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ISBN : B004HWCQYU
Éditeur : Nfr gallimard (30/11/-1)

Note moyenne : 4.04/5 (sur 121 notes)
Résumé :
«Garcin : - Le bronze... (Il le caresse.) Eh bien, voici le moment. Le bronze est là, je le contemple et je com prends que je suis en enfer. Je vous dis que tout était prévu. Ils avaient prévu que je me tiendrais devant cette cheminée, pressant ma main sur ce bronze, avec tous ces regards sur moi. Tous ces regards qui me mangent... (Il se retourne brusquement.) Ha ! vous n'êtes que deux ? Je vous croyais beaucoup plus nombreuses. (Il rit.) Alors, c'est ça l'enfer. J... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
LeslecturesdeKevin
  27 mai 2016
Ce livre était le dernier à lire dans le cadre de mon cours de français. Comme vous le savez, je n'aime pas les livres proposés par l'école et celui-là, malgré sa petitesse au niveau du nombre de pages, ne déroge pas à la règle. Je vais vous expliquer pourquoi dans les lignes qui suivent.
Tout d'abord, je ne suis pas un grand amateur de pièces de théâtre mais j'arrivais quand même à trouver des points intéressants, marrants ou compréhensibles. Hélas, celle-ci a, pour moi, un degré d'intérêt qui se confond avec le sol. Je la trouve tirée en longueur par les dialogues incessants des personnages, des dialogues portés sur leur réflexion interne, je tiens à le préciser. Je suis plus un lecteur de nombreuses péripéties. J'aime bien l'action et vivre un moment de lecture dans un rythme rapide, affolant. Je pense que c'est en partie pour cela que je n'aime pas les pièces de théâtre. Malgré cela, j'ai déjà lu quelques pièces (peu nombreuses, d'accord) mais j'ai trouvé parfois un soupçon d'intérêt, parfois un sourire se dessinait sur mes lèvres car l'histoire était marrante et proposait au lecteur quelques péripéties pour le tenir éveillé. Cette pièce-ci n'est qu'un débat, une réflexion entre trois personnages, les propos sont tirés en longueur dans certains cas et nous luttons pour tenir les paupières ouvertes. En fait, cette histoire me fait penser à une personne âgée conduisant sa voiture sur une nationale. le jeune jusque 45/50 ans ira vite et avalera les kilomètres. Jusque 65 ans, la vitesse diminue mais les dépassements sont encore parfois envisagés. Au-delà, nous frôlons l'excès de lenteur et le conducteur se trouvant derrière est énervé. C'est exactement moi, je suis en train de suivre Sartre dans sa pièce et je ne peux pas la dépasser.
Ensuite, qui dit philosophe, qui dit pièce de théâtre, dit message, bien entendu. Pourquoi l'enseignement nous proposerait-il un livre à lire juste pour le plaisir ? C'est complètement absurde. Je l'ai lu deux fois et malgré cela, le message m'a évité et j'ai donc été dans l'obligation de trouver un semblant de réponse sur Internet. Je dis bien un semblant de réponse car au contrôle, mes points étaient médiocres. Heureusement que j'en ai d'autres pour rattraper cela. Alors, c'est très bien d'écrire des livres pour partager sa façon de penser avec les contemporains de son époque et des générations suivantes mais pour cela, il aurait été intéressant d'adapter l'histoire pour que le message soit compris d'une grande majorité et non que par les professeurs de français. Je râle surtout car le message était très intéressant. Nous avons vu sa philosophie au cours et je ne peux qu'être impressionné par tant de liberté et d'audace de penser. de plus, lorsque je cherche à trouver le sens caché des paroles, je suis très frustré de ne pas y arriver et de louper le fruit de mes recherches. J'ai le sentiment d'avoir été trompé par l'auteur et d'avoir été manipulé pendant toute l'histoire et ce, deux fois de suite.
Pour terminer, j'aimerais parler des personnages qui ont quand même un rôle très important dans ce roman. Malheureusement, je ne me suis reconnu dans aucun des personnages et n'ai donc pas pu relever la barre d'intérêt de l'histoire. Nous avons un total de personnages principaux qui s'élève à trois et je n'avais donc pas l'embarras du choix. J'ai essayé de m'identifier au seul personnage masculin de l'histoire qui est pour moi un crétin, un lâche qui passe son temps à essayer de redorer son blason que d'assumer. Je n'avais aucun point de caractère avec les deux femmes ou plutôt, je n'ai pas vraiment cherché. Une est une pimbêche finie, une superficielle qui mériterait de passer dans les Anges ; l'autre est une qui s'assume pleinement et qui crache du venin dans ses paroles. Comment me reconnaître, moi un simple homme lambda alors que les personnages représentent des extrêmes ? Je me suis senti perdu avec ce bien étrange entourage et je me suis donc senti exclu de leur réflexion. Ou peut-être, vu qu'ils ne faisaient que parler, je ne voulais pas participer. C'est aussi possible cela.
En conclusion, je n'ai pas aimé ce dernier livre de l'année et plains ceux qui devront le lire dans le cadre de leurs cours.
Lien : http://leslecturesdekevin.bl..
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Vermeer
  09 juin 2017
'L'Enfer, c'est les autres". Trois personnages se retrouvent en Enfer après leur mort. Ils commencent à chercher les instruments de torture mais la torture sera psychologique, la torture ce sont les regards et jugements d'autrui. Nos trois personnages ne comprennent pas (ou feignent de ne pas comprendre) pourquoi ils sont damnés, ce sont les autres qui vont les inviter à revoir leur jugement. Les autres et leur jugement lapidaire et parfois réducteur permettent aussi d'accéder à une meilleure connaissance de soi, ce regard n'est pas uniquement négatif. Nos trois personnages après avoir tenté de fuir, de s'aimer, de s'ignorer sont condamnés à se supporter et pour l'éternité. Le regard chosifie, simplifie et montre aussi les limites de la connaissance des autres, l'impossibilité à créer des liens authentiques et en même temps l'impossibilité d'exister sans eux.
