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Critiques sur Pauline (21)
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PiertyM
  10 mai 2019
Pauline est l'un des rares livres de George Sand où la psychologie prend une place aussi envoutante que le côté naturaliste. Elle dresse le portrait de deux femmes différentes dans leur façon d'appréhender la vie, l'une évolue à la campagne et l'autre à la ville. Si Laurence est une battante dans la vie, une mondaine qui s'est démenée pour se trouver une place de choix, Pauline, par contre est une paysanne attachée à sa solitude, à sa bonne image. Quand un homme riche, beau, et altier vient se mettre entre ces deux femmes, leur amitié va connaitre de grandes secousses. Se servant de ce conflit à caractère féminin, George Sand, essaie de sortir la femme de sa coquille, de celle qui se laisse guider plutôt que de pendre les choses les mains. Pauline, c'est un petit moment de plaisir qui nous rend sensible aux conditions des femmes de l'époque. Le seul bémol que j'ai déploré, c'est l'arrogance des personnages qui les rend artificiels, et influence même l'issue de l'intrigue au point que tout parait comme un véritable mensonge!
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Chrichrilecture
  10 novembre 2019
Un Classique
Comme la plupart des classiques une histoire ennuyeuse ou il ne se passe absolument rien. Heureusement que l'histoire se lie vite
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jeeves_wilt
  14 juin 2019
Vraiment ! j'ai apprécié ce roman, lisez le, c'est un conseil.
Deux amies qui se perdent de vu, se retrouve plusieurs années après et s'écartèlent pour un homme, rien de particulier, commun, réchauffé, mais non, car la morale de l'histoire est actuel : Parlons nous !
Vieux comme le monde le mariage est un sujet humain, oui, mais...
Pour véhiculer un message il n'est point besoin d'être académicien(ne), la preuve.
Excellent bouquin pour débuter dans la littérature, l'exemple qu'a choisit Sand est universel je pense qu'il touchera plus les filles qui se projettent dans cette situation, ou pour déciller les yeux des mecs...
En tout cas belle ode à sa maman qui est pour moi l'exemple idéal du parent, euh ! moi je veux bien une belle mère aussi chouette ! Pas vous ?



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Marti94
  27 août 2019
Dans un langage un peu précieux du 19eme siècle mais fort appréciable George Sand nous raconte la vie de "Pauline". Ce livre devrait pourtant s'intituler Pauline et Laurence car c'est un peu l'histoire de la jeune fille des villes et de la jeune fille des champs.
Amies d'enfance, elles se retrouvent presque par hasard. Laurence est devenue une célèbre actrice parisienne alors que Pauline a été dans l'obligation de rester à la campagne pour soigner sa mère aveugle. Il y a entre elles une grande amitié et je dirais même un peu plus car, à certains moments, on a l'impression qu'il s'agit d'amour voilé. Mais à l'époque cela devait être tabou et uniquement suggéré.
Après la mort de la mère de Pauline, elles vont vivre ensemble à Paris dans le monde du théâtre.
Mais lorsqu'un homme orgueilleux cherche à séduire Pauline pour attirer Laurence, leur relation va changer. Laurence qui n'est pas dupe va chercher à protéger son amie. Mais Pauline est amoureuse et elle ne pardonnera pas à Laurence de vouloir l'éloigner de celui qu'elle aime même s'il ne l'aime pas. La jalousie va la ronger jusqu'à l'acceptation d'une vie miséreuse.
J'ai bien aimé cette histoire de femmes, leur place dans les milieux artistiques comme le théâtre. D'ailleurs, Laurence qui est actrice a pour référence Phèdre et Andromaque, ce qui n'est pas rien. On y voit aussi la critique du mariage et le poids de la religion dans l'éducation des filles, surtout à la campagne. Et George Sand connait bien son sujet.

Lu en août 2019
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rosacalifronia
  20 octobre 2019
Je n'ai que peu apprécié les clivages accentués entre Paris et Province, réussite mondaine et échec rural, ou encore intellectualisme citadin et ignorance campagnarde. L'intérêt du roman réside pourtant dans cette symétrie d'oppositions, comme l'explique Martine Reid dans son introduction.
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Sallyrose
  21 novembre 2017

