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ISBN : 2213656037
Éditeur : Fayard (16/02/2011)

Note moyenne : 3.98/5 (sur 76 notes)
Résumé :

     Vous souvenez-vous des Shadoks, ces étranges oiseaux qui passaient leur vie à pomper, pomper, pomper et à inventer des machines toujours plus absurdes ? Les Shadoks, aujourd’hui, c’est nous, ou plutôt notre agriculture. Malgré son coût prohibitif, celle-ci ne respecte ni le pacte social qui la lie aux paysans, ni le pacte environnemental qui la lie aux générations futures, ni m... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
ibon
04 mars 2013
Enquête de deux ans sur l'agriculture intensive en France, ce brûlot m'est à de nombreuses fois tombé des mains. Comment a-t-on pu laisser faire ça?
Le travail de la journaliste Isabelle Saporta est conséquent , détaillé et laisse parler les chiffres quand à l'utilisation d'antibiotiques dans les élevages intensifs par exemple. Mais elle décrypte aussi fort bien les stratégies des entreprises des tenants de l'agriculture intensive.
Le livre dénonce, parfois avec un certain humour noir, le cynisme de ces groupes. le lecteur ne sera pas surpris d'apprendre que la santé du paysan et du consommateur ainsi que le respect de l'environnement ne sont pas leurs priorités.
Que font l'état et Bruxelles? Est-ce mieux ailleurs?
Actuellement, la crise liée à la viande de cheval paraît, à la lecture de cet essai , une infime partie des problèmes que l'on cache aux consommateurs.
Mais l'auteure n'oublie pas de rappeler des solutions de l'Inra , frappées du bon sens, pour sortir de tout ça.
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anlixelle
24 décembre 2016
Voici un livre qui vous fera regarder autrement le paquet de jambon blanc et les pommes frites surgelées (entre autres).
Avec un ton journalistique très efficace et agréable à lire ces enquêtes tout à fait sérieusement menées nous divulguent des informations indispensables.
A réserver à tous ceux et celles qui ne regardent pas régulièrement les émissions de la Cinq et de Arte sur ce sujet, ou qui veulent aller plus loin....
Pour qu'on cesse de se moquer de nous ...... en matière d'alimentation.
Âmes sensibles s'abstenir !
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nounours36
30 novembre 2015
Ce n'est malheureusement pas un roman d'anticipation, et je pense pas qu'un tel roman arriverait à décrire une telle réalité. Un constat qui dépasse l'absurde . le livre décrit des méthodes écoeurantes : souffrance animale, mal bouffe, destruction de la planète, inepties , gâchis, une économie meurtrière pour rapporter quelques euros.
Filière du porc, du maïs, soja, eau et pomme de terre (frites) sont passés en revue. Dans cette agriculture ce n'est pas l'image d'Epinal de notre enfance que l'on va retrouver mais une production industrielle intensive. "Une insémination ratée, une truie qui revient le ventre vide, c'est rillettes, on l'a vu. Une truie qui fait des mort-nés ou qui écrase ses petits, ça devient du saucisson."
Tout cela pour faire le bonheur des semenciers de l agro chimie et des coopératives. Et aussi pour que le consommateur puisse trouver de beaux fruits sur les étals. Une note aussi sur l'omerta qui existe dans ce milieu, sur la pression qui est mise sur les agriculteurs qui ne suivent pas les codes ou se rebellent.
Mais finalement le consommateur retrouvera dans ses assiettes une bonne partie des cocktails nutritifs tel des perturbateurs endocrinien, mutagène, cancérigènes ... On pourra toujours commencer par regarder à deux fois les barquettes de viande, de fruits et de légumes avant d'acheter dans les GMS (grandes et moyennes surface).
Heureusement l'auteure ajoute quelques touches d'humour (noir) à cette enquête. Les réponse aux problèmes sont identifiés à un processus Shadokien : Shadok un jour, Shadok toujours. Un livre qui fait froid dans le dos.
