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Critiques sur L'Attrape-Coeurs (340)
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Under_The_Moon
  12 février 2013
Ecrit après la Seconde Guerre mondiale, The Catcher in the Rye (traduit "L'Attrape-Coeurs") décrit le début des années 1950 : décennie du conformisme par excellence (dans la société américaine). La famille est au centre de tout et de toutes les valeurs. Les pères sont de fiers chefs de clan et les mères des ménagères hors-pair façon publicité pour produits ménagers.
A cette époque, les enfants n'ayant leur place que pour obéir et apprendre de leurs aînés, le concept "d'adolescent" n'existe pas : soit on est un enfant, soit on est un adulte. Mais entre les 2 ... ?
Salinger explore donc cette "frontière" qui est souvent une période difficile pour celui qui la vit, et ceux qui l'entourent !

Holden Caufield se voit devenir un autre et éprouve beaucoup de difficultés à s'adapter à ce "nouveau lui". Il en va de même pour le monde dont il commence à voir les failles.
C'est donc l'occasion pour l'auteur de s'attaquer au sacro-saint American Dream. Car les rêves d'Holden prennent des allures de cauchemar...

Dans L'Attrape-Coeurs, Salinger met très bien en scène toutes les ambiguïtés des adolescents. L'auteur nous fait d'abord comprendre qu'il est difficile de faire confiance à ce narrateur pour qui les adultes sont bidons (je suppose que c'est le terme utilisé dans la traduction française), dangereux et pervers. Mais Salinger montre aussi le paradoxe de ce rejet des adultes et l'envie qu'a Holden de leur ressembler.
A l'inverse, ce personnage idéalise l'enfance comme un paradis perdu. On s'aperçoit assez vite que les enfants, comme sa pette soeur Phoebe, sont les seuls qu'il respecte.
Ah, l'adolescence.... Période où la demi-mesure n'existe pas !

Avec ce roman, et surtout grâce à son personnage principal, Salinger a créé un Peter Pan moderne. A l'inverse de Peter Pan, Holden a peur, il ne se crée pas un pays imaginaire, il fait comme il peut. Est-ce pour cette raison que les tueurs en série américains apprécient particulièrement ce livre ? Et pour cela que l'adolescent a donné son nom à une chanson de rock ? Un grand débat qui ne pourra pas se résoudre ici, c'est sûr !
Je n'étais déjà plus ado quand j'ai lu The Catcher in the Rye, mais j'ai été frappée et reste encore marquée par la justesse de l'analyse de la peur de grandir dans un monde qui n'a pas l'air de savoir où il va. Et je pense que ceux qui ont été des adolescents sensibles ne pourront pas le nier après cette lecture.

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nadejda
  08 février 2011
Y a-t-il un âge pour lire un livre ? Je suis très très très loin de l'adolescence et pourtant j'ai aimé L'attrape-coeurs. Je ne sais pas si c'est inquiétant ou rassurant mais peu importe ...
J'ai trouvé ce livre intemporel et universel, un livre dans lequel tout adolescent peut se reconnaître.
Holden, le narrateur, suit ses impulsions, réagit instantanément à ce qui le blesse ou l'enchante. Il est excessif et spontané, fabulateur et très observateur. Ne sachant pas trop où se situer, il réagit parfois en enfant, qu'il est encore, et en adulte, qu'il va devenir.
J'ai aimé ce livre plein de tendresse, d'humour et de fantaisie, plein de vie.
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fredho
  06 décembre 2012
Holden Caulfield adolescent paumé, marqué par la mort de son tout jeune frère, n'ayant pour seule attache son adorable petite soeur Phoebé à laquelle il voue un amour fraternel et passionnel, est expulsé de son lycée trois jours avant Noël.
Ne voulant pas affronter la colère de ses parents, Holden fugue et rejoint New York par train où il réserve une chambre dans un hôtel sordide.
S'ensuit des aventures déroutantes, des rencontres hasardeuses, dangereuses, émouvantes, mais aussi quelques retrouvailles décevantes ou bien d'autres touchantes...
« L'attrape-coeurs » est avant tout le récit d'une errance, l'errance d'un adolescent marginal qui ne trouve pas sa place au sein de la société. En plein crise existentielle, blasé par la superficialité des jeunes de son âge, terrorisé par le fait de devenir un jour un adulte, et écoeuré par ce monde hostile et par l'ignominie humaine, Holden se cherche mais se perd dans des questions sans réponses; il finira par se noyer dans un naufrage psychologique...
Dans un style familier, argotique, vulgaire parfois, mais au langage saisissant et poignant, écrit à la première personne du singulier pour mieux nous identifier au personnage, les lecteurs se laissent happer voire secouer par la violence et la noirceur de ses pensées.
Nous devenons témoins du mal-être d'Holden qui se dévoile à coeur ouvert, et éprouvons face à cet adolescent tourmenté, de l'empathie car nous adultes sommes bien conscients que l'adolescence demeure une période charnière de notre vie, délicate et douloureuse et qui parfois conduit certains jeunes à des dérives tragiques !
Ce roman est une révolte et si l'oeuvre de Salinger paraît pour certains légèrement dépassée, les problèmes de l'adolescence contés dans ce récit restent immuables et toujours d'actualité.
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palamede
  01 septembre 2016
Bien qu'au début gênée et agacée par le langage adolescent de ce grand classique de la littérature américaine des années 50, j'ai fini par être happée par l'errance new-yorkaise de ce jeune homme de bonne famille, qui, renvoyé de son collège avant les vacances de Noël - en cherchant à retarder la confrontation avec ses parents - vit toutes sortes d'expériences, des plus drôles aux plus déprimantes.

