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EAN : 9782330009731
262 pages
Éditeur : Actes Sud (02/01/2013)

Note moyenne : 3.87/5 (sur 133 notes)
Résumé :
Dans le but de stopper une nouvelle vague d'attentats suicides, un agent des services secrets israéliens spécialisé dans les interrogatoires musclés se voit confier une mission particulière : il doit attirer en terrain neutre le haut responsable d'un réseau terroriste. Son appât : le père de ce dernier, intellectuel et poète palestinien atteint d'un cancer en phase terminale.
Un captivant roman d'espionnage décrit par la presse comme une opération à cœur ouve... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (32) Voir plus Ajouter une critique
michfred
  12 mars 2020
Emballée par le monstre de la mémoire,  je suis allée faire un petit tour du côté des premiers livres d'Yishai Sarid..des polars, essentiellement. Ce n'était pas pour me déplaire. ..
Pas mal, et même pas mal du tout, ce Poète de Gaza, un polar, un roman noir et à suspense, qui retrace quelques semaines (éprouvantes) de la vie d'un agent israélien des services de renseignements, chargé,  en pleine vague d'attentats, de repérer et de neutraliser les poseurs de bombe ou les kamikazes.
Un en particulier, disparu des écrans radar ( alerte jaune!) , après un séjour en Syrie (alerte rouge!) , fils radicalisé ( alerte noire) d'un vieux poète gazaoui lequel est en train de mourir gentiment de son cancer du pancréas dans un hôpital palestinien. Il va falloir faire miroiter au poète  un protocole compassionnel dans un service hospitalier israélien et l'y chouchouter un peu, le temps d'obtenir des renseignements sur le fiston disparu.  Et de lui mettre la main dessus avant qu'il ne fasse exploser sa ceinture dans un supermarché..
Sauf que , résumé comme ça, on passe à côté de ce qui fait le sel de l'histoire.
Le poète s'appelle Hani, il est vieux, malicieux, cultivé,  adorable et il a pour amie et probablement plus que ça ,  autrefois, Dafna,  une romancière israélienne de gauche, pacifiste et encore bien jolie qui donne des cours d'écriture romanesque.. .par elle, peut-être pourra-t-on approcher le poète,  le faire venir en Israël et mettre son terroriste de fils hors d'état de nuire..
Suffit de se prétendre apprenti écrivain, ce que notre agent qui aime lui aussi taquiner la muse fait sans effort.
 Ce qui corse l'affaire, c'est que notre agent secret -également narrateur de l'histoire- est en pleine crise existentielle , professionnelle et conjugale, à deux doigts du burning out.
Phagocyté par les séances d'interrogatoire musclées, sous la  pression du résultat qui est censé sauver des vies, il en vient à  renier à  peu près complètement ses principes de respect du droit et même de simple humanité. Les bavures se multiplient. Sa femme et son fils le quittent, il se fait horreur et, comble de misère, ses supérieurs préconisent un congé ou des séances chez le psy!
Celui qu'il est en train de devenir lui fait horreur, mais près de la douce Dafna et de  son vieil ami palestinien il redevient le bon israélien de gauche, lettré et amical, protecteur et salvateur qu'il aurait tant aimé être. Sauf que ce n'est qu'une manipulation. Une fiction. Une sorte de jeu de rôle. Un roman comme celui de l'homme aux cédrats qu'il prétend écrire.. .
Le récit tient en haleine, croquant au passage quelques jolis portraits , des atmosphères de villes, de plages, où on prend une bouffée d'air avant de repiquer dans le cynisme et la violence des interrogatoires, des traquenards et des attentats. On s'attache à  Dafna, à Hani...et on est plein de compassion pour l'agent de renseignement partagé entre son devoir de patriote  et son honneur d'homme.
Je ne vous dirai pas, bien entendu, lequel des deux l'emporte...
