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La saga du Sorceleur tome 2 sur 6

Andrzej Sapkowski (Copiste)Caroline Raszka-Dewez (Traducteur)
EAN : 9782352942849
384 pages
Bragelonne (24/04/2009)
3.93/5   105 notes
Résumé :
L’heure n’est plus à l’entente cordiale entre les rois et les magiciens. Dans le pays du sorceleur, quelque chose se trame, qui va tourner au drame. La jeune Ciri, élevée pour devenir sorceleuse, se retrouve au cœur des rivalités.
Qu’attend-on d’elle ? Quelle est sa destinée ? L’assemblée générale des magiciens dévoilera les intrigues et révélera les traîtres. Qu’adviendra-t-il de Ciri, objet de toutes les convoitises ? Geralt de Riv, désormais lié à cette en... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Je vous avoue que je ne sais pas comment commencer cette chronique. Malgré quelques longueurs, j'avais bien accroché Au sang des elfes, l'histoire en elle-même étant riche et complexe, avec des personnages principaux que j'avais tout de suite trouvé intéressants. Mais là… le temps du mépris… Difficile à digérer et cela pour plusieurs raisons.

Je réitère le fait que le sorceleur est une histoire qui a un gros potentiel avec un univers détaillé, recherché, dont on sent que l'auteur maîtrise sa complexité. J'aime toujours autant Geralt, Yennefer, Jaskier et Ciri, bien que cette dernière agisse encore comme une enfant de cinq ans capricieuse. le noyau de l'intrigue arrive toujours à m'intriguer et j'ai envie de savoir ce qu'il va se passer. C'est techniquement, ce qui va me pousser à lire le troisième tome, qui sera peut-être le dernier si les choses ne s'arrangent pas, par contre. Parce que…

Petit 1 : j'ai eu l'impression de ne voir nos personnages principaux que dix minutes. Il y a trop de personnages, dont certains qu'on ne voit que deux secondes, avec des noms dont ne peut pas se souvenir, ni d'où ils viennent, ce qu'ils sont et pourquoi ils accaparent autant l'histoire.

Petit 2 : Geralt devient un homme transit d'amour, qui se laisse balloter au gré des intrigues. Ciri fait n'importe quoi. Yennefer, c'est à peine si on comprend quelles sont ses intentions. Mais pourquoi rendre ses personnages principaux si inconsistants, nom d'un crogneugneu !

Petit 3 : des combats opposants deux personnages plus que secondaires qui durent cinq pages : non. Des personnages qui se disputent pendant trois pages sur une question stupide : non. Des délires politiques qui durent des pages et des pages alors qu'on arrive pas à savoir de qui on parle ni où est située telle région et encore moins s'ils sont alliés ou ennemis : NON ! Il faut arrêter avec les lourdeurs et les passages totalement inutiles qui nous perdent mais alors complètement. Ciri passe un chapitre (et il n'y en a que cinq en tout) dans le désert à errer ‼

Petit 4 : le sexisme… Vous êtes gai : vous avez forcément le look d'un homme, sans aucune féminité. Vous êtes une femme forte avec des pouvoirs et des convictions : vous êtes une salope (ah non, là on ne mâche plus ses mots) qui en plus va une fois sur deux être nymphomane. Les sorcières qui sont la plus grande représentation féminine du roman en prennent pour leurs grades, c'est peu dire. Et attention, qu'on ne me dise pas que le fait qu'elles se promènent à moitié nue, ou que la nudité ne les gêne pas est la preuve que ce sont des femmes émancipées, fière de ce qu'elles sont. Cela pourrait être le cas, mais là, on voit clairement que c'est soit pour aguicher, soit pour montrer à ses soeurs que oui, c'est moi qui est le corps le plus somptueux. Et on n'oublie pas ses messieurs qui pour la plupart ne voient dans les femmes que des choses à plaisir.

