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EAN : 9782803627059
84 pages
Le Lombard (04/06/2010)
3.83/5   122 notes
Résumé :
Nous ne serons jamais des héros. Nos parents n'ont pas connus la guerre mais ils ont eu les couilles de faire la révolution, ce sont les héros de 68... Nous, on a ni guerre ni révolution à faire. Pas d'adversaire à combattre, pas de parents à affronter... Si on cherche à se distinguer d'une manière ou d'une autre, une marque de pompes ou un déodorant quelconque va s'empresser de récupérer tes idées pour vendre des merdes en masse... On sera jamais des héros, faut fa... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (33) Voir plus Ajouter une critique
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Mick est un jeune adulte désillusionné. Sa vie de célibataire est une suite de jobs pas passionnants du tout en intérim. Il est plutôt pessimiste sur son avenir, ce qui le fait procrastiner.
« Intérim, Pizza Hut, sortie en boite, dodo, intérim… C'est sûr, pour l'instant, j'suis pas Bill Gates mais je travaille mon potentiel, tu vois ? »
Mais, quand son paternel avec lequel il entretient des relations distantes et méfiantes, l'appelle et lui ordonne de venir le voir, il ne sait à quoi s'attendre.
Ce sera un grand voyage autour du monde, ou plus précisément sur les traces de son passé que le père propose à son fils chômeur, à condition qu'il l'aide car il est handicapé et marche difficilement.
Le début du voyage est chaotique, le père n'écoute rien et se met dans des situations difficiles. de plus, il est bougon, têtu et imprévisible.
« J'avais prévu de vivre un moment privilégié mais de te voir faire la gueule ça me gâche le paysage ! »
Mais peu à peu père et fils vont apprendre à mieux se connaitre et tenter maladroitement de renouer les fils.
Une histoire contemporaine qui parle des difficultés au sein d'une famille. Derrière les brouilles et la violence verbale du vieux, il y a beaucoup de pudeur et de tendresse.
J'ai trouvé cette histoire émouvante, racontée sans mièvrerie et avec un humour plutôt grinçant.
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Charles et Mick Bansart .
Père et fils .
L'eau et le feu .

Mick , glandeur patenté et frangin d'une gentille fifille psychorigide à tendance névrotique , va se voir offrir un p'tit tour du monde aux frais de la Princesse ! Et quelle Princesse , un père bougon qui ferait passer Tatie Danielle pour une petite soeur des pauvres , veuf inconsolable , alcoolique , handicapé, le cumulard dans toute sa triste splendeur...Du bonheur en barre au quotidien ! Face à une brève mais néanmoins légitime hésitation filiale transcendée par la promesse alléchante d'un substantiel pécule final , ces deux-là vont tenter l'aventure ultime , la dernière , de celles qui vous transportent pour , en définitive , vous faire bigrement regretter tout ce temps perdu qui jamais ne refleurira...

Cinq étoiles sans coup férir et j'ai noté sec !
La raison , un condensé d'émotions suscité par une narration jouant parfaitement sur les sentiments.
Parfait équilibre entre rire et trauma , l'histoire déroule son comptant de situations cocasses , tantôt loufoques , tantôt poignantes , pour vous sécher douloureusement une fois la dernière planche avalée...
Un graphisme très actuel – ce qui ne veut rien dire , on est d'accord - , des dialogues acides et percutants , véritables joutes verbales entre un père démissionnaire qui semble s'assumer et un fils sur la réserve qui n'hésite toutefois jamais à remettre son paternel dépendant à sa place ! La quête illusoire de ces deux contraires , au-delà du périple émouvant que constitue ces divers endroits paradisiaques , témoins privilégiés d'un amour encore vivace entre deux parents alors étourdis de bonheur , un lien ténu d'amour familial qui , d'un souffle léger et délicat à l'instar d'une frêle braise à peine rougeoyante , n'aspirerait qu'à resussciter...

90 pages de désespoir cynique , voir de touchante maladresse , c'est selon , voilà le festin de roi auquel vous convient Salsedo et Jouvray et franchement , il serait bien dommage de décliner l'invitation...

