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EAN : 9782708705951
281 pages
Editions Présence Africaine (01/09/1995)
4.17/5   3 notes
Résumé :
Ce roman que domine la figure admirable d'un vieil instituteur est aussi celui d'un combat et d'une passion, il magnifie une entreprise modeste mais d'une portée considérable : construire et faire fonctionner une école de village.Ses élèves sont les plus humbles, pauvres êtres abandonnés que la maladie et la misère ont voués à la mendicité, à la folie ou à la mort ; il les accueille, les nourrit, les instruit. Par ceux-là cet homme est aimé. La rigueur et la simplic... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
JeanPierreV
  12 février 2017
Un auteur dont j'ignorais l'existence, et que j'ai découvert grâce au livre d'Elisabeth Degon : "Williams Sassine : Itinéraires d'un indigné guinéen" . Une lecture qui m'a donné envie d'en savoir un peu plus sur cet homme...Un auteur difficile à découvrir, ses livres ne se trouvent essentiellement que des réseaux de vente de livres d'occasion. Certains sont épuisés et quasiment introuvables donc chers.
Monsieur Baly instituteur de 65 ans, passionné par son métier et les enfants, n'est pas pressé de prendre sa retraite....Bien contre son gré il est poussé à le faire à la suite de l'arrivée d'un coopérant. Il avait encore tant à faire.
Alors, afin de faire face à la demande, au nombre de gamins non scolarisés il décide de créer une école, SON école...il veut "meubler des vacances interminables par une occupation honorable" : il demandera une participation financière faible aux parents et paiera d'autres instituteurs... avec sa retraite. A ses yeux la misère n'est pas une fatalité...le besoin est si grand. Il est aidé, il n'est pas seul à croire à ce beau projet.
Il investit toutes ses économies dans cette école, et afin de les multiplier, il les confie au marabout local....Naïveté de sa part...Tant pis, il poursuit son projet. Homme au grand coeur il reçoit et aide les mendiants, donne des délais de règlement aux parents..Mais se confrontera à la bassesse de certains, à la jalousie, à la malveillance...Spirale infernale qui le pousse à la porte de la faillite. D'autres que lui n'auraient pas poursuivi ce beau projet
Rien ne l'arrête. Son besoin d'être utile est si grand. Sa foi dans ce projet reste inébranlable. L'école survivra à sa mort.
Un livre également sur les bassesses et forces de la culture africaine. Comme dans toute civilisation, certains font alors que d'autres se complaisent dans la négation, le rejet
J'espère trouver d'autres livres de cet auteur. Et en parler

Lien : https://mesbelleslectures.co..
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Nomadisant
  19 octobre 2014
Voici un roman profond et puissant où l'on trouve l'essentiel de la pensée de Williams Sassine, son souhait pour l'Afrique de revenir à ses sources et de prendre sa destinée en mains : solidarité dans la pauvreté et l'adversité, refus de la fatalité, retour aux traditions et aux croyances ancestrales...
Un homme à la retraite, refusant le confort égoïste d'une retraite au village, trouve sa raison de vivre dans la construction d'une école pour les nécessiteux.
L'humanité et la solidarité fédérées par le projet, le sentiment de responsabilité qui pèse sur les épaules de Monsieur Baly, son refus de considérer la misère comme une fatalité se mesureront aux embûches, obstacles et complots en tout genre, à la malveillance, à la bassesse, à la jalousie, et aux comportements les plus vils...
Ce combat pour la lumière sera l'occasion pour Monsieur Baly et ses proches de découvrir les vertus de l'esprit africain...
Une oeuvre humaine et spirituelle, un livre exceptionnel !

