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Andrzej Sapkowski (Copiste)Caroline Raszka-Dewez (Traducteur)
EAN : 9782352942849
384 pages
Éditeur : Bragelonne (24/04/2009)

Note moyenne : 3.71/5 (sur 54 notes)
Résumé :
L’heure n’est plus à l’entente cordiale entre les rois et les magiciens. Dans le pays du sorceleur, quelque chose se trame, qui va tourner au drame. La jeune Ciri, élevée pour devenir sorceleuse, se retrouve au cœur des rivalités.
Qu’attend-on d’elle ? Quelle est sa destinée ? L’assemblée générale des magiciens dévoilera les intrigues et révélera les traîtres. Qu’adviendra-t-il de Ciri, objet de toutes les convoitises ? Geralt de Riv, désormais lié à cette en... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
florencem
  06 juin 2020
Je vous avoue que je ne sais pas comment commencer cette chronique. Malgré quelques longueurs, j'avais bien accroché Au sang des elfes, l'histoire en elle-même étant riche et complexe, avec des personnages principaux que j'avais tout de suite trouvé intéressants. Mais là… le temps du mépris… Difficile à digérer et cela pour plusieurs raisons.
Je réitère le fait que le sorceleur est une histoire qui a un gros potentiel avec un univers détaillé, recherché, dont on sent que l'auteur maîtrise sa complexité. J'aime toujours autant Geralt, Yennefer, Jaskier et Ciri, bien que cette dernière agisse encore comme une enfant de cinq ans capricieuse. le noyau de l'intrigue arrive toujours à m'intriguer et j'ai envie de savoir ce qu'il va se passer. C'est techniquement, ce qui va me pousser à lire le troisième tome, qui sera peut-être le dernier si les choses ne s'arrangent pas, par contre. Parce que…
Petit 1 : j'ai eu l'impression de ne voir nos personnages principaux que dix minutes. Il y a trop de personnages, dont certains qu'on ne voit que deux secondes, avec des noms dont ne peut pas se souvenir, ni d'où ils viennent, ce qu'ils sont et pourquoi ils accaparent autant l'histoire.
Petit 2 : Geralt devient un homme transit d'amour, qui se laisse balloter au gré des intrigues. Ciri fait n'importe quoi. Yennefer, c'est à peine si on comprend quelles sont ses intentions. Mais pourquoi rendre ses personnages principaux si inconsistants, nom d'un crogneugneu !
Petit 3 : des combats opposants deux personnages plus que secondaires qui durent cinq pages : non. Des personnages qui se disputent pendant trois pages sur une question stupide : non. Des délires politiques qui durent des pages et des pages alors qu'on arrive pas à savoir de qui on parle ni où est située telle région et encore moins s'ils sont alliés ou ennemis : NON ! Il faut arrêter avec les lourdeurs et les passages totalement inutiles qui nous perdent mais alors complètement. Ciri passe un chapitre (et il n'y en a que cinq en tout) dans le désert à errer ‼
Petit 4 : le sexisme… Vous êtes gai : vous avez forcément le look d'un homme, sans aucune féminité. Vous êtes une femme forte avec des pouvoirs et des convictions : vous êtes une salope (ah non, là on ne mâche plus ses mots) qui en plus va une fois sur deux être nymphomane. Les sorcières qui sont la plus grande représentation féminine du roman en prennent pour leurs grades, c'est peu dire. Et attention, qu'on ne me dise pas que le fait qu'elles se promènent à moitié nue, ou que la nudité ne les gêne pas est la preuve que ce sont des femmes émancipées, fière de ce qu'elles sont. Cela pourrait être le cas, mais là, on voit clairement que c'est soit pour aguicher, soit pour montrer à ses soeurs que oui, c'est moi qui est le corps le plus somptueux. Et on n'oublie pas ses messieurs qui pour la plupart ne voient dans les femmes que des choses à plaisir.
Petit 5 : le viol… ah oui, ce viol qui est si « normal » après tout. Une chose banale et banalisée qui est indispensable, n'est-ce pas ? Et puis, il n'y a aucun autre moyen que d'utiliser cet acte barbare pour arriver au même résultat. Non, bien sûr que non… Je ne vais pas spoiler, je pense, mais ne lisez pas si vous ne voulez pas en savoir trop. Pour étayer mon propos ironique, parce que la scène se déroule à la fin du tome et qu'elle me reste encore au travers de la gorge : un personnage féminin (bien entendu) se fait donc violer. Mais attendez ! On va plus loin que cela. Donc, un homme tente de violer notre victime. On l'interrompt. Et là, je me suis dit : ouf, en un sens. Mais le type sort que tout va bien, elle dit rien la victime. Oui, bon, elle est juste tétaniser par la peur, c'est pas grave ça, vu qu'elle dit rien et qu'elle ne se débat pas, c'est du consentement... Sa « sauveuse » la console. Et là, tenez vous bien, la viole. Comme ça. Vous avez envie de vomir ? Attendez. Notre victime, en une nuit, se met à avoir des sentiments amoureux pour son bourreau. Tout à fait normal… Elle va quand même aller se baigner et essayer de faire partir quelque chose de son corps qui la dégoûte mais dont elle n'arrive pas à mettre le mot dessus. Et puis, après tout, maintenant au moins, elle ne se sent plus seule. Là, je hurle intérieurement. Parce que l'auteur avait le choix de ne pas faire cela. Sa sauveuse aurait pu la sauver. Un sentiment amoureux aurait pu se créer de manière tout à fait naturel. La victime aurait pu choisir ainsi de rester pour une raison saine. Mais non…
Je ne pensais pas en écrire autant, mais voilà. Je suis au final assez en colère contre ce second tome qui soulève pas mal de choses que je trouve de plus en plus écoeurantes. Je vous invite d'ailleurs à lire cet article avec bienveillance : https://planetediversite.fr/2020/04/08/le-prieure-de-loranger-ou-pourquoi-je-ne-lirai-plus-la-fantasy-comme-avant-aka-le-sexisme-en-fantasy/
Je suis aussi grandement déçue de voir une histoire avec autant de potentiel se désagréger… Parce que je comprends aussi pourquoi cette saga enchante autant de lecteurs, et je suis consciente que mes points 4 et 5 sont des choses qui pour certains n'auront pas autant d'impact, car au final, ils ne concernent que de courts moments du roman. Le temps du mépris n'a donc pas été une lecture qui m'aura ravie. Je vais, comme je l'ai dit, lire le prochain, dans l'espoir de voir les choses s'arranger, mais je crains qu'il ne soit le dernier.
