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ISBN : 2845631677
Éditeur : Xo Editions (10/11/2004)

Note moyenne : 3.3/5 (sur 239 notes)
Résumé :


Plus encore que le Graal ou l'arche d'alliance, l'Eclat de Dieu suscite bien des convoitises depuis la nuit des temps. A celui qui le possède sont en effet promises la compréhension des mystères de l'univers, ainsi que la connaissance et la puissance absolues.

Sous couvert d'assurer la protection d'un immense pèlerinage vers Jérusalem libérée, neuf chevaliers francs entreprennent cette audacieuse quête.

Mais peu avant ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (24) Voir plus Ajouter une critique
dancingbrave
  01 mars 2018
Voici un vrai VTLP* : le style d'écriture simple et le sujet font de ce roman d'aventure un texte captivant. Pas de degrés multiples de lecture mais de belles avancées d'idées, que je crois êtres originales et censées, laissent à réfléchir.
Au début du roman, nous sommes un peu déboussolés, croyant avoir mal lu ou mal interprété certaines situations ou la nature des personnages. J'avoue avoir fait plusieurs retours en arrière, voulus par notre malicieux écrivain, avant de commencer à comprendre que le roman allait être une sorte de valse de plus en plus rapide aboutissant au vertige complet autour de « l'éclat de Dieu ».
Il est impossible d'en dire plus sans dévoiler le coeur de l'intrigue, mais je ne me tairai pas avant de vous toucher deux mots de ce qui est, pour moi, la richesse de ce roman, un véritable questionnement philosophique ou métaphysique :
Pour Romain Sardou, l'homme ne peut comprendre son monde que par les limites de sa raison, c'est-à-dire dans l'espace et dans le temps. Dans l'espace car il doit acquérir un support d'apprentissage – un livre, un déplacement – et dans le temps car il lui faut assimiler successivement des notions qui formeront un tout. Ceci lui fera construire son umwelt et rien d'autre. Car dans le cas de l'homme cela se résume à définir des lois physiques ordonnant ce qu'il perçoit, y cherchant des équilibres, des harmonies qui le satisfont.
Mais pourtant cette satisfaction est bien orgueilleuse et voici quelques limites à notre entendement, des phénomènes difficilement interprétables par notre logique légiférante :
Car enfin si le monde est vraiment organisé en lois rigoureuses, ordonnées, harmonieuses, équilibrés, pourquoi le temps ne le pourrait-il pas, pourquoi ne pourrions nous pas prévoir « scientifiquement » l'avenir ?
Simplement parce que tout peut arriver ; mais n'est-ce pas plutôt que tout est arrivé et que tout arrivera ? Et que, de façon vertigineuse pour notre entendement, tout existe dans des multivers innombrables.
De même : Nous arrivons parfaitement à imaginer le temps et l'espace comme étant infinis ; la preuve en est que l'idée de la fin du temps ou de l'espace est elle beaucoup plus dure à concevoir et surtout plus inquiétante. Mais pourtant si temps et espace sont infinis, il existe autant, c'est-à-dire une infinité de chances que j'existe mais aussi autant - une infinité- que je n'existe pas. Ceci pour moi mais aussi pour chaque élément de l'Univers. Ainsi l'infini s'annihile-t-il lui-même : Tout ce qui justifie l'existence d'une chose est contrebalancé par un amas égal de raisons justifiant son inexistence. L'Infini se dévore lui-même. Mais pourtant j'existe bien !
L'Infini est bien une notion retorse que nous croyons concevoir et utilisons couramment sans en mesurer l'étrangeté et les pièges.
Si nous sommes bien là, c'est que nous nous trompons quelque part, bien sûr.
L'Infini se doit d'être limité ou « contracté » sur lui-même
A présent nommons l'Infini, Dieu. Simplement parce qu'il est plus commode d'attribuer une volonté à un Dieu qu'à une idée abstraite. Avant la « création », Dieu est en lui-même sans fin et intemporel. Rien ne peut exister en dehors de lui, ni vide, ni matière. D'ailleurs le dehors de lui-même n'existe pas
Il EST au sens définitif du terme. Il est TOUT. Il se trouve donc dans l'incapacité de créer quoi que ce soit ; Il ne peut rien produire en lui car cela est déjà. L'infini se dévore lui-même. Il doit donc avant tout « ménager » un « hors de lui », ce que nous nommions plus haut une « contraction ».
Ainsi le premier geste de Dieu n'a pas été créateur mais destructeur. Il crée un « vide », un espace extérieur à lui, dans lequel Créer. Dieu doit renoncer à sa plénitude.
Si nous reprenons le mot « Infini » nous comprenons qu'il faut nécessairement un repli, une contraction, une limite afin que notre Univers puisse exister ; une limite qui fasse que les paradoxes de Zénon n'en soient pas.
Et à la question du pourquoi Dieu a décidé de renoncer à sa plénitude, deux possibilités s'offrent : Les chrétiens avanceront que c'est l'abandon lié à l'Amour divin pour l'Homme ; Romain Sardou soutient que c'est pour les mêmes raisons que celles qui poussent les hommes qui sont à son image ; le besoin d'être aimé.
Gare au bûcher, monsieur Sardou !
