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ISBN : 9791028102623
Éditeur : Bragelonne (13/11/2019)

Note moyenne : 4.07/5 (sur 96 notes)
Résumé :
Tandis que Yennefer est retenue prisonnière et que Geralt passe l’hiver en compagnie de la magicienne Fringilla aux charmants artifices, Ciri est projetée dans un monde parallèle en pénétrant dans la tour de l’Hirondelle. Désormais sous la coupe de l’elfe Avallac’h, elle ne peut espérer la liberté que si elle accepte de porter l’enfant du roi des Aulnes.
La jeune fille parviendra-t-elle à s’enfuir pour voler au secours de ses amis ?
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
Tatooa
  02 août 2019
Semi-déception pour cette fin de saga, dont je ne peux pas dire que ce soit une surprise, tant on y est préparé dans les tomes précédents. En fait, rien ne finit, sauf l'histoire avec Vilgefortz.
Les deux tiers du roman sont une suite de sauts spatio-temporels de Ciri, qui, n'ont aucun autre but que de rallonger le récit de façon superficielle et totalement inutile, entrecoupés de scènes tout aussi inutiles avec Geralt et ses compagnons à Toussaint.
Moult répétitions ajoutent à l'impression de remplissage de pages vain.
Dans le dernier tiers, la multiplicité d'intrigues géo-politiques aboutit à de simples négociations commerciales qui m'ont gavée. La grande destinée de Ciri et Geralt ne s'avère pas si grande que cela, et je me demande encore en quoi la destinée de l'un et de l'autre est si "prophétique", en quoi Ciri amène la fin d'un monde et le début d'un nouveau, en quoi son pouvoir est-il si important, vu qu'elle s'en sert "pour rien", sauf à la toute fin...
Certes il y a une belle bataille finale contre les gros vilains, avec plein de morts, c'est à la mode, mais en quoi ça clôt l'histoire de Ciri et Geralt ? En rien...
On a ensuite une intervention des magiciennes totalement inutile, et elles apparaissent en plus comme des harpies désagréables. A part Yennefer (et encore...), toutes les femmes sont assez nazes dans cette série, même Ciri, considérée comme une poule pondeuse par tout le monde et qui finit elle-même par y adhérer, si j'ai bien compris. A croire que l'auteur a un compte à régler avec elles...
L'intervention de la licorne est encore, à mon sens, wtf, comme à chaque fois, et m'a agacée plus qu'autre chose.
Ce qui me plaît tant dans les nouvelles de Sapkowski, le mélange cynique et noir de contes de fée revisités, de mythologies nordiques et de fantasy, m'a pas réussi à me séduire dans la saga. Il y a pour moi quelque chose de dissonant dans tout ça.
L'humour sauve un peu le toutim, heureusement.
Ceci étant dit, il est compréhensible que les jeux aient pu ainsi profiter des ouvertures et indications laissées par l'auteur dans de petits chapitres ou des "entête" de chapitres, avec grand bonheur. le pied pour les gamers, dont je suis, pas mécontente d'en être parce qu'au final, je crois que je préfère leur scénario et développements à celui de la saga, à la fois trop classique, trop confuse et trop superficielle à mon goût... L'auteur promet du grandiose au départ, une prophétie, des destinées entremêlées, au final on a juste des courses-poursuites avec divers méchants plus ou moins méchants dont une seulement trouve un point final, sans que le grandiose n'apparaisse jamais, au milieu d'une guerre-contexte certes bien décrite, mais totalement accessoire dans tout ça.
Du coup, si la série Netflix suit vraiment les bouquins, je me demande ce que ça va bien pouvoir donner...
Bref, moi je finis la saga sur une impression de "Tout ça pour ça, bof...".
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Davalian
  23 septembre 2019
Nous y voilà ! Pour Geralt, Ciri, Yennefer et tous les autres est arrivée l'heure fatidique de la fin de la route. La Dame du lac marque en effet le dénouement de la saga du Sorceleur qui aura beaucoup gagnée en complexité au fil des romans.
Ce septième volume continue sur la lancée : la construction narrative est complexe et l'auteur s'amuse avec les récits enchâssés sans jamais perdre le fil. Cette fois-ci, il y a un élément supplémentaire à prendre en compte : les voyages temporels de Ciri qui offrent de nombreuses opportunités qui sont exploitées afin de tenter de dérouter le lecteur et de l'amener à voyager dans le temps et dans l'espace. le résultat est plutôt réussi.
Il ne s'agit d'ailleurs pas de la seule ficelle utilisée par l'auteur pour frustrer gentiment son public. Attendez-vous à pester plus d'une fois, mais toute cette frustration est bien habilement exploitée… pour notre plus grand plaisir !