Parce que Salinger y décrit formidablement les fluctuations de l'humeur adolescente, on comprend le succès jamais démenti de ce livre. Le héros juge sans pitié les adultes, il est dans l'incapacité de se projeter dans l'avenir, il se sent seul, a des pulsions de mort, et sa quête de sexualité est brimée par un manque de confiance en lui, même s'il a l'audace nécessaire pour quitter l'adolescence.

Un Salinger semblable à son héros - si l'on en croit le portrait qu'en fait Beigbeder dans son livre, Oona & Salinger - dans l'histoire de cette dérive, proche de la folie, qui marque par sa solitude désespérée et touche par sa tendresse et sa nostalgie de l'enfance.
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ibon
  23 juin 2013
L'Attrape-coeurs est passionnant. Il raconte trois jours d'errements et de réflexions d'un adolescent de 17 ans, ultrasensible et révolté.

Holden Caufield, à New York, en a plus que marre. Encore renvoyé d'un énième collège, à cause de son absentéisme et de mauvais résultats scolaires, il fugue de la pension du très côté établissement de Pencey. Il ne veut plus rentrer chez lui, ou en tout cas pas tout de suite. Il est très déprimé mais il fait tout pour contacter des connaissances comme pour se remettre à flot. Il aimerait revoir d'anciennes amies car il se pose des questions, entre autres, sur la sexualité et surtout comment conclure.

Mais il n'y a pas que cela. Les imperfections de ses camarades de chambrée, la vieillesse des gens le dépriment (comme le bon professeur Spencer), tout comme l'éloignement de ses frères (Allie et DB) et soeur (l'adorable Phoebé) qu'il adore ou l'alcoolisme de l'intelligent professeur Antolini...

Bref cela ressemble à un récit fourre-tout, mais cela se marie très bien avec le style de langage, familier et vulgaire, de cet anti héros. Un récit brut, sans construction apparente, dont il resort quelque chose de vrai, de non factice, d'authentique. Un régal.
J'ajouterais que les traits d'humour ne manquent pas (le fameux compagnon de chambrée, Ackley, est vraiment crado) et alternent avec des moments très tendus (il se fait casser la figure plusieurs fois et surtout on n'imagine pas une belle fin).
La grâce de sa petite soeur m'a particulièrement touchée, son innocence va peut-être sauver notre ami à moins que...
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Missbouquin
  05 mars 2012
Au départ un peu désarçonnée par le style du récit, très oral et rempli de tics de langage du jeune narrateur, qui s'adresse souvent directement à un “vous” dont l'identité ne sera dévoilée qu'à la fin : « Je ne vais pas vous faire entièrement ma saleté d'autobiographie ni rien. », je me suis finalement un peu attachée à ce garçon complètement perdu, qui ne parvient désespérement pas à s'adapter à la société. On ne peut pas ne pas ressentir à la fois de la pitié et de l'agacement envers lui, et au final, on s'y intéresse totalement.

Cependant, c'est pour moi un récit qui s'inscrit totalement dans une époque bien précise, marquée par le langage d'Holden, les modes de vie et les coutumes qu'il décrit : les années 50 aux Etats-Unis. C'est peut-être pour ça que je n'ai finalement pas accroché, le sujet principal m'étant un peu passé au-dessus de la tête. J'ai eu l'impression d'attendre qu'il se passe quelque chose, un déclic. En réalité c'est un basculement tout en douceur, que je n'ai senti finalement que quelque temps après la fin de ma lecture, en y réfléchissant de manière plus approfondie.

