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EAN : 9782266330480
352 pages
Pocket (17/05/2023)
4.08/5   93 notes
Résumé :
Pour son cinquième opus, le Dr Sapanet revient sur une trentaine d’affaires criminelles passées sous son bistouri. Fusil de chasse, couteau de cuisine, sabre japonais, strangulation, chaque méthode a laissé sur les corps des victimes une signature que l’autopsie se fait fort d’authentifier.

Parmi ces affaires, l’histoire du petit Nino, 9 mois. Sans la perspicacité de son équipe, ce dernier aurait rejoint la liste des bébés victimes de la « mort subite... >Voir plus
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La vie de médecin légiste, acte 5.

Voici le cinquième volume des Chroniques d'un médecin légiste.

J'ai beaucoup aimé les tomes précédent des Chroniques d'un médecin légiste. Ainsi lorsque j'ai appris la sortie de ce cinquième volume, je me suis empressée d'aller l'acheter.

J'ai à nouveau pris un immense plaisir à lire les anecdotes de Michel Sapanet. Outre les habituelles séances de dissections et expertises devant les tribunaux, le Covid-19 s'invite dans les protocoles, et l'imagerie médicale permet désormais d'entrevoir un avenir avec moins d'autopsies.

J'ajoute une petite réserve qui n'en est vraiment pas une, j'ai senti quelques petites répétitions dans les histoires, mais cela n'est pas surprenant pour un tome 5. Tout le reste est toujours aussi plaisant à lire avec les pointes d'humour de l'auteur.

En conclusion, j'ai de nouveau passé un très bon moment de lecture.
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N°1709– Janvier 2023

Autopsies – Michel Sapanet - Plon.

Sous ce titre peu engageant, le docteur Sapanet énumère les affaires où la perspicacité du médecin légiste a permis de requalifier un accident en meurtre ou inversement. Son travail est donc essentiel puisqu'il concourt à la manifestation de la vérité et donc à une meilleure justice. Il doit procéder aux premières constations qui éventuellement mettront en route la machine judiciaire, faire parler les plus petits indices et les corps désormais sans vie, déterminer l'heure de la mort, ce qui n'est pas aisé, analyser le sang et les traces d'ADN … de tout cela dépendent l'efficacité de l'enquête, la pertinence des investigations des policiers et contribue à forger « l'intime conviction » des jurés d'assises si toutefois la mort qu'il vient de constater est assez suspecte et inexpliquée pour faire naître un « obstacle médico-légal » au permis d'inhumer. 

L'autopsie est une violence faite au corps même si elle est effectuée post mortem et l'auteur considère que les cadavres qu'il doit faire parler dans le silence de l'institut médico-légal sont aussi ses « patients » dans la mesure où, peu de temps avant de se trouver sur cette table de dissection, ils étaient des êtres qui vivaient et aimaient. Au moins ces derniers ne se plaindront pas comme c'est devenu de plus en plus le cas pour la médecine des vivants et si la pénurie actuelle de médecins se fait sentir, on ne se bouscule pas non plus dans la spécialité de médecine légale. En outre la disponibilité est aussi une caractéristique de la profession puisqu'il faut répondre « aux sollicitations souvent nocturnes des procureurs pour une levée de corps » et que les légistes sont à leurs ordres en ce qui concerne les autopsies. Les praticiens qui sont aussi des experts sont également confrontés dans les prétoires aux magistrats, aux avocats... et à leurs questions. Les jugements et autres arrêts en dépendent.

Le travail du légiste est d'être en quasi permanence confronté à la mort, dans son cas souvent violente. Cela nous rappelle une évidence, non seulement qu'elle est la fin de la vie, que dès lors que nous naissons nous sommes condamnés à mourir mais aussi que notre vie est unique, précaire, fragile et que, contrairement à une idée reçue, nous n'en sommes pas les propriétaires mais les simples usufruitiers, c'est à dire qu'elle peut nous être enlevée sans préavis et dans des circonstances que nous ne pouvons, dans la presque totalité des cas, pas prévoir. Une autre évidence aussi, que l'homme est capable du pire comme du meilleur, mais bien souvent du pire et que ce pire s'exerce fréquemment sur ses proches qu'il est censé aimer et protéger ou sur les plus vulnérables et que sa capacité de nuisance, distribuant autour de lui la souffrance et la mort, est bien supérieure à celle qu'il a de faire le bien. Cela confirme ma certitude que l'espèce humaine n'est pas décidément fréquentable, et nous en faisons tous partie !

