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EAN : 9782843047596
237 pages
Zulma (01/04/2016)
3.81/5   18 notes
Résumé :

« Je pèse trente kilos et Mama Girl en pèse soixante. Elle a trente-trois ans, mais elle se fâche si je le dis. “J’ai vingt-deux ans, et tu le sais bien. – Si tu as vingt-deux ans, moi je ne suis pas encore née alors, puisque tu avais vingt-quatre ans à ma naissance. Tu me l’as dit toi-même. – Je mentais, répond Mama Girl, je n’ai pas voulu te dire que je t’avais eue à treize ans, c’est tout.” »

Maman est comédienne et vit à Los Angeles avec s... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Bookycooky
  20 mai 2016
Après le délicieux "Papa tu es fou ", où Saroyan séparé de sa femme , nous racontait sa complicité touchante avec son petit garçon,le temps d'un été, les éditions Zulma nous offre un nouvel opus de son oeuvre publié la même année,en 1956, dans la même veine.
Une petite fille de neuf ans,et sa maman ,"Mama Girl", actrice non confirmée, sur un coup de tête de cette dernière, quittent leur Californie natale pour " La Grosse Pomme", à la conquête de Broadway. C'est " ma Grenouille", comme l'appelle sa mère,qui nous raconte cette épopée loufoque à travers New-York, dans les coulisses du théâtre. Dans cette ville où tout est possible, un concours de circonstances va les propulser , à elles deux, comme une seule et même vedette, d'une pièce de théâtre en création. Saroyan lui-même dramaturge nous dépeint ce milieu passionnant avec ses répétitions,ses critiques, ses soucis de commanditaires.....,qu'il connait si bien....c'est le début d'un rêve éveillé,pour eux et pour nous.
En toile de fond, NewYork, dont chaque détail émerveille la petite fille , Manhattan avec son fameux Hotel Pierre,sur la 5ème Avenue, où elles logent,
ses avenues,Madison,Broadway,....
Central Park , Harlem .....Coney Island et son parc d'attraction....et puis la première à Philadelphie ....Boston.....avant La Première décisive à New-York.....le succès sera-t-il au rendez-vous?
Le charme de ce livre est sans aucun doute cette petite fille,aux multiples noms,"Ma Grenouille", "Etoile","Feu Follet".....,qui précipitée dans ce monde d'adultes, ne perd jamais ses repères d'enfant.Sa complicité avec sa mère, une femme des moins faciles, sa nostalgie pour son pére et son frère installés à Paris,son sérieux espiègle face à son travail ....sont des plus touchants...finalement, elle ne veut que vivre son enfance, ne rêve que d'être un lanceur au base-ball, pour les Giants.
Si vous aimez la littérature,NewYork,le théâtre, les années 50, êtes fan de Saroyan ou ne le connaissez pas du tout,alors ne passez pas à côté de ce livre truculent, attendrissant et d'une grande finesse !
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PetiteBalabolka
  01 mai 2016
Après Papa, tu es fou, j'avais très envie de retrouver ce ton incomparable de l'enfance que William Saroyan sait donner à ses romans. C'est chose faite avec Maman, je t'adore, une maman toujours nommée Mama Girl par sa petite fille de 9 ans, la narratrice, elle-même appelée de toutes sortes de façon tendre par sa mère sans que l'on apprenne jamais son prénom.
Nous sommes en 1956 aux Etats-Unis. Mama Girl et papa boy sont divorcés et depuis, Mama Girl est un peu paumée.
Quoi que...elle sait quand même, à 33 ans, qu'il est temps pour elle de saisir sa chance à New York si elle veut percer dans une carrière de comédienne. Une baby-sitter qui n'arrive pas et voilà sa "grenouille" embarquée avec elle depuis la Californie jusqu'à la 5ème Avenue, adresse prestigieuse mais qui cache en fait une minuscule chambre de l'hôtel Pierre. La Grenouille croasse tellement bien que c'est finalement à elle qu'on propose un rôle dans une pièce inédite. Mama Girl est perplexe. Elle sent bien que sa petite fille pourrait accepter de jouer, rien que pour qu'elle obtienne aussi sa chance. Même si elle a l'air parfois d'une mère enfant, même si elle paraît préoccupée d'elle-même ou de sa carrière, elle n'est pas égoïste au point d'imposer ça à sa fille car toujours, l'amour maternel lui indique la bonne décision et c'est ce qui est particulièrement touchant dans ce livre.
