jours pour retrouver la propriétaire du lieu.
L'enquête, comme toujours chez Salem, n'est qu'un prétexte pour évoquer la quête d'identité. La fuite, la peur, le manque de volonté qui font se réfugier notre héros dans diverses addictions ( sexe, alcool, drogue) sont les thèmes majeurs de l'auteur. Un coté baroque mais très contemporain, un coté burlesque à la Tim Burton( notez un savoureux dialogue entre notre hèros et un chat philosophe) n'excluent pas des réflexions intellectuelles beaucoup plus pousséés que dans la majorité des polars.
Neammoins, ce roman n'est pas le meilleur de l'auteur: intrigue trop faiblarde, disgressions trop nombreuses et trop de scènes de sexe inutiles.
Je vous conseille pourtant de partir à la découverte de cet auteur soit tout doucement avec " nager sans se mouiller"ou, pour les plus téméraires avec le trés trash et subversif "Dieu junior: un évangile de bière fiction"
Mais ce n'est que mon humble avis.
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gonewiththegreen
  27 juillet 2019
J'ai un très bon souvenir des romans de Carlos Salem. Une sorte de Tarantino argentin, avec des histoires déjantées, toniques , sexuellement incorrectes, beaucoup de morts et peu de morale .
Avec ce jambon, je suis resté sur ma faim. Peut être parce que ce jambon s'appelle Serano et que je préfère le Patanegra ?
Trêve de plaisanteries, je vous mets au jus : Un argentin débarque à Madrid, se retrouve seul et se voit proposer un appart. Sitôt installé, il est suivi (par le jambon :)) mais débarque une brune plantureuse qui écarte les cuisses plus vite que Trump ne sort une connerie (autant dire que l'on n'a pas tous la même vie :))). Et c'est parti pour des aventures rocambolesques .
Trop pour moi. C'est le bordel intégral cette histoire. Beaucoup de cul (plutôt bien relaté même si très trash), beaucoup de morts, trop de ramifications pour mon cerveau en vacances . Les personnages secondaires sont bien loufoques comme il faut et donnent ce teint jovial si propre aux romans de Salem. Avec des répliques du style : "Je suis trop vieux pour faire un cambriolage: Donnez moi le fric et fermez la porte que je ne prenne pas froid."
Mais voilà, je me suis perdu au milieu de toutes ces femmes que je n'ai malheureusement pas rencontrées dans ma jeunesse :), je me suis perdu dans toutes ces fausses infos, je me suis perdu dans la dualité des personnages . Bref, j'ai été paumé . Sans rancune !
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inclassable1
  29 décembre 2014
Carlos Salem revient avec un polar débridé, drôle, rocambolesque, poétique et très charnel, mais livre aussi des réflexions tantôt inquiètes (sur ce qui fait un être humain : ses choix, ses actes) tantôt optimistes (les relations entre les êtres humains).
Nicolás Sotanovsky a 7 jours pour retrouver Noelia (rousse), en compagnie d'une brune (Nina), sinon Serrano lui trouera la peau, sur les ordres de la Momie. le pire est qu'il ne sait même pas pourquoi. Il sera pourchassé par un détective privé qui met du tilleul dans sa flasque, commencera un voyage en bus qu'il terminera en voiture jusqu'au Maroc.
On retrouve une partie des ingrédients préférés de Carlos Salem : des personnages en rupture, des méchants maladroits qui ont un coeur d'or, des femmes qui aiment, qui aiment faire l'amour et mentir, des chats qui parlent, une intrigue qui est là parce qu'il en faut bien une.
L'amitié (concept plus simple que l'amour) a comme dans "Aller simple" une place importante, Nicolás se lie avec son bourreau, écrit pour lui des lettres d'amour, pleure le cadavre d'un détective privé qui le pourchassait.
Mais l'humour est dans ce roman plutôt triste, désabusé et l'action laisse souvent la place à des réflexions plus sérieuses sur le thème de la fuite (plutôt que prendre des décisions). le personnage principal Nicolás a fui l'Argentine et Elle, dont il attend une lettre (les e-mails n'ont pas cours dans les histoires d'amour de Carlos Salem), il a fui l'engagement. Au-delà de la course après Noelia, Nicolás court après lui-même, doute, ne veut pas décider, rentrer dans le rang.