Nous ne serons jamais des héros : un père n'est-il jamais celui de son fils ?
http://www.youtube.com/watch?v=Jzk_5W40vTI

ATTENTION DERRIERE !!!!!!!!!!!!!!!!!!
Hin , hin , hin , poisson d'avril...C'est si bon de loler...
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Mick est un peu le genre glandeur, affalé devant la télé, à attendre que le travail lui tombe sous la main. Et encore, en GDI, c'est à dire en Galère à Durée Indéterminée, ce ne sont pas les offres d'emploi qui affluent! Il galère en bossant en intérim, il rend parfois visite à sa soeur, Christine, essentiellement pour garder ses gamins. Bourgeoise psychorigide, comme il le dit, il n'a d'autre famille que son papa, Charles, qui ne l'appelle quasiment jamais, sauf pour lui annoncer de mauvaises nouvelles. Victime d'un accident de la route il y a 25 ans au cours duquel il a perdu sa femme et dont il garde de lourdes séquelles handicapantes, il a perdu tout contact avec ses enfants.
Un soir, justement, celui-ci l'appelle pour lui apprendre le décès de sa grand-mère et lui demander s'il viendra à l'enterrement. Une occasion comme une autre, finalement, de se revoir, Mick accepte.
Lui annonçant qu'il va hériter de sa maman, Charles propose à son fils de profiter de l'argent avec lui sous certaines conditions, à savoir l'accompagner pour faire le tour du monde. Cette fois-ci encore, le jeune homme accepte. Et commence alors pour les deux hommes un périple incroyable, fait de découvertes et de rencontres, sur les chemins qu'avaient empruntés Charles avec sa femme lorsqu'ils étaient jeunes.

Quelle belle histoire cette «rencontre» entre ces deux hommes que le destin avait finalement séparé! de la Réunion en Inde, en passant par les Etats-Unis et le Vietnam, on voyage au gré des humeurs de Charles et on va de surprise en surprise en découvrant les personnalités de chacun et le lien qui va finalement se ressouder.
Cet album exprime avec brio cette jeunesse un peu paumée et désemparée, cet écart entre les deux générations qui n'avaient pas les mêmes rêves. Mais c'est avant tout un voyage initiatique et enrichissant pour ces deux hommes qui ressortiront grandi de cette fabuleuse expérience.
Olivier Jouvray nous offre un superbe récit, une belle leçon de vie.
Les dessins de Frédérik Salsedo réalisés au lavis ainsi que les couleurs sont réellement de toute beauté et vraiment dépaysants et riches.

Nous ne serons jamais des héros... ou alors très discrets...
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Mick, chômeur et glandeur, traîne sa démotivation entre jobs en interim et garde de ses neveux. Il a de mauvaises relations avec son père, handicapé depuis l'accident qui a coûté la vie à sa femme. Alors, quand ce père distant et bougon l'appelle pour qu'il lui serve d'aide durant un tour du monde, Mick n'en revient pas.
Ce voyage, qui commence par des disputes et beaucoup d'incompréhension, finira par apprendre beaucoup au fils tandis que le père parle de son passé.
un bel album qui raconte les relations difficiles entre un père et son fils
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Il est de ces histoires qui touchent plus que d'autres. En raison de leur message, en raison de leurs personnages, en raison de leur résonnance. C'est le cas de Nous ne serons jamais des héros. Mick est un trentenaire désabusé qui est sans emploi et sans petite amie. Il vivote sans ambition jusqu'au jour où son père lui propose un deal improbable. Commence alors pour le père et son fils une drôle d'odyssée pétrie de nostalgie et de souvenirs envolés... Entre désillusions, regrets et non-dits, Olivier Jouvray propose un récit émouvant construit sur une relation père/fils conflictuelle. Rien de vraiment original pourrait-on se dire. Et pourtant, cette bande-dessinée traite du sujet avec éloquence. Sous la forme d'un voyage initiatique, Nous ne serons jamais des héros aborde par une approche sensible les questionnements des générations post-soixante-huitardes et le conflit générationnel : "... et nous, on a ni guerre, ni révolution à faire, pas d'adversaires à combattre, pas de parents à affronter... (...) On sera jamais des héros, faut faire le deuil de ce vieux fantasme. On doit réussir notre passage sur terre d'une autre manière...." (p.65). Malgré un scénario assez classique, cette bande-dessinée délivre un message plus profond qu'elle n'en a l'air. Ce qu'elle montre en filigrane grâce à un coup de crayon propre (Frédérik Salsedo) et une belle mise en couleur (Greg Salsedo, frère du dessinateur), c'est qu'il appartient à chaque génération de mener son propre combat... Un voyage touchant par sa simplicité et sa portée et une collaboration fructueuse pour le trio F. Salsedo, Jouvray, G. Salsedo...