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Witchblade
  20 mars 2020
Suite de notre lecture commune avec Tinaju pour qui je l'ai pioché pour le mois de Mars.
Deux mois se sont écoulés depuis la lecture du premier tome et le démarrage a été un peu calamiteux car on débute avec un nouveau personnage. Mais on alterne vite avec notre ami le sorceleur. du coup, les pages se remettent à défiler assez vite, on a toujours hâte d'en savoir plus sur les aventures qui attendent nos trois amis au milieu des Scoia'tael et des intrigues politiques entre les 5 Royaumes. le chapitre qui m'a le plus amusé dans ce « temps du mépris » est le numéro 3 avec le banquet des magiciennes et des sorciers. Les habits de ces dames ont été décrits avec un grand soin pour le plus grand désarroi de notre ami sorceleur. Il y a quand même peu de descriptions et beaucoup de dialogues, les pages défilent encore plus vite… Les intrigues se multiplient dans ce tome, même les magiciens ont leur part de violence. de toute façon, on peut facilement résumer cette série en trois mots : sexe, combats et intrigues. Où notre sorceleur mène sa barque sans se préoccuper de ce qui se passe tout autour et en essayant de limiter les dégâts pour Ciri et Yennefer. Mais rien n'est simple ni ce qu'il paraît… Contrairement au tome précédent, l'histoire alterne entre passé et présent, et nous avons également Jaskier comme nouveau narrateur. Il nous permet d'en apprendre plus sur les guerres en cours faisant suite aux différentes intrigues politiques et magiques. Ce tome est quand même plus remuant que le précédent, il a d'ailleurs été lu beaucoup plus vite, surtout quand les 100 premières pages ont été dépassées. C'est pourtant de la dark fantasy, je n'en suis pas toujours très fan et tout en connaissant l'univers par le biais du jeu (fait par mon compagnon), j'ai apprécié l'histoire sans doute grâce à Ciri et à l'intrigue formée autour d'elle. On ne suit pas uniquement le sorceleur ni la magicienne Yennefer, et tant mieux je pense. J'apprécie vraiment Ciri, elle grandit à vue d'oeil et grâce à de nombreuses épreuves qui en auraient rendues plus d'un fou. Elle a un sacré caractère, une volonté de fer et des ressources insoupçonnées.
Comme vous l'aurez compris, ce second tome est une excellente suite où ça bouge enfin et il me tarde d'en savoir plus sur Ciri et son avenir dans ce monde. Il est dommage que ma co-lectrice n'ait pas adhéré à cet univers, j'en continuerai donc la lecture toute seule. Si vous êtes amateurs de dark fantasy (sans forcément connaître l'univers du jeu), je vous conseille très fortement de découvrir cette série. Pour ma part, j'espère pouvoir continuer sur ma lancée incessamment sous peu et lire toute la série dans l'année.
Sur ce, bonnes lectures à vous :-)
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YOLB
  13 août 2019
On rentre dans le vif du sujet avec ce tome !
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
florencemflorencem   05 juin 2020
Toi, tu es un sorceleur anachronique, et moi un sorceleur moderne qui suit l’air du temps. Voilà pourquoi tu te retrouveras bientôt au chômage, tandis que moi j’irai en prospérant. Les stryges, les wyverns, les endriagues et les loups-garous disparaîtront bientôt. Mais des salopards, il y en aura toujours.
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tgranductgranduc   27 octobre 2012
^"Pour bien gagner sa vie, avait coutume de rabâcher Aplegatt aux jeunes cadets dont il avait la charge, un courrier à cheval doit posséder deux choses : une tête en or et des fesses en acier.
Une tête en or est indispensable, expliquait Aplegatt à ses apprentis courriers, car, sous son habit, dans sa fine besace en cuir ceinte à même la poitrine, le courrier transporte uniquement des informations de moindre importance, de celles que l'on peut sans crainte confier à la perfidie d'un papier ou d'un parchemin. Quant aux nouvelles confidentielles, de portée réelle, celles dont dépendent beaucoup de choses, le courrier doit les garder en mémoire pour les répéter à qui de droit. Mot pour mot. Et ces mots ne sont pas toujours faciles. Les formuler se révèle déjà compliqué, alors les retenir... Pour y parvenir, pour ne pas commettre d'erreur en les rapportant, il faut avoir une sacrée tête en or.
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RuniRuni   21 octobre 2019
Une escarcelle de brillants de plusieurs onces placée dans la poche a une valeur de quelque cinquante grivnas ; or une telle somme en monnaie pèse vingt-cinq livres et, pour la contenir, il faut plutôt un grand sac. Avec une escarcelle dans la poche, on se sauve bien plus vite qu’avec un sac sur l’épaule. Et on a les deux mains libres, ce qui n’est, pas sans importance. D’une main, on peut tenir sa femme, et de l’autre, si la nécessité s’en fait sentir, envoyer bouler quelqu’un.
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