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ISBN : 2845633327
Éditeur : Xo Editions (27/03/2008)

Note moyenne : 3.84/5 (sur 387 notes)
Résumé :
Hiver 1288. Dans une paroisse isolée du Quercy, une troupe d'hommes en noir s'empare d'un enfant. Refusant d'admettre le pire, le prêtre du village, le père Aba, se lance à la poursuite des ravisseurs.

Au même moment, à Rome, l'éminent enquêteur Bénédict Gui accepte une nouvelle mission : retrouver un jeune homme employé par l'administration du pape. Lui aussi a été enlevé par des hommes en noir.

Disparitions d'enfants qui se multiplien... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (40) Voir plus Ajouter une critique
Witchblade
  03 décembre 2019
Livre acheté en même temps que « Pardonnez nos offenses » suite à ma première lecture et coup de coeur de cet auteur. « Pardonnez nos offenses » a été lu en LC avec bbpoussy et une déception pour toutes les deux. J'espère que cela ne sera pas le cas pour celui-ci, également lu en LC avec bbpoussy.
Je vais un peu à reculons dans ce roman surtout après avoir vu en 4ème de couverture qu'il était dans la lignée du précédent. L'histoire semble néanmoins se lancer plus vite dans celui-ci, elle se déroule en 1288 entre Rome et le pays d'Oc. L'auteur alterne les chapitres entre plusieurs personnages : un enquêteur à Rome, Bénédict Gui ; le prêtre Aba en pays d'Oc et différents personnages obscurs travaillant sous l'égide de l'Église. Où veut-il donc nous mener dans ce nouveau roman ? En tout cas, pour ma part, je trouve cette histoire plus intrigante que la précédente et les pages défilent un peu plus vite. Il est effectivement dans la lignée du précédent, pas tant pour la lenteur de son histoire mais sur le fond concernant l'Église du XIIIème siècle et ses manigances pour convertir encore plus de fidèles. Cette histoire est nettement plus sombre que la précédente, peut-être à cause des enfants. Mais plus j'avance dans celle-ci, et plus j'ai d'appréhensions sur ce que je vais découvrir derrière les écrits de l'auteur. Est-ce véridique ? Je ne suis pas assez au faite de cette période pour le savoir, mais en même temps, ça ne m'étonnerait pas de l'Église de cette époque. Ce roman est bien une suite du précédent, de nombreux noms se ressemblent et l'auteur y fait également référence sur différents petits points. J'avais donc bien une impression de déjà vu ou lu pour certains éléments. Curieuse histoire que celle-ci mais elle m'aura tenu un peu plus en haleine que la précédente. La fin a été plus longue à lire car je relisais souvent certains passages pour être sûre de ne rien louper. L'histoire est encore plus compliquée qu'elle n'y paraît au premier abord. Les ramifications sont très nombreuses et rien n'est ce qu'il paraît réellement, de quoi s'y perdre un peu. Mais c'est aussi tout le charme de ce genre de thriller même si j'aurais préféré qu'il ne touche pas à des enfants pour son roman. Ça reste, pour ma part, un sujet sensible. du côté de l'éditeur, des coquilles ont été oubliées : fautes de frappe et mots en trop.
Comme vous l'aurez compris, je situerais donc ma lecture entre bonne à excellente découverte à cause des enfants. le style de l'auteur est moins lassant, il semblerait qu'il se soit amélioré entre son premier roman et celui-ci. L'histoire a réussi à me tenir en haleine tout au long des déambulations de nos principaux personnages. Pour celui-ci, il s'agit quand même d'une meilleure lecture aussi bien pour moi que pour bbpoussy. Si vous êtes amateurs de thriller historique, je vous conseille de découvrir celui-ci plutôt que « Pardonnez nos offenses ». Malgré tout, en fouillant un peu plus sa bibliographie, j'ai repéré deux autres romans pouvant être intéressant : « Fraulein France » et « Un homme averti ne vaut rien ». À voir donc pour de prochaines lectures.
