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EAN : 9782253177715
264 pages
Le Livre de Poche (05/03/2014)
3.55/5   22 notes
Résumé :
Octobre 2005, deux adolescents trouvent la mort accidentellement alors qu’ils sont poursuivis par la police. Aussitôt, les cités s’enflamment et la colère de toute une génération explose. Mehdi Bassi vit à Saint-Denis, ville exsangue sous la coupe du clan Bensama, les caïds locaux de la drogue. Artiste-graffeur, il connaît la cité comme sa poche et travaille comme coursier à l’Agence du médicament pour aider sa famille. Alors que la cité s’embrase, Mehdi va croiser ... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Bazart
  12 juin 2013
Surnommé le « Victor Hugo du Ghetto », et auparavant éducateur sportif, reconverti romancier, Rachid Santaki est un de nos plus brillants auteurs de polar , et un des seuls qui situent ses intrigues en pleine banlieue parisienne.
Il avait notamment publié il y a quelques années un très bon polar Les Anges s'habillent en caillera qui m'avait bien plu, par son mélange de langage local et de série noire prenante et haletante.
Il a récidivé en début d'année avec son nouveau roman Flic ou caillera, publié aux éditions du Masque, qui prend comme toile de fond les tragiques et très médiatisées morts des jeunes adolescents Mehdi et Najet, tués alors qu'ils tentaient d'échapper à la police, ce qui avait enclenché les émeutes de banlieue de 2005.
Partant de cette tragédie sociale , il met en scène deux personnages différents qui doivent faire avec ce climat explosif, un jeune coursier d'une cité de Saint Denis, aux prises avec un gang menaçant, et une jeune flic d'origine magrébine, qui cherche à les faire tomber.
À travers les parcours de Mehdi et Najet, Rachid Santaki nous parle de l'importance des liens familiaux et la nécessité de se souvenir de ses origines. Les deux personnages principaux possèdent en effet deux points communs, celui de vivre dans la solitude et les doutes permanents, et d'être confrontés quotidiennement à la violence et à la drogue. Et ces points communs pourraient finalement, au fil du récit, plus les rapprocher qu'ils ne le pensaient.
L'autre atout du livre est évidemment le style de l'auteur qui sait manier avec aisance cette langue des cités qui mélange le verlan, l'arabe et l'argot. Si l'on est un peu perdu parfois ( j'ai connu la cité, dans mon adolescence, mais je l'ai un peu quitté depuis) dans cette langue dont on a pas tous les codes, l'auteur sait faire preuve de pédagogie ( on a un lexique au début)
Et du reste, l'important n'est pas là , mais plutôt dans le fait que Rachid Santaki parvienne à rendre parfaitement crédible ses personnages et ses situations. Certes, l'intrigue n'est finalement pas si excitante que cela au bout d'un temps, mais sa crédibilité et sa justesse le porte tout haut dans les auteurs de polar français du moment.

Un beau roman noir, tout plein de hip-hop, de boxe thaie ( l'auteur en a longtemps fait) , et de fureur, à lire sans hésiter!!!

Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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Dridjo
  09 juin 2013
Mon second SANTAKI est plutôt un cru sympa.
L'auteur reprend l'environnement et de nombreux personnages rencontrés dans "Les anges s'habillent en caillera" (éd. Alvik, 2011), notamment la mythique famille BENSAMA, les bosses du 9-3 ainsi que les flics ripoux Stéphane et Mickael. Mounir, Sérigné également errent dans ce quatrième opus.
Mehdi est un gamin de Saint-Denis qui se bat seul avec sa mère pour survivre aux huissiers, trouver sa pitance quotidienne et régler les frais d'avocat de son petit frère tombé plusieurs fois pour des business de petites envergures, pendant que son grand-frère, qui a réussi à s'échapper de ce marécage, mène une vie d'acteur au coeur de Paris.