Petit 5 : le viol… ah oui, ce viol qui est si « normal » après tout. Une chose banale et banalisée qui est indispensable, n'est-ce pas ? Et puis, il n'y a aucun autre moyen que d'utiliser cet acte barbare pour arriver au même résultat. Non, bien sûr que non… Je ne vais pas spoiler, je pense, mais ne lisez pas si vous ne voulez pas en savoir trop. Pour étayer mon propos ironique, parce que la scène se déroule à la fin du tome et qu'elle me reste encore au travers de la gorge : un personnage féminin (bien entendu) se fait donc violer. Mais attendez ! On va plus loin que cela. Donc, un homme tente de violer notre victime. On l'interrompt. Et là, je me suis dit : ouf, en un sens. Mais le type sort que tout va bien, elle dit rien la victime. Oui, bon, elle est juste tétaniser par la peur, c'est pas grave ça, vu qu'elle dit rien et qu'elle ne se débat pas, c'est du consentement... Sa « sauveuse » la console. Et là, tenez vous bien, la viole. Comme ça. Vous avez envie de vomir ? Attendez. Notre victime, en une nuit, se met à avoir des sentiments amoureux pour son bourreau. Tout à fait normal… Elle va quand même aller se baigner et essayer de faire partir quelque chose de son corps qui la dégoûte mais dont elle n'arrive pas à mettre le mot dessus. Et puis, après tout, maintenant au moins, elle ne se sent plus seule. Là, je hurle intérieurement. Parce que l'auteur avait le choix de ne pas faire cela. Sa sauveuse aurait pu la sauver. Un sentiment amoureux aurait pu se créer de manière tout à fait naturel. La victime aurait pu choisir ainsi de rester pour une raison saine. Mais non…

Je ne pensais pas en écrire autant, mais voilà. Je suis au final assez en colère contre ce second tome qui soulève pas mal de choses que je trouve de plus en plus écoeurantes. Je vous invite d'ailleurs à lire cet article avec bienveillance : https://planetediversite.fr/2020/04/08/le-prieure-de-loranger-ou-pourquoi-je-ne-lirai-plus-la-fantasy-comme-avant-aka-le-sexisme-en-fantasy/

Je suis aussi grandement déçue de voir une histoire avec autant de potentiel se désagréger… Parce que je comprends aussi pourquoi cette saga enchante autant de lecteurs, et je suis consciente que mes points 4 et 5 sont des choses qui pour certains n'auront pas autant d'impact, car au final, ils ne concernent que de courts moments du roman. Le temps du mépris n'a donc pas été une lecture qui m'aura ravie. Je vais, comme je l'ai dit, lire le prochain, dans l'espoir de voir les choses s'arranger, mais je crains qu'il ne soit le dernier.
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Suite de notre lecture commune avec Tinaju pour qui je l'ai pioché pour le mois de Mars.

Deux mois se sont écoulés depuis la lecture du premier tome et le démarrage a été un peu calamiteux car on débute avec un nouveau personnage. Mais on alterne vite avec notre ami le sorceleur. du coup, les pages se remettent à défiler assez vite, on a toujours hâte d'en savoir plus sur les aventures qui attendent nos trois amis au milieu des Scoia'tael et des intrigues politiques entre les 5 Royaumes. le chapitre qui m'a le plus amusé dans ce « temps du mépris » est le numéro 3 avec le banquet des magiciennes et des sorciers. Les habits de ces dames ont été décrits avec un grand soin pour le plus grand désarroi de notre ami sorceleur. Il y a quand même peu de descriptions et beaucoup de dialogues, les pages défilent encore plus vite… Les intrigues se multiplient dans ce tome, même les magiciens ont leur part de violence. de toute façon, on peut facilement résumer cette série en trois mots : sexe, combats et intrigues. Où notre sorceleur mène sa barque sans se préoccuper de ce qui se passe tout autour et en essayant de limiter les dégâts pour Ciri et Yennefer. Mais rien n'est simple ni ce qu'il paraît… Contrairement au tome précédent, l'histoire alterne entre passé et présent, et nous avons également Jaskier comme nouveau narrateur. Il nous permet d'en apprendre plus sur les guerres en cours faisant suite aux différentes intrigues politiques et magiques. Ce tome est quand même plus remuant que le précédent, il a d'ailleurs été lu beaucoup plus vite, surtout quand les 100 premières pages ont été dépassées. C'est pourtant de la dark fantasy, je n'en suis pas toujours très fan et tout en connaissant l'univers par le biais du jeu (fait par mon compagnon), j'ai apprécié l'histoire sans doute grâce à Ciri et à l'intrigue formée autour d'elle. On ne suit pas uniquement le sorceleur ni la magicienne Yennefer, et tant mieux je pense. J'apprécie vraiment Ciri, elle grandit à vue d'oeil et grâce à de nombreuses épreuves qui en auraient rendues plus d'un fou. Elle a un sacré caractère, une volonté de fer et des ressources insoupçonnées.