C'est qu'il a compris la dualité de l'être humain, illustrée par la quasi-totalité des personnages, et lui a choisi de rester sur le fil, de fuir chaque fois qu'il doit choisir.
Le résultat pourrait décontenancer, comme si Carlos Salem avait écrit deux romans, l'un pour la galerie, brillant, loufoque, un autre sur notre triste condition, avec pour trait d'union la poésie et le rêve.
Lien : http://occasionlivres.canalb..
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encoredunoir
  01 avril 2013
Nicolas Sotanovsky, argentin exilé à Madrid a la surprise, à son réveil, de se trouver nez à nez avec l'immense Serrano et son calibre .45. Il apprend alors qu'il a une semaine pour retrouver Noelia, propriétaire de l'appartement dans lequel il vient de s'installer et qu'il n'a jamais vu, sans quoi il aura le malheur de goûter au .45 de Serrano. le voilà donc parti pour une errance à travers un Madrid caniculaire aux côtés de la belle Nina et avec pour chaperon ce gros jambon calibre .45 qui ne les quitte pas d'une semelle. L'occasion de croiser un détective désespéré, un chat de gouttières philosophe, des chauffeurs de taxis adeptes de tangas et quelques tueurs.
Comme de coutume chez Salem, l'intrigue débridée et dénuée de toute crédibilité est prétexte à une réflexion de fond sur l'identité. Dans Aller simple, premier roman de l'auteur, Octavio Rincón se voyait changer (très intimement) après la mort de sa femme et rencontrait même un hypothétique Carlos Gardel errant dans le désert marocain, dans Nager sans se mouiller Juanito Pérez Pérez, propulsé dans un camp naturiste avait bien du mal à dissimuler sa double vie et sa double identité, dans Je reste roi d'Espagne, enfin, Txema détective spécialiste du déguisement partait avec le roi d'Espagne à la recherche de l'enfant que ce dernier avait été.
Ici donc, Nicolas se trouve embringué dans une enquête où, plus que sa vie, c'est son identité et celle des gens qui l'accompagnent qui est mise à l'épreuve. Évoluant dans un décor de carton pâte, une Espagne et un Maroc dénués de matière, comme prêts à disparaître en fumée si l'on venait à les regarder de trop près, l'Argentin est autant à la recherche de Noelia que de lui-même. Il règne comme toujours chez Carlos Salem une ambiance vaguement onirique, ouatée, où les méchants sont certes effrayants de prime abord mais dont on comprend vite qu'ils ne sont pas plus dangereux que des mauvais rêves. Plus que d'une enquête, il s'agit donc d'une quête existentielle où Nicolas se cherche, où Carlos Salem cherche Nicolas et où Carlos Salem se cherche sans doute un peu lui-même.
Un jambon calibre 45 n'est indéniablement pas le meilleur roman de Carlos Salem, à cause notamment de circonvolutions un peu trop complexes dans l'intrigue qui tendent à parfois faire décrocher temporairement le lecteur (défauts auxquels on ajoutera un peu perfidement l'horrible couverture qui concourt pour l'emballage de livre le plus laid du millénaire). S'il demeure un livre agréablement décalé, porté par l'humour et la poésie de l'auteur et par des personnages attachants en formes de détournements des stéréotypes du genre qui participent de cette ambiance si particulière, sa lecture s'avère trop souvent lassante et Salem semble s'être quelque peu laissé emporter par son désir d'écrire au détriment d'un minimum de cohérence.
Bref, voilà un moment de lecture plutôt agréable pour les fans de l'auteur mais qui pourrait rebuter les lecteurs qui ne le connaissent pas encore auxquels on ne peut que conseiller de commencer plutôt par un de ses trois romans précédents.

Lien : http://www.encoredunoir.com/..
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le-mange-livres
  23 octobre 2013
Follement impatiente, après mes premières lectures-cultes, je me suis jetée littéralement sur le dernier Salem, qui, finalement, s'avère un peu décevant.