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sandrine57
  14 août 2014
Un agent des services secrets israéliens est chargé d'une mission différente des interrogatoires musclés dont il s'est fait une spécialité. Cette fois il s'agit d'approcher Dafna, une écrivaine de Tel Aviv qui est en contact avec un poète palestinien dont le fils est soupçonné d'être à la tête d'un réseau terroriste. Sous prétexte de se faire aider dans l'écriture d'un roman, il tisse des liens avec la femme de lettres qui toutefois n'est pas dupe. Elle accepte de l'aider contre la promesse qu'il ne fasse aucun mal à Hani, le poète, et qu'il aide son fils Yotam, un drogué en dette avec un parrain local. Hani, atteint d'un cancer en phase terminale est alors exfiltré vers Tel Aviv où il doit bénéficier de soins palliatifs.
Perturbé par la violence des interrogatoires qu'il continue de mener, impuissant à résoudre ses problèmes de couple, déstabilisé par la personnalité attachante de Hani, l'agent perd pied peu à peu. le doute s'insinue dans son esprit qui jusqu'ici été entièrement voué à la défense d'Israël, peu importe les méthodes, les injustices, les morts.

Jeune, il était idéaliste et militait pour la paix. Et puis, le temps a passé, son travail dans les services secrets a eu raison de ses idéaux. Au fil du temps et des attentats-suicides, le dialogue a cédé la place à la violence. Les coups ont remplacé la psychologie. Effrayer et soumettre, arracher des aveux, des dénonciations, répondre à la violence par la violence, voir en chaque suspect, non plus un semblable, mais un animal qu'il faut réduire à sa merci, voilà ce qu'est devenue sa vie. Doué, il est sans cesse sollicité par sa hiérarchie, la nuit, le week-end, tout le temps, il doit être présent pour éviter qu'un kamikaze ne se fasse exploser dans un bar, un bus, devant une école ou une synagogue, pour que ses compatriotes puissent garder un semblant d'insouciance et vivre comme si la menace n'existait pas. Sa vie de famille passe au second plan, sa femme se plaint, voudrait s'expatrier, il manque à son fils qu'il voit à peine. Confronté quotidiennement à la violence, il perd le contrôle. Pourtant, dans cet univers sombre, sa rencontre avec Dafna et Hani est une lueur d'espoir, l'espoir d'une entente, d'une amitié possibles entre les peuples. A écouter le poète parler de sa Palestine, à déceler sous la nostalgie, la graine de l'injustice, l'agent reprend conscience de l'humanité de ceux qui lui font face. ''Vous avez tout, nous n'avons rien''...Par ces mots, le poète de Gaza ouvre la voie à un partage qui ne serait que justice, qui serait une première pierre pour construire la paix.
Descente aux enfers d'un homme qui perd ses certitudes, ce roman noir évite l'écueil de prendre parti pour un camp ou l'autre dans un contexte géo-politique complexe où palestiniens et israéliens se livrent une guerre perpétuelle, larvée ou frontale selon les circonstances. Sombre et anxiogène, il porte tout de même l'espoir de la rédemption pour son héros, un pont est possible entre deux peuples qui partagent une histoire commune... Un livre qui sort des sentiers battus et plonge le lecteur au coeur d'une problématique trop souvent évoquée dans les JT sans être vraiment comprise dans sa globalité. A lire d'urgence !
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Sylviegeo
  05 novembre 2019
Agent israélien spécialiste des interrogatoires, je suis conditionné à servir, protéger et prévenir les attentats. Je suis constamment à la recherche de ceux qui nous veulent du mal. Je ne me pose pas de questions, je fonce, je suis là...