Les pérégrinations de Ciri ne durent qu'un temps  puisqu'ensuite nous retrouvons enfin Geralt qui va devoir vivre dans une principauté de conte de fées à Toussaint. Suivront également des batailles, l'achèvement de la quête, plusieurs affrontements, un premier dénouement, puis une séquence post dénouement assez particulière aussi inédite qu'originale.
Même si le roman est long (près de 700 pages au format poche) et un nombre restreint de chapitres, l'ennui n'est jamais au rendez-vous. Outre la fluidité du style,le dynamisme de l'intrigue, la variété des points de vus, l'attachement aux personnages, il faudra également compter avec certains passages humoristiques plutôt bien vus, car franchement détonants.
Quelques déceptions doivent être notées : le devenir de nombreux personnages est laissé en suspens, ce qui est assez regrettable, tandis que pour d'autres, la fin est assez brutale. Bon certes, depuis, d'autres auteurs et réalisateurs nous ont habitués à pire, mais quand même... certains raccourcis ont également été pris ici et là, ce qui est toujours regrettable. Et, il faut bien le reconnaître, quitter tout ce beau monde reste un moment de tristesse…
Même si nous savons que nous n'allons pas forcément apprécier tourner la dernière page, voici un roman qui clôt une saga qui mérite d'être lue, même s'il faut lui laisser le temps pour révéler tout son potentiel…
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Goupilpm
  11 mars 2016
A la fin du tome précédent Ciri était projeté dans un univers parallèle, dès les premières pages de cet ultime tome le lecteur se retrouve également projeté dans un autre monde et à une autre époque. L'auteur voulant faire un clin d'oeil à la Légende Arthurienne, le lecteur e retrouve sur l'île d'Avalon en compagnie de Nimue, la Dame du Lac. Un début de récit ennuyeux qui n'apporte rien à l'intrigue principale : les hypothèses soulevées dans cette première partie sont inintéressantes puisqu'elles ne répondent pas aux questions que se posait le lecteur et n'engendrent que des longueurs rendant la lecture très lente. L'auteur nous gratifie également de multiples sauts de Ciri dans des nombreuses époques et de nombreux lieux. Des sauts de puces qui font sourire le lecteur mais qui n'apportent également rien au récit.
Il faut attendre le derniers tiers du roman pour que le lecteur puisse retrouver l'intrigue des tomes précédents. Une dernière partie très attractive, notamment avec la grande bataille opposant les royaumes coalisés à l'empire. Une bataille admirablement réglée qui donne l'impression au lecteur d'entendre les épée et armes d'hast s'entre choquer. La dernière partie du récit permet aux lecteurs de comprendre les motivations de tous les personnages même si le final n'est pas celui auquel on pouvait s'attendre.
Dans cet ultime tome l'auteur poursuit la narration par points de vue multiples, une technique généralement efficace, mais ici mal utilisée car il en abuse et donne la nette impression qu'il cherche à meubler pour rallonger artificiellement la durée de vie de son récit. Les descriptions se révèlent longues et ennuyeuses, remplies de détails inutiles qui alourdissent et desservent de manière désagréable le récit. de surcroît l'auteur utilise également le latin dans les dialogues ce qui décrédibilise complètement son univers. Plus le lecteur progresse dans le récit plus il a tendance à sauter d'abord des lignes puis ensuite des paragraphes, puis des pages pour en finir au plus vite avec l'envie de refermer l'ouvrage avant le point final .
Un final qui interpelle le lecteur dans la manière dont elle se termine, on a la nette impression que l'auteur manquait d'imagination. Un point qui était déjà perceptible dans les tomes précédents, mais de manière moins prononcée.
En résumé, un dernier tome en décalage avec les précédents, très long dans sa première partie, une fin en queue de poisson déroutant le lecteur, un univers plus noir, plus adulte qui échappe au classicisme habituellement rencontré en fantasy. La saga du Sorceleur laisse dans son ensemble une impression mitigée au lecteur. Au lieu de nous fournir cinq tomes à la dynamique souvent lente, l'auteur aurait du se contenter d'une simple trilogie au lieu de se s'égarer dans des méandres o' combien inutiles.
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Ssugoer
  21 juin 2013
Suite et fin des aventures du Sorceleur, dans un volume 7 qui tient ses promesses. En dehors d'une première partie durant laquelle l'auteur s'égare un peu (une suite d'escapades spatio-temporelles originales, mais peu utiles à mon sens), le reste est à la hauteur des attentes. On retiendra notamment la description mémorable d'une bataille militaire à grande échelle, depuis différents points de vue, ou encore des scènes d'action réjouissantes pour le grand final. Comme toujours, l'humour – toujours très fin - n'est jamais loin, et certaines thématiques très actuelles trouvent leur place avec le plus grand naturel dans le corps du récit.
