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ISBN : 9782020985550
Éditeur : Seuil (01/08/2011)

Note moyenne : 3.39/5 (sur 83 notes)
Résumé :
Le matin du 18 août 1969, à Woodstock, Jimi Hendrix joua un hymne américain d’une puissance quasiment insoutenable.

Parce qu’il avait du sang noir et du sang cherokee mélangé de sang blanc, parce qu’il était donc toute l’Amérique, parce que la guerre au Vietnam soulevait en lui un violent mouvement de refus que toute une jeunesse partageait, parce que sa guitare était sa lady électrique, sa passion, sa maison, sa faim, sa force et qu’il en jouait ave... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (25) Voir plus Ajouter une critique
Fandol
  07 décembre 2016
« On dit qu'il ne sortait de sa timidité que pour être, sur scène, l'audace même. » Lydie Salvayre nous parle, ici, de Jimi Hendrix qui, le 18 août 1969, à 9 h, sur la scène de Woodstock, s'empara de l'hymne national étatsunien : The Star Spangled Banner pour en faire un cri : « il l'empoigna, le secoua, et aussitôt en fit jaillir une liberté qui souleva l'esprit. »
Avant d'aller plus loin, donnons tout de suite un conseil aux éventuels lecteurs : ne commencez surtout pas ce livre ! Si vous le faites, vous serez happés, pris dans la spirale de l'écriture de l'auteure. Fille de républicains espagnols exilés en France, Lydie Salvayre décrocha une licence de lettres modernes avant d'entrer en fac de médecine pour devenir psychiatre à Marseille puis à Argenteuil. Elle a déjà publié de nombreux romans dont certains ont été adaptés au théâtre et a obtenu le Prix Goncourt 2014 avec "Pas pleurer".
Ici, elle utilise une écriture à rebonds qui donne au lecteur l'impression d'être au coeur du tourbillon qui emporta Jimi Hendrix, sacrifié par la crapulerie financière. Elle n'hésite pas à dénoncer Jefferey, son immonde manager, qui l'obligea à faire 255 concerts en 1967 et presque autant l'année suivante tout en lui fournissant drogues et psychotropes qu'il décomptait d'ailleurs en frais généraux !
Pour nous faire davantage comprendre la personnalité de Jimi Hendrix, Lydie Salvayre nous emmène au coeur de ce qui fut son enfance avec un père qui « interdit à ses deux fils d'aller à l'enterrement d'une mère qu'il jugeait indigne. » Toute sa vie, Jimi fut inconsolable, se sentant même coupable de la triste fin de sa mère.
« Sa guitare fut sa raison de vivre. » Son père lui avait acheté la première pour 5 dollars mais il la remplaça très vite par une guitare électrique et c'est ainsi qu'il créa, peu à peu, ce style inimitable : « trop pittoresque, trop osé, trop abondant, trop outré, trop inconvenant, son rock... irrecevable » mettant Jimi Hendrix « out, dehors, hors catégorie, hors norme… Sa guitare électrique était sa femme et sa maison et sa patrie. »
Jimi Hendrix joua jusqu'à sa mort, à 27 ans, le 18 septembre 1970, d'un excès de barbituriques. Une fois de plus, nous citerons l'auteure, à propos de ce fameux hymne qu'il joua à Woodstock : « Un Hymne qui portait en lui le refus véhément de tout ce qui amputait et saccageait la vie, mais qui disait aussi son désir de bataille, et l'espoir que la hideur et la violence puissent par la musique être converties en beauté. »
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myrtille81
  22 juillet 2012
Le 18 août 1969, sur la scène de Woodstock, Jimi Hendrix a joué sa version de l'hymne américain. Ce fut un véritable évènement pour ceux qui refusaient l'Amérique de la guerre du Vietnam ou l'Amérique du racisme ordinaire.
Lydie Salvayre part de cette interprétation pour nous raconter Jimi Hendrix et sa musique dans une Amérique en plein bouleversement.
J'ai été intéressée par cette biographie romancée même si je ne connaissais presque rien de ce musicien.
Ce livre n'est pas une biographie exhaustive, Lydie Salvayre s'arrête aux évènements qui ont influencés la musique et le personnage de Jimi Hendrix. Elle fait beaucoup de lien entre sa musique, son enfance, la réalité sociale et politique de l'Amérique des années 50 et 60 dans toute sa violence. Car c'est un livre engagé.
Elle nous fait découvrir un homme incroyablement timide et qui a une faible estime de sa personne, très marqué par une enfance pauvre et par le racisme, lui qui a du sang Cherokee et noir.
Un homme qui se fera totalement avoir par un manager peu scrupuleux. Et un homme extrêmement touchant.
Et elle nous fait sentir la puissance de sa musique.
J'aime l'écriture de Lydie Salvayre que je trouve très percutante. Mais j'ai trouvé qu'elle donnait un peu trop dans l'explication, la comparaison et j'ai trouvé ça parfois crispant. Je préfère lorsqu'elle nous fait vraiment ressentir les choses plutôt que quand elle tente de nous les expliquer.