Mehdi est un tagger de talent, travaille à l'Agence du Médicament, a une petite amie qui l'aime et essaie de rester le plus loin possible du business. A travers son regard on "voit" le business des BENSAMA, l'ultra-violence, les flics ripoux, les arracheurs de l'A1, la passion des taggers, l'irruption des crackers sur la guerre de Saint-Denis, tout cela dans l'ambiance émeutière de 2005, quand la mort de Zyed et Bouna à Clichy-sous-Bois a mis le feu aux cités.
A côté de lui, Najet, petite fliquette qui revient sur les terres de sa naissance en quête du père. Fille de junkie et de flic au préservatif récalcitrant, elle a été élevée dans un internant loin du 9-3, dans le culte de son père, policier aux idéaux intacts, et à la passion de cet endroit qui a vu la déchéance de sa mère. Elle y revient, en chasse personnel, pour dénicher les preuves de la responsabilité du MEDICAMENT dans le cancer de son père.
Vous l'aurez compris, Rachid SANTAKI surfe sur l'actualité des émeutes de 2005 et sur l'affaire Médiator pour camper son histoire de flics et voyous. L'histoire est plutôt réussie, avec une foultitude de personnages plus sombres que jamais. Des situations tendues, dangereuses, de la noirceur, de la désespérance, de l'action et des accélérations du rythme cardiaque. Les amateurs de romans policiers apprécieront.
Apprécieront-ils le style de SANTAKI ? L'auteur garde sa marque de fabrique qui est d'ancrer le récit dans le vocable de la Seine-Saint-Denis jeune et violente. le phrasé est urbain, résolument actuel et certains pourraient ne pas s'y retrouver. Bien que, comparé au roman "Les flics s'habillent en caillera", nous lisons une évolution dans l'écriture de SANTAKI qui se permet des incursions – tel un slammeur – dans la danse des mots et se sort de la simple description des situations, pour un parti pris un peu plus poétique.
"La banlieue nord a les mains sales, fait dans l'illégal : came, claque et canne si tu parles ou te sers dans les liasses. Elle fait de phénoménaux paquets de billets avec son trafic de cocaïne. La banlieue piétine le code pénal. Fric, zik. Coke à grosse dose, carotte, bizz, tous les coups sont permis. Dans le bizz, tout le monde se trahit, même ceux qui se font la bise."
La densité des personnages également s'est grandement améliorée. Quand dans son premier roman SANTAKI nous présentait un sympathique épisode – certes survitaminé – d'un policier français, cette fois-ci il prend plus de temps pour nous montrer qui est réellement le personnage, rentre dans sa vie, ses blessures, ses rapports conflictuels, ambigües avec sa mère, ses frères, ses amis – Julien notamment – ou son quartier. Les personnages périphériques tels que Najet sont un peu plus dense, même si parfois il y a des "trous" dommageables, et un personnage comme Saïd, ultra-violent, apparait toujours avec aussi peu de nuance.
Cependant, cependant. Bien que la mise en perspective en 2005, sur fond d'émeute, soit bien utilisée, les nombreuses digressions sur l'histoire Zyed et Bouna tombent comme un cheveu sur la soupe.
"Les CRS violent qui agressent les jeunes", dans la bouche – ou les pensées plutôt – de Mehdi, sachant l'environnement qu'il décrit lui-même disqualifie ses propos car, durant tout le livre, on a plutôt envie de dire "foutez-moi plus de flics dans cette marre au crabe et qu'ils n'hésitent pas à utiliser de l'Uzi !"
De même pour l'histoire parallèle sur "le MEDICAMENT" qui donne une sensation d'inachevée. Non pas qu'il eût fallu ne pas l'introduire mais, ce faisant, il aurait alors fallu y mettre plus de complexité, plus de densité. Là on a l'impression que SANTAKI a utilisé une histoire "bon filon" pour n'en faire qu'un prétexte. La quête de Najet aurait mérité plus de pages. Dommage.