Le livre a été écrit en 2011, qu'en est-il aujourd'hui ?
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Maghily
09 juin 2014
Isabelle Saporta fait le bilan de toutes ces choses qui ne vont plus dans l'organisation de l'agriculture française (voire européenne, soyons honnête) et il faut bien avouer que c'est assez aberrant ! Entre les porcs qu'on enferme dans des box trop petits pour eux et qu'on gave d'antibiotiques car ils sont malades à force de se marcher dessus et de ne plus voir la lumière du jour ; le bétail qu'on nourrit à coup de soja importé de l'autre bout du monde où on abat la forêt et l'on délocalise les habitants pour en faire pousser toujours plus ou encore les cultures bourrées de pesticides qui remplissent les terres de nitrates et polluent toujours davantage les sols… on ne sait plus vraiment où donner de la tête !
Cela témoigne d'une volonté productiviste où les agriculteurs sont forcés d'investir dans du matériel toujours plus sophistiqué afin de répondre aux exigences des industriels et des distributeurs. Les fruits et légumes doivent remplir certaines conditions esthétiques au lieu de quoi ils finiront automatiquement à la poubelle. Les quantités gaspillées chaque année parce que les aliments risquent de ne pas « plaire » aux consommateurs font froid dans le dos !
Evidemment, les conséquences sur notre santé ne se font pas attendre et l'auteure note que l'augmentation de l'utilisation des pesticides et autres hormones de croissance pour nos légumes va de pair avec l'augmentation du nombre de cancers [du sein, de la prostate, etc.].
Bien sûr, vous allez dire que l'Etat et les institutions européennes [pitié, arrêtez de toujours dire Bruxelles quand vous parlez de la Commission européenne, notre capitale ne se limite pas au quartier Schuman !] sont là pour réguler tout ça mais la plupart du temps, leurs aides sont habilement détournées par les industriels et les agriculteurs pour en profiter tout en augmentant leur productivité. Les sanctions se font rares tellement les contrôleurs sont peu nombreux sur le terrain. Autant dire qu'il y a encore beaucoup de travail pour réguler tout ça [et la nouvelle loi sur les OGM ainsi que la volonté de certains élus européens de signer le Traité Transatlantique ne sont pas là pour nous rassurer].
On pourrait reprocher à l'auteure d'apporter assez peu de solutions dans cet ouvrage mais son discours est simple : tout cela pourrait largement être endigué si les producteurs revenaient aux méthodes d'antan [laisser le temps à la nature, multiplier les espèces sur une même parcelle afin de limiter les maladies, rendre leur liberté aux animaux pour qu'ils puissent paître à leur aise, etc.]. Les agriculteurs bio, qui sont revenus à ce mode de production sont formels : cela leur coûte beaucoup moins cher que de se conformer aux exigences des industriels ! Cependant, les quantités de production sont beaucoup moindres. Ce qui attire forcément moins ceux qui veulent vendre BEAUCOUP. Et puis, une tomate moins rouge ou une patate avec de la terre, c'est moins glamour, c'est bien connu !
Même si par moment, je me dis qu'Isabelle Saporta a une légère tendance à peindre un tableau vraiment noir de la situation [et qu'est-ce qu'elle est énervante avec sa métaphore des Shadoks, c'est bon on a compris !], je pense que c'est vraiment un livre intéressant à lire, ne serait-ce pour se rendre compte à quel point l'agriculture a beaucoup changé de l'image qu'on en a encore aujourd'hui. Mais je vous préviens tout de suite, une fois que vous l'aurez refermé, vous ne regarderez plus votre courgette ou votre côte de porc de la même façon ! Depuis lors, je scrute les étiquettes et cherche l'équivalent bio des aliments que j'achète [puis, il paraît que le bio devient doucement une industrie comme une autre... mais c'est un autre débat]. Je ne suis pas encore super contente du choix qu'il y a dans mon supermarché et me suis mise à la recherche d'autres alternatives. Une chose est sûre, mon mode de consommation va changer ! Ma famille me voit de plus en plus comme une bobo à tocs mais je pense qu'il est important de prendre conscience de ce que l'on met dans notre assiette avant que la Terre ne soit complètement malade.