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frandj
  05 septembre 2017
"Huis-clos" est sans doute la pièce de théâtre est la plus connue de J.-P. Sartre. La célèbre réplique « L'enfer, c'est les autres » est devenue - à tort ou à raison - proverbiale dans la langue courante. Mais surtout cette phrase résume très bien tout l'argument de la pièce. Dans l'enfer, il n'y a pas des diables armés de fourches pour tourmenter les humains qui ont gravement "fauté" pendant leur existence. Non, d'après Sartre, ce sont les hommes et les femmes enfermés ensemble pour l'éternité (dans une promiscuité à la fois banale et horrible) qui se comportent eux-mêmes comme des bourreaux les uns envers les autres.
Dans la pièce (jouée dès 1943), un homme et deux femmes, qui sont morts, se trouvent dans un improbable local qui, à lui seul, est un vrai enfer en miniature. Leur ennui, leur culpabilité, leur méchanceté naturelle, le jeu des alliances provisoires de deux contre un... tout concourt à la torture morale de ces êtres - une torture qui n'aura pas de fin.
A mon avis, c'est a priori un excellent sujet. Mais il m'est impossible d'écrire « j'aime ce théâtre ». La pièce se révèle ennuyeuse, l'action tourne sur elle-même comme un cercle vicieux, les personnages (antipathiques) ne sont même pas des monstres... et le style de J.-P. Sartre ne trouve pas grâce à mes yeux. Il est amusant de voir cet auteur (qui était un athée "pur sucre") imaginer des variations sur le thème de l'enfer des Chrétiens. Mon intérêt pour "Huis-clos" n'est donc pas grand…
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Maevinha
  08 décembre 2017
Deuxième lecture de Sartre que j'ai de loin préféré à Les mots. J'ai adoré l'histoire et l'ambiance particulière de Huis clos ainsi que toutes les réflexions que l'auteur suggère. J'ai aussi beaucoup aimé les Mouches mais la pièce m'a moins percutée.
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MANIMAGE
  07 mai 2014
Une de mes premières expériences de lecture. Fabuleux et puissant. Comment faire un chef d'oeuvre à partir de presque rien. "L'enfer c'est l'autre", mais ici, c'est pour le plus grand bonheur du lecteur. écoutez-voir!!! ça y est vous êtes dans la pièce! l'ambiance est pesante. Il n'y a rien à faire; Si! Il y a l'autre, les autres et il vous observent, il vous décortiquent, vous jugent et vous travaillent au corps. Et vous? Quel rôle jouez-vous dans cet enfer? Jusqu'où iront-t-ils? Jusqu'où, irez-vous?
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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
la_fleur_des_motsla_fleur_des_mots   24 août 2017
On meurt toujours trop tôt - ou trop tard. Et cependant la vie est là, terminée ; le trait est tiré, il faut faire la somme. Tu n'es rien d'autre que ta vie.
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Cathy971Cathy971   30 octobre 2016
JUPITER
Je ne suis pas ton roi, larve impudente. Qui donc t'a créé ?
ORESTE
Toi. Mais il ne fallait pas me créer libre.
JUPITER
Ke t'ai donné ta liberté pour me servir.
ORESTE
Il se peut, mais elle s'est retournée contre toi et nous n'y pouvons rien, ni l'un ni l'autre.
JUPITER
Enfin ! voilà l'excuse.
ORESTE
Je ne m'excuse pas.
JUPITER
Vraiment? Sais-tu qu'elle ressemble beaucoup à une excuse, cette liberté dont tu te dis l'esclave ?
ORESTE
Je ne suis ni le maître ni l'esclave, Jupiter. Je suis ma liberté ! A peine m'as-tu créé que j'ai cessé de t'appartenir.
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la_fleur_des_motsla_fleur_des_mots   24 août 2017
Aucun de nous ne peut se sauver seul ; il faut que nous nous perdions ensemble ou que nous nous tirions d'affaire ensemble.
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VermeerVermeer   09 juin 2017
Moi, je suis méchante: ça veut dire que j'ai besoin de la souffrance des autres pour exister
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Cathy971Cathy971   30 octobre 2016
GARCIN, fait un geste pour le retenir.
Je...
LE GARÇON
Hé !
GARCIN
Non, rien. ( Il va à la cheminée et prend le coupe-papier. ) Qu'est-ce que c'est que sa ?
LE GARÇON
Vous voyer bien : un coupe-papier.
GARCIN
Il y a des livres, ici ?
LE GARÇON
Non.
GARCIN
Alors à quoi sert-il ? ( Le garçon hausse les épaules. ) C'est bon. Allez-vous-en.
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Videos de Jean-Paul Sartre (180) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jean-Paul Sartre
Radioscopie : Jean-Paul Sartre
"À 16 ans j'aurais aimé vous rencontrer " c'est par cette véritable déclaration que Jacques Chancel accueille Jean-Paul Sartre, ce 7 février 1973, dansRadioscopie .
Tout au long de l'entretien, il évoque son enfance, ses études, qui il était jeune homme et son refus du Prix Nobel. Mais il aborde aussi le métier d'écrivain et l'évolution de sa pensée, le rôle de la politique et du journalisme dans sa vie. Il explique son refus du Prix Nobel par sa volonté de ne pas être "récupéré" par la classe dirigeante.
Il évoque aussi son non-conformisme, son goût du temps présent et la satisfaction quant à la vie qu'il a menée.
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