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EAN : 9782246786863
80 pages
Éditeur : Grasset Jeunesse (26/10/2011)

Note moyenne : 4.43/5 (sur 82 notes)
Résumé :
BRÈVE PRÉSENTATION PAR L'ÉDITEUR

Le Yark aime les enfants d’un amour… très gourmand ! Mais il a un problème : son ventre délicat ne tolère que la chair d’enfants sages. En effet, les bêtises modifient la composition chimique de l’enfant, et sa chair devient toxique. Ainsi, le pauvre Yark affamé a de plus en plus de mal à trouver des enfants comestibles... Des enfants gentils ! Il doit bien en rester quelques-uns ! Mais où ? Le pauvre Yark n’est pas au... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (34) Voir plus Ajouter une critique
Ancolie
  06 novembre 2012
Je suis rassurée que des auteurs actuels peuvent encore nous offrir des contes dignes de ce nom.
Le Yark est un horrible monstre mangeur d'enfants qui a ses préférences. Il savoure avec gourmandise et délectation les plus gentils et les plus sages. C'est bien connu que les enfants méchants ont moins bon goût et que leur chair peut même se révéler empoisonnée.
Les temps actuels sont durs pour lui. Les enfants sont moins naïfs qu'avant. Notre époque altère l'âme enfantine et ils sont gavés de produits industriels qui diminuent leurs qualités nutritionnelles. Pauvre Yark… Il ne mange pas tous les jours à sa faim… Où va-t-il pouvoir trouver des enfants sages ?
J'ai été envoutée par ce conte qui révèle encore plus de richesse lu à voix haute tant l'écriture est soignée et parfaite.
Les illustrations, en noir et blanc, sont à la hauteur de l'histoire. Elles rappellent celles de Chris Riddel. Minutieuses, elles complètent parfaitement le texte.
Je lis rarement ce genre d'ouvrages mais des critiques élogieuses m'avaient intriguée et m'ont poussée à en ouvrir les premières pages. Bien m'en a pris. C'est un régal (sans mauvais jeu de mots) ! le Yark mérite d'entrer dans la légende...
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VanessaV
  20 mai 2012
"Le Yark" de Bertrand SANTINI et illustré par Laurent GAPAILLARD est un magnifique petit roman illustré. Il nous parle d'un monstre et offre ici une lecture délicieuse pour jeunes et moins jeunes. Les monstres ne sont plus aussi gentils qu'avant, à moins que ce soient les enfants!
Cet ogre mange les enfants. Ils représentent un met délicieux, sucré et fondant. Et aucun rejeton n'est à l'abri, le Yark sait ouvrir les serrures et déjouer les pièges.
Enfin presque, parce qu'il ne peut manger que les enfants sages. Les autres passent bien dans son estomac mais sont tellement difficiles à digérer que les périodes aux toilettes sont de véritables cauchemars pour le Yark.
Il ne peut que chercher à tous prix les gentils. Mais les temps ont changé. Auparavant les enfants étaient naïfs et pour la plupart assez sages. Maintenant les chenapans pullulent et le Yark a peu de bons petits à se mettre sous la dent. Parce que oui, le Yark est difficile: un enfant sage, propre et bien portant, pas trop gras non plus sous la dent.
Il a une idée, se fier aux connaisseurs, par exemple le Père Noël a une liste des enfants gentils. Il part la lui chiper et s'offrir les enfants inscrits en guise de déjeuner.
Mais voilà, le Yark n'est pas au bout de ses peines, la vie va lui jouer de sacrés tours. Les enfants ont des ressources pour se prémunir des monstres. Oui, oui Charlotte ou Lewis sont pourtant des enfants sages. Et pourtant...
Le Yark repartira avec un mal de ventre, des pets, une diarrhée, de quoi le "rendre fusée". Il rencontre la mort, "boule de lumière froide" et vitrée. A son réveil Madeleine est là. Pile une enfant sage!
Bertarnd SANTINI nous offre là une magnifique histoire de monstre. L'ogre est complexe, subtil. Il réfléchit et est prêt à s'émouvoir. Ses anecdotes sont jouissives et hilarantes pour les petites et les plus grands: des délices d'un enfant, ses doigts, sa cervelle, son goût, son odeur, sa texture aux méandres digestifs des pets, des feux de derrière.