Olivier Jouvray confie dans son entretien donné à BDgest s'être inspiré de Moby Dick, de Sur la route de Jack Kerouac et de ses propres voyages pour l'écriture. C'est vrai. On y retrouve la quête initiatique souvent recherchée dans le voyage. Même si l'on a pas tous envie d'être des héros, il nous arrive à tous de se demander ce que nos parents auraient fait s'ils avaient eu le choix, s'ils avaient fait d'autres choix, quels étaient leurs rêves... Qu'ils soient ou non des héros, nos parents cachent tous en eux des secrets ou des souffrances difficiles de partager ou de faire porter à ses enfants. La relation conflictuelle père/fils est également finement étudiée par Jouvray. On pensera sans doute au célèbre Maus d'Art Spiegelman qui s'inscrit dans ce registre (à la différence que les conflits entre ce dernier et son père étaient réels). En cela, le scénariste tape juste par le choix de son sujet et sa façon de le traiter : même si l'histoire est parfois attendue, sa démarche reste cohérente et son scénario maîtrisé. Quant aux dessins, les paysages fouillés et travaillés côtoient des personnages tantôt caricaturaux, tantôt réalistes. Cela apporte une dimension originale à l'ouvrage et met en valeur le récit. Pour ma part, si ce n'étaient les belles planches de Frédérik Salsedo, Nous ne serons jamais des hommes n'aurait peut-être pas emporté mon enthousiasme. Quoiqu'il en soit, cette agréable bande-dessinée sans prétention éditée par le Lombard dans sa Collection Signé saura trouver son public parmi tous les lecteurs que nous sommes. A découvrir...

Encore merci à Babelio (Opération Masse critique) et aux éditions le Lombard (Club des Chroniqueurs Signé) pour leur confiance et leur beau travail.
Lien : http://embuscades-alcapone.b..
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Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
Demain j'ai droit à mon entretien semestriel à l'ANPE...Je dois les convaincre que je ne suis pas un branleur et que " je cherche activement un emploi stable " . Un emploi stable , mon cul ! Je sais même pas si des boîtes qui te signent un CDI , ça existe encore...Moi , je suis plutôt en GDI , galère à durée indéterminée...Abonné à l'intérim à vie .
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Nos parents n'ont pas connu la guerre mais ils ont eu les couilles de faire la révolution, ce sont les héros de 68... Nous, on a ni guerre ni révolution à faire. Pas d'adversaire à combattre, pas de parents à affronter... Si on cherche à se distinguer d'une manière ou d'une autre, une marque de pompes ou un déodorant va s'empresser de récupérer tes idées pour vendre des merdes en masse... On sera jamais des héros, faut faire le deuil de ce vieux fantasme. On doit réussir notre passage sur terre d'une autre manière.
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Si tu veux faire quelque chose de ta vie, faut pas attendre...parce que rien ne se passe jamais comme on voudrait...
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La dernière fois qu'on s'est causé, il a carrément dit qu'il ne comprenait pas comment il avait pu mettre au monde un raté et une petite bourgeoise psychorigide !
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Disons que j'aime bien les bouddhistes parce qu'ils font chier personne. Ils proposent leur mode de vie sans chercher à l'imposer à qui que ce soit. Alors qu'avec les cathos et les musulmans, j'ai toujours l'impression que je dois m'excuser de ne pas penser comme eux. (p.60)
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Video de Frédérik Salsedo (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Frédérik Salsedo
Frédérik Salsedo en dédicace au Furet du Nord de Lille le 11 septembre 2010 pour son album "Nous ne serons jamais des héros" aux éditions Le Lombard
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