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Maurice Toesca (Éditeur scientifique)
ISBN : 2253003743
Éditeur : Le Livre de Poche (22/05/1973)

Note moyenne : 3.81/5 (sur 1342 notes)
Résumé :
Dans le pays, on l'appelait la petite Fadette, car elle avait la taille d'un farfadet et les pouvoirs d'une fée. Comme sa grand-mère, elle guérissait les hommes et les animaux. Landry, l'un des jumeaux de la ferme voisine, tombe amoureux d'elle. Mais l'amour d'une sorcière est mal vu dans cette famille, et il rend malade de jalousie Sylvinet, l'autre "besson."
Après La mare au diable, et François le Champi, c'est le troisième roman champêtre de George Sand. E... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (73) Voir plus Ajouter une critique
nadiouchka
  09 juin 2018
George Sand, de son vrai nom Amantine Aurore Lucile Dupin de Francueil (un nom à rallonge), était issue d'une « bonne famille ». Née en 1804, elle s'est mariée en 1822 à Casimir Dudevant.
Mais pour ses écrits elle a préféré s'appeler George Sand et je ne vais pas m‘étendre sur le pourquoi ni du comment pour le choix de ce pseudonyme masculin après avoir fait scandale par sa vie amoureuse.
Ce qui importe c'est son oeuvre. Elle est surtout connue pour ses romans dits « au parfum de terroir » mais « les spécialistes ont également cantonné trop souvent cet auteur remarquable dans le registre de la littérature enfantine ».
Sa bibliographie est très importante car on lui connaît pas moins de 252 livres.
J'avais réussi à récupérer une grande quantité de ses ouvrages (dont la très connue « La Mare au Diable », « Pauline », « François le Champi », « Indiana », « Les Beaux Messieurs de Bois Doré » etc...) mais il m'est impossible de tous les citer, heureusement pour vous !
Aujourd'hui j'ai repris « La Petite Fadette » (collection Maxi Poche 2001) car ma première version est tellement ancienne que je préfère ne pas la toucher. Elle reste dans ma collection de vieux ouvrages que j'appelle « collector »).
L'histoire commence avec la famille Barbeau vivant dans le Berry, qui a déjà trois enfants mais « la mère, voyant sans doute qu'elle avait assez de bien pour pour cinq, et qu'il fallait se dépêcher, parce que l'âge lui venait, s'avisa d'en donner deux à la fois, deux beaux garçons (…) deux bessons, c'est-à-dire deux jumeaux d'une parfaite ressemblance » (p.16). L'aîné va s'appeler Sylvain (Sylvinet) et le cadet Landry.
Du bien, oui, la famille en a, la vie coule, les jumeaux sont très complices… mais à l'âge de 14 ans, le père Barbeau ayant finalement du mal à subvenir aux besoins de tous, envoie Landry travailler dans la ferme du Père Caillaud, un peu plus loin. Hélas, son jumeau Sylvain déprime tellement que Landry, voulant un peu le soutenir, revient le plus souvent possible et fait la connaissance d'une jeune fille, Fanchon – Fadet (surnommée aussi Fadette ou La petite Fadette). Celle-ci n'est pas très aimée dans son village car on la soupçonne d'être une sorcière. Il faut dire qu'elle se montre assez moqueuse et que son physique est plutôt ingrat : « maigre et noire comme un grillon ».
Mais voilà, il ne faut pas se fier aux apparences (déjà un délit de faciès) car, en fait, elle a un coeur d'or et Landry va tomber amoureux d'elle. Amour qui va être confronté à bien des obstacles : d'abord la jalousie du « besson » - la pauvrette n'a aucun bien – les villageois ne sont que médisances, etc...
Tendresse et poésie sont bien présents dans ce livre ; émotion aussi et l'écriture de George Sand démontre une grande puissance où la force réside surtout dans le personnage de Fadette.
On apprécie aussi la description des paysages de cette région même si elle remonte à bien longtemps en arrière.
C'est un beau texte que l'on peut lire et relire d'autant plus que de nombreux événements ont lieu. J'ai évité d'en dire plus et il reste à savoir ce que va devenir Fanchon – La petite Fadette, quelle va être sa réaction pour résoudre tous les problèmes qui surgissent.
On finit par se demander si elle va épouser Landry, comment va réagir Sylvinet qui est lui aussi tombé amoureux d'elle.
La fin sera-t-elle heureuse ou pas ?
Ma réponse est que si on n'a pas eu la chance de lire cet ouvrage, un classique, il n'est pas trop tard pour s'y plonger. Les belles histoires n'ont pas d'âge et bien que George Sand ait mené une vie très indépendante, faisant scandale avec son habillement masculin, fumant la pipe et montant à cheval, elle a su écrire des histoires très touchantes.