Vos voyez, un beau roman d'aventure dans l'espace, dans le temps mais aussi dans nos propres certitudes et surtout nos propres incertitudes.
(* Vite, Tourne La Page !)
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raynald66
  05 octobre 2014
Bon roman de Romain Sardou (je viens d'ajouter sur ma PAL "pardonnez nos offenses" que je n'ai pas encore eu le plaisir de lire !!!). Histoire passionnante, savant mélange d'histoire médiévale, de théologie et de fantastique. A lire !
Extrait :
Image par image, Anx finit par comprendre toute l'histoire de ce démon
mystérieux : alors que le roi Salomon s'était séparé de son anneau sacré le temps d'une libation hors de son palais et qu'il l'avait confié à la garde d'une de ses épouses, le Djinn était traîtreusement apparu à la femme sous les traits du bon roi et lui avait subtilisé l'anneau. Au retour de Salomon, il le fit chasser comme un intrus. La cour, trompée par le sceau que détenait le Djinn, prit le parti de l'imposteur. le démon se mit à régner et Salomon devint un simple pécheur. Mais le Djinn savait que le fils de David était rusé et que son répit sur le trône serait de courte durée. Alors il se mit à transcrire sur papier, minutieusement, tout le savoir, toute la puissance que conférait l'anneau à celui qui le portait. C'était le seul privilège absolu de Salomon. Sur quatre livres gigantesques, le Djinn enregistra la connaissance du Tout, la réponse aux énigmes et la fin du Doute qui hante les fils des hommes. Il avait achevé le travail et l'avait dissimulé dans la base du trône lorsque Salomon parvint à regagner le palais et à le confondre aux yeux de tous.
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Arieste
  26 novembre 2012
Attention, mes amis lecteurs, la quatrième de couverture de ce roman est mensongère. Si mensongère qu'elle induit le lecteur en erreur et l'empêche de comprendre correctement ce roman, qui mérite amplement mieux que ça !
Car ce livre n'est pas un roman historique à proprement parler et si l'histoire se déroule en partie à l'époque des croisades, elle se déroule en parallèle dans le future, approchant ainsi le roman de science-fiction. Maintenant que vous le savez, vous pourrez apprécier le roman à sa juste valeur, au lieu de comprendre ça à la 150e page seulement... le livre a en effet de réels atouts. Tout d'abord, l'écriture est très agréable sans être trop simpliste, ce qui fait que je n'ai pas abandonné le livre alors je ne comprenais pas tout durant 150 pages. Certains passages concernant la compréhension de l'énigme finale touchent à la philosophie et ont été de vrais moments de bonheurs de lecture. L'intrigue est vous l'avez compris, très originale, je n'avais jamais rien lu de tel et j'ai adoré ces allers-retours dans le temps (dès que j'ai compris l'histoire vous l'avez bien compris).
Donc un livre que j'ai aimé découvrir, et qui une fois apprivoisé, dévoile tout son potentiel imaginatif, un auteur que je vais donc continuer à suivre...
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livr0ns-n0us
  22 avril 2012
Le fils Sardou est loin de m'être inconnu puisqu'il a débarqué sur mon blog avec grand fracas grâce à son excellent Pardonnez-nos offenses pour lequel j'ai eu un gros coup de coeur. Il est de ces auteurs qui m'ont réconcilié avec le genre historique après mon expérience traumatisante liée à La Princesse de Clève (et ce n'était pas rien !). Je n'ai donc pas hésité à me tourner vers cet écrivain lorsqu'il a fallu choisir la lettre S du challenge ABC 2012. Première boulette : j'étais persuadée d'avoir dans mon interminable pile à lire Sauver Noël qui, d'après de multiples avis, changeait agréablement des genres de prédilection de Sardou. Finalement, je me suis aperçue (trop tard) que c'était L'Éclat de Dieu qui végétait sur mon étagère depuis un long moment déjà. "Un mal pour un bien !" me suis-je dis en lisant la quatrième de couverture car une fois encore, il est question de Templiers, de Croisades, d'ésotérisme et de pouvoir, bref, tout ce que j'aime.
J'ai donc attaqué cette lecture comme on attaque l'ascension d'un joli sentier forestier (oui, j'ai l'âme lyrique en ce moment, je lis le Trône de Fer), "bon pied bon oeil", pour me retrouver toute démunie quelques dizaines de pages plus tard. Pourquoi ? J'ai longtemps hésité à le glisser dans ma chronique (le spoiler, toussa) puis finalement je vous le dit quand même, sinon cette chronique n'irait pas bien loin : Sardou s'amuse avec les voyages dans le temps. Concrètement, nos chevaliers et pèlerins qui entament le voyage vers la Terre Sainte (donc en 1099) se déplacent... en vaisseaux spatiaux. Oui oui, vous avez bien lu, et je vous en donne même un aperçu :
La petite hypernef de Hugo de Payns se posa sur la station orbitale de la planète de Clairvaux. Suivant finalement les conseils de l'Aveugle rencontré au bord du lac, il était passé par la lune de Bar. Sitôt arrivé, il traversa les sas de décontamination puis descendit vers l'abbaye.