Excessif et spontané, Holden est en fait le type même, universel et intemporel, de l'adolescent qui se cherche, au cours d'une errance qui prendra des airs de voyage initiatique.

“Je me représente tous ces petits mômes qui jouent à je ne sais quoi dans le grand champ de seigle et tout. Des milliers de petits mômes et personne avec eux, je veux dire pas de grandes personnes – rien que moi. Et moi je suis planté au bord d'une saleté de falaise. Ce que j'ai à faire c'est attraper les mômes s'ils s'approchent trop près du bord. Je veux dire, s'ils courent sans regarder où ils vont, moi je rapplique et je les attrape. C'est ce que je ferais toute la journée. Je serais l'attrape-coeurs et tout”

Finalement, je ne sais trop où me situer entre les extrêmes des lecteurs qui ont soit adoré ce livre, il a changé leur vie; soit détesté le personnage d'Holden. Je ne dirai pas que ce livre a changé ma vie, et le personnage d'Holden m'a un peu énervé parfois. Mais il ouvre à des réfléxions profondes sur les changements qui interviennent au cours de l'adolescence, où l'on détruit tout mais où la reconstruction peut prendre du temps.

«La vie est un jeu, mon garçon. La Vie est un jeu qu'on doit jouer selon les règles.»
«Oui, m'sieur. Je le sais. Je le sais bien.»
Un jeu, mes fesses. Quel jeu. Si vous vous mettez du côté où il y a tous les coups intéressants, alors c'est un jeu, d'accord – je veux bien l'admettre. Mais si vous êtes de l'autre côté, celui où il n'y a rien d'intéressant, à quoi rime le jeu ? A rien. Il n'y a pas de jeu.


Pour résumer : un livre daté, mais où évolue un personnage intemporel qui peut nous toucher à toutes les époques. Un coup de maître ? A vous de voir … ou de lire !

PS : M'aurait-il paru moins vieilli si je l'avais lu en version originale ? I don't know …
Lien : http://missbouquinaix.wordpr..
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Allantvers
  23 mars 2015
Rien à faire : Ni la conscience que ce petit livre causa à sa sortie une véritable déflagration dans les esprits, ni le respect du aux oeuvres intemporalisées par leur succès, ni la curiosité rétrospective d'explorer le monde ténébreux de l'adolescence, ni encore la satisfaction de cocher la case "lu" en face de cet incontournable de la lecture américaine, rien de tout cela donc, n'aura suffi pour que je parvienne au bout de cet Attrape-coeur qui n'a pas attrapé le mien et m'est littéralement tombé des mains...

Rien, mais alors rien ne m'a accroché sur la centaine de pages que j'en ai lues, ni le style, ni le sujet, ni l'atmosphère, rien.

On a tant et tant écrit, dit et filmé depuis 50 ans sur l'adolescence, le mal-être, l'exclusion, la rebellion que, bien que ressentant cette confusion honteuse du lecteur qui passe à côté du chef d'oeuvre mondialement encensé, je ne regrette finalement pas d'avoir raté l'expérience de ce livre, ni d'ailleurs, car il ne faut rien regretter, de ne pas avoir eu 15 ans en 1960 pour l'apprécier à plein!
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lyoko
  05 mars 2015
Pourquoi ais-je l'impression que je vais récolter les foudres de certains babélionautes avec ma critique ?

Je n'ai tout simplement rien aimé dans ce livre : ni les personnages, ni l'histoire que j'ai trouvé longue et ennuyeuse et encore moins le style d'écriture de l'auteur.
Pas besoin d'en dire plus sur mon ressentit... j'ai juste hâte de passer à autre chose
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Aline1102
  16 octobre 2012
Holden Caulfield est renvoyé de Pencey, le collège huppé dans lequel il est scolarisé. Ce n'est pas la première fois que ce genre de mésaventure lui arrive et il craint la réaction de ses parents.

Holden doit normalement quitter définitivement le collège le mercredi précédant les vacances de Noël, mais il se dispute avec son camarade de chambre le samedi soir et, sur un coup de tête, décide de partir en avance. Il rassemble tout l'argent qu'il possède et se rend à New York. Il espère y trouver une chambre d'hôtel où il logera quelques jours avant de rentrer chez lui le mercredi, comme prévu.


La façon dont certains auteurs parviennent à évoquer tant de sensations dans des textes relativement courts reste toujours étonnante.

L'attrape-coeur fourmille d'émotions, toutes différentes et toutes puissantes. Et pourtant, le volume compte moins de 300 pages...