La réutilisation d'un environnement déjà planté dans les précédentes oeuvres de l'auteur n'est pas pénalisante pour ceux qui commenceraient par cet opus ci. Pour les déjà lecteurs de SANTAKI, ils retrouveront avec un certain plaisir un univers déjà connu sans qu'il y ait – comme déjà dit – sentiment de redondance. Bien que l'on s'alerte tout de même sur un risque d'enlisement de l'auteur dans cet univers. L'avenir se chargera surement d'apaiser nos craintes.
Au finale, Rachid SANTAKI nous offre un très sympathique roman qui reste dans son univers de la Seine-Saint-Denis sans qu'il n'y ait – encore – de sentiment de lassitude d'une surutilisation de ce thème. La lecture est fluide, l'histoire suffisamment distrayante et dépaysante pour que ceux qui n'évoluent pas dans la galaxie urbaine de SANTAKI trouvent du plaisir à le lire.
Lien : http://www.loumeto.com/spip...
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domeva
  08 mai 2014
Pourquoi je n'ai pas aimé ce polar? Il est pourtant bien écrit et a sûrement le mérite de donner envie de lire à des jeunes de banlieue qui pourraient s y reconnaître.
Quant à moi qui vis dans une de ces villes et qui suis confrontée à cette violence, je n arrive pas à avoir de l empathie pour ceux qui considerent qu ils ont tous les droits parce que leur vie est difficile. Leur prise de pouvoir nuit à ma qualité de vie qui n est pas déjà si grande. Mais je n'ai pas les moyens de vivre ailleurs.
L emploi du langage "hip hop" a encore contribué à la difficulté que j'ai eue à entrer d une façon positive dans cette histoire.
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Maliae
  05 mai 2014
Tout d'abord merci aux éditions le livre de poche pour l'envoie de ce livre.
Je n'ai pas été tellement enthousiasmé par cette lecture. J'ai d'abord eu beaucoup de mal à rentrer dans l'histoire, j'avais l'impression que ça partait dans tous les sens et j'avais du mal à comprendre ce qu'il se passait. le style est très très rythmé, écrit dans le langage des rues (en verlan principalement) certains termes sont expliqués dans un glossaire au début. Lire ce livre c'est comme lire un texte de rap très très long, et j'avoue que j'avais du mal à rester concentré et à adhérer, même si ça donnait un côté poétique.
L'histoire va un peu dans tous les sens, mais concerne surtout Medhi qui essaie de s'échapper des griffes de Saïd Bensama et d'avoir une vie normale, et de Najet à la recherche de son passé, une flic un peu utopiste et qui est entouré par des collègues en qui elle ne peut pas faire confiance car ils sont aussi véreux que ceux du clan Bensama.
Ce n'est pas une histoire joyeuse, c'est très noir, cela montre la violence des cités, la difficulté pour s'en sortir des gens qui y vivent, même ceux comme Medhi qui essaie de se battre contre la rue mais qui se retrouve rattrapé par la merde dans laquelle ils vivent. La drogue, la haine, la violence, traversent ses pages, l'injustice aussi. Vivre à Saint Denis est dur, peu de chance de s'en sortir, chacun essaie à sa manière de vivre, que ce soit en volant les gens, en vendant de la drogue ou en en achetant, ou bien comme Medhi de trouver un boulot, d'essayer de se sortir la tête de l'eau.
J'avoue que je n'ai pas du tout accroché, je me suis ennuyée, même si c'est une lecture intéressante pour la présentation de la vie dans les quartiers, l'histoire ne m'a pas convaincu. Parfois c'était trop rapide et d'autres ça traînait en longueur, je n'étais pas tellement intrigué ni emporté par le suspens. J'ai trouvé ça un peu longuet. D'autant plus que je n'ai ressenti aucune empathie pour les personnages, je ne me suis pas attachée à eux du tout. Certaines choses m'ont également dérangé, oui c'est une explosion de violence, mais il arrive des trucs hyper gores et j'ai eu l'impression que c'était presque légitimé parce que c'était une vengeance et que ça ne pouvait pas finir autrement. C'était limite écoeurant, surtout quand Medhi assiste a un meurtre par exemple et n'a absolument aucune réaction.