Comme vous l'aurez compris, ce second tome est une excellente suite où ça bouge enfin et il me tarde d'en savoir plus sur Ciri et son avenir dans ce monde. Il est dommage que ma co-lectrice n'ait pas adhéré à cet univers, j'en continuerai donc la lecture toute seule. Si vous êtes amateurs de dark fantasy (sans forcément connaître l'univers du jeu), je vous conseille très fortement de découvrir cette série. Pour ma part, j'espère pouvoir continuer sur ma lancée incessamment sous peu et lire toute la série dans l'année.

Sur ce, bonnes lectures à vous :-)
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D'emblée, je me suis dit que j'avais bien fait de m'accrocher et d'enchaîner directement après avoir lu le tome 1. Dans ce deuxième volume, on commence à progresser dans l'intrigue à un rythme plus soutenu. Il y a moins de longs passages politiques, les actions s'enchaînent plus rapidement, l'histoire de Ciri, Yennefer et Geralt se précise, même si elle est encore bien nébuleuse et si on sent qu'elle va être de plus en plus complexe. Les jeux d'influence se précisent (ou pas), des personnages se dévoilent (ou pas), les combats s'enchaînent et rien ne va plus pour nos héros.

Andrzej Sapkowski est un véritable conteur, à la manière des troubadours contant une épopée, on se perd parfois dans les méandres de l'histoire, on perd des personnages de vue pour les retrouver plus loin ou des personnages sans importance font leur apparition un bref instant pour disparaître purement et simplement, on pourrait croire qu'ils sont insignifiants mais ils jouent un rôle, même infime, dans la vie des personnages principaux ou dans le contexte de l'histoire. J'apprécie vraiment d'être ballotée de cette manière au gré des envies du conteur !

Je ne sais pas où il va nous mener mais, en ce qui me concerne, je ne regrette absolument pas de m'être plongée dans cette saga et je suis curieuse de la poursuivre !
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En résumé : Fantastique. Les aventures du célèbre Géralt de Riv, Sorceleur de son état, qui parcourt les contrées à la recherche de monstres à terrasser et de villageois à sauver. Un tome dans lequel le Sorceleur va chercher des réponses pendant que les magiciens trament la révolution.

En détail :

Ce tome est affiché comme le quatrième dans cette édition, même si les deux premiers étaient des recueils de nouvelles et donc qu'il constitue en fait le deuxième roman de la saga. Oui oui, cela a son importance pour ne pas se tromper dans l'ordre de lecture.

Le récit se déroule sur deux plans : les aventures des protagonistes, riches en actions et rebondissements et, à plus grande échelle, la guerre entre les humains et les elfes, qui n'avance pas des masses dans ce tome. Cette dissociation des rythmes est bienvenue, les actes des héros font bien sûr avancer, un peu, les rouages de la guerre, mais de manière très mesurée. Contrairement aux récits plus jeunesse, chaque éternuement du héros n'aboutit pas à la résolution de l'intrigue (j'exagère bien sûr !). Cela permet d'avoir une intrigue à plusieurs niveaux et de voir se déclencher certains ressorts de la narration à des moments inattendus. Et cela n'empêche pas les protagonistes de vivre moult aventures, dans leur coin.

L'auteur développe un mode de narration à tiroir dans certaines parties du roman, que j'ai hâte de voir adapté dans la série. Par exemple, quand Jasquier rapporte des faits au Sorceleur, la narration se place du point de vue du personnage au centre de cette action, pour revenir ensuite sur Jasquier discutant avec Geralt, jusqu'à ce qu'une autre anecdote soit racontée.

Le récit comporte beaucoup de nom de lieux et de personnages, certains primordiaux pour la suite, d'autres qui ne seront cités qu'une seule fois. Il peut parfois être compliqué de s'y retrouver et il faut accepter de ne pas tout maîtriser de sa lecture et se laisser porter. Une carte aurait vraiment été la bienvenue (comment ça je me répète ?).

