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EAN : 9782130528753
224 pages
Presses Universitaires de France (13/09/2002)
3.78/5   16 notes
Résumé :

Cet ouvrage ne redouble pas d'autres livres remarquables consacrés à la classe ouvrière, à la pauvreté. Il n'ignore pas, mais il n'a pas pris en considération les lieux, les temps de travail au cours desquels une authentique culture populaire se perpétuait. Il a voulu discerner les traits d'une catégorie sociale d'êtres rapprochés par un certain mélange de modestie et de fierté, et, en particulier, par un goût commun pour des bonheurs simples. De là, des... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique

page 211 extrait : Ils ne concevaient pas leur différence comme une preuve de leur prétendue infériorité. Par là même, ils échappaient au ressentiment, à l'envie de grimper dans l'échelle sociale qui jaunit les visages et blêmit les existences.Ils ne voulaient pas qu'on les compare à d'autres catégories sociales . . Ils se levaient plus tôt, ils travaillaient plus tard et plus souvent. Ce n'était pas tout les jours dimanche. Une pareille condition ne signifiait pas qu'ils possédaient moins de valeur mais que le destin ou les mécanismes de la société avaient été parcimonieux à leur égard.

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Citations et extraits (5) Ajouter une citation

Les gens de peu ne demandaient rien à personne et surtout pas à ceux qui se situaient dans l'autre camp -et c'est pourquoi les esprits libres, quelle que fût leur condition, éprouvaient du respect à leur égard. Ils regardaient avec malice les nantis, les personnes plus riches qu'eux mais embourbées dans leur vanité grotesque par leur embonpoint et leur suffisance, incapable d'un mouvement de cœur. Ils s'estimaient plus vif, la gouaille à la bouche, à la fois impertinents et chaleureux. A la différence des nouveaux pauvres, ils ne se voyaient jamais à travers le regard des autres.

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L'expression me plaît. Elle implique de la noblesse. Gens de peu comme il y a des gens de la mer, de la montagne, des plateaux, des gentilshommes. Ils forment une race. Ils possèdent un don, celui du peu, comme d'autres ont le don du feu, de la poterie, des arts martiaux, des algorithmes. La petitesse suscite aussi bien une attention affectueuse, une volonté de bienveillance.

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Le peu ne présuppose pas la petitesse ou la mesquinerie mais plutôt un certain champ dans lequel il est possible d'exceller ou de se montrer médiocre. Sans doute vaut-il mieux manifester de la grandeur dans le peu que demeurer indécis, épais, risible, incapable d'un beau geste dans "l'aisance".

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Avec Georges Perec nous serions tenté de dire "vivre, c'est passer d'un espace à un autre, en essayant le plus possible de ne pas se cogner".

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Ils ne concevaient pas leur différence comme preuve de leur prétendue infériorité. Par là même, ils échappaient au ressentiment, à l'envie de grimper dans l'échelle sociale.

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