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ISBN : 2757857274
Éditeur : Points (11/02/2016)

Note moyenne : 3.7/5 (sur 25 notes)
Résumé :
Dans une écriture limpide et poétique, José Saramago nous livre une mosaïque de souvenirs d'enfance et d'adolescence. Entre Azinhaga, la terre de ses grands-parents, où il est né, et Lisbonne, où il a grandi, images, sensations, anecdotes reviennent pêle-mêle à la mémoire du grand écrivain: une famille de paysans pauvres, une grand-mère analphabète, un père devenu fonctionnaire de police à force de travail, et un enfant qui court dans les oliveraies, passe de longue... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
Sachenka
  25 août 2018
Menus souvenirs est l'autobiographie de José Saramago, le célèbre auteur portugais, nobelisé en 1998. Mais cette collection de souvenirs aborde très peu son oeuvre littéraire, on y retrouve quelques mentions ça et là mais l'essentiel se concentre sur son enfance, son adolescence. Bref, ces années qui ont fasciné l'homme qu'il est devenu. J'ai cru comprendre qu'il projetait d'écrire un autre tome pour les années suivantes.
Au début de ma lecture, j'étais un peu déconcerté, les souvenirs se suivaient mais ils n'étaient pas tous dans l'ordre chronologique (pas que je tienne à tout prix à un pareil ordre, parfois ennuyeux) mais ça semblait aller dans toutes les directions. Il ne semblait pas y avoir de liens dans cette succession d'événements. Mais c'était mal connaître Saramago. Un tel esprit classique fonctionne souvent par circonlocutions et il revenait sans cesse aux mêmes thèmes, aux mêmes faits marquants qui trouvaient leur écho et leur dénouement plus tard.
C'est fascinant de voir comment le cerveau fonctionne, ce dont il se rappelle et ce qui reste flou. C'est que Saramago a entrepris l'écriture de Menus souvenirs sur le tard. À la fin du 20e siècle, se remémorer des dates et des événements s'étant déroulée dans les années '30, alors qu'Internet n'existait pas et que les traces écrites sont incomplètes… Tout un tour de force.
J'ai trouvé l'auteur honnête dans sa démarche. Quand il n'était pas certain d'une information avancée, il le mentionnait. Et parfois il corrigeait une impression quelques pages plus loin. de plus, il décrivait les choses comme elles étaient. le paysage campagnard portugais devait avoir ses côtés bucoliques mais le travail des champs, des oliveraies, pas nécessairement. Pareillement pour les immeubles des quartiers pauvres. Mais la plume réalistes et simple (dans le genre, sans prétention) restait belle et évocatrice.
Il faut dire que la nostalgie battait à plein régime pendant ma lecture. C'est que, à cet âge, l'auteur était tout jeune, des premiers souvenirs de cinq-six ans à son passage au lycée. Et il est un garçon comme tous les autres, espiègle, intelligent et doué (quoique personne ne suspecte encore qu'il deviendra un grand écrivain, à commencer par lui-même), puis charmé par les premiers émois de l'amour.
C'est tout aussi fascinant de constater les situations (vie à la campagne, mort du frère, déménagements, passage à l'école, blessures, etc.) qui auront laissé une impression durable chez Saramago, lesquels il juge important et pourquoi. Pendant ma lecture, je me suis pris au jeu, les souvenirs de l'auteur faisaient remonter les miens à la surface. J'adore être transporté ainsi, voir une oeuvre se prolonger et trouver une résonnance chez moi. Au final, j'en ai appris beaucoup autant sur l'enfance de ce personnage que sur moi.
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jauchatpitre
  21 décembre 2014
Les menus souvenirs d'une douce nostalgie, souvenirs plein d'espièglerie, sensations et naïveté de l'enfance que l'écrivain a inventorié et gardé précieusement pour mieux redonner vie, à travers son écriture, à un monde disparu, une sorte de paradis perdu : le Portugal de la première partie du XXeme siècle : un monde attachant et chaleureux de petites gens plutôt pauvres, agriculteurs ouvriers vivant dans une nature peuplée de champs d'oliviers et de figuiers, de masures improbables, des quartiers lisboètes tout un environnement que le temps a définitivement balayé mais dont les vestiges sont reconstitués dans la mémoire du vieil auteur…Un livre d'une grande tendresse qui réchauffera les coeurs non seulement des amateurs de littérature portugaise, mais aussi d'un public en mal d'évasion poétique.
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babounette60
  25 août 2016
José Saramengo, écrivain portugais et prix nobel de littérature en 1998, vient d'une famille très pauvre. Sa mère ne savait ni lire, ni écrire. Ses grands-parents survivaient à peine à la campagne. Mais il fut un enfant qui était libre, vadrouillait dans la campagne, grimpait aux arbres, rêvait des heures devant le Tage, passait des nuits à admirer les étoiles, marchait pieds nus, sans horaires, sans connaissance du vaste monde si ce n'est celle qu'on acquiert avec le corps, les sens. Ce sont ces souvenirs, ces impressions arrachés à l'usure du temps qu'il nous offre. Un petit garçon puis un adolescent qui écoute, regarde, ressent, ne juge pas mais prend la vie comme elle vient, l'accueille et lui rend grâce.