Du même auteur : La trilogie Hussite
Dans le même genre : le seigneur des anneaux, de J.R.R
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Ce tome 2, fidèle au premier, est aussi un recueil de nouvelles. Par contre, celles-ci gardent une certaine continuité, ou du moins, c'est l'impression que j'en ai eu.
On suit encore et toujours Géralt, et heureusement, sinon le livre perdrait son intérêt (c'est faux, il y a un tas de personnages giga intéressants dans cet univers, mais ça s'appellerait plus le Sorceleur) et on en découvre plus sur lui. Pas beaucoup : il reste très mystérieux, mais on apprend quelques bribes d'informations sur son enfance et la transformation en sorceleur (mais vraiment peu, c'est l'affaire d'un paragraphe, et c'est frustrant).
Ce tome 2 introduit aussi de nouveaux lieux et monstres tous très intéressant, mais surtout un contexte géopolitique. On nous parle de batailles, de royaumes en guerre, et d'invasion. Pour la première fois, on ressent une menace qui ne vient pas de gros monstres sanguinolents. 
L'intrigue se concentre aussi sur d'autres personnages : Ciri et Yenefer. Autant la sorcière reste un mystère, comme un mirage qui ne reste que quelques semaines en compagnie de Geralt, autant pour Ciri, j'entrevois le début d'une grande aventure en compagnie de notre Sorceleur préféré. On en découvre plus sur l'une et l'autre, même si je reste sur ma faim au sujet des sorcières : qui sont-elles réellement ? Quelle est leur histoire ? Comment deviennent-elles des sorcières ? C'est triste, mais de ce que j'ai compris, les livres ne l'expliquent que très peu, contrairement a la série.
Et Ciri, et bien, je l'aime beaucoup trop, je pense qu'elle va vite devenir un de mes personnages préférés de la saga.
Si je ne parle pas de Jaskier, c'est parce que je dois l'avouer, je reste totalement hermétique à ce personnage. C'est bête, parce qu'il a un capital sympathie très fort, mais je ne sais pas, il ne m'inspire pas ! xD

La fin, elle, me hype à fond pour le tome 3. J'ai trop hâte de le lire !
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
Toi, tu es un sorceleur anachronique, et moi un sorceleur moderne qui suit l’air du temps. Voilà pourquoi tu te retrouveras bientôt au chômage, tandis que moi j’irai en prospérant. Les stryges, les wyverns, les endriagues et les loups-garous disparaîtront bientôt. Mais des salopards, il y en aura toujours.
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^"Pour bien gagner sa vie, avait coutume de rabâcher Aplegatt aux jeunes cadets dont il avait la charge, un courrier à cheval doit posséder deux choses : une tête en or et des fesses en acier.
Une tête en or est indispensable, expliquait Aplegatt à ses apprentis courriers, car, sous son habit, dans sa fine besace en cuir ceinte à même la poitrine, le courrier transporte uniquement des informations de moindre importance, de celles que l'on peut sans crainte confier à la perfidie d'un papier ou d'un parchemin. Quant aux nouvelles confidentielles, de portée réelle, celles dont dépendent beaucoup de choses, le courrier doit les garder en mémoire pour les répéter à qui de droit. Mot pour mot. Et ces mots ne sont pas toujours faciles. Les formuler se révèle déjà compliqué, alors les retenir... Pour y parvenir, pour ne pas commettre d'erreur en les rapportant, il faut avoir une sacrée tête en or.
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- Qu’est-ce que la mort ? l’interrompit Vilgefortz. Selon toi ?
- La fin.
- La fin de quoi ?
- De l’existence… La philosophie s’est invitée dans la conversation, on dirait !
- La Nature ne connait pas la notion de philosophie, Geralt de Riv. On a coutume d’appeler philosophie les tentatives pitoyables et risibles des hommes pour comprendre la Nature. Les résultats de ces tentatives échappent aussi à la philosophie. C’est comme si une betterave revendiquait les raisons et les conséquences de son existence et donnait au fruit de ses réflexions un titre ronflant comme « Conflit mystérieux et éternel de la Bulbe et de la Fane », et qu’elle considère la pluie comme une force productive insondable. Nous autres, sorciers, ne perdons pas de temps à sonder ce qu’est la Nature. Nous, nous savons ce qu’elle est, parce nous sommes nous-mêmes la Nature. Tu me suis ?
- Je m’y efforce, mais parle plus lentement, s’il te plait. Tu t’adresses à une betterave. (p.134)
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Une escarcelle de brillants de plusieurs onces placée dans la poche a une valeur de quelque cinquante grivnas ; or une telle somme en monnaie pèse vingt-cinq livres et, pour la contenir, il faut plutôt un grand sac. Avec une escarcelle dans la poche, on se sauve bien plus vite qu’avec un sac sur l’épaule. Et on a les deux mains libres, ce qui n’est, pas sans importance. D’une main, on peut tenir sa femme, et de l’autre, si la nécessité s’en fait sentir, envoyer bouler quelqu’un.
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Tu t’es trompé, sorceleur. Tu as confondu le ciel avec les étoiles qui se reflètent la nuit à la surface de l’étang. (p.189)
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