Sur ce, bonnes lectures à vous :-)
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Eve-Yeshe
  25 mars 2019
Depuis qu'il est arrivé dans le village, le père Aba s'occupe d'enfants et comme par hasard, les enfants et les femmes enceintes ne meurent plus. Miracle ?
Il met cela sur le compte de son prédécesseur, pour ne pas attirer l'attention. Un jour, un groupe de cavaliers, entièrement vêtus de noir entrent avec violence dans le village et enlève son élève préféré, en tuant un autre au passage pour mieux semer la terreur et au passage défigurent le père.
Ce dernier mène son enquête pour tenter de retrouver l'enfant. D'autres enfants sont enlevés, car on pense qu'ils ont un don particulier.
Pendant ce temps, à Rome, une jeune fille, Zapetta, entre dans la boutique de Bénédict Gui, car son frère, Rainerio, a disparu. Il travaillerait pour la « Sacrée Congrégation » institution chargée de la canonisation, sorte de tribunal en fait :
D'un côté, le « Promoteur de la Cause » défend les mérites du futur saint ; de l'autre « Promoteur de justice » a pour devoir de prouver que le défunt ne peut être retenu au nombre des élus. On l'appelle aussi « l'avocat du Diable »
Au même moment, un riche commerçant, Maxime de Chênedollé, vient le voir aussi pour une histoire de contrat et il est assassiné. Quel lien peut-il y avoir et qui est responsable ?
Le Promoteur de Justice, l'archevêque Henrik Rasmunssen est mystérieusement victime d'un accident. de disparitions mystérieuses en assassinats, sur fond d'ésotérisme, on ne s'ennuie pas une minute en suivant Gui dans son enquête, car rien ne lui sera épargné, au fur et à mesure qu'il se rapproche de la vérité, tous ceux qui ont un pouvoir au Latran vont tenter de le museler, ou de le faire disparaître.
A cette période, l'Église est sans pape, alors certains cardinaux règnent en maître.
C'est un roman passionnant sur les jeux de pouvoir dans l'Église, qui explique jusqu'où l'on peut aller pour conserver le pouvoir à tout prix. On peut parler de thriller médiéval…
Romain Sardou évoque au passage le trafic des miracles, des Saints, ou la manière dont on peut utiliser les dons de certains enfants au service du mal pour régner sur le monde, et la cruauté de certains pour parvenir à leurs fins. Les nazis n'ont rien à envier à ces méthodes de l'époque.
La plume de Romain Sardou est agréable, par son rythme allègre, ses tournures de phrases, et la manière dont il maîtrise son sujet. En fait, ce roman est le deuxième livre d'une « série » consacrée au Moyen Âge, il peut se lire indépendamment du premier : « Pardonnez-nous offenses » que je vais sûrement lire.
Lien : https://leslivresdeve.wordpr..
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RChris
  22 février 2018
Sardou sur la couverture en gros, pas le chanteur Michel, pas l'acteur Davy, mais l'écrivain Romain qui ne se cache pas derrière un pseudo.
Il nous emmène au 13ème siècle, à l'époque où le fait d'avoir un saint ou un faiseur de miracles assurait la prospérité à la paroisse. Il y a bien deux histoires qui concernent la reconnaissance des miracles pour lesquels on se déchire. Elles se rejoignent mais point de suspens, ni de clifhangers dans le style de ce roman d'enquête à caractère historique. Les aventures sont exubérantes, peut-être trop.
La lecture est agréable et le vocabulaire choisi est illustratif de l'époque. Il met en scène des camerlingues, des mystagogues, des hiérophantes qui vaticinent, ou développent des thèses quodlibétiques. Pour autant, ces religieux utilisent leur custode autant que des brand d'arçon ou des mangonneaux qui les transforment en réîtres.