Étrange, non ? Mais après tout, pourquoi pas ! J'avais hâte de voir dans quelle direction l'auteur allait mener sa barque et comment il interpréterait L Histoire.
Malheureusement, passé les premières minutes d'étonnement et d'excitation, j'ai assez vite déchanté. Peut-être mon imagination est-elle assez limitée mais l'auteur tisse son récit de manière déstabilisante en jouant sur la multiplicité des voix, des époques, des évènements. Ne pas savoir où l'on est ni quand l'on est se révèle vite assez éprouvant d'autant que plus on avance dans l'histoire, plus Romain Sardou introduit des concepts difficilement assimilables pour l'esprit humain (l'infini pour n'en citer qu'un). La trame vaguement policière disparaît au profit de longues théories sur les mondes parallèles, Dieu, l'univers, et tout un tas d'autres sujets fort intéressants, soit, mais terriblement angoissants. Peut-être est-ce uniquement mon sentiment, mais la conscience de sa finitude et de sa vanité est une pensée à laquelle j'essaye d'échapper le plus souvent possible sous peine de bouffées de chaleur. le livre, une fois refermé, continue d'actionner ses rouages dans notre esprit, ce qui est loin d'être idéal juste avant de dormir...
En conclusion, même si j'ai aimé la trame de départ et l'univers médiéval (sans surprise), je me suis vite retrouvée "noyée" dans les méandres spatio-temporels de Romain Sardou. J'ai en outre terminé ma lecture avec un désagréable sentiment de petitesse (le même qui nous pousse à nous diriger instinctivement vers un buisson dans une plaine trop vaste) et de frustration face aux paradoxes de l'esprit humain, capable d'imaginer des concepts qu'il ne pourra jamais maîtriser.
Lien : http://livr0ns-n0us.blogspot..
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akhesa
  27 août 2012
voila un livre fabuleux.Le recit nous emmene a travers les peripeties des chevaliers du temple qui conduisent les pelerins en terre sainte,les preparatifs par ces memes templiers qui leur permettront de decouvrir les secrets de la borne,un voyage inter-galactique qui conduit les pelerins en terre sainte,et la toute puissance de l'homme sans mains et sans visage.Le tout sur fond de philosophie concernant le temps
ce livre ou l'on se perd parfopis a travers les epoques,est tres bien ecrit.Seule la fin permet de comprendre l'amalgame des periodes
la reflexion faites sur le temps est riche d'enseignements
je vous conseille de lire ce livre jusqu'au bout et de prendre un moment de reflexion sur le temps,c'est une experience interessante
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Citations et extraits (41) Voir plus Ajouter une citation
dancingbravedancingbrave   22 février 2018
Longue-Bois était depuis longtemps frappé par une épidémie de feu de Saint-Antoine. Les fidèles prièrent d’innombrables neuvaines mais ne voyant aucune guérison venir, ils décidèrent avec le consentement de leur prêtre de donner un ultimatum au saint.. Cette date passée, dès lors que les maladies se poursuivaient, toutes les effigies d’Antoine furent déposées et emportées hors du territoire du diocèse.
+ Lire la suite
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joedijoedi   22 avril 2012
Pythagore déclare que "tout est matière à discuter pour et contre avec des arguments également valables, qu'on peut même discuter pour savoir s'il est possible de discuter également de tout" ...
Socrate disait : "Je ne sais qu'une chose, c'est que je ne sais rien." Très humble profession d'ignorance, à laquelle Archésilas reproche pourtant l'audace, affirmant qu'on ne peut même pas savoir qu'on ne sait rien.

Pétrarque,
Mon ignorance et celle de tant d'autres

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dancingbravedancingbrave   28 février 2018
Dans notre monde un homme ne meurt jamais vraiment. Un seul acte de sa vie, même anodin, suffit à le rappeler longtemps à la postérité. Un geste peut se survivre au cours d’une chaîne de causes et d’effets qui porte loin, très loin après la mort de celui qui a agit. En dépit des apparences un homme qu’on met en terre ne disparaît pas.
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joedijoedi   28 avril 2012
Selon la tradition islamique, Allah créa les anges avec de la lumière, les Djinns avec du feu et les hommes avec de la poussière. Certains affirment que la matière des deuxièmes est un feu obscur sans fumée. Ils furent créés deux mille ans avant Adam, mais leur race n'atteindra pas le jour du Jugement dernier.
BORGES, Le Livre des Etres imaginaires
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dancingbravedancingbrave   17 mai 2018
Les rais de lune rendaient les ombres plus menaçantes. L’oscillation des branches inquiétait. La forêt avait un air qu’ont les réminiscences thuringiennes, pleines de faunes velus et de mauvais génies.
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Videos de Romain Sardou (17) Voir plusAjouter une vidéo
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SMEP 2016 - Rencontre avec Francesca et Romain Sardou
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