Pourra-t-il continuer vivre ainsi ? Sereinement? Nous sommes au plus fort des vagues d'attentats en Israël et c'est cet agent qui nous le raconte. Un homme totalement dédié à sa cause qui en oubliera tout le reste -femme, enfant, famille, amis- lorsqu'on lui confiera la mission d'une vie c'est-à-dire celle de piéger un terroriste palestinien. Terroriste chef de réseau et impossible à prendre sans certains vils subterfuges. S'en sortira-t-il? Indemne ? Après des actes misérables, le mépris prendra-t-il le dessus? Y aurait-il finalement des gens bien ? Peut on être en mesure de détecter le bon dans l'âme des gens quand on a côtoyé que leur côté sombre? Yishaï Sarid avec le poète de Gaza, a su faire le portrait de la rigidité, de la dureté et de la fermeture d'une certaine Israël.
Un portrait implacable.
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indira95
  20 janvier 2015
Un officier du renseignement israélien, plus habitué aux interrogatoires musclés qu'à la discussion philosophique autour d'un Earl grey, va s'adoucir au contact de deux écrivains pacifistes : une ancienne prodige de la littérature israélienne et un poète palestinien, sage et altruiste. Pourquoi ? Parce que le fils chéri du poète palestinien est un activiste terroriste ultra recherché et que le seul moyen de l'approcher (et accessoirement de le tuer) est d'utiliser son père sur le point de mourir d'un cancer qui le ronge. Tel est le résumé de ce roman du très prometteur Yishai Sarid (dont le père est un membre éminent de la gauche israélienne et militant pour la réconciliation israelo-palestienne). En revanche, ne vous laissez pas berner par la quatrième de couverture qui vous promet un thriller psychologique dès plus classiques, mâtiné de traques dans les bas fonds de Gaza car vous risqueriez de déchanter. de duel psychologique comme on peut l'entendre en temps ordinaire, il n'en est pas vraiment question. de traque impitoyable non plus. Nous avons plutôt affaire aux états d'âme d'un homme usé par son sens élevé du devoir : celui de sauver son pays de toute menace extérieure comme intérieure et pour qui la fin justifie les moyens, quitte à bafouer les droits fondamentaux de l'homme. Un homme qui a dépassé les limites et se sent acculé. Un homme qui commence à se remettre en question au contact de ces deux artistes, activistes pacifistes, un homme et une femme que tout oppose et qui sont pourtant amis inséparables, un duo qui lui offre une vision différente des rapports de force, un monde où la paix pourrait être possible.
Alors oui, l'histoire relève du miracle, oui elle n'est en rien probable quand on y pense. Oui Yishai Sarid s'apparente à un doux rêveur et alors ?! le temps d'une centaine de pages fulgurantes, laissons-nous emporter par cette illusion. Laissons-nous séduire par ce duo de poètes si sensibles et pourtant loin d'être parfaits, par cet officier qui perd peu à peu pied et auquel on s'attache au fil des mots. Faisons semblant de croire que cela a un sens et est possible.
Lien : http://livreetcompagnie.over..
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JeanPierreV
  11 août 2017
Il est agent des services secrets israéliens, spécialiste des interrogatoires musclés au cours desquels il utilise la violence, les coups pour faire parler les plus récalcitrants, pour obtenir un nom, une dénonciation... Toujours sur la brèche, il lutte en permanence contre les kamikazes cherchant à se faire exploser devant une synagogue, dans un bar. Alors tout lui est permis. Quelques fois les prisonniers meurent. Ses chefs lui le reprochent : le mort n'a pas parlé, n'a pas livré ses secrets, des noms...Ils lui demandent d'avoir un entretien, qu'il fuit, avec un psychologue. Pour lui, dans Israël qui possède "des satellites-espions capables de détecter l'odeur du rot que laissera échapper n'importe quel gars de Jénine après avoir mangé un hoummous aux fèves et aux oignons, on en revient toujours aux mêmes méthodes : la douleur, la peau, les nerfs, le sac en toile puant sur la tête, les mains attachées par des liens qui entaillent la chair. le seul moyen d'éviter ça, c'est de les faire crever de trouille à l'idée de ce que tu risques de leur infliger."
