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ISBN : B004HWCQYU
Éditeur : Nfr gallimard (30/11/-1)

Note moyenne : 4/5 (sur 224 notes)
Résumé :
«Garcin : - Le bronze... (Il le caresse.) Eh bien, voici le moment. Le bronze est là, je le contemple et je com prends que je suis en enfer. Je vous dis que tout était prévu. Ils avaient prévu que je me tiendrais devant cette cheminée, pressant ma main sur ce bronze, avec tous ces regards sur moi. Tous ces regards qui me mangent... (Il se retourne brusquement.) Ha ! vous n'êtes que deux ? Je vous croyais beaucoup plus nombreuses. (Il rit.) Alors, c'est ça l'enfer. J... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (23) Voir plus Ajouter une critique
Cer45Rt
  15 avril 2019
C'est avec "Huis clos" que j'ai découvert le théâtre de Sartre-assez récemment, d'ailleurs. Je connaissais déjà son autobiographie, "Les Mots" et j'avais abordé sa philosophie avec "L'existentialisme est un humanisme".
Dans "Huis clos", Sartre souhaite de toute évidence nous transmettre le sentiment de l'absurde ( tiens, ça ne vous rappelle pas quelqu'un, ça ? ), au sens philosophique du terme : trois personnages se retrouvent dans une pièce, pleurent, parlent, bougent continuellement, mais non, non, rien ne réussit à remplir une existence inessentielle qu'ils ne remplissent pas par eux-mêmes ( Je rappelle que, selon Sartre, l'idée d'une existence dont le cours serait en lien avec un plan prédéfini ainsi que l'idée d'une nature humaine sont fausses ; par conséquent, le cours de l'existence est inessentielle ( oui, je sais, c'est un pléonasme ) et l'unique essence possible de celui-ci doit être créée par l'existant lui-même ).
Une pièce passionnante, bien écrite, subtile, intelligente, qui ne laisse pas indifférent !...
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Gaphanie
  08 octobre 2018
Garcin, Inès et Estelle se retrouvent ensemble en enfer. C'est une sorte d'hôtel, dont ils occupent une pièce. Au début, chacun rechigne à expliquer aux autres pourquoi il se retrouve en enfer : une erreur, forcément. Et peu à peu, les langues se délient. Les masques tombent. Et les personnages s'enchaînent eux-mêmes les uns aux autres, compromettant toute chance que l'un deux puisse en sortir.
Des messages, il y en a plusieurs dans cette pièce. le plus connu, évidemment, l'enfer c'est les autres. Mais aussi "Tu n'es rien d'autre que ta vie", seuls les actes comptent, pas les intentions.
Huis clos, c'est une succession de triangles de Karpman, même si cette notion était encore inconnue à l'époque de Sartre, qui débouche sur une monstrueuse impasse, le désespoir et l'impuissance d'être pris au piège résumés dans la dernière phrase : "Alors, continuons..."
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Camironet
  17 janvier 2019
La pièce commence avec Garcin, qui s'étonne : il est mort, il a été damné, mais où sont les instruments de torture ? Où sont les flammes ? Les démons ? le garçon d'étage le conduit dans une banale chambre meublée dans le style second Empire. Trois canapés dans la pièce, trois personnages : Garcin, Inès, Estelle.
« L'enfer, c'est les autres » est sans doute la phrase la plus connue de la pièce ; je ne suis pas certaine de l'interpréter dans le sens qu'a voulu lui donner Sartre. « Huis clos », c'est la promiscuité, et la promiscuité, c'est souvent difficile. Comme le dit un médecin dans Les frères Karamazov : « je ne puis vivre avec personne deux jours de suite dans la même chambre [...] En vingt-quatre heures je puis même prendre en grippe les meilleures gens : l'un parce qu'il reste longtemps à table, un autre parce qu'il est enrhumé et ne fait qu'éternuer. » le trio n'est pas vraiment composé des « meilleurs gens », alors comment cette intimité forcée pourrait-elle marcher ?
Garcin et Estelle essaient d'abord de garder la face devant les deux autres : mauvaise foi et recherche d'approbation pour l'un, déni et mensonge pour l'autre. Inès est plus franche, ce qui ne la rend pas plus sympathique. Elle porte une idée sartrienne : Garcin s'est rêvé fort, mais ses actes parlent plus haut que ses envies. « On meurt toujours trop tôt - ou trop tard. Et cependant la vie est là, terminée: le trait est tiré, il faut faire la somme. Tu n'es rien d'autre que ta vie. ».
