AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Martine Reid (Éditeur scientifique)
ISBN : 2070342085
Éditeur : Gallimard (01/03/2007)

Note moyenne : 3.57/5 (sur 91 notes)
Résumé :
" Pauline était vêtue de brun avec une petite collerette d'un blanc scrupuleux et d'une égalité de plis vraiment monastique. Ses beaux cheveux châtains étaient lissés sur ses tempes avec un soin affecté ; elle se livrait à un ouvrage classique, ennuyeux, odieux à toute organisation pensante : elle faisait de très petits points réguliers avec une aiguille imperceptible sur un morceau de batiste dont elle comptait la trame fil à fil. La vie de la grande moitié des fem... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (21) Voir plus Ajouter une critique
PiertyM
  10 mai 2019
Pauline est l'un des rares livres de George Sand où la psychologie prend une place aussi envoutante que le côté naturaliste. Elle dresse le portrait de deux femmes différentes dans leur façon d'appréhender la vie, l'une évolue à la campagne et l'autre à la ville. Si Laurence est une battante dans la vie, une mondaine qui s'est démenée pour se trouver une place de choix, Pauline, par contre est une paysanne attachée à sa solitude, à sa bonne image. Quand un homme riche, beau, et altier vient se mettre entre ces deux femmes, leur amitié va connaitre de grandes secousses. Se servant de ce conflit à caractère féminin, George Sand, essaie de sortir la femme de sa coquille, de celle qui se laisse guider plutôt que de pendre les choses les mains. Pauline, c'est un petit moment de plaisir qui nous rend sensible aux conditions des femmes de l'époque. Le seul bémol que j'ai déploré, c'est l'arrogance des personnages qui les rend artificiels, et influence même l'issue de l'intrigue au point que tout parait comme un véritable mensonge!
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          340
Chrichrilecture
  10 novembre 2019
Un Classique
Comme la plupart des classiques une histoire ennuyeuse ou il ne se passe absolument rien. Heureusement que l'histoire se lie vite
Commenter  J’apprécie          224
Syl
  13 avril 2013
Naufragée dans une campagne sombre et reculée, Laurence, une jeune comédienne de vingt-cinq ans, demande l'hospitalité à un aubergiste, le temps des réparations de sa voiture.
Le hasard, joueur et malicieux, l'a ramenée dans le petit village de Saint-Front, un lieu qu'elle souhaitait oublier. Laissant les souvenirs vieux d'une dizaine d'années affluer, elle se remémore l'amitié qu'elle avait pour Pauline et l'époque où elle était une sous-maîtresse ; la nostalgie la conduit à la maison de son amie…
Pauline est devenue une belle jeune femme, qui s'occupe de sa mère aveugle. Entre les deux amies, les gestes, les confidences et l'affection renaissent aussitôt, renouant les liens rompus. Durant trente-six heures, le village s'anime, fier de recevoir une célèbre comédienne adulée par les grands de ce monde. La défiance et les mauvaises considérations font place au respect, à l'admiration, et chacun essaie d'avoir l'exclusivité d'un sourire, d'une parole.
Laurence, toujours prévenante, aimable, reçoit ces hommages avec beaucoup de simplicité, mais c'est auprès de Pauline qu'elle se sent authentique. A l'heure de partir, tristes de se quitter, elles se font la promesse de s'écrire régulièrement ; la correspondance durera une année.
Un jour, Laurence apprend la mort de la mère de Pauline qui se retrouve seule et désargentée. Compatissante, soucieuse, pour son amie, elle lui demande de la rejoindre à Paris et de venir vivre avec elle, sa mère et ses soeurs, dans son hôtel particulier.
La cohabitation se révèle vite heureuse et plaisante, même si Pauline s'attribue l'allure d'une gouvernante, tenant à garder une certaine distance sur cette vie fortunée.
Dans une ambiance mondaine mais chaste, arrive Mr. Montgenays, « un homme d'esprit, un homme de goût » et héritier d'une famille de riches banquiers. Séduit depuis de nombreuses années par Laurence, il souhaiterait vaincre son indifférence et la rendre amoureuse. C'est avec un esprit calculateur qu'il ourdit un canevas menteur et, immoral vicieux, pervertira une belle amitié.