Ce sont des chroniques comme l'indique le sous-titre, ce qui donne à penser que le lecteur va être confronté à une froide évocation de la douleur et surtout de la violence qui caractérise l'espèce humaine, Que nenni, cela se lit comme un roman, avec des précisions documentaires très pointues où se révèle le pédagogue, normal, en plus d'être médecin légiste il est aussi maître de conférence à la faculté de médecine de Poitiers. Cela nous rappelle que la belle région Poitou-Charente, caractérisée entre autre par son art de vivre, n'est pas épargnée par le crime (pourquoi le serait-elle ?) . Il raconte avec talent des histoires où il est intervenu et y ajoute des remarques pertinentes, quelques pointes d'humour et, c'est original, des recettes de cuisine. C'est même plein de renseignements pour qui se pique d'écrire des romans policiers ou a des velléités de se débarrasser de son prochain en évitant les tribunaux. Oui mais voilà, le légiste veille et chaque détail compte, même si l'autopsie n'est pas, souvent pour des raisons budgétaires, un point de passage obligé. Quand il subsiste un doute, il met un point d'honneur à prononcer pour lui-même et pour les enquêteurs la traditionnelle phrase : « L'autopsie le dira ! » car il y a toujours une explication, même si elle est inattendue et il ne faut jamais s'en tenir aux évidences.
Pour autant l'auteur note que l'imagerie médicale faisant d'énormes progrès, l'autopsie virtuelle( la virtopsie) qui n'en est qu'à ses débuts pourra à terme prendre le pas sur l'ouverture d'un corps dans la mesure où elle n'est pas destructrice.

Le docteur Sapanet réussit à transformer ce qui au départ pouvait être rébarbatif compte tenu du sujet, en un agréable moment. J'ai appris beaucoup de choses intéressantes dans cet ouvrage, c'est bien écrit et j'ai même beaucoup souri lors de ma lecture.


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Je ne connaissais pas le docteur Sapanet, qui n'en est pas à son galop d'essai puisque c'est son 5e ouvrage de témoignage sur son métier de médecin légiste, rôle dont il aura visiblement été le pionnier au niveau de la région Poitou-Charente quand il prendra sa retraite.
C'est écrit agréablement et dans un langage accessible à tous, c'est intéressant, c'est varié (les chapitres n'ayant aucun rapport entre eux, ils peuvent se picorer au hasard d'un quart d'heure disponible pour lire), et comme de juste, ça tord le cou à pas mal d'idées reçues issues notamment des (très) nombreuses séries télé policières.
Outre les détails techniques qui sont enrichissants pour quiconque s'intéresse un peu au sujet, et même si dans certains cas il faut avoir le coeur bien accroché face au sordide (heureusement qu'il n'y a pas de photo, le texte est déjà assez évocateur), l'intérêt de ce livre est que ces tranches de mort appellent aussi des tranches de vie, car bien évidemment, pour comprendre comment ce cadavre en est arrivé là, sur sa table d'autopsie, le médecin doit s'intéresser à ce qui constituait la vie de cette personne, pour aboutir au final à un récit terriblement humain.
Petit bémol pour le chapitre sur le covid 19, très factuel et bien moins intéressant que le reste, et pour les tentatives d'humour de l'auteur qui, assez souvent, tombent à plat.
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Quel bouquin ! Un vrai régal !! J'apprécie les thrillers se déroulant dans le monde médical ou scientifique, les scènes d'autopsies me font kiffer, donc, vous pensez bien que je ne pouvais pas passer à côté de cet ouvrage. Bien m'en a pris.

Michel Sapanet est médecin légiste depuis plus de 35 ans et il nous ouvre les portes de l'Institut Médico Légal où il travaille. le lecteur va partager son quotidien. le récit est composé de plusieurs chapitres/chroniques relatant chacun une affaire différente.

Rassurez-vous, il n'y a pas que des scènes d'autopsies. Si, il y en a une, géniale, détaillant la procédure point par point avec moult détails techniques. Je l'ai lu avec avidité, devant mon petit déjeuner, et j'ai failli prendre des notes. Ce n'est qu'après coup que je me suis aperçue que lire cela tout en mangeant ne m'avait pas gênée….C'est normal docteur ?

Bref. Ce fameux chapitre où les tripailles sont à l'air est « Servie sur canapé » et est la première chronique après le prologue, de quoi entrer directement dans le vif du sujet.

Cet ouvrage est passionnant car il balaye toutes les thématiques présentes dans la médecin légale. Nous suivons Michel sur les premières constatations d'une scène de crime, au tribunal pour apporter ses conclusions, ses rapports avec les différents acteurs de l'enquête (police scientifique, procureur, préfet). le légiste a un rôle essentiel dans la procédure, il est le pilier sur lequel tout le monde se repose, et cela, on n'en a pas toujours conscience.

Il nous explique les différents moyens et procédés dont il dispose pour faire la lumière sur une mort suspecte. La virtopsie est l'avenir de la discipline. En effet, l'autopsie peut débuter par un scanner ou une IRM, permettant de reconstituer le trajet d'une balle, ou de visualiser les blessures par arme blanche ou les traumatismes provoqués par une strangulation. Qui a dit que les morts n'avaient rien à dire ? Il suffit de savoir décrypter les indices qu'ils nous laissent.