Et à la fin ? Eh bien, la comédie continue...
Une courte pièce de théâtre, rythmée, dont la lecture ne m'a jamais ennuyée.
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Vermeer
  09 juin 2017
'L'Enfer, c'est les autres". Trois personnages se retrouvent en Enfer après leur mort. Ils commencent à chercher les instruments de torture mais la torture sera psychologique, la torture ce sont les regards et jugements d'autrui. Nos trois personnages ne comprennent pas (ou feignent de ne pas comprendre) pourquoi ils sont damnés, ce sont les autres qui vont les inviter à revoir leur jugement. Les autres et leur jugement lapidaire et parfois réducteur permettent aussi d'accéder à une meilleure connaissance de soi, ce regard n'est pas uniquement négatif. Nos trois personnages après avoir tenté de fuir, de s'aimer, de s'ignorer sont condamnés à se supporter et pour l'éternité. Le regard chosifie, simplifie et montre aussi les limites de la connaissance des autres, l'impossibilité à créer des liens authentiques et en même temps l'impossibilité d'exister sans eux.
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LeslecturesdeKevin
  27 mai 2016
Ce livre était le dernier à lire dans le cadre de mon cours de français. Comme vous le savez, je n'aime pas les livres proposés par l'école et celui-là, malgré sa petitesse au niveau du nombre de pages, ne déroge pas à la règle. Je vais vous expliquer pourquoi dans les lignes qui suivent.
Tout d'abord, je ne suis pas un grand amateur de pièces de théâtre mais j'arrivais quand même à trouver des points intéressants, marrants ou compréhensibles. Hélas, celle-ci a, pour moi, un degré d'intérêt qui se confond avec le sol. Je la trouve tirée en longueur par les dialogues incessants des personnages, des dialogues portés sur leur réflexion interne, je tiens à le préciser. Je suis plus un lecteur de nombreuses péripéties. J'aime bien l'action et vivre un moment de lecture dans un rythme rapide, affolant. Je pense que c'est en partie pour cela que je n'aime pas les pièces de théâtre. Malgré cela, j'ai déjà lu quelques pièces (peu nombreuses, d'accord) mais j'ai trouvé parfois un soupçon d'intérêt, parfois un sourire se dessinait sur mes lèvres car l'histoire était marrante et proposait au lecteur quelques péripéties pour le tenir éveillé. Cette pièce-ci n'est qu'un débat, une réflexion entre trois personnages, les propos sont tirés en longueur dans certains cas et nous luttons pour tenir les paupières ouvertes. En fait, cette histoire me fait penser à une personne âgée conduisant sa voiture sur une nationale. le jeune jusque 45/50 ans ira vite et avalera les kilomètres. Jusque 65 ans, la vitesse diminue mais les dépassements sont encore parfois envisagés. Au-delà, nous frôlons l'excès de lenteur et le conducteur se trouvant derrière est énervé. C'est exactement moi, je suis en train de suivre Sartre dans sa pièce et je ne peux pas la dépasser.
Ensuite, qui dit philosophe, qui dit pièce de théâtre, dit message, bien entendu. Pourquoi l'enseignement nous proposerait-il un livre à lire juste pour le plaisir ? C'est complètement absurde. Je l'ai lu deux fois et malgré cela, le message m'a évité et j'ai donc été dans l'obligation de trouver un semblant de réponse sur Internet. Je dis bien un semblant de réponse car au contrôle, mes points étaient médiocres. Heureusement que j'en ai d'autres pour rattraper cela. Alors, c'est très bien d'écrire des livres pour partager sa façon de penser avec les contemporains de son époque et des générations suivantes mais pour cela, il aurait été intéressant d'adapter l'histoire pour que le message soit compris d'une grande majorité et non que par les professeurs de français. Je râle surtout car le message était très intéressant. Nous avons vu sa philosophie au cours et je ne peux qu'être impressionné par tant de liberté et d'audace de penser. de plus, lorsque je cherche à trouver le sens caché des paroles, je suis très frustré de ne pas y arriver et de louper le fruit de mes recherches. J'ai le sentiment d'avoir été trompé par l'auteur et d'avoir été manipulé pendant toute l'histoire et ce, deux fois de suite.