Petit livre de George Sand, cette lecture est comme une nouvelle. Même si elle s'est lue facilement et rapidement et qu'elle offre une belle écriture, je n'ai pas été séduite. J'ai trouvé les personnages peu intéressants, ternes, malgré que l'auteur les ait pourvus de beaux rôles.
Laurence a de belles qualités ; respectueuse, pudique, fidèle, maternelle envers sa famille et son amie, modeste, spirituelle, talentueuse et solaire…
J'ai détesté Pauline dès les premières pages. On devine sa jalousie, son orgueil, dans sa mise en retrait et son caractère se dévoile petit à petit…
Mr. Montgenays est un filou qui noie ses victimes sous de belles et fausses paroles. Enfant capricieux, il veut ce qu'il n'a pas, acteur roué, il joue le vertueux, le maladroit avec ses silences poseurs et des aveux timides…
Il faut donc lire le roman, non pas avec une âme romanesque, mais avec ironie. le tableau, ou la pièce, est une caricature et George Sand joue avec le lecteur. Il ne faudra s'attendre à aucune morale car la fraîcheur et l'innocence sera souffletée.
Cette pantomime est une histoire écrite en 1832 et terminée en 1839. Vingt ans plus tard George Sand la redécouvre et lui trouve la subtilité, la noblesse et la « spontanéité » des premiers écrits.
Pour une découverte, si je dois vous conseiller un livre d'elle, je vous orienterais vers ses romans qui racontent la campagne et les êtres qui la arpentent… le Meunier d'Angibault, La Petite Fadette, François le Champi, La Mare au diable, Les Maîtres sonneurs… Ils ont été mes premières lectures.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
Zazette97
  16 avril 2011
"Pauline" est un roman - publié en 1839 - de l'écrivaine française George Sand, célèbre notamment pour ses romans "La mare au diable" et "La Petite Fadette" ou encore pour sa correspondance avec Alfred de Musset.
Vieille fille avant l'heure, Pauline vit à Saint-Front aux côtés de Madame D., sa mère aveugle dont elle assume la charge. Lorsqu'elle reçoit la visite de Laurence, son amie comédienne dont elle n'avait plus de nouvelles, elle réalise à quel point les récits de cette vie parisienne trépidante la renvoient à son existence solitaire et vide de sens.
Les deux amies entretiennent une correspondance régulière et la résignation douloureuse dans laquelle sombre Pauline ne manque pas de toucher le coeur de Laurence.
Ainsi, à la mort de Madame D., Laurence décide de prendre Pauline sous son aile et l'invite à quitter sa province pour venir emménager à Paris, dans la maison qu'elle partage avec ses deux soeurs et sa mère, Madame S.
Pauline semble trouver sa place dans la maisonnée mais les mois passant, elle commence à souffrir de ce que le cercle d'amis de Laurence ne soit composé que de gens plus âgés.
C'est alors qu'apparaît Montgenays, un jeune rentier vaniteux dont la fourberie ne manquera pas de semer la zizanie entre les deux amies...
Il y a quelques mois, je ne connaissais à peu près rien de l'univers de George Sand. Mais la lecture de la biographie rédigée par Evelyne Bloch-Dano, "Le dernier amour de George Sand", a réussi à piquer ma curiosité.
Lors d'un passage en librairie, je suis tombée sur "Pauline" dont le résumé et le format m'ont fait dire que ce récit serait la mise en bouche idéale pour découvrir la plume de George Sand.
A vrai dire, je suis plutôt satisfaite de ce choix !
"Pauline" met en présence deux femmes issues de milieux radicalement différents. Tandis que l'une subit sa vie, l'autre la mène tambour battant.
Mais en dépit de ce qui les distingue, ces deux femmes sont liées par une amitié sincère et respectueuse, générée par une admiration réciproque.
Pourtant, sans se l'avouer, Pauline nourrit une certaine jalousie à l'égard de son amie qui bénéficie de toutes les attentions, un sentiment insidieux qui se muera progressivement en une haine dont Montgenays sera le catalyseur.
