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ISBN : 2340003202
Éditeur : Ellipses (17/02/2015)

Note moyenne : 4/5 (sur 2 notes)
Résumé :
Que reste-t-il de Napoléon, à part le fracas des batailles ? La réforme de l'Etat et l'institution des préfets, œuvre du chimiste Chaptal si bien illustrée par le physicien et préfet Fourier ; les lycées, le baccalauréat et le " corps enseignant ", inventions du chimiste Fourcroy ; la Légion d'Honneur, confiée non à un glorieux maréchal, mais au naturaliste Lacépède. L'Empire Napoléonien fut en effet un Empire des Sciences, de multiples façons. Ce fut tout d'abord u... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Oliv
  10 juin 2015
Il est aujourd'hui de bon ton de dénigrer Napoléon, de limiter son action à celle d'un fou de guerre, voire de le mettre dans le même sac que les pires dictateurs du vingtième siècle... Passons sur le fait que les guerres dites "napoléoniennes" ne furent pas dues à l'ambition démesurée d'un seul homme, mais essentiellement à la volonté de l'Angleterre d'empêcher la France de renaître de ses cendres après le sabordage de la Révolution : tel n'est pas le propos. L'intérêt de "L'Empire des Sciences" est justement de ne pas considérer l'oeuvre napoléonienne à travers le prisme des guerres et des conquêtes, mais des sciences et du progrès technique.
Napoléon fut, en effet, un passionné de sciences. Très tôt il se distingua dans l'étude des mathématiques, une aptitude qui lui permit d'entrer à l'École Militaire en qualité d'élève artilleur et d'entamer la carrière que l'on sait. Avant même de s'élever au pouvoir suprême, il comprit l'intérêt qu'il y avait à s'entourer de savants : ainsi le géomètre Monge, le physicien Fourier, les chimistes Berthollet et Chaptal, parmi d'autres noms illustres, furent-ils des compagnons de la première heure. L'État profita de ces cerveaux pour réformer et redresser le pays en un temps record ; en contrepartie, il fut offert aux scientifiques français des conditions de travail favorisant des découvertes rapides, à une époque où l'Angleterre ne comptait qu'un seul scientifique professionnel en la personne de l'astronome royal.
"L'Empire des Sciences" est donc un livre portant sur un sujet passionnant. Malheureusement il n'est pas exempt de défauts. Le grand nombre de coquilles saute aux yeux : fautes d'orthographe, oubli d'un mot dans une phrase... tandis que certaines erreurs récurrentes donnent parfois un aspect involontairement comique au propos, ainsi lorsque "Kepler" (comme l'astronome allemand contemporain de Galilée) au lieu de Kléber, mène ses troupes en Égypte, ou lorsqu'un chiffre romain oublié par l'auteur dans une date lui fait évoquer les grands progrès de la physique et de la chimie au onzième siècle !
Les chapitres biographiques consacrés à Monge, Chaptal, Berthollet, etc. sont très intéressants et très complets ; en revanche l'évocation des grandes réalisations scientifiques du Consulat puis de l'Empire, menées pour l'essentiel par... Monge, Chaptal, Berthollet, etc., occasionne d'inévitables redites. Certaines citations sont répétées deux, trois fois, voire davantage, au gré des différents chapitres. Peut-être l'auteur a-t-il conçu son ouvrage de manière à ce que le lecteur en consulte une section particulière en fonction de ses besoins, et non en le lisant de la première à la dernière page ?
Enfin, il y est question de physique, de chimie, de mathématiques, de médecine, mais, étrangement, très peu de sciences naturelles. Des naturalistes de premier plan comme Lamarck ou Cuvier sont à peine mentionnés ; il n'est fait qu'une fois allusion à Nicolas Baudin, mandaté par le Premier Consul pour mener en compagnie d'une vingtaine de savants une expédition scientifique en Australie ; et même la passion de l'Impératrice pour la zoologie et la botanique, qui lui fit notamment acquérir pour sa propriété de la Malmaison des kangourous ou des émeus quand ces animaux étaient inconnus en Europe, n'est qu'évoquée dans une note de bas de page.
Au regard de certaines redites, le livre (plus de 600 pages au format poche tout de même !) peut donc apparaître comme trop long, ou bien trop court, quand on songe aux points qui n'ont pas été développés... Il s'agit néanmoins d'une lecture enrichissante qui, en dépit de ses imperfections, a l'immense mérite de mettre en lumière un aspect aussi méconnu qu'essentiel de l'histoire du Premier Empire.
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
OlivOliv   28 mai 2015
Si la France est ainsi devenue un véritable Empire des sciences, ce n'est évidemment pas par hasard. Une grande part du mérite en revient au premier des Français, Premier consul, puis Consul à vie, puis Empereur. Aucun autre dirigeant politique n'a nourri une telle passion pour la science, n'a entretenu de liens aussi privilégiés avec les savants de son époque, n'a autant estimé et même aimé le monde scientifique. Il se voulut membre à part entière de la communauté scientifique, et celle-ci l'accepta comme tel. Napoléon, dont les dons pour les mathématiques furent reconnus dès sa jeunesse par les plus grands mathématiciens, dont Laplace, acquit une culture scientifique impressionnante qu'il entretint tout au long de sa vie.
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OlivOliv   09 juin 2015
Napoléon avait ses propres convictions, mais il savait que l'Empire des sciences ne pouvait prospérer que dans le respect absolu de la liberté de penser, d'écrire, de polémiquer, bref des libertés académiques. Quand Gall vint s'installer à Paris en 1805, le ministre de la Police prévint Napoléon que son cours avait été interdit en Autriche. "Qu'importe, répondit l'Empereur, si c'est de la science, la France doit en profiter, si ce sont des inepties, l'Institut en fera justice."
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