AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2070324508
Éditeur : Gallimard (10/07/1987)

Note moyenne : 3.61/5 (sur 65 notes)
Résumé :
Ces « essais sur le roman » constituent la première manifestation théorique de l'école du « nouveau roman ». Nathalie Sarraute y expose ses propres conceptions qui ont exercé une influence profonde sur les jeunes auteurs. De Dostoïevski à Kafka, de Joyce à Proust et Virginia Woolf, Nathalie Sarraute scrute l'œuvre des grands précurseurs du roman moderne et examine leur contribution à la révolution romanesque de nos jours.
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr
Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
cicou45
  26 juillet 2011
On retrouve ici quatre essais écrits par Nathalie Sarraute dans lesquelles elle développe un certain nombre de théories sur ce que l'on appelle "le nouveau roman". Selon elle, le lecteur se focalise trop sur les personnages au lieu de s'intéresser tout simplement à la psychologie qui émane d'eux mais qui cependant ne leur est pas propre. le romancier, dans le "nouveau roman" doit donc faire perdre ses points de repère au lecteur en "dépersonnalisant" en quelque sorte les héros pour que le lecteur se concentre dorénavant essentiellement sur la psychologie dans son ensemble qui peut s'appliquer à plusieurs personnes et non pas propre à ce personnage en particulier.
Un peu difficile d'approche par moments mais, en résumé, Nathalie Sarraute a été l'un des précurseurs à poser les bases du "nouveau roman" et c'est ce qui fait de cet ouvrage un classique à ne pas manquer !
Commenter  J’apprécie          121
chartel
  23 juin 2014
Pour être précis, cette édition Folio regroupe quatre articles de Nathalie Sarraute sur la littérature : "De Dostoïevski à Kafka" (1947), "L'ère du soupçon" (1950) , "Conversation et sous-conversation" (1956) et "Ce que voient les oiseaux" (1956). En analysant les oeuvres des auteurs qui ont contribué au renouvellement du roman moderne (Dostoïevski, Kafka, Woolf, Joyce ou Proust), Sarraute évoque les conséquences de ce renouvellement sur son oeuvre, ainsi que sur celle de nombreux auteurs de son époque. Cet essai permet de poser un autre regard sur les fictions de Sarraute, non pas en les « expliquant », car la littérature n'est pas là pour nous expliquer quoi que ce soit, mais en montrant que l'auteure de Tropismes avait le souci constant d'offrir à ses lecteurs, à chaque parution, de nouvelles perspectives littéraires.
Commenter  J’apprécie          40
zazimuth
  18 décembre 2018
Découvrir la théorie du "flux de conscience" et comment l'employer en littérature pour apporter un autre point de vue ou de la complexité au récit a été un choc pour moi.
J'avais sans doute déjà lu des romans qui employaient ce type de narration mais j'ai trouvé son analyse brillante.
Commenter  J’apprécie          50
hove
  27 juillet 2011
Quatre essais qui n'en font qu'un et marquent le début d'une ère nouvelle. Laisser derrière nous les formes dépassées du roman traditionnel et permettre aux écrivains modernes, aux visionnaires d'acquérir une légitimité pas toujours accordée par les critiques, tel est le but de Nathalie Sarraute véritable figure de prou du nouveau roman.
Commenter  J’apprécie          40
Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
zazimuthzazimuth   04 août 2011
Il a voulu regarder encore plus loin ou, si l'on aime mieux, d'encore plus près. Et il n'a pas été long à apercevoir ce qui se dissimule derrière le monologue intérieur : un foisonnement innombrable de sensations, d'images, de sentiments, de souvenirs, d'impulsions, de petits actes larvés qu'aucun langage intérieur n'exprime, qui se bousculent aux portes de la conscience, s'assemblent en groupes compacts et surgissent tout à coup, se défont aussitôt, se combinent autrement et réapparaissent sous une nouvelle forme, tandis que continue à se dérouler en nous, pareil au ruban qui s'échappe en crépitant de la fente d'un téléscripteur , le flot ininterrompu des mots. (p.97-98)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