Le projet est retenu et Mama Girl obtient finalement un rôle important. Rien n'est facile, il faut améliorer le texte, tout créer et surtout convaincre les commanditaires d'apporter leur financement.
Avec ce livre, on est aussi au coeur de la genèse d'une pièce de théâtre, l'enthousiasme, les heures de travail pour défendre au mieux son rôle, l'attente tendue de la critique.
Entre deux répétitions, mère et fille s'accordent quelques promenades dans New York et c'est avec beaucoup de sensibilité que William Saroyan a su rendre l'ambiance de certains lieux, Coney Island, par exemple.
Pour le lecteur qui aurait lu Papa, tu es fou, je précise qu'il ne faut pas s'attendre tout à fait à la même épure et cette histoire-ci paraîtra peut-être un petit peu moins exclusivement poétique ce qui ne lui enlève pas sa valeur. Davantage de personnages secondaires interviennent et le projet autour de la pièce de théâtre densifie le roman. Pour autant, il reste la charmante fraîcheur des dialogues entre cette jeune maman et sa petite fille. du haut de ses 9 ans, elle ne propose pas de réponses savantes. Willima Saroyan n'a pas cherché à faire d'elle une mini-adulte pour la rendre plus intéressante mais il a su rendre avec finesse cet amour inconditionnel qu'elle voue à sa mère.
Quant à la maman, on voit bien qu'elle fait du mieux qu'elle peut. Parfois, elle se trompe, doute trop et s'en veut de ne pas avoir été à la hauteur, en se rappelant à quel point on ne pardonne pas grand chose à une femme divorcée avec enfant dans les années 50...

Lien : http://leschroniquesdepetite..
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mollymonade
  26 mai 2016
Une petite fille toute plate et une grande fille ronde qui sont comme " deux amandes d'une philippine ", s'envolent vers New-York .
La grande fille ronde en quête de gloire et surtout d'argent, espère y trouver un rôle à la hauteur de ses (supposés) talents de comédienne.
La petite fille (toute plate ) qui est sa fille, nous raconte cette escapade improvisée par une mère qui préfère prendre l'avion plutôt que de se rendre à une soirée où elle sera en retard parce que la nounou lui a fait faux bond.
Comme le hasard fait bien les choses, la maman et sa petite Grenouille vont rencontrer très rapidement les personnes qu'il faut pour leur servir sur un plateau une belle pièce pour elles toutes seules.
21 petits chapitres explorent, au travers du regard étonnement raisonnable d'une enfant de neuf ans, les relations familiales, la vie new-yorkaise et surtout le petit monde du théâtre.
Sorti pour la première fois en 1956 , le roman de Saroyan a le charme suranné des vieilles comédies hollywoodiennes qui peut séduire les amateurs du genre.
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Bardak
  29 avril 2016
Ce livre est un véritable petit bijou, et pour une fois la quatrième de couverture est tout à fait juste, en parlant de "l'esprit d'enfance". La relation mère-fille évoquée ici est unique, tendre, orageuse, moqueuse... Et surtout vu à travers les yeux d'une fillette à la fois naïve et fulgurante d'intelligence.
On se délecte de cette incursion dans broadway à travers le parcours d'une femme hors norme et de sa fille non moins exceptionnelle.
On sourit de leurs discussions empruntes de gravité, de leurs ambitions démesurées (actrice pour la mère, lanceuse au base-ball pour la fille), mais surtout on s'imprègne de l'amour indéfectible qu'elles ont l'une pour l'autre, et quel bien ça fait !
Un livre que je vous recommande pleinement, pour aller bien tout simplement.