Pour terminer, j'aimerais parler des personnages qui ont quand même un rôle très important dans ce roman. Malheureusement, je ne me suis reconnu dans aucun des personnages et n'ai donc pas pu relever la barre d'intérêt de l'histoire. Nous avons un total de personnages principaux qui s'élève à trois et je n'avais donc pas l'embarras du choix. J'ai essayé de m'identifier au seul personnage masculin de l'histoire qui est pour moi un crétin, un lâche qui passe son temps à essayer de redorer son blason que d'assumer. Je n'avais aucun point de caractère avec les deux femmes ou plutôt, je n'ai pas vraiment cherché. Une est une pimbêche finie, une superficielle qui mériterait de passer dans les Anges ; l'autre est une qui s'assume pleinement et qui crache du venin dans ses paroles. Comment me reconnaître, moi un simple homme lambda alors que les personnages représentent des extrêmes ? Je me suis senti perdu avec ce bien étrange entourage et je me suis donc senti exclu de leur réflexion. Ou peut-être, vu qu'ils ne faisaient que parler, je ne voulais pas participer. C'est aussi possible cela.
En conclusion, je n'ai pas aimé ce dernier livre de l'année et plains ceux qui devront le lire dans le cadre de leurs cours.
Lien : http://leslecturesdekevin.bl..
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Citations et extraits (21) Voir plus Ajouter une citation
thereader83thereader83   04 juin 2018
GARCIN - Je n'ai pas rêvé cet héroïsme. Je l'ai choisi. On est ce qu'on veut.
INES - Prouve-le. Prouve que ce n'était pas un rêve. Seuls les actes décident de ce qu'on a voulu.
GARCIN - Je suis mort trop tôt. On ne m'a pas laissé le temps de faire mes actes.
INES - On meurt toujours trop tôt - ou trop tard. Et cependant la vie est là, terminée: le trait est tiré, il faut faire la somme. Tu n'es rien d'autre que ta vie.
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la_fleur_des_motsla_fleur_des_mots   24 août 2017
On meurt toujours trop tôt - ou trop tard. Et cependant la vie est là, terminée ; le trait est tiré, il faut faire la somme. Tu n'es rien d'autre que ta vie.
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Mathilde17Mathilde17   04 mars 2017
Allons! Allons! Ne perds pas courage. Il doit t'être facile de me persuader . Cherche des arguments, fais un effort. (Garcin hausse les épaules.) Eh bien, eh bien? Je t'avais dit que tu étais vulnérable. Ah! comme tu vas payer à présent. Tu es un lâche, Garcin, un lâche parce que je le veux. Je le veux, tu entends, je le veux! Et pourtant, vous comme je suis faible, un souffles; je ne suis rien que le regard qui te voit que cette pensée incolore qui te pense. (Il marche sur elle, les mains ouvertes.) Ha! elle s'ouvrent, ces grosses mains d'ogre. Mais qu'espères-tu? On n'attrape pas les pensées avec les mains. allons, tu n'as pas le choix: il faut me convaincre. Je te tiens.
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banamilabanamila   02 juillet 2018
ESTELLE - A elle ? Mais elle ne compte pas : c'est une femme.

INÈS - Je ne compte pas ? Mais, petit oiseau, petite alouette, il y a beau temps que tu es à l'abri dans mon cœur. N'aie pas peur, je te regarderai sans répit, sans un battement de paupières. Tu vivras dans mon regard comme une paillette dans un rayon de soleil.
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Cathy971Cathy971   30 octobre 2016
JUPITER
Je ne suis pas ton roi, larve impudente. Qui donc t'a créé ?
ORESTE
Toi. Mais il ne fallait pas me créer libre.
JUPITER
Ke t'ai donné ta liberté pour me servir.
ORESTE
Il se peut, mais elle s'est retournée contre toi et nous n'y pouvons rien, ni l'un ni l'autre.
JUPITER
Enfin ! voilà l'excuse.
ORESTE
Je ne m'excuse pas.
JUPITER
Vraiment? Sais-tu qu'elle ressemble beaucoup à une excuse, cette liberté dont tu te dis l'esclave ?
ORESTE
Je ne suis ni le maître ni l'esclave, Jupiter. Je suis ma liberté ! A peine m'as-tu créé que j'ai cessé de t'appartenir.
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Videos de Jean-Paul Sartre (188) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jean-Paul Sartre
Dans le cadre du banquet d?été 2019 intitulé « Transformer, transfigurer » qui s?est déroulé à Lagrasse du 2 au 9 août 2019.
Pour la criée consacrée aux éditions Verdier, le philosophe Gilles Hanus a présenté le livre "Pouvoir et liberté" de Jean-Paul Sartre et Benny Lévy paru en 2007.
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