Une lecture assez mitigée donc, des personnages peu attachants, une représentation des quartiers baignés par la violence et la drogue, où des gens sans scrupule réussissent à prendre le pouvoir et sont maîtres du quartier. Règlement de compte, mensonge, un livre où même l'amitié n'a pas tellement de sens, ou la famille ne signifie pas forcément l'attachement, un livre qui nous montre un monde où il faut se battre sans arrêt contre soi même, contre la rue, contre les autres, pour réussir à s'en sortir.
Ce n'était pas une lecture très optimiste dans tous les cas.
Lien : http://jetulis.wordpress.com..
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collectifpolar
  03 novembre 2019
Saint Denis, mon amour.
Après la mort de deux adolescents poursuivis par la police, en octobre 2005, les cités s'enflamment. Mehdi Bassi vit à Saint-Denis, ville sous la coupe du clan Bensama. Alors que la cité s'embrase, il croise la route de Najet Iker, une jeune femme qui cherche à faire tomber les Bensama une bonne fois pour toutes.
Rachid Santaki, avec sa voix singulière et puissante, revient sur les événements d'octobre 2005, quand la mort de deux jeunes garçons des cités a fait exploser la colère de toute une génération. Un polar au rythme de la culture hip-hop, plein de rage et d'énergie.
L'auteur scande les mots, ils utilise plusieurs niveaux de langage, plusieurs langues, celle de la rue, celle des cités, celle des gitans. Il joue avec tous ses mots, toutes ses expressions, toute leur diversité pour nous bousculer dans nos convictions et nos certitudes. Il nous parle de la banlieue, il nous la donne à voir mais sous un angle dont en peu l'habitude de la regarder. Il se pose en observateur mais aussi en acteur de celle-ci.
Il nous embarque dans son histoire et fait naître, sous nos yeux, des personnages qui peuvent prendre leur destin en main à l'instar de Mehdi qui rêve de Tahiti ou encore de Najet qui revient à Saint Denis s'en doute mue par une quête impossible d'identité.
Il y décrit aussi les rivalités, les caïds, l'argent facile quand la galère vient se mêler à la misère. Les jeunes qui cherchent leur voie. La boxe, la musique, le rap, le street art, le graff tout participent à l'ambiance de ce roman noir.
Et puis, il y a Saint Denis, la ville de Rachid Santaki, celle qui l'a sauvé comme il dit. Et ...
A l'instar de Pellecanos avec Washington ou de The Wire avec Baltimore, Rachid Santaki a fait de Saint-Denis un des personnages principaux de son polars. Il aime sa ville cela se ressent dans les descriptions qu'il en fait. de Saint-Denis je ne connais que le coeur historique, la basilique.... Rachid Santaki nous fait découvrir aussi son côté sombre, les cités, le bidonville, mais aussi sa gare centrale, son quartier d'affaires, où les boîtes et les industries fleurissent. Il nous promène à travers sa diversité, sa mixité ou ses ghettos. Il nous raconte ces populations qui se croisent ou s'entrechoquent. Un romans noirs, une fresque urbaine très sombre mais pas sans espoir.
Si vous ne connaissait pas cet auteur, découvrez le vite.
Rachid Santaki est un cum à suivre. Et j'avoue je Kiffe.