En conclusion j'ai envie de dire : « Il n'y a pas de mal à se faire du bien » en revenant de temps en temps à des classiques qu'auparavant on réservait plutôt à des adolescents.
La littérature nous démontre bien qu'elle peut toucher tout le public et quoi de plus appréciable de garder un esprit jeune ?
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PiertyM
  26 mars 2014
Sans pour autant être le meilleur roman de George Sand, La petite Fadette est une belle histoire qui met en relief toutes les moeurs drastiques de la société de l'époque, et pire dans le monde champêtre où les choses sont encore bien dures, le plus souvent entachées d'ignorance.
Ce livre est comme un miroir où chaque personnage se mire pour essayer de découvrir son identité...
L'histoire tourne autour de deux frères jumeaux qui, une fois séparés, ont de la peine à vivre l'un sans l'autre. Landry s'en remet un peu plus facilement, c'est lui qui est parti alors que Sylvinet, resté à la maison, joue aux jeux du faux malade pour s'attirer tous les projecteurs.
Parallèlement, on suit la transformation de façon progressive de la petite fadette, la petite-fille de la vielle Fadet, réputée sorcière, ce qui ternira l'image de la petite fadette. Elle sera traitée de sorcière surtout qu'elle est laide et malpropre...Mais cela n'empêchera pas à Landry, selon une promesse faite à la fadette de danser avec à plusieurs reprises lors d'une fête de l'église au vu et au su de tout le monde malgré les multiples railleries de l'assistance et même des provocations à l'encontre de la petite fadette...
Une histoire d'amour va naître entre les deux, une histoire d'amour qui va résister à tous les mauvais vents amicaux ou familiaux, ces mauvais vents qui sont propices à la chute de cette société...
Mais quand la rejetée, transformée et devenue fortunée, mettra à découvert son intelligence et son esprit de grandeur, elle deviendra alors source de solution pour la famille Barbeau...
Bien que le début soit rempli de beaucoup de détails qui ralentissent un peu trop le rythme, mais le plaisir a été bien au rendez-vous en lisant ce livre!!!
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aaahhh
  17 août 2012
Très émouvant, troublant et d'une grande force, "La petite fadette" est un grand roman dont le style et l'histoire simple mettent en valeur la puissance.
J'ai lu ce beau texte de George Sand pendant mon adolescence, ce qui explique je pense, mon engouement et le plaisir que j'ai eu à le découvrir. Nombre des thèmes évoqués correspondent en effet à cette période de la vie et les jeunes femmes en devenir, même plus de cent ans après l'écriture du livre, pourront s'y reconnaitre et y retrouver leurs émois. Mais je pense que ce serait faire erreur que de cloisonner cette lecture aux jeunes filles, car il y a quelque chose dans ce roman, qui dépasse les frontières d'âge et de sexe. Quelque chose d'éternel, comme la beauté de la nature, la puissance du désir et la force immuable du temps... Ce quelque chose m'a vraiment marquée alors et je garde de ma lecture un sentiment déroutant de découverte et de reconnaissance. Je le recommande chaudement!
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Moan
  18 septembre 2012
La petite Fadette raconte l'histoire de deux jumeaux inséparables Sylvinet et Landry qui vivent dans une famille plutôt aisée, jusqu'au jour où l'un doit partir travailler dans une autre ferme.
Heureusement qu'apparaît alors la petite Fadette!!
Cette histoire est un conte plutôt agréable à lire!
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Woland
  20 décembre 2007
Si l'écriture de George Sand a en général beaucoup vieilli, ses romans se déroulant sur un fond champêtre ont encore leur public. Parmi eux, "La Petite Fadette", portrait d'une sauvageonne que l'amour finit par arracher à son existence vagabonde de semi-paria.
Pourtant, tout commence avec deux frères jumeaux ("bessons", selon le terme local), Sylvain et Landry, dont Sand nous dépeint l'amour extraordinaire l'un pour l'autre. Amour qui ne manque pas de poser problème le jour où Landry est engagé par un fermier de la région et par conséquent séparé de son frère.
Sylvain tombe d'abord malade puis, un jour, se sauve. Inquiet, Landry se met alors à sa recherche et c'est alors qu'il croise le chemin de Françoise ou Fanchon, dite "la petite Fadette", dont tout le monde se moque dans les environs parce que, fluette et de peau mate, elle ressemble à un grillon. Dont tout le monde a peur aussi, il faut bien l'avouer, car elle passe pour sorcière.