La première partie du roman offre une peinture assez piquante de la vie provinciale, les villageois étant présentés comme des gens simples facilement impressionnables, mesquins et à l'affût du moindre événement qui réussirait à pimenter leur routine.
Tous s'extasient à l'arrivée de Laurence qui est au centre de leurs préoccupations. Pauline est laissée de côté mais occupe le devant de la scène dans la seconde partie consacrée à l'intrigue amoureuse qui l'opposera à Laurence.
Je me suis beaucoup attachée au personnage de Laurence, cette jeune femme libre, courageuse, ne devant rien à personne, et qui voit ses bonnes intentions sans cesse mal interprétées par Pauline qui la considère comme sa rivale.
Le dénouement de cette histoire m'a laissé un goût amer dans la bouche, tant j'étais triste de voir ces deux amies se déchirer à cause des manipulations d'un seul homme !
Beaucoup ont reproché à l'auteure son penchant pour les discours moralisateurs insérés dans ses oeuvres. Il est vrai que dans ce roman, George Sand se pose en "juge et partie".
En tant que narratrice, elle donne à ses personnages certaines directions pour les condamner l'instant d'après et faire passer ses idées sur certains sujets comme les religions.
Ce constat m'a plu dans la mesure où ces insertions m'ont permis de réfléchir tout du long à la portée de ce que j'étais en train de lire.
George Sand a parfaitement su rendre compte des pensées torturées de ses personnages et je dois bien avouer que sa grande maîtrise de la langue a forcé mon admiration ! J'ai hâte de découvrir ses autres oeuvres !
Lien : http://contesdefaits.blogspo..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
Marti94
  27 août 2019
Dans un langage un peu précieux du 19eme siècle mais fort appréciable George Sand nous raconte la vie de "Pauline". Ce livre devrait pourtant s'intituler Pauline et Laurence car c'est un peu l'histoire de la jeune fille des villes et de la jeune fille des champs.
Amies d'enfance, elles se retrouvent presque par hasard. Laurence est devenue une célèbre actrice parisienne alors que Pauline a été dans l'obligation de rester à la campagne pour soigner sa mère aveugle. Il y a entre elles une grande amitié et je dirais même un peu plus car, à certains moments, on a l'impression qu'il s'agit d'amour voilé. Mais à l'époque cela devait être tabou et uniquement suggéré.
Après la mort de la mère de Pauline, elles vont vivre ensemble à Paris dans le monde du théâtre.
Mais lorsqu'un homme orgueilleux cherche à séduire Pauline pour attirer Laurence, leur relation va changer. Laurence qui n'est pas dupe va chercher à protéger son amie. Mais Pauline est amoureuse et elle ne pardonnera pas à Laurence de vouloir l'éloigner de celui qu'elle aime même s'il ne l'aime pas. La jalousie va la ronger jusqu'à l'acceptation d'une vie miséreuse.
J'ai bien aimé cette histoire de femmes, leur place dans les milieux artistiques comme le théâtre. D'ailleurs, Laurence qui est actrice a pour référence Phèdre et Andromaque, ce qui n'est pas rien. On y voit aussi la critique du mariage et le poids de la religion dans l'éducation des filles, surtout à la campagne. Et George Sand connait bien son sujet.