Lien : http://mumuzbooks.blogspot.f..
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SeriallectriceSV
  02 décembre 2019
L'Hymne, The Star Spangled Banner... « ce morceau si légitimement fameux que Jimi Hendrix joua à Woodstock le 18 août 1969, à 9 heures, devant une foule qui n'avait pas dormi depuis trois jours, et que j'écoute des années après, dans ma chambre, avec le sentiment très vif que le temps presse et qu'il me faut aller désormais vers ce qui, entre tout, m'émeut et m'affermit, vers tout ce qui m'augmente, vers les oeuvres admirées que je veux faire aimer et desquelles, je suis, nous sommes, infiniment redevables....»
Électrisant hommage à Jimi Hendrix, une pseudo-biographie, même si Lydie Salvayre ne prétend pas avoir écrit une biographie...
Également un superbe portrait d'un pays égocentré et raciste.Atteinte en plein coeur par ce cri, par les mots de Sylvie Salvayre, par sa poésie, par son témoignage bouleversant de justesse, de sincérité et de vérité.Opus poignant, écrit avec fougue et franchise, qui m'a traversée, émue aux larmes.
Un conseil : ne passez pas à côté de ce livre !
« L'hymne sacré, symbolique, scrupuleusement respecté, l'hymne régimentaire qui avait envoyé son ami Larry Lee se faire trouer la peau dans la jungle du Vietnam, l'hymne qui accueillait en fanfare les GI morts au combat, lesquels arrivaient de Saigon en emballage capitonné, car sacrifier sa vie à a lutte contre le Mal méritait amplement un emballage capitonné, la partie reconnaissante ne reculant devant aucun sacrifice, l'hymne sanglé de la tradition, l'hymne engoncé dans son uniforme, l'hymne bêlé à l'école, en cadence, un-deux, l'hymne vidé de sa substance et braillé sur les stades. Oh dites-moi pouvez-vous voir dans les lueurs de l'aube ce que nous acclamions si fièrement au crépuscule, l'hymne qu'on chantait sans l'entendre, depuis le temps, l'hymne embaumé, l'hymne empoussiéré, l'hymne pétrifié de la nation, il l'empoigna, le secoua, et aussitôt en fit jaillir une liberté qui souleva l'esprit. »

Lien : https://seriallectrice.blogs..
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Tezelsup
  23 décembre 2016
Poignant, bouleversant.
Je n'avais rien lu de Lydie Salvayre. Je l'ai découverte à travers ce très beau roman.
"Hymne" raconte la vie de Jimi Hendrix, le sang mêlé, le mal-aimé et comment il a réussi à se frayer un chemin pour devenir un musicien et chanteur hors pair.
En lisant "Hymne", je me suis sentie traverser par la foudre tellement j'ai trouvé que le style était beau! C'est un style qui éveille, réveille et rend vivant.
Je l'ai aimé ce Jimi et je n'avais pas envie de le quitter.
C'est un livre à lire et à relire que je recommande tout particulièrement.
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JML38
  27 décembre 2019
Au matin du 18 août 1969, Jimi Hendrix s'apprête à conclure avec son groupe un événement sans précédent, qui a réuni à Woodstock plusieurs centaines de milliers de personnes pour trois jours de paix et de musique. Devant un public clairsemé au terme d'un marathon pas épargné par une météo capricieuse, dans ce qui ne restera pas - loin s'en faut - parmi ses meilleurs concerts, le musicien lance un cri de révolte contre la folie guerrière qui décime la jeunesse de son pays au Vietnam. Avec sa seule Stratocaster il reprend l'hymne américain, note pour note, l'agrémentant du vacarme des bombes, du bruit terrible de leurs explosions, dans une puissance dramatique d'une rare intensité. Il fait de The Star Spangled Banner « une oraison, une prière fracassante », tout en le libérant et lui redonnant le sens qu'il portait lorsqu'il fut écrit en 1814 à seule fin de protester contre la guerre.