Holden est le type même de l'anti-héros, celui que personne n'aime vraiment et que l'on remarque à peine, le mec un peu bizarre qui se lance dans des conversations que les autres ont parfois du mal à suivre. Cette difficulté à établir des relations avec les autres jeunes gens de son âge rend l'histoire de Holden très mélancolique. On ressent sa solitude à toutes les pages, on le plaint de se sentir si différent, d'être tellement " séparé " des autres par sa manière de penser et sa manière d'être.

Ce qui est étonnant, c'est que la plupart des condisciples de Holden le considèrent comme un gamin alors qu'en réalité, il donne l'impression d'être plutôt mûr son âge. Ses réflexions, dans ce récit écrit à la première personne, semblent parfois très profondes pour un garçon d'à peine 17 ans. Bien-sûr, Holden agace parfois ses interlocuteurs par ses questions incessantes et parce qu'il donne l'impression de penser à voix haute. Mais on finit par comprendre cette particularité du caractère de Holden : il cherche tout simplement à mieux comprendre le monde qui l'entoure pour enfin y appartenir. Les conventions sociales semblent être mystérieuses pour Holden et il donne l'impression de tenter de les maîtriser à tout prix.

Comme tous les personnages de romans (et comme tout le monde, en fait), Holden a des défauts. Durant son escapade new yorkaise, quand il se sent trop seul, il éprouve le besoin d'aller se perdre dans la foule, de s'adonner à des plaisirs qu'il méprise pourtant (le cinéma, les spectacles de Broadway). On a le sentiment qu'en plus d'agacer les autres, ses réflexions l'énervent lui-même et que le fait de ne pas rester seul, en tête à tête avec lui-même, lui permet de moins réfléchir. de ne plus s'entendre penser. de moins réfléchir. de ressentir ce sentiment d'appartenance qu'il cherche à acquérir à tout prix et qui, par son absence, l'empêche de se sentir à l'aise lorsqu'il évolue en société.

L'attrape-coeurs nous fait donc bien passer par toutes les émotions. L'indifférence au début du récit, quand on ne connaît pas encore Holden et que, comme les autres, on le trouve bizarre. La pitié quand on comprend à quel point ce jeune homme se sent seul. La fascination. L'inquiétude. L'agacement, parfois. Ces émotions donnent l'impression de suinter des pages mêmes du roman, de nous envahir complètement sans que l'on s'en rende compte et sans que l'on puisse rien y faire. Salinger nous emmène sur les montagnes russes de l'émotion et il est impossible d'arrêter le processus. On ne peut pas lutter contre ce genre d'histoire, qui vous transporte dans une autre lieu, à une autre époque. On ne peut que se laisser entraîner, accepter d'être bercés par des mots à la fois si simples et si forts.

L'attrape-coeurs est un récit marquant, inoubliable. de ceux dont on se souvient longtemps après avoir terminé le livre. Ceux qui donnent envie d'être lus encore et encore. Ceux que l'on a envie de partager seulement avec certaines personnes triées sur le volet, comme on paragerait un secret.
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Crazynath
  29 décembre 2016
J'avoue qu'en commençant ce livre, j'avais une légère appréhension. En effet, je craignais, que comme en lisant " Sur la route", cette lecture ne vienne un peu tard dans mon parcours de lectrice, ayant passé mes années d'adolescente depuis un petit moment. ( Pas si petit que ça le moment...)
Passé les premières pages, où j'ai du m'habituer au style très particulier du narrateur, j'avoue que je me suis laissée complètement happer par cette histoire.
Un adolescent de seize ans, Holden Caulfield, issu d'une famille aisée new-yorkaise, se fait renvoyer une énième fois de son lycée. Ne voulant pas retourner tout de suite chez ses parents, il va aller de pérégrinations en pérégrinations.
j'avoue que j'ai été émue par l'histoire de ce gosse paumé, à la recherche de lui-même. Plus tout à fait un enfant, pas encore un adulte malgré tous ses efforts, il porte en lui tellement de souffrance et d'incompréhension du monde qui l'entoure que je n'ai pu qu'être touchée par son histoire.
J'ai vu sur Babelio, ( et ailleurs aussi ) que les avis au sujet de ce livre sont très différents.
Je ne pourrais affirmer avec les arguments nécessaires si ce livre est effectivement un chef d'oeuvre de la littérature, mais au vu de mon ressenti pendant la lecture, je ne dirai qu'une chose : j'ai adoré et puis c'est tout .

Challenge BBC

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The Heart-catcher
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