Lu en août 2019
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          90
Citations et extraits (40) Voir plus Ajouter une citation
AllaroundthecornerAllaroundthecorner   21 août 2015
Elle avait acquis à ses dépens de l’expérience et du discernement, et, quoique bien jeune encore, elle avait été fort éprouvée par l’ingratitude et la méchanceté. Après avoir beaucoup souffert, beaucoup pleuré ses illusions et beaucoup regretté les courageux élans de sa jeunesse, elle s’était résignée à subir la vie telle qu’elle est faite ici-bas, à ne rien craindre comme à ne rien provoquer de la part de l’opinion sacrifier souvent l’enivrement des rêves à la douceur de suivre un bon conseil, l’irritation d’une juste colère à la sainte joie de pardonner. En un mot, elle commençait à résoudre, dans l’exercice de son art comme dans sa vie privée, un problème difficile. Elle s’était apaisée sans se refroidir, elle se contenait sans s’effacer.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
AllaroundthecornerAllaroundthecorner   22 août 2015
Elle avait acquis à ses dépens de l’expérience et du discernement, et, quoique bien jeune encore, elle avait été fort éprouvée par l’ingratitude et la méchanceté. Après avoir beaucoup souffert, beaucoup pleuré ses illusions et beaucoup regretté les courageux élans de sa jeunesse, elle s’était résignée à subir la vie telle qu’elle est faite ici-bas, à ne rien craindre comme à ne rien provoquer de la part de l’opinion sacrifier souvent l’enivrement des rêves à la douceur de suivre un bon conseil, l’irritation d’une juste colère à la sainte joie de pardonner. En un mot, elle commençait à résoudre, dans l’exercice de son art comme dans sa vie privée, un problème difficile. Elle s’était apaisée sans se refroidir, elle se contenait sans s’effacer.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
Zazette97Zazette97   16 avril 2011
Il est des âmes qui ne manquent pas d'élévation, mais de bonté. On aurait tort de confondre dans le même arrêt celles qui font le mal par besoin et celles qui le font malgré elles, croyant ne pas s'écarter de la justice. Ces dernières sont les plus malheureuses ; elles vont toujours cherchant un idéal qu'elles ne peuvent trouver, car il n'existe pas sur la terre, et elles n'ont point en elles ce fonds de tendresse et d'amour qui fait accepter l'imperfection de l'être humain.
On peut dire de ces personnes qu'elles sont affectueuses et bonnes seulement quand elles rêvent. p.115
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
Zazette97Zazette97   16 avril 2011
Elle trouvait dans le catholicisme la nuance qui convenait à son caractère, car toutes les nuances possibles se trouvent dans les religions vieillies; tant de siècles les ont modifiées, tant d'hommes ont mis la main à l'édifice, tant d'intelligences, de passions et de vertus y ont apporté leurs trésors, leurs erreurs ou leurs lumières, que mille doctrines se trouvent à la fin contenues dans une seule, et mille natures diverses y peuvent puiser l'excuse ou le stimulant qui leur convient. C'est par là que les religions s'élèvent, c'est aussi par là qu'elles s'écroulent. p.67
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
andrasandras   08 août 2016
La vérité était que Pauline n'était pas réellement pieuse. C'était une âme fière et jalouse de sa propre dignité. Elle trouvait dans le catholicisme la nuance qui convenait à son caractère, car toutes les nuances possibles se trouvent dans les religions vieillies; tant de siècles les ont modifiées, tant d'hommes ont mis la main à l'édifice, tant d'intelligences, de passions et de vertus y ont apporté leurs trésors, leurs erreurs ou leurs lumières, que mille doctrines se trouvent à la fin contenues dans une seule, et mille natures diverses y peuvent puiser l'excuse ou le stimulant qui leur convient. C'est pas là que ces religions s'élèvent, c'est aussi pas là qu'elles s'écroulent.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          32
Videos de George Sand (38) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de George Sand
"Les artistes ne peuvent pas être du côté de la domination." Alors que 1400 artistes viennent de publier une tribune en soutien aux Gilets jaunes, Danièle Sallenave, membre de l'Académie française dénonce le mépris de classe à l'égard du mouvement. Elle rappelle le rôle qu'ont joué Victor Hugo et George Sand au XIXe siècle.
Abonnez-vous pour retrouver toutes nos vidéos : https://www.youtube.com/channel/¤££¤15DKToXYTKAQ5¤££¤6khzewww2g/?sub_confirmation=1
Et retrouvez-nous sur... Facebook : https://fr-fr.facebook.com/franceculture Twitter : https://twitter.com/franceculture Instagram : https://www.instagram.com/franceculture/
+ Lire la suite
autres livres classés : jalousieVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox






Quiz Voir plus

Quizz George Sand

George Sand est un pseudonyme pour :

Stéphanie-Félicité de Crest
Marie-Antoinette de Nohant
Amantine-Aurore-Lucile Dupin
Anne-Claire De Paris

10 questions
221 lecteurs ont répondu
Thème : George SandCréer un quiz sur ce livre
.. ..