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EAN : 9782264070760
624 pages
Éditeur : 10-18 (21/09/2017)

Note moyenne : 3.54/5 (sur 68 notes)
Résumé :
Barcelone, 1874 : ses mystères, ses conspirations politiques, son architecte surdoué...
Après plusieurs années d'exil en Angleterre avec sa famille, Gabriel Camarasa regagne l'Espagne alors consumée par les luttes de pouvoir. Étudiant en architecture à Barcelone, il se lie d'amitié avec un élève un peu plus âgé que lui : Antoni Gaudí. Une personnalité insaisissable, d'une érudition étonnante, et qui a un penchant pour les disciplines ésotériques. Les deux jeu... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (41) Voir plus Ajouter une critique
Krout
  10 juin 2016
Barcelone 1874, Antoni Gaudi, alors étudiant en seconde de l'Ecole d'architecture, sauve d'une mort incertaine Gabriel Camasara, récemment revenu de six ans d'exil à Londres, en l'écartant de la course folle d'un tramway dont les chevaux se sont emballés suite à l'incendie de l'immeuble abritant "La Gazette du soir" ; dessinant la scène pour le journal concurrent les "Nouvelles illustrées" : la flamboyante étoile montante des illustrations Fiona Beggs amie anglaise de Gabriel... Ce trio va nous emmener dans une grande aventure à travers cette Barcelone pour l'instant républicaine, de jour comme de nuit, des grandes maisons bourgeoise aux bas fonds les plus lugubres. Vous découvrirez. Siiiiii, vous découvrirez par vous-mêmes. En tout cas, je vous y encourage et vous laisse ce plaisir... d'une ballade d'un autre temps.
J'ai beaucoup aimé cette atmosphère de petits secrets échangés entre amis, d'hypothèses et de réflexions entre soi, à deux, à trois, les repas partagés, les soirées débridées, les pensées vagabondes, l'alcool sans modération, l'expérimentation des opiacées, les discussions sur la photographie, le dessin, l'enthousiasme et les débordements de la jeunesse, ce parfum puissant de la vie à croquer, ce souffle de liberté... en contraste vis-à-vis de la froideur affichée, la discrétion et les jeux de pouvoir des adultes : meurtres, emprisonnement, coup d'état... J'ai beaucoup aimé cette remontée dans le temps et somme toute ce petit cours d'histoire bien intéressant. J'ai beaucoup aimé ces promenades dans cette Barcelone disparue. J'ai beaucoup aimé ce personnage de Gaudi-Holmes et surtout cette Fiona-Adèle Blanc-Sec, l'indécis Gabi ainsi que cet attendrissant Ezequiel-Gavroche. Sans oublier Margarita qui grandit si vite. Ah comme on s'attache, j'ai l'impression de l'avoir connue toute petite.
Mais attention, connait-on jamais vraiment, même ses meilleurs amis !?
"- Je n'ai pas de chagrin d'amour, crois-je lui avoir dit, tentant de centrer mon regard sur son visage mal défini.
- Ne vous trompez pas, monsieur, répliqua-t-il. Nous en avons tous." p.97
C'est à regret que je referme cette belle histoire mais c'est avec un très grand plaisir que je remercie Babelio, les éditions presses de la cité et bien plus encore l'auteur Daniel Sanchez Pardos de me l'avoir offerte. A quand une adaptation BD en plusieurs tomes et/ou cinéma ?