Un jour ceux-ci lui proposent une mission imposant un peu plus de finesse d'esprit et de psychologie : faire venir en terrain neutre afin de le capturer un chef terroriste. Pour cela il devra approcher le père du terroriste, un poète et intellectuel palestinien et l'utiliser comme appât. Ce dernier atteint d'un cancer en phase terminale doit être exfiltré depuis Gaza, sous prétexte de le soigner en unité de soins palliatifs.
Il ne connaît pas le poète. Aussi, afin de l'approcher il se fera passer auprès d'une auteure Dafna, amie du poète, pour un écrivain souhaitant être conseillé dans l'écriture d'un roman.
Parallèlement à cette mission, exigeant finesse et psychologie, il poursuit, jusqu'au drame, ses interrogatoires musclés, et doit, à la demande de ses supérieurs se remettre en cause.
Au contact de ces différents personnages, instruits et lettrés, de la détresse du fils de Dafna, jeune drogué toujours en manque, recherché par un dealer, le personnage principal commence à douter, à s'interroger et à comprendre l'injustice, surtout quand le vieux poète pacifique lui dit ''Vous avez tout, nous n'avons rien''...
Il ne faut pas lire ce livre uniquement pour son intrigue, pour son scénario, certes passionnant, mais surtout pour les relations humaines entre les personnages, pour l'humanité se dégageant ou non des personnages, pour leurs propos face à l'injustice, face à la violence qui ne résout rien, mais exacerbe les tensions. A aucun moment l'auteur ne prendra parti pour un camp ou pour l'autre. Il montre qu'un dialogue est possible, que des pas pour une entente commune peuvent être fait d'un côté comme de l'autre, que l'amour et la recherche de la paix n'ont pas de camp.
Écrit par un auteur israélien, il remet en cause la violence utilisée actuellement pas le pourvoir israélien, et prône une autre forme de relation : le dialogue...
Le très beau visage de la couverture, la profondeur du regard de cet homme, l'humanité qui s'en dégage m'avaient attiré. Je n'ai pas été déçu.
A lire.

Lien : https://mesbelleslectures.co..
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Citations et extraits (32) Voir plus Ajouter une citation
celinezugcelinezug   01 septembre 2014
Une seule question me taraude à la fin de ce livre "comment peut-on garder son humanité dans un monde en décomposition permanente ?". Vivre dans un pays en guerre c'est vivre côte à côte avec la mort mais c'est aussi mesurer les dégâts irrémédiables sur les gens, être sans illusion sur la condition humaine et pire sombrer chaque jour un peu plus dans le cynisme. C'est pourtant une belle histoire qui se tisse entre Dafna et la narrateur, mais la manipulation n'est jamais loin et quand il s'agit de sauver ce que l'on a de plus cher tous les coups sont permis. La chute de cet homme rompu par les interrogatoires est aussi effrayante que la tension permanente chez chacun des personnages dans un pays qui tutoie les Dieux et à ouvert les portes de l'enfer.
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AproposdelivresAproposdelivres   14 octobre 2014
Dafna ouvrit la porte pieds nus, les cheveux attachés, le regard particulièrement pénétrant. Voilà ce que j’ai capté au premier abord.
Elle m’a accueilli par un : “Je suis au téléphone, entrez.” J’ai saisi quelques bribes de sa conversation, un rire bref, des propos concrets. “Bon, je dois raccrocher maintenant, on m’attend.”
J’en ai profité pour examiner son salon : deux canapés confortables style années 1970, une grande fenêtre qui donnait sur la cime d’un ficus, une petite télévision, sur les murs quelques œuvres d’art intéressantes mais que je n’ai pas eu le temps de voir de près. L’appartement, inondé de lumière, donnait sur une cour intérieure, alors que, moi, étrangement, je m’attendais à me retrouver dans un endroit sombre… Son appel, “Venez par ici, on va s’asseoir dans la cuisine”, a coupé court àtoutes mes conjectures.
Sur la table ronde recouverte d’une nappe multicolore de fabrication artisanale, il y avait une pile de feuillets et un grand plat contenant des pêches en train de mûrir. Une radio diffusait discrètement de la musique, peut-être du Chopin, peut-être un compositeur que je ne connaissais pas.