Lien : https://collectifpolar.com/
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Citations et extraits (21) Voir plus Ajouter une citation
Jnc75Jnc75   24 juillet 2013
Le troisieme roman de Rachid Santaki est une belle réussite. On retrouve son ecriture percutante et efficace, plus incisive que jamais. A mots choisis et rigoureusement étudiés, il réussit, d'un trait, à retranscrire une atmosphère, des caractéristiques physiques et morales, des émotions, tout en permettant aux lecteurs d’avoir leurs propres ressentis pages après pages. Le tout est souvent ponctué par de véritables punchlines littéraires, bien senties, qui donnent corps et rythmes au récit et le dynamise. On retrouve un thème cher à l’auteur qui est l’engrenage. D’une mécanique terriblement bien huilée, le récit précipite les différents protagonistes dans les filets du destin, ils se retrouvent piégés par le milieu, où ils gravitent. Inexorablement et malgré leurs bonnes volontés, ils se retrouvent sans liberté d’agir et guider uniquement par le principe de survie ou la vengeance. Ils ont, cependant, gagnés en profondeur : on notera le portrait particulièrement savoureux de cruauté et de perversité des frêres Bensama, dealer mafieux de Saint Denis, qu’il serait bien plaisant de revoir dans un prochain opus. Les paysages familiers de la Seine Saint Denis sont toujours là, représentés avec la même ferveur et on a le plaisir de retrouvés personnages récurrents déjà présent dans les précédents polars. Le piège du cliché sur la banlieue béton a une fois de plus été évité. Un polar efficace qui a le mérite de pouvoir plaire autant au passionnés de culture urbaine qu’aux lecteurs de romans noir
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BazartBazart   11 juin 2013
Le zoo, local, lieu de vie, où je m'isole pour réaliser mes fresques. C'est un entrepôt de la SNCF, abandonné. Des drogués venaient ici. Un jour, on a décidé avec Julien de récupérer les lieux. On a chassé les toxs avec des barres de fer. Ils n'ont pas bronché, on était trop déterminés. On a passé des soirées à squatter quand on en avait marre de la cité. Je venais seul au début, mon pote m'a rejoint. Il vient ici pour ses trafics. Julien y vide parfois le contenu de ses vols. La police ne vient pas ici, c'est scred. Endroit sale. J'peins une fresque sur 93 Hardcore, son vénère de Tandem, binôme d'Aubervilliers.
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MariejulietMariejuliet   10 mai 2014
La banlieue nord a les mains sales, fait dans l'illégal : came, claque et te canne si tu parles ou te sers dans les liasses. Elle fait de phénoménaux paquets de billets avec son trafic de cocaïne. La banlieue piétine le code pénal. Fric, zik. Coke à grosses doses, carotte, fabrique des toxs. Coup de pression, tension. Dans le bizz, tous les coups sont permis. Dans le bizz, tout le monde se trahit, même ceux qui se font la bise.
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collectifpolarcollectifpolar   03 novembre 2019
La mort me pourchasse. Ses pas, légers et rapides, frappent le macadam. Face à moi, alignements d'arbres dévêtus, fleuve à ma droite, bordures de briques, parpaings recouverts de tags, de graffitis monochromes, colorés. Souffle saccadé, crainte grandissante, elle me talonne, veut me fumer pour un gros paquet de billets. Sa respiration titille mes tympans. La Faucheuse progresse dans sa course, j'ignore son esbroufe, accélère. J'en perds mon souffle. Je chute, me relève, fuis comme un gnou, à toute vitesse. Elle persiste, ne lâche rien. Craquements de branches. Tassement de terre. Flaque d'eau explosée. Le froid brûle ma poitrine, sa résolution à me finir m'assassine. La Faucheuse à la respiration ferroviaire ralentit.

- Arrête-toi ! Arrête-toi ou je tire ! Mehdi, arrête-toi, je t'ai dit !
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collectifpolarcollectifpolar   03 novembre 2019
C’était le temps idéal pour ça. Le vent avait retourné le ciel comme un gant et, par là-dessus, une petite averse avait fini de tout nettoyer. La journée s’annonçait belle.
A toi de jouer ! Anna aurait pu voir son sourire se refléter dans ses chaussures qui slalomaient entre les flaques. Quel éclat… Elle était si absorbée qu’elle ne vit rien venir. La fanfare stridente d’un klaxon à l’italienne la força à regagner précipitamment le trottoir. Le conducteur, presque couché dans sa Sinclair C5, secoua la tête et passa en trombe.
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