Laurence, actrice adulée de la société parisienne, se retrouve par hasard dans la petite ville de province où elle a passé quelques années de sa jeunesse.
Elle retrouve avec émotion Pauline, son amie d'alors. Malgré les préventions sociales qui associent l'activité de comédienne à la dépravation, les deux jeunes femmes retrouvent très vite leur tendresse et l'intimité de leur relation au point que Pauline finira par suivre Laurence à Paris.
Court roman dans lequel le féminisme défendu par l'auteur est le sujet central.
Le poids des conventions sociales entravent la liberté des femmes qui ne peuvent que s'adonner aux tâches qui leur sont désignées et subir la manipulation masculine de leurs sentiments
« Elle faisait de très petits points réguliers avec une aiguille imperceptible sur un morceau de batiste dont elle comptait la trame fil par fil. La vie de la grande moitié des femmes se consume en France, à cette solennelle occupation. »
Néanmoins, s'il est ironique et parfois amer, le propos de l'auteur n'est pas sans espoir : « le véritable esprit des femmes pourra encore consister pendant longtemps à savoir interroger et écouter ; mais il leur est déjà permis de comprendre ce qu'elles écoutent et de vouloir une réponse sérieuse à ce qu'elles demandent ».
Le regard acéré de George Sand sur la place de la femme dans la société du 19ème siècle n'est pas dépourvu de doux sentiments.
Du féminisme qui n'exclut pas la féminité. Un agréable moment de lecture.
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Zazette97
  16 avril 2011
"Pauline" est un roman - publié en 1839 - de l'écrivaine française George Sand, célèbre notamment pour ses romans "La mare au diable" et "La Petite Fadette" ou encore pour sa correspondance avec Alfred de Musset.

Vieille fille avant l'heure, Pauline vit à Saint-Front aux côtés de Madame D., sa mère aveugle dont elle assume la charge. Lorsqu'elle reçoit la visite de Laurence, son amie comédienne dont elle n'avait plus de nouvelles, elle réalise à quel point les récits de cette vie parisienne trépidante la renvoient à son existence solitaire et vide de sens.
Les deux amies entretiennent une correspondance régulière et la résignation douloureuse dans laquelle sombre Pauline ne manque pas de toucher le coeur de Laurence.
Ainsi, à la mort de Madame D., Laurence décide de prendre Pauline sous son aile et l'invite à quitter sa province pour venir emménager à Paris, dans la maison qu'elle partage avec ses deux soeurs et sa mère, Madame S.
Pauline semble trouver sa place dans la maisonnée mais les mois passant, elle commence à souffrir de ce que le cercle d'amis de Laurence ne soit composé que de gens plus âgés.
C'est alors qu'apparaît Montgenays, un jeune rentier vaniteux dont la fourberie ne manquera pas de semer la zizanie entre les deux amies...

Il y a quelques mois, je ne connaissais à peu près rien de l'univers de George Sand. Mais la lecture de la biographie rédigée par Evelyne Bloch-Dano, "Le dernier amour de George Sand", a réussi à piquer ma curiosité.
Lors d'un passage en librairie, je suis tombée sur "Pauline" dont le résumé et le format m'ont fait dire que ce récit serait la mise en bouche idéale pour découvrir la plume de George Sand.
A vrai dire, je suis plutôt satisfaite de ce choix !

"Pauline" met en présence deux femmes issues de milieux radicalement différents. Tandis que l'une subit sa vie, l'autre la mène tambour battant.
Mais en dépit de ce qui les distingue, ces deux femmes sont liées par une amitié sincère et respectueuse, générée par une admiration réciproque.
Pourtant, sans se l'avouer, Pauline nourrit une certaine jalousie à l'égard de son amie qui bénéficie de toutes les attentions, un sentiment insidieux qui se muera progressivement en une haine dont Montgenays sera le catalyseur.

La première partie du roman offre une peinture assez piquante de la vie provinciale, les villageois étant présentés comme des gens simples facilement impressionnables, mesquins et à l'affût du moindre événement qui réussirait à pimenter leur routine.
Tous s'extasient à l'arrivée de Laurence qui est au centre de leurs préoccupations. Pauline est laissée de côté mais occupe le devant de la scène dans la seconde partie consacrée à l'intrigue amoureuse qui l'opposera à Laurence.
Je me suis beaucoup attachée au personnage de Laurence, cette jeune femme libre, courageuse, ne devant rien à personne, et qui voit ses bonnes intentions sans cesse mal interprétées par Pauline qui la considère comme sa rivale.
Le dénouement de cette histoire m'a laissé un goût amer dans la bouche, tant j'étais triste de voir ces deux amies se déchirer à cause des manipulations d'un seul homme !

Beaucoup ont reproché à l'auteure son penchant pour les discours moralisateurs insérés dans ses oeuvres. Il est vrai que dans ce roman, George Sand se pose en "juge et partie".
En tant que narratrice, elle donne à ses personnages certaines directions pour les condamner l'instant d'après et faire passer ses idées sur certains sujets comme les religions.