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sandrine57
  07 avril 2020
Barcelone, 1874. Après six années d'exil à Londres, Gabriel Camarasa est de retour dans sa ville natale et s'apprête à faire sa rentrée à l'Ecole d'architecture quand il manque de se faire renverser par le tramway dont les chevaux se sont emballés, rendus fous par la fumée d'un incendie. Et, si Gabriel est sauvé in extremis par un élégant jeune homme, les bureaux de la Gazette du Soir ne sont plus que cendres fumantes. Très vite, il oublie ce fait divers quand, à sa très grande joie, il retrouve son sauveur devant son école. Il s'agit d'Antoni Gaudi, lui aussi aspirant architecte; un excentrique qui devient très vite son meilleur ami. Mais bientôt, cette affaire d'incendie se rappelle à sa mémoire. En effet, son père, un homme d'affaires en vue, décidé à diversifier ses activités, a pris la tête des Nouvelles Illustrées, concurrent de la Gazette. Et la rumeur enfle dans la ville. Sempronio Camasara serait non seulement à l'origine du sinistre mais il serait revenu à Barcelone pour faire tomber la République et restaurer les Bourbons sur le trône d'Espagne. D'abord sceptique, Gabriel doit se résoudre à accepter qu'il ne connaît ni son père, ni ses affaires. Et même s'il s'en est toujours tenu éloigné, il est bien obligé de s'impliquer quand Sempronio est accusé de meurtre et arrêté. Avec Gaudi son nouvel ami, et Fiona, une journaliste- illustratrice anglaise dont il est amoureux, il se lance dans une enquête qui, il l'espère, disculpera son père.
Bienvenue à Barcelone ! Bouillonnante et mystérieuse, la cité catalane dévoile ses secrets et ses complots sous la plume inspirée de Daniel Sanchez Pardos. Dans un contexte politique tendu, entre partisans de la république en place et bourbonnistes, l'auteur a eu la bonne idée de faire du célèbre architecte Antoni Gaudi l'un de ses personnages. Au côté du candide Gabriel, Gaudi, encore étudiant, apparaît comme une sorte de dandy arrogant, fin connaisseur des bas fonds de la ville, aux facultés de déduction dignes de Sherlock Holmes. Mais la gente féminine n'est pas en reste avec la soeur de Gabriel, Margarita, jeune fille de bonne famille, intelligente et curieuse et Fiona, l'anglaise rousse incendiaire qui, d'un coup de crayon affûté, dessine les scènes de crime avec un réalisme effrayant. Quatre jeunes gens aux caractères différents, réunis par un soif de vivre et d'expérimenter propre à leur âge. Avec eux, on découvre aussi bien les salons huppés que les ruelles obscures, les soirées alcoolisées, les paradis artificiels, les goûters bien comme il faut. A l'opposé de cette jeunesse qui se cherche, qui expérimente, qui rêve aussi de révolution, les adultes ourdissent, dans le plus grand secret, des complots politiques en vue de mettre le jeune Alphonse, exilé en France, sur le trône d'Espagne, dans le but pas toujours avoué de s'attirer la gratitude et les faveurs du souverain.
Dans le contexte historique de 1874, Daniel Sanchez Pardos nous livre un polar historique passionnant entre conspirations, amitiés, amours et trahisons dans une Barcelone d'ombres et de lumières. Magique !
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bilodoh
  27 mai 2017
Une promenade dans le contexte historique de Barcelone de 1874, un thriller où on rencontrera Antoni Gaudí.

Attiré par ce personnage historique? Sachez qu'il s'agit ici d'un Gaudí d'avant les grandes oeuvres, un étudiant en architecture. Même s'il a déjà des idées bien arrêtées sur la valeur de son génie, il ne sera nullement mention des grands projets qui l'ont rendu célèbre.

Difficile cependant de savoir jusqu'à quel point ce Gaudí est fidèle au célèbre architecte. Il ne s'agit pas d'une biographie, Gaudí apparait comme un personnage du roman et sert à enrichir le décor, comme les événements historiques qui se dérouleront à cette époque troublée de l'Espagne.

L'autre raison de choisir ce roman, c'est Barcelone. En plus d'une promenade sur la Rambla et dans les larges avenues de la ville, l'auteur nous entraîne dans les ruelles des quartiers malfamés et aussi dans le brouillard des industries nouvelles qui feront la prospérité de la Catalogne.
Un roman complexe, avec des meurtres, du trafic d'oeuvres d'art, de sombres histoires de paradis artificiels, des intrigues politiques d'une république agonisante, mais aussi des amours de jeunes gens et des tensions dans les relations familiales.

Un déroulement un peu lent, mais dont le rythme s'accélère en fin de parcours. Un bon thriller pour les amoureux de Barcelone et ceux qui se réjouissent d'améliorer leurs connaissances de son histoire.
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diablotin0
  01 juillet 2017
Barcelone, Gaudi, thriller , voilà trois mots qui ont agi sur moi comme un aimant. Mais voilà, j'ai été déçue !