"Je soupesai la pièce. SI c'était face, la face de Franco qui ne me scandalisait plus, car je m'habituais à cette contradiction ensoleillée qu'on appelait l'Espagne, j'essayais d'éviter la Momie et son Jambon, et je montais dans le premier avion en partance. Si elle retombait côté pile, avec son dessin vaguement fascisant, je n'avais plus qu'à rechercher Noelia, la mort, ou je ne sais quoi d'autre."
Comme toujours, le lecteur est aux prises avec un raté caractérisé, un Argentin débarqué à Madrid à la suite d'un chagrin d'amour dévastateur. Comme dans tout roman noir qui se respecte, il lui arrive des ennuis invraisemblables, et le voilà embarqué à la poursuite d'une rousse incendiaire improbable qui s'est barré avec plein de fric, un sbire plutôt attachant à ses basques (le fameux jambon calibre 45), et scotché par une bombe madrilène avocate mais pas que.
Plus lent au démarrage que le succulent Nager sans se mouiller, moins noir que le très triste Je reste roi d'Espagne, nettement moins jubilatoire qu'Aller simple. Après, la recette est bonne, et elle fonctionne encore un peu : fantasque, baroque, entraînant, et dans le fond toujours mélancolique. Mais ça tourne un peu à la recette.
Lien : http://le-mange-livres.blogs..
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
le-mange-livresle-mange-livres   23 octobre 2013
Je soupesai la pièce. SI c'était face, la face de Franco qui ne me scandalisait plus, car je m'habituais à cette contradiction ensoleillée qu'on appelait l'Espagne, j'essayais d'éviter la Momie et son Jambon, et je montais dans le premier avion en partance. Si elle retombait côté pile, avec son dessin vaguement fascisant, je n'avais plus qu'à rechercher Noelia, la mort, ou je ne sais quoi d'autre.
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le-mange-livresle-mange-livres   23 octobre 2013
Je faillis lui sauter dessus et la frapper et l'empêcher de parler, pour lui éviter et m'éviter la certitude d'un mensonge que cette fois je n'allais pas gober. Ça ou mettre en scène l'ironie, en bon civilisés que nous étions - sauf peut-être Serrano-, en faisant semblant de réciter nos rôles, la tête ailleurs, avant de nous enlacer sans hâte car nous savions tous les deux qu'elle donnerait une excuse bidon que je feindrais de gober, et maintenant s'il te plaît ma chérie, une histoire de cowboys, d'extra-terrestres qui t'ont enlevée et t'obligent à me conduire au massacre, d'un hypnotiseur aux moustaches tordues et rustiques avec chapeau haut-de-forme assorti à la cape noire doublée de soie rouge rapiécée, d'un espion russe déphasé en gabardine avec coiffure sibérienne qui lui injecté le sérum de vérité, une absurdité d'accord, mais c'était toujours plus original que de faire comme si de rien n'était, alors que nous savons, mon amour, qu'il s'est passé quelque chose.
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le-mange-livresle-mange-livres   23 octobre 2013
Vous savez quoi, Philip ? Quand il ne restera plus un seul être humain sur terre, les pigeons continueront de chier du haut du ciel sans se rendre compte de rien. Ils survivront, Philip, ils survivront. Vous savez pourquoi ? Parce que leur vie consiste à chier de là-haut : ils volent, ils chient, ils crèvent.
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encoredunoirencoredunoir   01 avril 2013
L’espace d’un instant, je crus voir une lueur d’intelligence briller dans son regard.
Mais je compris que c’était le reflet d’une voiture qui passait dans la rue.
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le-mange-livresle-mange-livres   23 octobre 2013
La génération de mon vieux grandit, convaincue que Dieu était argentin. Celle de mon oncle croyait que Dieu n'existait pas, mais que s'il avait existé, il aurait été argentin. Ma génération grandit, persuadée que Dieu n'existait pas. Et que l'Argentine, ça se discutait.
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Vidéo de Carlos Salem
Diego Ojeda & Carlos Salem el 05/09/2015 en Galileo Galilei - Por culpa de la poesía
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