Mais c'est aussi une histoire plus spirituelle. Les à priori alimentaires amènent à se poser des questions, à agir par tolérance. Et puis l'amitié est là, au bout de la route, une amitié qui peut demander des sacrifices et de se dépasser.
Une lecture pour les plus grands peut vraiment être sur l'éducation de nos petites têtes plus ou moins sages et sur ce qui est monstrueux: le monstre, l'ogre, l'humain.
Les illustrations de Laurent GAPAILLARD sont magnifiques. Ces encrés offrent tout le panel d'ombres prêt à nous mettre dans l'ambiance: un Yark gigantesque, poilu et presque dissimulé même s'il est de plein pied. Puis une ville de nuit, des vues du ciel. Et des duels avec les enfants, des détails qui font peur et leur pendant réconfortants. le Yark monstrueux semble apeuré et seul.
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trust_me
  07 décembre 2012
Le Yark est un monstre poilu. Un ogre méchant comme une teigne qui aime les enfants. « Il adore sentir leurs petits os craquer sous sa dent et sucer leurs yeux moelleux comme des bonbons fondants. » le problème c'est que le Yark ne mange que les enfants sages et des enfants sages, il y en a de moins en moins. du coup, le Yark est sur le point de mourir de faim. Pour trouver des chères têtes blondes comestibles, il lui vient une idée. Qui mieux que le Père Noël pourrait le rencarder ? C'est bien connu, les enfants sages lui écrivent pour avoir des cadeaux. Il suffit donc de récupérer la liste du gros barbu pour connaître les adresses de futures proies toutes plus délicieuses les unes que les autres. Mais de mauvaises surprises en déconvenues, le Yark n'est pas au bout de ses peines…
Comment vous dire... il y a quelque chose de jubilatoire dans ce petit bouquin. Parce que le Yark est un méchant à qui il arrive des tas de malheurs et que l'on finit par le plaindre. Parce que les gamins n'ont pas le beau rôle et qu'ils en prennent pour leur grade. Parce c'est drôle, irrévérencieux, et que ça bouscule beaucoup de lieux communs que l'on retrouve dans trop d'ouvrages pour la jeunesse. Parce que les illustrations sont belles, mais pas seulement. Elles participent à l‘ambiance très particulière qui se dégage du récit. Parce qu'avec sa couverture simili toilée, son papier ivoire et ses cahiers cousus, c'est un bel objet que l'on a plaisir à tenir en main. Bref, ce livre est un petit miracle, une de ces pépites sur lesquelles on tombe de moins en moins souvent.

Lien : http://litterature-a-blog.bl..
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kanarmor
  12 mai 2014
Cette histoire est un pur délice ! Aussi délicieux que le sont les enfants sages pour le Yark, gros monstre poilu ailé. Malheureusement pour lui, il a l'estomac fragile, supportant uniquement les enfants sages, non toxiques. Or ceux-ci sont devenus un met rare. Il lui faudra dérober la liste du Père Noël pour espérer enfin se restaurer. Mais il va faire plusieurs drôles de rencontres, dont une qui va changer sa vie de montre dévoreur d'enfants.
Ce livre est un régal, un délice. Un récit joliment mené, avec des personnages attachants, pour s'amuser avec des choses horribles... (voir extraits)
L'écriture est très chatoyante, plaisante, élégante, j'ai même pu y trouver des alexandrins et des rimes (exercice délibéré ou pas ?).
Enfin les illustrations sont magnifiques avec un délicat travail au trait en noir et blanc (un peu à la manière des illustrations de contes par Gustave Doré, mais je ne suis pas un spécialiste).
Un livre qui mériterait une plus grande audience !
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bouma
  13 juillet 2012
Voici encore un livre que j'ai lu suite aux divers avis publiés sur la blogosphère et cette fois-ci je n'ai pas accroché. Je n'arrive pas exactement à mettre le doigt sur ce qui m'a gêné, surement le fait qu'il se rapproche d'un conte pour adulte selon moi.
L'ambiance sombre de ce petit roman va de paire avec l'univers du monstre qui mange les enfants. J'ai aimé cette ambiance et le côté complètement décalé de ce monstre immoral qui ne digère pas les enfants méchants. J'ai aimé en tant qu'adulte, en prenant en compte le second degré du texte.