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joedi
  26 août 2012
Dans la petite paroisse de Cantimpré, village du Quercy, vit Perrot, un petit garçon, en apparence comme tous les enfants, mais curieusement, depuis sa naissance, les habitants du village échappent à la maladie et les accouchements se déroulent sans problème, faits rarissimes pour l'époque. le prêtre Aba tente, pour la protection de Perrot, de faire attribuer ses « miracles » à feu Evermacher, son prédécesseur et prêtre. Pendant l'hiver 1288, une troupe d'hommes de noir vêtus, enlève Perrot. le prêtre Aba se lance à leurs poursuites. D'autres enlèvements d'enfants seront perpétrés par la même troupe, dans différents pays. Au Vatican, le Concile éprouve beaucoup de difficultés à élire un nouveau Pape…
Délivrez-nous du mal est un roman qui foisonne de nombreuses et périlleuses aventures !
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marlene50
  08 juillet 2019
Thriller médiéval où tout y est sombres machinations, assassinats et complots en tous genres politico-religieux.
Une imagination débordante certainement très bien documentée sur le XIIIème siècle par l'auteur. Il nous amène dans le Moyen Age où se côtoient le Bien et le Mal, les superstitions et les faux miracles.
Le père Aba et Bénédict Gui parviendront-ils à faire échouer les puissants dans leur incroyable cynisme et démesure, à quel prix ?
Dans ce Moyen Age où le pouvoir de l'Eglise est plus fort que tout : l'auteur nous fait découvrir, au fil des pages, les temps sombre et fascinant de cette époque.
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Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
Eve-YesheEve-Yeshe   25 mars 2019
Le Tibre, fidèle à son nom qui venait d’un nommé Tibère noyé dans ses eaux, était une sorte de monstre qui avalait les morts de la ville : trois quarts des suicidés et des assassinés finissaient basculés dans son lit. Charriés à la surface, ils ne disparaissaient pas pour tout le monde : les Laveurs, postés au dernier pont à la sortie de Rome, rattrapaient leurs dépouilles flottantes. Ils les pillaient, les détroussaient, les mettaient complètement à nu, avant de les rendre au courant. Aucun corps ne leur échappait, pas même ceux que l’Eglise avait enveloppés dans un sac avec la mention écrite : « Laissez passer la justice de Dieu ».
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marlene50marlene50   08 juillet 2019
- Nous sommes à l'aube d'une nouvelle ère !
Il vaticinait sur la probabilité de se faire renaître lui-même après sa mort, de ramener un pape à la vie après un assassinat, de restituer au monde les plus hautes figures des saints.
Et même, projet ultime, de provoquer la renaissance terrestre de Jésus-Christ !
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jouanfrancjouanfranc   20 février 2012
Le père Aba resta un moment immobile, habillé de pied en cap comme l'un des tueurs de Cantimpré. Il saisit l'épée qui avait servi à assassiner Maurin et la glissa sur l'anneau du baudrier.
Il releva la capuche et se la rabattit autour du visage.
Cet accoutrement de meurtrier l'oppressait, un goût âcre lui venait à la bouche, ses mâchoires se contractaient...
Il haïssait cette apparence.
Mais il était prêt.
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TatooaTatooa   06 juin 2013
Le professeur avait choisi pour ce matin un dicton qu'il savait promis à un beau succès : "Nul n'est dégoûté de sa propre mauvaise odeur."
Dès qu'il l'eut énoncé, ce fut un tonnerre d'éclats de rire. Et l'on commença d'échanger des plaisanteries sur tel ou tel du village.
Aba conduisait insensiblement les petits vers les fins morales recherchées ; il était un excellent conteur, et un pédagogue né.
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raynald66raynald66   24 janvier 2015
Ce sang a plus de huit siècles dit Profuturus. Il appartient à Saint Maur, patron des fossoyeurs. N'es-tu pas intrigué de découvrir pourquoi ta seule présence lui redonne cet éclat de vie ?
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Videos de Romain Sardou (17) Voir plusAjouter une vidéo
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SMEP 2016 - Rencontre avec Francesca et Romain Sardou
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