“Pourquoi venez-vous me voir ? commença-t-elle d’une voix étonnamment jeune.
— On vous a recommandée à moi comme étant la personne qui pourrait m’aider. Je veux apprendre à écrire.
— A quel point est-ce important pour vous ? Êtes-vous prêt à y consacrer du temps ?” Elle parlait d’un ton calme, une esquisse de sourire sur les lèvres, et elle s’est assise sur la chaise en repliant une jambe sous ses fesses. C’est à ce moment-là que j’ai remarqué qu’elle portait un pantalon souple et très ample.
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mesrivesmesrives   30 juin 2015
L'air stagnait, la mer ne bougeait pas davantage dans sa bassine délimitée par les contours gris de la ville.Dafna dit soudain qu'elle s'en voulait de ne pas être allée le voir, là-bas. Toujours la peur de recevoir un coup ou une grenade. Dire que, maintenant, c'était pire!
"Et pourtant, on n'est pas loin." Hani trempa les lèvres dans son verre. "La même mer. Le même soleil. C'est juste qu'il y a plein de barrages au milieu.
- Un jour, toutes ces barrières tomberont et ont vivra ensemble, assura Dafna dont les yeux étaient repeints en turquoise par le paysage et le vin.
- Ces temps-là ne viendront qu'après nous, ma chérie", murmura Hani dans un petit rire. Il posa délicatement sa main desséchée sur le bras de Dafna.
" Aujourd'hui, ce sont les fous qui sont aux commandes et eux se fichent de la mer. Ils réclament des montagnes."
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AproposdelivresAproposdelivres   14 octobre 2014
Je suis resté encore un instant dans la voiture. Non seulement pour bien m’imprégner de sa photo, mais aussi pour écouter jusqu’au bout Here Comes the Sun. George Harrison ne passe pas souvent à la radio et en plus on entend rarement d’aussi bonnes chansons le matin. Me familiariser avec le visage de la personne avant de la rencontrer pour la première fois m’a toujours semblé important. Ne pas être surpris. Elle était très belle sur ce vieux cliché : cheveux attachés, front intelligent, elle me souriait au milieu d’un groupe d’intellectuels dont la notoriété n’était plus à faire.
Une matinée de fin juillet. La rue baignait dans ce calme qui gagne les villes pendant les grandes vacances, les chats escaladaient les bennes à ordures pour en tirer leur pitance, deux jeunes garçons marchaient sur l’avenue bordée de tamaris en direction de la plage avec aux lèvres des rires légers et sous le bras des planches de surf.
Au téléphone, elle m’avait dit qu’elle habitait au troisième étage. Certaines boîtes aux lettres disparaissaient sous plusieurs couches d’autocollants, souvenirs de jeunes locataires venus puis repartis, d’autres affichaient encore le nom en lettres latines de gens qui n’étaient plus de ce monde. L’immeuble était mal entretenu, sur les murs l’enduit s’écaillait et les longues fenêtres étroites de la cage d’escalier étaient, comme dans un couvent abandonné, opacifiées par la saleté.
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MissAlfieMissAlfie   02 septembre 2013
Vous ne risquez pas d'atterrir là-bas. Ni vous, ni personne de votre connaissance, pas même en visite. Alors vous ne voulez rien entendre. Qu'on les enferme à double tour dans des cages, ces hommes-singes, il ne faut surtout pas qu'ils s'échappent, qu'on leur obstrue la bouche avec un chiffons pour qu'aucun cri ne filtre. Parce qu'il ne faudrait pas... - mon regard a soudain été piégé par une photo de famille dans un cadre, au bout de la table : un mari typiquement israélien, joli garçon, deux enfants en combinaison de ski sur fond de paysage alpestre - ... il ne faudrait pas que quelqu'un vienne dévorer vos jolies jambes, ou vos enfants, ou votre charmant mari.
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