kazupandakazupanda   23 avril 2013
Il est étonnant de voir avec quelle complaisance ils s'appesantissent sur l'anecdote, racontent « l'histoire », discutent les « caractères » dont ils évaluent la vraisemblance et examinent la moralité. Mais c'est en ce qui concerne le style que leur attitude est le plus étrange. Si le roman est écrit dans un style qui rappelle celui des classiques, il est bien rare qu'ils n'attribuent à la matière que ce style recouvre, si indigente soit-elle, les qualités d'Adolphe ou de La Princesse de Clèves. Si, au contraire, un de ces romans aux personnages si ressemblants et aux intrigues si passionnantes, se trouve être écrit dans un style plat et lâché, ils parlent de ce défaut avec indulgence, comme d'une imperfection regrettable, sans doute, mais sans grande importance, qui ne peut choquer que les délicats, qui n'entame en rien la valeur véritable de l'oeuvre : quelque chose d'aussi superficiel, d'aussi insignifiant qu'une petite verrue ou un simple bouton sur un beau et noble visage. Alors que c'est plutôt le bouton révélateur qui apparaît sur le corps du pestiféré, la peste n'étant ici rien d'autre qu'une attitude peu sincère et peu loyale envers la réalité.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
kazupandakazupanda   23 avril 2013
Ce que révèle, en effet, cette évolution actuelle du personnage de roman est tout à l'opposé d'une régression à un stade infantile.
Elle témoigne, à la fois chez l'auteur et chez le lecteur, d'un état d'esprit singulièrement sophistiqué. Non seulement ils se méfient du personnage de roman, mais, à travers lui, ils se méfient l'un de l'autre. Il était le terrain d'entente, la base solide d'où ils pouvaient d'un commun effort s'élancer vers des recherches et des découvertes nouvelles. Il est devenu le lieu de leur méfiance réciproque, le terrain dévasté où ils s'affrontent. Quand on examine sa situations actuelle, on est tenté de se dire qu'elle illustre à merveille le mot de Stendhal : « le génie du soupçon est venu au monde ». Nous sommes entrés dans l'ère du soupçon.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
coco4649coco4649   21 octobre 2016
On connaît cet univers où ne cesse de se jouer un jeu de colin-maillard sinistre, où l' on avance toujours dans la fausse direction.
Commenter  J’apprécie          130
DidishaDidisha   26 avril 2015
Le cinéma, art plein de promesses, allait faire profiter de ses techniques toutes neuves le roman auquel tant d'efforts infructueux avaient fait retrouver une juvénile et touchante modestie. La saine simplicité du jeune roman américain, sa vigueur un peu rude redonneraient, par l'effet d'une contagion bienfaisante, un peu de vitalité et de sève à notre roman, débilité par l'analyse et menacé de dessèchement sénile. L'objet littéraire pourrait retrouver les contours pleins, l'aspect fini, lisse et dur, des belles œuvres classiques. L'élément "poétique" et purement descriptif où le romancier ne voyait trop souvent qu'un vain ornement, qu'il ne laissait passer qu'avec parcimonie, après un minutieux filtrage, perdrait son rôle humiliant d'auxiliaire, exclusivement soumis aux exigences du psychologique, et s'épanouirait un peu partout, sans contraintes.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
Videos de Nathalie Sarraute (14) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Nathalie Sarraute
Radioscopie : Nathalie Sarraute (1989).
>Littérature : généralités>Biographie littéraire>Oeuvres de fiction, romans (119)
autres livres classés : nouveau romanVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr





Quiz Voir plus

Retrouvez le bon adjectif dans le titre - (5 - essais )

Roland Barthes : "Fragments d'un discours **** "

amoureux
positiviste
philosophique

20 questions
399 lecteurs ont répondu
Thèmes : essai , essai de société , essai philosophique , essai documentCréer un quiz sur ce livre