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EAN : 9782903557003
139 pages
Éditeur : J.F. Martos (30/11/-1)

Note moyenne : 4.25/5 (sur 2 notes)
Résumé :
S'il paraît en Italie beaucoup de livres sur le terrorisme, il en est peu d'aussi lus que celui-ci, et aucun n'est aussi ignoré par la presse.
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
lrntvlrntv   26 juillet 2020
Le but [du terrorisme] est de faire croire à toute la population, désormais intolérante ou en lutte contre cet État, qu’elle a au moins un ennemi en commun avec cet État, ennemi contre lequel l’État la protège, à condition de n’être plus remis en question par personne.
La population, qui est généralement hostile au terrorisme, et non sans raison, doit donc convenir qu’au moins en cela elle a besoin de l’État, auquel elle doit alors déléguer les plus amples pouvoirs, afin qu’il puisse affronter vigoureusement la tâche ardue qu’est la défense commune contre un ennemi obscur, mystérieux, perfide, impitoyable et, en un mot, chimérique.
Face à un terrorisme toujours présenté comme le mal absolu, le mal en soi et pour soi, tous les autres maux, bien plus réels, passent au second plan, et surtout doivent être oubliés; puisque la lutte contre le terrorisme coïncide avec l'intérêt commun, elle est déjà le bien général, et l’État qui la mène généreusement est le bien en soi et pour soi.
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lrntvlrntv   26 juillet 2020
Tous les groupuscules terroristes secrets sont organisés et dirigés selon une hiérarchie clandestine même pour les militants de la clandestinité, hiérarchie qui respecte parfaitement la division du travail et des rôles propre à cette organisation sociale: en haut on décide, en bas on exécute. L’idéologie et la discipline militaire préservent le vrai sommet de tout risque, et la base de tout soupçon. Chaque service secret peut s’inventer un sigle « révolutionnaire » et exécuter un certain nombre d’attentats, bien diffusés par la presse, sur lesquels on fixera habilement un petit groupe de militants naïfs, qu’il dirigera avec la plus grande désinvolture. Mais dans le cas d’un groupuscule terroriste apparu spontanément, il n’y a rien de plus facile au monde, pour les corps séparés de l’État, que de s’y infiltrer, grâce aux moyens dont ils disposent et à l’extrême liberté de manœuvre dont ils jouissent, de se faire prendre en considération par le sommet originel, et de s’y substituer, aidés soit par des arrestations déterminées effectuées au bon moment, soit par l’exécution des chefs originels, ce qui arrive en général dans un conflit armé avec les « forces de l’ordre », prévenues de telle opération par leurs éléments infiltrés.
Dès lors, les services parallèles de l’État disposent selon leur bon plaisir d’un organisme parfaitement efficace, formé de militants naïfs ou fanatiques, qui ne demande rien d’autre qu’à être dirigé. Le groupuscule terroriste d’origine, né des mirages de ses militants sur les possibilités de concevoir une offensive stratégique efficace, change de stratèges et ne devient rien d’autre qu’un appendice défensif de l’État, qui le manœuvre avec la plus grande agilité et la plus grande désinvolture, selon les nécessités du moment, ou selon ce qu’il croit que sont ses nécessités. 
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lrntvlrntv   26 juillet 2020
Nous sommes en guerre », et en guerre contre un ennemi si puissant que toute autre discorde et tout autre conflit seraient des actes de sabotage et de désertion : on n’a le droit d’en venir à la grève générale que pour protester contre le terrorisme. Le terrorisme et « l’état d’urgence » permanents, un état d’urgence et de « vigilance », voilà les seuls problèmes, ou du moins les seuls auxquels il soit permis et même fortement recommandé de se consacrer. Tout le reste n’existe pas, et doit être oublié, en tout cas doit être tu, remisé, refoulé dans l’inconscient social, devant la gravité de la question de l’ « ordre public ».
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stekasteka   10 novembre 2014
Je sais bien que l'intelligentsia italienne a une quantité de raisons d'être peureuse et malhonnête, je connais même par cœur ses arguments pour se justifier, et jamais je ne songerais à lui refuser la liberté d'être méprisable.
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stekasteka   10 novembre 2014
Eh bien, oui : ce livre contient des secrets d’État. Le fait que ce soient ses propres services secrets qui organisent et tirent les ficelles du terrorisme n'est-il donc pas le principal secret de l’État italien ? Et justement, c'est cela même qui est largement démontré dans Du Terrorisme et de l’État.
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