En conclusion, que retenir de cette série de Fantasy ? Bah, que c'est du tout bon, à recommander chaudement et à lire les yeux fermés (enfin, bon, quoi…). L'univers fantastique est parfaitement retranscrit. Celui-ci n'invente rien, mais brasse avec bonheur toutes les grandes références du genre. le bestiaire est original, les aventures rythmées, la construction toujours très originale (alternance de flash-backs, digressions, changement de narrateur, etc.). Les personnages sont attachants, et le fin du fin : en matière de sale caractère, les Nains présents dans l'oeuvre de Sapkowski n'ont franchement rien à envier à ceux de Tolkien. Ah, et accessoirement, c'est très très bien écrit.
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Morthina
  03 avril 2017
Le dernier épisode, complexe, violent et doux-amer des aventures de Geralt de Riv.
Le rythme assez étrange du récit donné par les changements permanents de points de vue et les sauts spatio-temporels, en font une oeuvre vraiment à part, un peu étrange, jamais confuse. C'est là une grande part de ma fascination pour l'oeuvre de Sapkowski.
J'ai aimé la psychologie de son héros principal, oscillant entre désenchantement, rudesse et tendresse.
J'ai aimé l'humour toujours aussi caustique, voire carrément noir, des dialogues et quelquefois des situations et j'ai souri aux clins d'oeil aux contes de Grimm et leurs héroïnes (Blanche-Neige, La Belle au Bois Dormant, La Belle et la Bête…) et les rebondissements qui relient Ciri au cycle du Graal et sa Dame du Lac.
J'ai aimé les questions de moralité au coeur de l'ensemble des épreuves vécues par les héros principaux - un choix a priori « bon » peut mener à une issue bien cruelle -.
J'ai particulièrement apprécié la complexité de l'intrigue politique dévoilé dans cet ultime tome et carrément vibré à la lecture du morceau de choix : la grande bataille, d'une grandeur épique rarement atteinte.
L'écrivain nous place au plus vif de l'atrocité, de la laideur et de la saleté des combats et leurs lots d'éventrations, d'amputations et d'équarrissages. Pour saigner, ça saigne à flot, on s'y noierait presque… Coeurs sensibles s'abstenir (c'est vraiment de la fantasy adulte !).
L'auteur en profite pour nous délivrer par le biais de Rusty, touchant chirurgien de campagne, et de ses aides, un point de vue bien senti sur le non-sens des guerres.
Le livre se referme sur une conclusion douce amère mais ouverte… Si l'auteur le décide, Ciri et Geralt pourraient fort bien repartir vers d'autres aventures.
J'ai hâte de m'y plonger !
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
MorthinaMorthina   05 avril 2017
- Le progrès éclairera les ténèbres, proclama-t-il solennellement, car il est fait pour ça, comme, pardonnez-moi la comparaison, le cul est fait pour chier. Il y aura de plus en plus de lumière, nous aurons de moins en moins peur de l'obscurité et du Mal embusqué dans son ombre. Viendra le jour, peut-$être, où nous cesserons totalement de croire que dans cette obscurité le Mal est aux aguets. Nous nous rirons de ces peurs. Les jugerons puériles. Nous en aurons honte. Mais l'obscurité existera toujours, toujours. Et dans l'obscurité subsisteront le mal, les crocs et les griffes, le meurtre et le sang. C'est pourquoi nous aurons toujours besoin des sorceleurs.
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AMaldonadoAMaldonado   12 juillet 2015
(discussion portant sur le sujet des cockatrices et des basilics) :
- Brr...Et lequel d'entre eux, dis-moi, peut-on trucider au moyen d'un miroir ?
- L'un comme l'autre. A condition de le lui balancer directement sur la gueule.
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TatooaTatooa   31 juillet 2019
- Mais ton clapet, Jarre, tiens-le toujours fermé, comme tu l'as fait à propos de cette Ciri. Quand il est fermé, note bien mes paroles, aucune mouche à merde ne peut y entrer.
(le nain Cranmer)
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AlexeiAlexei   22 septembre 2016
Tu ne signifies rien. Tu n’es qu’une minuscule mite qu’on peut réduire en poussière entre ses doigts mais qui, si on la laisse faire, peut faire un trou dans un tissu précieux. Un grain de poivre insignifiant, mais qui, si on le croque par inadvertance, gâchera le mets le plus raffiné dont on aurait voulu se délecter. Voilà ce que tu es. Rien. Rien du tout.
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Video de Andrzej Sapkowski (1) Voir plusAjouter une vidéo
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- L'enchanteur de Barjavel : http://www.croquelesmots.fr/2015/07/lenchanteur-les-secrets-de-merlin.html
- Half Bad, tome 2 : Nuit rouge de Sally Green : http://www.croquelesmots.fr/2015/07/half-bad-le-pere-ou-la-fille.html
- le Sorceleur tomes préquelles (1 & 2) : le dernier voeu et L'épée de la providence d'Andrzej Sapkowski : http://www.croquelesmots.fr/2015/07/the-witcher-les-prequelles-du-sorceleur.html
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