Ce constat m'a plu dans la mesure où ces insertions m'ont permis de réfléchir tout du long à la portée de ce que j'étais en train de lire.
George Sand a parfaitement su rendre compte des pensées torturées de ses personnages et je dois bien avouer que sa grande maîtrise de la langue a forcé mon admiration ! J'ai hâte de découvrir ses autres oeuvres !
Lien : http://contesdefaits.blogspo..
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Cricri08
  31 août 2019
Une femme, Laurence, retrouve après plusieurs années, sa meilleure amie Pauline.
Laurence est partie à Paris, est devenue actrice et mène une vie bien remplie, fréquentant de nombreuses personnes.
Pauline, elle, est restée en province et doit s'occuper de sa mère aveugle. Elle passe ses journées à broder.
Les deux femmes se retrouvent en conflit lorsqu'un jeune homme manipulateur, Montgenays, s'immisce entre elles.
Un roman très fin psychologiquement qui aborde un sujet éternel : comment réagir lorsqu'on pense que sa meilleure amie se fait manipuler? Comment la mettre en garde?
Le rôle des mères est également intéressant : Pauline et sa mère ont une double relation de dépendance, Laurence et la sienne semblent beaucoup plus dans l'harmonie et l'échange.
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andras
  08 août 2016
C'est en deux temps, d'abord en 1932 puis en 1939 (après avoir égaré puis retrouvé par hasard le premier manuscrit), que George Sand a composé ce savoureux récit où sont confrontés vertu et perversité, ingénuité et sagesse, passion et calculs, esprit provincial et milieu d'artistes parisiens et ce, dans des combinaisons assez surprenantes. Et jusqu'au bout l'auteur saura nous maintenir en haleine quant au sort de la jolie provinciale Pauline, venue rejoindre à Paris son ancienne amie Laurence devenue une comédienne célèbre. Un joli texte qui témoigne du grand talent de la romancière.
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Syl
  13 avril 2013
Naufragée dans une campagne sombre et reculée, Laurence, une jeune comédienne de vingt-cinq ans, demande l'hospitalité à un aubergiste, le temps des réparations de sa voiture.

Le hasard, joueur et malicieux, l'a ramenée dans le petit village de Saint-Front, un lieu qu'elle souhaitait oublier. Laissant les souvenirs vieux d'une dizaine d'années affluer, elle se remémore l'amitié qu'elle avait pour Pauline et l'époque où elle était une sous-maîtresse ; la nostalgie la conduit à la maison de son amie…

Pauline est devenue une belle jeune femme, qui s'occupe de sa mère aveugle. Entre les deux amies, les gestes, les confidences et l'affection renaissent aussitôt, renouant les liens rompus. Durant trente-six heures, le village s'anime, fier de recevoir une célèbre comédienne adulée par les grands de ce monde. La défiance et les mauvaises considérations font place au respect, à l'admiration, et chacun essaie d'avoir l'exclusivité d'un sourire, d'une parole.
Laurence, toujours prévenante, aimable, reçoit ces hommages avec beaucoup de simplicité, mais c'est auprès de Pauline qu'elle se sent authentique. A l'heure de partir, tristes de se quitter, elles se font la promesse de s'écrire régulièrement ; la correspondance durera une année.

Un jour, Laurence apprend la mort de la mère de Pauline qui se retrouve seule et désargentée. Compatissante, soucieuse, pour son amie, elle lui demande de la rejoindre à Paris et de venir vivre avec elle, sa mère et ses soeurs, dans son hôtel particulier.
La cohabitation se révèle vite heureuse et plaisante, même si Pauline s'attribue l'allure d'une gouvernante, tenant à garder une certaine distance sur cette vie fortunée.
Dans une ambiance mondaine mais chaste, arrive Mr. Montgenays, « un homme d'esprit, un homme de goût » et héritier d'une famille de riches banquiers. Séduit depuis de nombreuses années par Laurence, il souhaiterait vaincre son indifférence et la rendre amoureuse. C'est avec un esprit calculateur qu'il ourdit un canevas menteur et, immoral vicieux, pervertira une belle amitié.

Petit livre de George Sand, cette lecture est comme une nouvelle. Même si elle s'est lue facilement et rapidement et qu'elle offre une belle écriture, je n'ai pas été séduite. J'ai trouvé les personnages peu intéressants, ternes, malgré que l'auteur les ait pourvus de beaux rôles.
Laurence a de belles qualités ; respectueuse, pudique, fidèle, maternelle envers sa famille et son amie, modeste, spirituelle, talentueuse et solaire…
J'ai détesté Pauline dès les premières pages. On devine sa jalousie, son orgueil, dans sa mise en retrait et son caractère se dévoile petit à petit…
Mr. Montgenays est un filou qui noie ses victimes sous de belles et fausses paroles. Enfant capricieux, il veut ce qu'il n'a pas, acteur roué, il joue le vertueux, le maladroit avec ses silences poseurs et des aveux timides…
Il faut donc lire le roman, non pas avec une âme romanesque, mais avec ironie. le tableau, ou la pièce, est une caricature et George Sand joue avec le lecteur. Il ne faudra s'attendre à aucune morale car la fraîcheur et l'innocence sera souffletée.

Cette pantomime est une histoire écrite en 1832 et terminée en 1839. Vingt ans plus tard George Sand la redécouvre et lui trouve la subtilité, la noblesse et la « spontanéité » des premiers écrits.

Pour une découverte, si je dois vous conseiller un livre d'elle, je vous orienterais vers ses romans qui racontent la campagne et les êtres qui la arpentent… le Meunier d'Angibault, La Petite Fadette, François le Champi, La Mare au diable, Les Maîtres sonneurs… Ils ont été mes premières lectures.
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