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laure1922
  08 juillet 2015
Saramago avant Saramago! Ce livre de souvenirs est émouvant parce c'est avec beaucoup de tendresse que l'homme retourne dans le pays de son enfance, sur la vie rude et pauvre de sa famille dans le Portugal des années 30. le ton est juste, les images affleurent par vagues, la construction de cette sorte d'autobiographie sort des sentiers battus puisqu'il n'y a pas beaucoup de dates et que la chronologie n'est pas respectée. C'est un récit pudique où nous sommes conviés à partager quelques moments d'intimité.
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lulu8723
  20 janvier 2020
José Saramago, à l'hiver de sa vie, se remémore son enfance, son adolescence et son parcours scolaire. Avec lucidité, authenticité il nous décrit sa jeunesse. Il est né à Azinhaga, au Portugal, commune distante d'une trentaine de kms de Lisbonne. Ses grands-parents possèdent une petite propriété avec des oliviers, un peu de bétail et une pauvre petite maison, sise au bord du Tage. Son père, grand séducteur est employé dans la police à Lisbonne. Parfois sa mère effectue des heures de ménage pour apporter une contribution aux frais du ménage. L'enfant partagera son temps entre la capitale et son village natal pendant les vacances scolaires.. José réussira sa scolarité. Cet enfant a toujours été avide de savoir et n'a pas ménagé ses efforts pour apprendre.
Au cours de son enfance, dans les années 1920-1935, la vie était dure , aussi bien en ville qu'à la campagne. L'industrialisation, le machinisme et les progrès n'avaient pas encore envahi le monde rural ni la vie citadine.
Cela a été une époque heureuse dans la vie du jeune enfant, malgré les nombreux aléas du quotidien. Il se souvient avec nostalgie de son existence passée;Avec beaucoup de verve et de retenue il fait revivre les habitants du petit village et ses voisins dans les divers appartements qu'il a occupé à Lisbonne En dix ans il a connu dix déménagements.D'où de nombreuses fréquentations et des amis.
Son écriture est poétique , authentique.L'enfant est émerveillé par la campagne. C'est une belle page de souvenirs d'enfance. J'ai été attirée par la couverture en noire et blanc : cette photographie d'un jeune garçon , portant une casquette, dont le visage est à moitié masqué par des feuilles mortes est très originale. J'ai passé un moment très agréable et je vais lire d'autres ouvrages de ce prix Nobel de littérature que je ne connaissais pas.
Lien : https://lucette.dutour@orang..
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Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
SachenkaSachenka   27 août 2018
À vrai dire, je pense que ce qu'on appelle faux souvenirs n'existe pas, que la différence entre ceux-ci et ce que nous considérons comme véridique et avéré se réduit à une simple question de confiance. la confiance que nous faisons dans chaque situation à ce flou incorrigible que nous dénommons certitude. Le seul souvenir que je conserve de Francisco est-il faux? Peut-être, mais la vérité est que je le tiens pour authentique depuis quatre-vingt-trois ans...
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fanfanouche24fanfanouche24   21 novembre 2015
Pendant toute mon enfance et aussi durant les premières années de l'adolescence, ce village pauvre et rustique, avec sa frontière bruissante d'eau et de verdure, avec ses maisons basses entourées du gris argenté des oliveraies, tantôt brûlées par les ardeurs de l'été, tantôt transies par les gelées meurtrières de l'hiver ou noyées par les crues qui pénétraient par les portes, fut le berceau où ma gestation s 'acheva, la poche où le petit marsupial se blottissait pour faire de sa personne, en bien et peut être en mal, ce qui ne pouvait être fait que par elle-même, silencieusement, secrètement, solitairement. (p. 13)
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fanfanouche24fanfanouche24   21 novembre 2015
L'enfant que j'ai été n'a pas vu le paysage tel que l'adulte qu'il est devenu serait tenté de l'imaginer du haut de sa taille d'homme. L'enfant, pendant tout le temps qu'il le demeura, se trouvait simplement dans le paysage, il en faisait partie, il ne l'interrogeait pas. (p. 15)
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AustralAustral   17 novembre 2015
Tu étais assise, grand-mère, sur le seuil de ta porte ouverte sur l'immense nuit étoilée, sur le ciel dont tu ne savais rien et dans lequel jamais tu ne voyagerais, sur le silence des champs et des arbres fantomatiques et tu dis, avec la sérénité de tes quatre-vingt dix ans et la fougue d'une adolescence jamais envolée : "Le monde est si beau et cela me fait tant de peine de mourir." Textuellement. J'étais présent.
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SachenkaSachenka   23 août 2018
Je ne crois pas qu'il existe au monde silence plus profond que celui de l'eau.
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Vidéo de José Saramago
"l'Aveuglement", de José Saramago (Alchimie d'un roman, n°68)
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