Seulement voilà, la Fadette sait où a disparu Sylvain et, contre la promesse que lui fait solennellement Landry de la faire danser, devant tout le village, au prochain grand bal, elle le guide vers le jumeau disparu.
Landry, qui se croit amoureux de Madelon, la fille de son patron, a évidemment promis à contre-coeur car qui voudrait, en effet, danser avec une fille aussi laide et aussi pauvrement vêtue ?
Mais le Destin se complaît à nous jouer des tours et, après quelques autres péripéties, Landry tombera amoureux de la Fadette, laquelle, sous la double conjonction de l'amour et des années qui passent, se transformera en une charmante jeune fille.
Comme on le voit, c'est un peu le même univers que celui de la comtesse de Ségur avec cette différence que George Sand met beaucoup plus l'accent sur les descriptions de la vie rurale et fait part en filigrane à son lecteur de ses théories féministes.
Chez Sand, faut-il s'en étonner ? la Femme est toujours la dominante, la battante. Et même si elle sacrifie à certaines conventions pour obtenir une fin heureuse, elle n'en privilégie pas moins le côté ferme, voire indomptable de la personnalité de la Fadette. Celle-ci a beau changer physiquement, elle a beau apprendre à discipliner son caractère afin d'en tirer encore plus de force, elle est dès le départ une fine lame d'acier que rien, hormis la Mort, ne pourra briser. Simplement, elle doit se polir et, pour sa créatrice, il est clair que rien n'est impossible à une femme qui se donne les moyens de réussir.
Cela explique peut-être en partie le succès que ce petit ouvrage, souvent offert aux enfants et aux adolescents d'ailleurs, continue de remporter, même en ce piteux début du XXIème siècle. Rédigé dans une langue claire et souple, il demeure un véritable petit régal à conseiller, par exemple, en cette période de fêtes pour faire découvrir cet écrivain tout à fait à part que fut George Sand. ;o)
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Citations et extraits (107) Voir plus Ajouter une citation
CielvariableCielvariable   11 mai 2013
C’est à la suite des néfastes journées de juin 1848 que, troublé et navré jusqu’au fond de l’âme par les orages extérieurs, je m’efforçai de retrouver dans la solitude, sinon le calme, au moins la foi, si je faisais profession d’être philosophe, je pourrais croire ou prétendre que la foi aux idées entraîne le calme de l’esprit en présence des faits désastreux de l’histoire contemporaine ; mais il n’en est point ainsi pour moi, et j’avoue humblement que la certitude d’un avenir providentiel ne saurait fermer l’accès, dans une âme d’artiste, à la douleur de traverser un présent obscurci et déchiré par la guerre civile.
Pour les hommes d’action qui s’occupent personnellement du fait politique, il y a, dans tout parti, dans toute situation, une fièvre d’espoir ou d’angoisse, une colère ou une joie, l’enivrement du triomphe ou l’indignation de la défaite. Mais pour le pauvre poète, comme pour la femme oisive, qui contemplent les événements sans y trouver un intérêt direct et personnel, quel que soit le résultat de la lutte, il y a l’horreur profonde du sang versé de part et d’autre, et une sorte de désespoir à la vue de cette haine, de ces injures, de ces menaces, de ces calomnies qui montent vers le ciel comme un impur holocauste, à la suite des convulsions sociales.
Dans ces moments-là, un génie orageux et puissant, comme celui du Dante, écrit avec ses larmes, avec sa bile, avec ses nerfs, un poème terrible, un drame tout plein de tortures et de gémissements. Il faut être trempé comme cette âme de fer et de feu pour arrêter son imagination sur les horreurs d’un enfer symbolique, quand on a sous les yeux le douloureux purgatoire de la désolation sur la terre. De nos jours, plus faible et plus sensible, l’artiste, qui n’est que le reflet et l’écho d’une génération assez semblable à lui, éprouve le besoin impérieux de détourner la vue et de distraire l’imagination, en se reportant vers un idéal de calme, d’innocence et de rêverie. C’est son infirmité qui le fait agir ainsi, mais il n’en doit point rougir car c’est aussi son devoir. Dans les temps où le mal vient de ce que les hommes se méconnaissent et se détestent, la mission de l’artiste est de célébrer la douceur, la confiance, l’amitié, et de rappeler ainsi aux hommes endurcis ou découragés que les mœurs pures, les sentiments tendres et l’équité primitive sont ou peuvent être encore de ce monde. Les allusions directes aux malheurs présents, l’appel aux passions qui fermentent, ce n’est point là le chemin du salut : mieux vaut une douce chanson, un son de pipeau rustique, un conte pour endormir les petits enfants sans frayeur et sans souffrance, que le spectacle des maux réels renforcés et rembrunis encore par les couleurs de la fiction. Prêcher l’union quand on s’égorge, c’est crier dans le désert. Il est des temps où les âmes sont si agitées qu’elles sont sourdes à toute exhortation directe. Depuis ces journées de juin dont les événements actuels sont l’inévitable conséquence, l’auteur du conte qu’on va lire s’est imposé la tâche d’être aimable, dût-il en mourir de chagrin. Il a laissé railler ses bergeries, comme il avait laissé railler tout le reste, sans s’inquiéter des arrêts de certaine critique. Il sait qu’il a fait plaisir à ceux qui aiment cette note-là, et que faire plaisir à ceux qui souffrent du même mal que lui, à savoir l’horreur de la haine et des vengeances, c’est leur faire tout le bien qu’ils peuvent accepter : bien fugitif, soulagement passager, il est vrai, mais plus réel qu’une déclamation passionnée, et plus saisissant qu’une démonstration classique.