Lydie Salvayre fait de cet instant unique l'élément central de son texte. Elle revendique haut et fort sa vénération pour Jimi Hendrix, n'hésitant pas à l'élever au rang d'icône de pureté dans un monde perverti. Elle revient dans une partie nettement biographique sur le parcours de cette comète qui illumina le monde de la musique, génie incompris, voire dérangeant pour une Amérique musicalement traditionaliste, guindée, coincée dans des styles immuablement figés, lui, l'enfant pauvre, à la croisée de plusieurs cultures, dont l'enfance fut désespérément marquée par la trop grande absence de sa mère.

Pour ce musicien noir hors normes la reconnaissance vient finalement d'un vieux continent qui se cherche une identité dans des courants musicaux fortement imprégnés de nouveau monde, où émerge un British blues dont Eric Clapton - pour ne citer que lui - fait figure de référence. Son chemin croise également notre Johnny national, ainsi qu'un Brian Jones déjà sur la mauvaise pente, en qui il retrouve une sensibilité égale à la sienne.

L'auteure insiste sur les conditions imposées par un manager véreux, sorte de clone du Colonel Parker qui s'illustra auprès d'Elvis, attribuant à celui qu'elle appelle « l'immonde Jeffery » l'entière responsabilité de la lente mais inexorable descente aux enfers d'Hendrix, à coup de tournées épuisantes physiquement et psychologiquement, amenant lentement l'artiste à abuser des produits qui lui seront fatals.

Le style m'a quelque peu dérouté, l'enthousiasme débordant de Lydie Salvayre aboutissant parfois à une certaine emphase qu'elle reconnaît ne pas apprécier chez les autres, usant de termes provocateurs pour décrire le jeu de scène de l'artiste. Elle n'hésite pas à multiplier les comparaisons avec des compositeurs classiques, et à ponctuer ses réflexions de références littéraires, voire philosophiques, qui m'ont paru s'éloigner de la description de personnage timide et réservé qu'elle fait par ailleurs du musicien.