Lien : https://www.nomadisant.com/
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Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
NomadisantNomadisant   19 octobre 2014
Lorsque j’étais tout petit, je prenais parfois une chaussure et je lui causais : « Chaussure, tu es condamnée à porter le poids de ma grosse grand-mère dans la boue, les saletés, la chaleur du jour… regarde comment ton cuir est partout déchiré. Pourquoi ne pleures-tu jamais ? » Et je pleurais pour elle ; après, j’allais voir la vieille boîte de cirage et je lui disais, à elle aussi : Tu es condamné, petit cirage, à donner la beauté aux autres, sans jamais rien recevoir en échange. Pourquoi te laisses-tu toujours sacrifier sans jamais protester ? »
Et je m’entretenais ainsi avec tous les objets de la maison et m’attristais à les voir condamnés pour toujours à des tâches ingrates ; je les insultais souvent et me révoltais contre leur patience, leur résignation ; et un jour, n’y tenant plus, j’ai voulu les sauver : alors je volai et cachai les plus petits d’entre eux, même les mouchoirs ; mais ma grand-mère me surprit ; je me rappelle encore cette gifle.
Je n’abandonnai pas ma folie pour autant, je changeai de tactique. Lorsqu’elle dormait, je me levais et reprenais une autre chaussure : « Chaussure, ton ami cirage te salue ; il me charge de voir si tu n’as rien et si tu as besoin de lui ; je crois qu’il veut t’épouser… Alors, vois-tu que tu n’es pas seule ? » Et je courrais de l’un à l’autre jusqu’à m’assurer qu’il existait entre eux tous de mystérieux liens d’amour et de camaraderie. J’étais heureux de partager leur secrète intimité.
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NomadisantNomadisant   19 octobre 2014
Pâle étoile du soir, écoute-moi bien, tu sais que je n’ai jamais rien abandonné ; il se peut que je ressemble à cet homme enterré vivant, qui gratte à tort et à travers la terre autour de lui pour atteindre la lumière, au risque de se faire définitivement écraser...
Le bien est là comme un soleil qui me brûle le cœur, massif et éclatant, et dussé-je suer inutilement mille fois, je le prendrai et je le sèmerai grâce à mon école...
Mais, ma belle, tu me connais, je ferai comme toi, chaque jour je brillerai même s’ils ne me voient pas et chaque nuit je viendrai comme toi m’imposer à eux par mon éclat. Et lorsque tout sera terminé, je leur laisserai la plus grande et la plus belle école ; alors je te suivrai pour retourner chez moi…
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NomadisantNomadisant   19 octobre 2014
Le grain de poussière que je ramasse chaque jour m’a aidé, mieux que tous mes ressentiments, à sortir de mon enfer ; et si Dieu existe, je sais à présent que sa première volonté n’est pas de me le faire chercher – lui il saura toujours où et quand nous atteindre – mais d’apprendre à nous rendre utiles dans la plus petite de nos actions quotidiennes.
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NomadisantNomadisant   19 octobre 2014
- Je sais, poursuivit-il après une forte expiration, que c’est difficile de se donner comme ça, d’un coup, un Père censé être omniprésent, omnipotent et omniscient. Mais commençons d’abord à croire en nous-mêmes et à retourner nos regards spirituellement vers la terre, le ciel, la nature, toutes ces belles et fécondes immensités qui portent en elles l’empreinte d’une Puissance infinie. Il faut le faire, comme nos ancêtres qui s’agenouillaient devant les divinités du soleil, de la pluie, des moissons, de la foudre, des forêts.
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NomadisantNomadisant   19 octobre 2014
Non ce n’est pas ainsi : notre Dieu n’est pas entouré de petits anges ailés et invisibles, mais de merveilleuses créations bien réelles qui nous ont toujours aidés à sortir de notre solitude et qui nous rappellent sans cesse Son éternité et Sa puissance. Un jour, il viendra habiter toutes nos écoles… Contemplez le lever du soleil, la tranquille majesté d’une montagne, la face mystérieuse et sauvage d’une forêt, le grondement amical d’une mer, la pâle beauté de la lune, l’imperturbable sérénité d’un désert…
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