D'une part car plus qu'un thriller historique, il s'agit pour moi, d'un policier historique, d'autre part, je m'attendais à ce que l'histoire tourne autour de Gaudi ce qui n'est pas le cas !
Sinon, on reconnait bien les rues de Barcelone, ce qui est un vrai plus et cela donne vraiment envie d'aller arpenter ses rues et de revisiter sa basilique Santa Maria del Mar.
Quant à l'histoire, elle est menée avec beaucoup de précisions, de rebondissements et de suspens et cela en fait une lecture agréable.
Ma note manque donc d'objectivité :-(
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Herve-Lionel
  04 juin 2016
La Feuille Volante n°1047– Juin 2016
BARCELONADaniel Sanchez Pardos Presses de la Cité.
Traduit de l'espagnol par Marianne Millon.
Nous sommes en 1874 à Barcelone, une ville mystérieuse, à la fois vivante, révolutionnaire, imprévisible et bouillonnante où Gabriel Camarasa vient de revenir après de six longues années d'exil à Londres pour s'inscrire dans une école d'architecture. Il fait la connaissance d'un jeune homme, étudiant comme lui : Antoni Gaudí, féru de spiritisme et de photographie, des projets plein la tête... Nous voyons les deux jeunes hommes devenus amis déambuler dans cette ville, dans ses bas-fonds comme dans ses mondanités, avec en arrière-plan un incendie prétendument criminel, une polémique politicienne au terme de laquelle la famille Camarasa, propriétaire du journal les « Nouvelles illustrées » serait revenue pour renverser la République et restaurer la royauté d'Alphonse XII. Des personnages émergent, Fiona Begg, l'illustratrice principale du journal et détective d'occasion (mais pas seulement), ancien amour de Gabriel et qui fascine aussi Antoni, l'énigmatique journaliste Victor Sanmartin, Sempronio, le père de Gabriel qui semble cultiver le secret, Eduardo Anreu, officiellement marchand d'art ruiné, émergeant du passé avec un scandale à propos d'une photo truquée, Gaudí lui-même, non moins mystérieux dans ses pratiques et fréquentations, Gabriel qui, dans tout cela fait montre d'une grande naïveté ... Quand Anreu est découvert assassiné et que tout accuse Sempronio, ce roman prend la dimension d'un thriller historique, haletant et passionnant où les rebondissements le disputent aux fausses pistes, où les tripotages succèdent au chantage, à l'utopie, à la conspiration politique, à l'anarchisme, à la drogue, aux rendez-vous nocturnes inexpliqués, aux manipulations, distillant ainsi un suspense entretenu par Antoni, sorte de dandy dont le rôle se révèle de plus en plus flou comme chef d'un clan de délinquants, coutumiers de trafics en tous genres mais pas uniquement. Lui-même se révèle un redoutable enquêteur très au fait de la situation, ce qui est inattendu pour un étudiant en architecture venu de la campagne de Tarragone. La mère de Gabriel, Lavinia, quitte à cette occasion son rôle d'épouse soumise et effacée pour faire face aux événements, quant à Gabriel, il est invité à sortir de son oisiveté coutumière, de sa position de « maillon faible » dans cette famille jusqu'alors apparemment bourgeoise. Cet assassinat qui ne sera d'ailleurs pas le seul, permet à chacun de se révéler, de laisser libre cours à son imagination où à ses aspirations face aux interrogations et aux événements mais aussi de prendre conscience des réalités, de se souvenir du passé et de découvrir l'autre qu'il croyait connaître ; bref les apparences, que Gabriel croyait immuables, n'en sortent pas indemnes. Au fur à mesure des chapitres, le lecteur découvre les arcanes d'un roman qui se déroule sur fond d'agitation politique, d'imbroglio policier et judiciaire, de luttes d'influence, de conflits d'intérêts dans ce pays « de poudre et d'encens, de tricornes et de clairons » où la restauration monarchique des Bourbon parait être la seule solution face à la déliquescence de l'éphémère 1° République. Les simples mendiants ont leur importance tout comme les ombres qui peuplent les quartiers interlopes de cette ville décidément bien mystérieuse et qui fourmille d'espions et de complices à la solde d'Antoni.