Lien : http://www.maghily.be/2014/0..
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trizonak
04 février 2012
"Le livre noir de l'agriculture" d'Isabelle Saporta constitue une excellente enquête sur les défauts et les irrégularités de notre système agricole productiviste actuel.
Il remplit parfaitement son rôle d'exposer ses principaux méfaits et aborde de nombreux thèmes, qui corroborent tous le bilan désastreux de nos pratiques intensives. En effet, chaque chapitre s'attaque à une composante de la machinerie "shadokienne", métaphore reprise tout au long de l'oeuvre pour désigner notre agriculture. On passe ainsi des élevages porcins, très largement développés par l'auteur qui les considère comme symptomatiques du système actuel, aux champs de maïs, de blé, aux vergers,etc. Ces thèmes sont eux-mêmes détaillés sur des problématiques diverses et incontournables dans l'univers agricole : bien-être animal, gestion des effluents d'élevage (lisier...), pollution, irrigation, alimentation des animaux, rôles de l'industrialisation et de la grande distribution, OGM, pesticides et autres produits phytos...
Cet ouvrage ne s'arrête pas au simple constat alarmiste puisque l'auteur y développe de nombreuses pistes alternatives. Par exemple, on nous apprend que chaque année la grande distribution jette 420 000 tonnes de nourriture pour des raisons souvent dérisoires (erreur d'étiquetage, pot éclaté qui en éclabousse d'autres, problème de marque, etc.). Autant de produits qui pourraient servir à l'alimentation d'élevage plutôt que de finir à la poubelle. Elle propose également d'encourager la production de lin pour l'incorporer à l'alimentation des bêtes, et ainsi, rééquilibrer le ratio oméga3/oméga6 des viandes, ou encore de réfrigérer les silos de blé (à - de 10°C) pour éviter d'utiliser des pesticides de stockage. de nombreuses autres solutions sont proposées, elles prônent généralement un retour à une agriculture plus raisonnable et raisonnée tout en évitant de tomber dans du romantisme facile et irréaliste.
Cependant, simplement vouloir le changement ne suffit pas et l'auteur est bien consciente des difficultés auxquelles peuvent se heurter ses propositions. En effet, les "grands bénéficiaires" du système actuel,dénoncés par le livre, que sont les coopératives et la grande distribution ont tout intérêt à le conserver et à exercer leur influence sur les agriculteurs notamment. Ainsi, changer de mode de production n'est pas chose aisée pour l'agriculteur et ce livre rapporte très bien les problèmes que rencontrent certains d'entre eux : problèmes de voisinage, manque d'aides et de connaissance dans les systèmes alternatifs...
Concernant le style de l'auteur maintenant, une sorte de mélange de ton journalistique et de familier (pour coller au milieu agricole et/ou pour faire "grande gueule" comme tout militant qui se respecte?), il est assez particulier. On peut ne pas aimer les commentaires personnels de l'auteur ("Shadok un jour, Shadok toujours !" ...) mais il faut bien reconnaître que son style et son humour noir ont l'avantage de dédramatiser le contenu parfois très dur de l'enquête, tout en renforçant le sentiment de révolte du lecteur, qui dès lors, rit jaune. A ce sujet, les différentes citations référencées sur Babelio en donnent déjà un bon aperçu.
Enfin, ce livre s'avère très facile d'accès et est donc parfaitement adapté au grand public, un minimum intéressé par le sujet. Pour plus d'informations concernant le livre mais aussi en complément de celui-ci, les vidéos disponibles sur Babelio sont très intéressantes.