La thématique du monstre parlera surtout aux jeunes lecteurs, j'ai l'impression (peut-être fausse) que dépassé 8/9 ans ils sont attirés par d'autres choses. Or, il y a un réel décalage selon moi entre le vocabulaire employé et le propos. Au départ je pensais qu'il s'agissait plutôt d'une première lecture (6-8 ans), d'autant plus que le roman est illustré. Mais avec le vocabulaire employé il se destine finalement à la tranche du dessus (à partir de 8 ans). Je me suis même demandée s'il ne plaisait pas plutôt aux adultes : une espèce de fable hors du temps qui nous parle maintenant que nous ne sommes plus des enfants. Je sais que je chipote mais cela m'a considérablement gênée dans ma lecture, je n'arrêtais pas de me demander à qui conseiller ce livre…
Les illustrations de Laurent Gapaillard sont totalement crayonnées. Elles donnent à la nuit un aspect vraiment cauchemardesque et le Yark n'en apparaît que plus sanguinaire. Toutefois au détour d'un point de vue il pourra prendre l'apparence d'une grosse peluche… J'y ai trouvé un peu du souvenir de Maurice Sendak.
Il s'agit d'un bel objet, le texte est sensible et humoristique. Je ne remets pas du tout en question la qualité de cet ouvrage, je me pose juste la question de sa réception par des enfants… Il est vrai que je ne suis pas aussi enthousiaste que le reste de la blogosphère, je dirais même que j'ai été déçue. Je vous conseille donc d'aller consulter les autres avis référencés plus bas pour avoir d'autres points de vue.
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critiques presse (1)
Ricochet   16 janvier 2012
Un petit roman immoral et jubilatoire ! Bertrand Santini aime les mots qu’il fait merveilleusement chanter et rimer. Son texte, non loin de la prose poétique, est aussi croustillant que les os d’un enfant de cœur et aussi savoureux que des « mioches en brioche » sous les crocs d’un Yark affamé…
Lire la critique sur le site : Ricochet
Citations et extraits (22) Voir plus Ajouter une citation
kanarmorkanarmor   12 mai 2014
- Alors, voyons ! triomphe Charlotte. Par quoi vais-je commencer ? Dire des gros mots, faire pipi par terre ou zigouiller mes poupées ?
- Non ! Pitié ! supplie le Monstre à genoux. J'ai si faim ! Ne te rends pas immangeable !
Charlotte referme le livre avec un air déterminé.
- Je vais commencer par les gros mots !
- T'es trop une chochotte ! Tu n'y arriveras pas ! rugit le Monstre hors de lui.
- Pipi ! Caca ! Zizette ! braille la fillette en guise de démenti.
- Mon repas est foutu ! suffoque le Yark en sanglots.
La fillette hilare bondit sur une table pour entonner ce refrain lamentable :
- Quand ma mamie pète / Son dentier fait des castagnettes !
- Toute cette bonne nourriture gâchée ! gémit le Monstre éplorée.
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SioSio   14 juin 2013
Les menteurs lui donnent mal au coeur, les sauvageons des boutons et les chenapans lui gâtent les dents. Quant aux petits sadiques, ils lui refilent la colique.
Déplorable faiblesse digestive !
Le Yark aurait cent fois préféré se régaler de sauvages et de méchants, comme les chèvres qui tout en se nourrissant débarrassent le monde des orties, des mauvaises herbes et du chiendent.
Mais les bons sentiments n'ont jamais nourri personne. Et surtout pas les Monstres.
La Nature, qui ne connaît pas de morale, se fiche malheureusement de ce qui est bien et de ce qui est mal.
Et, depuis la nuit des temps, force est de constater que ce sont toujours les plus gentils qui se font bouffer en premier.
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AsilAsil   12 novembre 2011
King kong avait le coeur sensible, Dracula redoutait le soleil, le Colosse avait des pieds d'argile... Le Yark, lui, a l'estomac fragile.
Son estomac ne tolère que la chair d'enfants sages, un peu comme les vieux, qui avec l'âge, ne digèrent plus que le potage.
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VanessaVVanessaV   20 mai 2012
- D'ordinaire, les humains me trouvent repoussant, chuchote le Monstre.
- Les humains n'ont pas beaucoup d'imagination. Ils ne voient la beauté que dans ce qui leur ressemble.
- Mais tu es humaine, toi! s'exclame le Yark.
- Oui! Et puisque je te trouve beau, c'est la preuve qu'on se ressemble!
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esopeesope   28 octobre 2011
"s'ils ne faisaient pas d'excellents ragoûts, les enfants ne serviraient à rien du tout."
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