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lautre_magda
  18 octobre 2020
Ce roman de @William Saroyan, auteur américain d'origine arménienne, est l'un des premiers que j'ai lu de cet auteur brillant, avec son pendant '' Papa, tu es fou''.
C'est un des romans que je relis assez souvent avec délice et qui me procure de la chaleur et de la tristesse à la fois.
Plus de chaleur, d' orangé, que de peur, puisqu'il y a beaucoup d'amour, beaucoup, et d'aides magnifiques apportées à ces deux personnes qui sont les deux héroïnes principales de cette très jolie histoire:
Mama girl et sa petite fille, narratrice bien choisie de tout ce récit.
Mama girl, récemment divorcée, est comédienne, et est jeune et avec un grand désir de réussir sa carrière dans le théâtre.
Elle vit avec sa fillette, à Los Angeles, mais décide de s'installer à New-York pour mener à bien ses projets.
L'histoire vue par Feu follet, la petite fille de Mama girl, est à la fois pleine de vie, de grâce, de joie et de simplicité enfantine propre à l'esprit si unique et fantastique, que j'aime profondément de William Saroyan .
C'est un livre merveilleux pour qui aime, à travers l'écriture, ressentir, comprendre l'amour, et des étapes de vie d'une femme et sa fille dans leurs liens si particuliers et indissociables.
Un roman exceptionnel.

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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
PetiteBalabolkaPetiteBalabolka   02 mai 2016
Et Mama Girl ajoute :
"Tu as vu beaucoup de femmes de trente-trois ans, eh bien, est-ce que je leur ressemble ?"
Bien sûr que non. Elle ne ressemble à personne, et elle est même différente chaque semaine, quand elle revient du salon de coiffure. Chaque fois, ses cheveux changent de couleur et ses ongles aussi. Mama Girl a plus de tubes de rouge à lèvres, de poudre, et de choses comme ça, que n'importe quelle autre femme au monde.
Elle alluma une Parliament et s'assit sur le couvre-lit en velours rouge. Elle me regardait, souriait tout en fumant tranquillement.
"Tu ferais mieux de te dépêcher, dis-je.
- Non, j'ai déjà une heure de retard. Il me faudra une demi-heure en voiture pour aller là-bas, alors je peux aussi bien prendre mon temps et être vraiment en retard, au lieu d'un petit peu seulement.
- O.K.
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PetiteBalabolkaPetiteBalabolka   02 mai 2016
Je décidai donc que je voulais être la femme de Ho, et que si Siggy ne voulait pas lui téléphoner, je le ferais moi-même. J'appelai Hobart qui répondit immédiatement, puisqu'il n'a ni infirmière, ni secrétaire. Tu ne trouves pas qu'il est beau à faire rêver ?
- Oui, oui, bien sûr, mais dis-moi, que lui as-tu raconté ?
- Oh tu sais, quand tu as été psychanalysée, tu perds l'habitude des détours de conversation. Je lui ai dit : O.K.
- Et qu'est-ce que ça voulait dire ?
- O.K., j'accepte de t'épouser.
- Est-ce qu'il te l'avait demandé ?
- Pas exactement, enfin pas avec des mots, puisqu'il n'a pas été psychanalysé, lui, mais je savais bien qu'il en avait envie et je ne me trompais pas, puisque nous voilà mariés.
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AudreyaufildespagesAudreyaufildespages   17 décembre 2016
- J'ai vingt-deux ans et tu le sais bien.
- Si tu as vingt-deux ans, moi je ne suis pas encore née alors, puisque tu avais vingt-quatre ans à ma naissance. Tu me l'as dit toi-même.
- Je mentais, répond Mama Girl, je n'ai pas voulu te dire que je t'avais eue à treize ans c'est tout.
- Ca oui, c'est un gros mensonge.
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laurannslauranns   04 janvier 2017
- Qu'est ce que c'est le mariage?
- C'est comme un duel, lui et elle occupés à s'anéantir dans un combat inutile et interminable.
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Poème de William Saroyan sur le génocide arménien de 1915.
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