Michel utilise des termes simples, le lecteur n'est pas noyé dans les techniques, c'est tout à fait abordable aux novices. Il réussi, grâce à l'humour, a aider le lecteur à garder une bonne distance. J'ai aimé les titres des chroniques, surtout « Parricide la sortie ».

« -Non, pas de ketchup. Il n'a pas la même viscosité que le sang, cela ne va pas s'étaler pareil, vos résultats ne voudront strictement rien dire. Trouvez du sang.

-Il y a bien mon oncle qui fait du boudin, mais il va râler si je le prive de sa matière première. »

A travers ces chroniques, on sent toute la passion qui l'habite pour son métier. Et cela est indispensable, je pense. Car c'est un métier qui est loin d'être facile, vous en conviendrez.

Un ouvrage que je vous conseille, attention toutefois aux âmes sensibles, je pense que certaines scènes peuvent perturber.

« Si la mort a eu lieu entre le repas et le départ de Paul, l'autopsie doit retrouver l'essentiel des aliments encore peu digérés. Or le légiste qui a examiné le contenu gastrique a noté la présence d'une petite quantité de liquide brun, épais, contenant des particules non digérées de peau de tomate. Plus de traces du salami ni du fromage. Vu l'horaire du repas, le décès a eu lieu bien après le départ de Paul. Et pour une fois, le dernier repas a servi à quelque chose. »

#autopsieschroniquesdunmédecinlégiste #MichelSapanet #Plon
Lien : https://soniaboulimiquedesli..
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Un univers que j'adore, allez savoir pourquoi, j'aime le milieu médical, j'aime faire des pansements ou des piqûres, enlever des points, etc., le tout sans avoir de diplôme, c'est des choses apprises sur le tas comme l'on dit avec l'aval de mon médecin traitant.

Alors un livre parlant d'autopsies, waouh pour moi qui adore les séries sections de recherches et compagnies, je me suis dit il me faut lire cela !

Hé par chance, mon partenaire les éditions Plon, m'ont envoyé l'ouvrage pour que je vous en parle, pour moi c'est un grand bonheur. Voilà pour la petite histoire qui me fait en arriver là, à vous donner mon avis.

Alors cet ouvrage est composé de plusieurs histoires où le médecin légiste doit affirmer où infirmer les propos des enquêteurs, et surtout faire parler les corps.

Par chance depuis plusieurs années, les autopsies commencent par un scanner qui permet de révéler une partie des séquelles qu'a subie le corps.

Je vais vous dire que certaines scènes sont particulièrement atroces, pour tout vous dire, un beau dimanche j'ai pris mon livre chez mes beaux parents pour lire un peu, et après le bon repas de ma belle mère, j'ai commencer ma lecture, je crois que le timing n'était pas bon, car j'ai eu des hauts le coeur. Alors bon c'est un très bon livre, mais faites attention, je vous déconseille de le lire après un bon repas.

Les autopsies sont faites en fonction de ce que le légiste à constater lors de la lever de corps, les échanges avec les enquêteurs et les personnes présente avant le décès de la personne et pour finir les différentes lésions. Je trouve ce livre très bien abouti, on a plusieurs enquêtes et toutes sont différentes, mais toutes plus intéressantes les unes que les autres, il arrive même que l'auteur nous retrace des parties de procès et je vais vous parler en connaissance de cause, un procès aux assises est toujours très délicat pour les gens dans le public et encore plus pour la famille.

Bravo à l'auteur qui a su nous emmener au plus proche des personnes décédées, que ce soit de par leurs histoires ou de par leur mort.

Je ne peux que conseiller ce livre aux gens qui sont curieux de nature ou qui comme moi aime les enquêtes criminelles.
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
Comme son compagnon d'infortune de la première fosse, le cadavre est ensuite emasculé avant d'être démembré et enseveli.
Du beau travail, je suis admiratif devant la qualité des découpes.
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-Non, pas de ketchup. Il n’a pas la même viscosité que le sang, cela ne va pas s’étaler pareil, vos résultats ne voudront strictement rien dire. Trouvez du sang.

-Il y a bien mon oncle qui fait du boudin, mais il va râler si je le prive de sa matière première.
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Si la mort a eu lieu entre le repas et le départ de Paul, l’autopsie doit retrouver l’essentiel des aliments encore peu digérés. Or le légiste qui a examiné le contenu gastrique a noté la présence d’une petite quantité de liquide brun, épais, contenant des particules non digérées de peau de tomate. Plus de traces du salami ni du fromage. Vu l’horaire du repas, le décès a eu lieu bien après le départ de Paul. Et pour une fois, le dernier repas a servi à quelque chose.
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