J'ai, en revanche, été touché par les dernières lignes, qui évoquent dans une sorte d'accéléré morbide ce que furent les ultimes tentatives de Jimi Hendrix pour continuer sa route, ses derniers espoirs, ses dernières illusions dans une possibilité de s'accomplir musicalement de façon plus satisfaisante, avant de tirer sa révérence, un 18, en septembre 1970 cette fois.
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critiques presse (6)
Lexpress   26 septembre 2011
Titre à double résonance, Hymne est à la fois un chant national réinterprété et l'oeuvre de la romancière qui célèbre le guitariste. Elle lui dédie une sorte de Tombeau, un long poème, un requiem amoureux. Bouleversant, volontairement excessif, passionnel, ce texte est une litanie, une prière athée devant un génie sorti de nulle part.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Lexpress   08 septembre 2011
Elle écrit aujourd'hui comme Hendrix jouait jadis : à l'os, dans un état de fièvre extrême, enchaînant les riffs hoquetés aux couplets de la Légende pour offrir un solo plein de fougue et de grâce.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Bibliobs   05 septembre 2011
Entre overdoses de synonymes et poésie tendance quinoa bio, «Hymne» de Lydie Salvayre, qui se veut un hommage à Jimi Hendrix, est d'abord un hymne à elle-même...
Lire la critique sur le site : Bibliobs
Lexpress   23 août 2011
Lydie Salvayre, auteur d'une quinzaine de romans dont La puissance des mouches et La compagnie des spectres, revisite, avec une force visionnaire, la légende dorée d'un musicien proprement génial.
Lire la critique sur le site : Lexpress
LeMonde   19 août 2011
Lydie Salvayre parvient à rendre justice à cet homme au sang mêlé de tous les sangs américains, noir, blanc, cherokee, à son génie musical sans équivalent, et simultanément à le camper comme une figure symbolique de tout ce que ces années-là portaient d'espoirs et de contradictions.
Lire la critique sur le site : LeMonde
LesEchos   18 août 2011
Naïf et sincère, « Hymne » touche juste parfois […]. Mais l'abus de références intello, la restitution d'anecdotes biographiques connues, le « ton pompeux et emphatique »
[…], l'écriture incantatoire […], finissent par agacer.
Lire la critique sur le site : LesEchos
Citations et extraits (43) Voir plus Ajouter une citation
michelekastnermichelekastner   09 septembre 2013
Car Hendrix fit ceci : il s'empara de l'hymne américain, lui arracha ses vieilles fringues et les médailles qui cliquetaient sur sa poitrine militaire, et il y introduisit son refus violent d'un monde violent, un refus d'une violence folle, d'une violence cent fois plus violente que toutes les violences qui, çà et là, explosaient.
Hendrix se réappropria une violence que la jeunesse de son époque n'avait fait, jusque-là, que subir.
Il se la réappropria comme une part revendiquée de lui-même,
comme une force de combat,
une force de vie,
démesurée.
Une Furie en lui se dressa contre l'afféterie,
contre le mensonge,
contre la guerre qui est la plus laide des laideurs,
contre les crimes organisés par le gouvernement dont une part de l'Amérique, benoîtement, s'accommodait, contre les passions enragées de la mort chez ceux qui ne risquaient nullement de mourir, je veux parler de ces puissants qui s'obstinaient, les uns par intérêt, les autres par orgueil imbécile, dans une guerre de désastre.
A coups de décharges électriques, il ébranla l'espace et les esprits.
Il eut la violence terrible, implacable, des doux.
Et le calme.
La vérité et la justice exigent le calme, et pourtant n'appartiennent qu'aux violents.
Hendrix usa de sa violence comme on use d'une arme pour imposer la paix.
Puis, cette violence, il la convertit en beauté, car c'esrt la seule conversion qui vaille.
Une beauté extrême, paroxystique, je voudrais trouver des mots neufs. Une beauté chargée d'horreur, insoutenable, j'y reviendrai.
Une beauté monstrueuse.
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claudine42claudine42   18 juillet 2015
Hendrix était, à lui seul un continent et une Histoire.
Par le seul moyen de sa musique qui brassa dans un même chœur le sanglot des Indiens Cherokee chassés de leurs sauvages solitudes, la nostalgie des esclaves noirs qui chantaient le blues dans les champs de coton, les fureurs électriques du rock'n'roll moderne el les sons si nouveaux du free-jazz,
par le seul moyen de sa musique, il rameuta en trois minutes quarante trois, le troupeau des Amériques qui faisaient l'Amérique et qui hurlèrent à la mort de se voir ainsi regroupées.
Toutes ces Amériques incompatibles, dissonantes, ennemies, démembrées.
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SeriallectriceSVSeriallectriceSV   26 novembre 2019
Hendrix mourut en même temps que mourait une époque qui avait cru, déraisonnablement, que le pouvoir des fleurs désarmerait les mains les plus militaires. Hendrix, à Woodstock, incarna, d'une certaine façon, la fin de ce monde, et son deuil.
Il fut ce feu d'espoir qui brûla sur lui-même.
Et il en fut les cendres.
Est-ce qu'on est déjà demain ou est-ce la fin du monde ? demandait-il.
Hendrix, dans une sorte de prescience, avait compris que nous étions déjà demain et que c'était la fin du monde.
Il avait compris que la paix et le bonheur qu'il souhaita à la foule, ce matin du 18 août 1969, à Woodstock, que cet idéal impossible auquel un génération avait éperdument aspiré était condamné à mourir.
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TezelsupTezelsup   21 décembre 2016
Hendrix fit de toutes ses faiblesses autant de forces conquises.
De sa timidité foncière, il fit jaillir des audaces (...)
De la solitude où sa singularité l'enfermait, il fit le lieu où déployer et affermir son talent.
De sa taciturnité légendaire, la condition idéale pour, musicalement, se concentrer et se parfaire.
De ses années de mouise, une expérience fortifiante où sa passion put s'éprouver, ainsi que sa persévérance.
De sa triple appartenance, de son sang triplement mêlé, la capacité inouïe d'associer et d'embrasser comme personne ces voix qui en lui se mêlaient.
Hendrix osa être lui, et n'abdiqua jamais aucun de ses défauts.
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PatrickCasimirPatrickCasimir   31 août 2017
Car ce matin du 18 août 1969, à Woodstock, Hendrix fit entendre un cri insoutenable, insoutenablement beau, et paradoxalement libérateur.
Un cri plus fort que tous les mots, un cri d'effroi devant la vie menacée par la folie guerrière et d'espoir increvable devant la beauté.
Un cri qui déchira l'espace, un cri aux accents inconnus, un cri qui était comme un incantation aboyée dans un monde infernal, comme un sanglot terrible.
Un cri lancé au ciel.
Un cri si intense, si véhément, d'une puissance d'entraînement tel qu'il traversa l'épaisseur du temps, traversa tous les blocs de résistance qui obstrue la mémoire jusqu'à m'atteindre, jusqu'à nous atteindre en plein coeur, et à nous traverser.
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Vidéo de Lydie Salvayre
Lydie Salvayre vous présente son ouvrage "Marcher jusqu'au soir" aux éditions Stock. Entretien avec Sylvie Hazebroucq.
Retrouvez le livre : https://www.mollat.com/livres/2305002/lydie-salvayre-marcher-jusqu-au-soir
Note de musique : free music archive
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