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Citations & extraits (28) Voir plus Ajouter une citation
ibonibon23 mars 2013
Ici, on joue à pommes réelles. C'est le fruit préféré des Français, qui en croquent 20kg par personne et par an. [...] Joli record! La pomme en détient un autre, moins glorieux, celui d'être le fruit qui reçoit le plus de pesticides et de fongicides chaque année, avec en moyenne 26 traitements par an.
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ondamaniaondamania23 juin 2013
On a fait couler, à tort, beaucoup d'encre sur le pet des vaches. En réalité, le problème résiderait plutôt des les rots des ces ruminants, qui contribueraient, l'air de rien, à 18% des émissions de gaz à effet de serre... !il faut dire qu'à force de lui faire ingurgiter du maïs fermenté, la pauvre bête pète et rote comme un soudard.
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alicejoalicejo10 mars 2011
une tonne de tomates cultivées à ciel ouvert représente 94,6 kilos équivalent pétrole. La même tonne du même fruit élevé sous serre, c'est 946 kilos équivalent pétrole. Soit 520 300 tonnes équivalent pétrole pour toutes les tomates sous serre de France. Cela équivaut à ce que dépensent 473 000 français pour chauffer et climatiser leur logement. A l'heure du développement durable et du green friendly, c'est une aberration.
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alicejoalicejo10 mars 2011
Pour l'industrie des pesticides, la réponse est donc claire. Leurs produits ne sont pas des poisons, ce sont les agriculteurs qui sont des abrutis, incapables de lire une étiquette correctement. et qu'importe si ce sont eux les première victimes des ces cochonneries qui les intoxiquent au quotidien. Ils n'avaient qu'à lire les étiquettes.
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alicejoalicejo09 mars 2011
Bien entendu, qui dit modernisme dit gigantisme. La taille moyenne des exploitations à été multipliée par 70 en quarante ans. Dans les fermes d'antan, on se félicitait de compter 12 ou 13 porcs. Aujourd'hui à moins de 900 cochons, c'est une exploitation miniature. Trois mille élevages concentrent plus de la moitié du cheptel de France. En haut du podium, la Bretagne, qui détient le sinistre record d'élever plus de la moitié des porcs de l'Hexagone. En Armorique, il y a trois fois plus de porcs que de Bretons.
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Videos de Isabelle Saporta (13) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Isabelle Saporta
Retrouvez toutes les vidéos de la playlist Foutez-nous la paix : https://www.youtube.com/playlist?list...
Savez-vous quelle pression écologique un âne exerce sur son pâturage ? Votre carrelage est-il réglementaire ? Connaissez-vous le supplice de la pédichiffonnette ? La hauteur de votre « végétation concurrentielle » ? l'herbe ! ? est-elle conforme ? Vous êtes perdu ? Eux aussi ! Ils s'appellent Gérard, Nelly, Jean-Baptiste, Anaëlle? Isabelle Saporta, journaliste et auteur notamment du Livre noir de l'agriculture et de VinoBusiness, les a rencontrés. de Tracy-sur-Loire à Créances, de Noceta à Eygalières, ils sont éleveurs d'agneaux de pré-salé ou de poules de Marans, fabricants de bruccio, de beaufort ou de roquefort, vignerons? Vous mangez leurs viandes, leurs fromages. Vous dégustez leurs vins. Leurs produits sont servis sur les plus grandes tables du monde. Et pourtant? l'administration les harcèle en permanence, transformant leur quotidien en enfer. Quant à l'agrobusiness, il attend tranquillement son heure. Son arme pour mettre à mort ces défenseurs du terroir ? Les asphyxier sous d'innombrables normes formatées par et pour les multinationales. Ceux qui résistent ne demandent qu'une seule chose : qu'on cesse d'assassiner en toute impunité la France de la bonne chair !
http://www.albin-michel.fr/Foutez-nous-la-paix--EAN=9782226321879
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