C'est vrai que nous sommes dans une fiction qui autorise tout, c'est vrai aussi que la jeunesse justifie des positions parfois extrémistes que l'age adulte fait parfois évoluer, mais j'avoue que je n'imaginais pas Gaudí dans ce costume, lui dont l'histoire nous a légué l'image d'un homme valétudinaire et un peu utopique, à l'aspect modeste voire négligé, le catholique fervent et même mystique, l'architecte moderniste, génial et visionnaire qui imposa son talent créatif dans cette ville exceptionnelle, conférant un souffle nouveau à l'art, le futur bâtisseur de la Sagrada Familia … Avoir choisi de de le faire revire, même sous ces traits inattendus, m'a bien plu.
Le texte est agréable à lire, bien écrit, vivant (le texte est écrit à la première personne), plein de descriptions minutieuses et parfois poétiques, l'intrigue est bien construite et je sais gré à Babelio, dans le cadre de « masse Critique », et aux éditions Presses de la cité de m'avoir procuré ce bon moment de lecture.
© Hervé GAUTIER – Juin 2016. [http://hervegautier.e-monsite.com ]
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Citations et extraits (39) Voir plus Ajouter une citation
KroutKrout   16 juin 2016
Les trois cours du matin et les deux de l'après-midi furent tout aussi décevants les uns que les autres ; sujets monotones, professeurs dépassés, idées peu ou pas actualisées, le tout dans une ambiance générale de conformisme, de laisser-aller, de manque de curiosité et d'enthousiasme pour les matière à traiter, qui commençait à confirmer de façon préoccupante toutes les remarques que Gaudi m'avais faites le lundi sur l'Ecole d'architecture.
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ManouBManouB   16 juin 2016
C'est une question de perspective, j'imagine, lâcha-t-il enfin. Vous êtes arrivés à Barcelone depuis la ville la plus peuplée du monde, moi depuis un véritable village de pêcheurs et de boutiquiers, ou d'agriculteurs et de boutiquiers. Pour moi, Barcelone est exactement l'opposé de ce que vous avez dit. Ici, personne ne connaît personne, personne ne parle de personne, et personne ne juge personne, car personne ne compte pour personne.
Gaudi but une gorgée de xérès avant de compléter :
- C'est ce que j'aime à Barcelone.
- L'anonymat ?
- La liberté.
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bilodohbilodoh   27 mai 2017
N’est-ce pas la fonction principale des églises depuis toujours? rétorquai-je. Servir de luxueux théâtres pour le grand cirque politique et social de ceux qui les bâtissent avec l’argent et la sueur de leur troupeau?

(Presses de la Cité, p.463)
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Annabelle19Annabelle19   13 juin 2016
Cette partie de Barcelone, censée être la plus noble, était pleine de survivants, pensai-je en remarquant la quantité de mendiants, d'ivrognes et de handicapés de l'usine textile qui dormaient sans rêves dans l'entrée de presque tous les bâtiments non commerciaux. Des hommes et des femmes aux vêtements usés, certains de leurs membres absents ou déformés, le visage noirci de saleté, tombés entre des flaques de vin et d'urine et sans autre expression dans le regard que la crainte ou l'espoir de la mort. Des maraudeurs en quête de petite monnaie, de piquette et de pain dur, habitués au mépris, à la solitude et aux longues heures vides. Les résidus inutiles de la nouvelle Barcelone industrielle, dont l'économie d'usines et d'ateliers avait créé, en une génération à peine, une nouvelle race de déclassés condamnés à la vulnérabilité et à la misère, de laissés-pour-compte qui, pour des raisons d'âge, de santé ou de simple incapacité mentale ou physique, n'avaient rien su apporter à l'implacable machinerie du progrès bourgeois.
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selena_974selena_974   07 juin 2016
Comme j'eus l'occasion de le découvrir aux premiers jours de notre relation, Gaudì était un homme aux habitudes régulières qui menait une vie profondément irrégulière, ou pour être plus précis, peut-être, un homme à l'esprit profondément irrégulier dont les journées s'organisaient autour d'une série d'habitudes aussi régulières que celles d'un employé de banque.
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