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Malahide75Malahide75   17 avril 2014
On me l'a dit assez souvent pour que je le sache ; et, en voyant combien les gens sont durs et méprisants pour ceux que le bon Dieu a mal partagés, je me suis fait un plaisir de leur déplaire, me consolant par l'idée que ma figure n'avait rien de repoussant pour le bon Dieu et pour mon ange gardien, lesquels ne me la reprocheraient pas plus que je ne la leur reproche moi-même. Aussi, moi, je ne suis pas comme ceux qui disent : Voilà une chenille, une vilaine bête ; ah ! qu'elle est laide ! il faut la tuer ! Moi, je n'écrase pas la pauvre créature du bon Dieu, et si la chenille tombe dans l'eau, je lui tends une feuille pour qu'elle se sauve. Et à cause de cela on dit que j'aime les mauvaises bêtes et que je suis sorcière, parce que je n'aime pas à faire souffrir une grenouille, à arracher les pattes à une guêpe et à clouer une chauve-souris vivante contre un arbre. Pauvre bête, que je lui dis, si on doit tuer tout ce qui est vilain, je n'aurais pas plus que toi le droit de vivre.
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MetaphoreMetaphore   10 juin 2012
Il est vrai que le bon dieu m’a faite curieuse, si c’est l’être que de désirer connaître les choses cachées. Mais si on avait été bon et humain envers moi, je n’aurais pas songé à contenter ma curiosité aux dépens du prochain. J’aurais enfermé mon amusement dans la connaissance des secrets que m’enseigne ma grand-mère pour la guérison du corps humain. Les fleurs, les herbes, les pierres, les mouches, tous les secrets de la nature, il y en aurait eu bien assez pour m’occuper et pour me divertir, moi qui aime à vaguer et à fureter partout. J’aurais toujours été seule, sans connaître l’ennui ; car mon plus grand plaisir est d’aller dans les endroits qu’on ne fréquente point et d’y rêvasser à cinquante choses dont je n’entends jamais parler aux personnes qui se croient bien sages et bien avisées.
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facteur84facteur84   11 août 2010
C'est bon d'être fort et leste ; c'est bon aussi de n'avoir peur de rien, et c'est un avantage de nature pour un homme. Mais pour une femme trop est trop, et tu as l'air de vouloir te faire remarquer. Aussi on te remarque, on te taquine, on crie après toi comme après un loup. Tu as de l'esprit et tu réponds des malices qui font rire ceux à qui elles ne s'adressent point. C'est encore bond 'avoir plus d'esprit que les autres ; mais à force de le montrer, on se fait des ennemis. Tu es curieuse, et quand tu as surpris les secrets des autres, tu les leur jettes à la figure bien durement, aussitôt que tu as à te plaindre d'eux. Cela te fait craindre, et on déteste ceux qu'on craint. on leur rend plus de mal qu'ils n'en font. Enfin, que tu sois sorcière ou non, je veux croire que tu as des connaissances, mais j'espère que tu ne t'es pas donnée aux mauvais esprits ; tu cherches à le paraître pour effrayer ceux qui te fâchent, et c'est toujours un assez vilain renom que tu te donnes là.
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PenelopePenelope   18 juillet 2010
Incipit:
Le père Barbeau de la Cosse n'était pas mal dans ses affaires, à preuve qu'il était du conseil municipal de sa commune. Il avait deux champs qui lui donnaient la nourriture de sa famille, et du profit par-dessus le marché. Il cueillait dans ses prés de foin à pleins charrois, et, sauf celui qui était au bord du ruisseau, et qui était un peu ennuyé par le jonc, c'était du fourrage connu dans l'endroit pour être de première qualité.
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