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ISBN : 2370730943
Éditeur : Allary Editions (06/10/2016)

Note moyenne : 4.28/5 (sur 610 notes)
Résumé :
L'Arabe du futur raconte la jeunesse de Riad Sattouf au Moyen-Orient. Dans le premier tome publié en 2014 et qui couvre la période 1978-1984, le petit Riad est ballotté, de sa naissance à ses six ans, entre la Libye, la Bretagne et la Syrie.
Le deuxième tome, paru en 2015, raconte sa première année d'école en Syrie (1984-1985).
Dans ce troisième tome (1985-1987), après avoir suivi son mari en Libye puis en Syrie, la mère de Riad ne supporte plus la vie... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (76) Voir plus Ajouter une critique
marina53
  23 décembre 2016
1985, le petit Riad a maintenant 7 ans. La famille est toujours installée à Ter Maaleh, en Syrie. Tandis que son père, Abdel-Razak, donne des cours à Damas, sa mère, Clémentine, reste à la maison, à s'occuper de son petit frère, Yahya. Elle se désole parfois d'habiter dans ce village reculé, loin de la ville, d'autant que les conditions de vie sont parfois pénibles. Riad, lui, continue sa scolarité, en troisième année à l'école du village. Élève très doué, il ne ramène que des bonnes notes à son papa. Noël approchant, sa maman veut célébrer cette fête chrétienne. C'est l'occasion pour Riad d'expliquer ce qu'est Noël à ses cousins et qu'il leur suffira d'écrire une lettre au Père Noël pour recevoir des cadeaux. Sous l'influence de sa propre mère, Abdel-Razak décide de circoncire son fils qui appréhende aussitôt mais qui se réjouit de montrer à ses cousins qu'il n'est pas juif...
Avec ce troisième volet, l'on continue de suivre la jeunesse du petit Riad en Syrie. Les ingrédients ne changent pas d'un tome à l'autre : c'est bourré d'anecdotes croustillantes, drôles ou émouvantes. L'on ressent un peu plus l'écart qui se creuse entre les parents de Riad, elle n'aspirant qu'à une seule chose : rentrer en France et offrir une vie plus décente à ses enfants. Elle s'affirme enfin, elle qui était effacée dans les tomes précédents. Mais, le père de Riad, lui, a semble-t-il, d'autres projets. L'on retrouve avec plaisir les aventures de Riad et sa famille. Ce dernier, de par son âge et sa candeur, pose un regard bien différent sur la Syrie. L'auteur croque avec humour, intelligence et tendresse ce petit bonhomme ainsi que le monde musulman. Des souvenirs touchants et amusants servis par un trait naïf mais efficace.
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Ziliz
  12 octobre 2016
Ce troisième épisode de la jeunesse franco-syrienne du petit Riad est encore meilleur que les précédents.
On retrouve les mêmes thématiques : mariage mixte et choc des cultures, difficultés conjugales, petits et gros problèmes du quotidien d'un enfant, vie au Moyen-Orient dans les années 80 (pauvreté, pénurie, corruption...), religions. L'auteur évoque également la situation en Arabie Saoudite.
Riad Sattouf démontre encore son talent pour rendre compte des observations et sentiments d'un enfant, sans mièvrerie, avec la candeur et la brutalité de cet âge. C'est instructif, parfois émouvant et souvent drôle. Toujours très juste, en tout cas. ♥
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carre
  16 octobre 2016
Le petit Riad est enfin de retour ! Bon d'accord, Shattouf nous fait progresser que de trois petites années, mais comme c'est toujours aussi bien foutu, on est plutôt content que le petit arabe du futur ne grandit pas trop vite. Shattouf reprend les thèmes de cette odyssée familiale, la difficulté d'être le fils de parents de deux cultures différentes, les questionnements du petit Riad sur les croyances enfantines ou de religion, les tensions entre le parents dans leurs choix de vie (la Syrie ou la France). Riad Sattouf avec « L'arabe du futur » tome 3, nous conte tout cela avec justesse et tendresse. Un retour en enfance drôlement agréable à lire.
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Erik35
  28 novembre 2017
L'AGE DES RAISONS...
Les années 1995-1987... Il s'appelle Riad, il a 7 ans et, comme il l'ajoute en introduction, il est «remarquable» ! Vous vous souvenez certainement de cet adorable enfant à bouclettes, blond comme les blés, premier rejeton de ce qu'il est coutume d'appeler un mariage mixte : papa est originaire de Syrie, maman de Bretagne et ils se sont rencontrés par hasard dans le Resto U de leur université parisienne. L'enfance de Riad se déroule alors entre la Libye, la Syrie - où le père rêve de faire une belle carrière au service de sa patrie - et la Bretagne où se déroulent nombre de vacances ainsi que l'accouchement du petit dernier, Yahyah qui, lui aussi a bien grandi dans ce troisième opus.
On retrouve à nouveau toute la petite famille, toujours installée près de Homs, dans le village de Ter Maaleh. Riad est le premier de sa classe ; il a appris à se préserver des insultes de ses camarades et à éviter les coups. Il a trouvé son équilibre entre ses cousins devenus de précieux compagnons de jeu (bien qu'ils le traitent encore parfois de sale juif) ou les visites à la famille, toujours épique. Rien ne va plus en revanche entre ses parents qui ont du mal à combler un fossé culturel de plus en plus évident. On le pressentait un peu dès le premier album. On s'en doutait de plus en plus avec le second. Dans celui-ci, le torchon commence à brûler entre ce père gentiment mégalomane (qui rêve toujours de devenir un grand homme pour son pays) et une mère purement déracinée, qui ne parvient décidément pas à trouver ses marques dans ce pays à mille années lumières du notre, technologiquement - la scène d'appel téléphonique vers la France via un terminal très rudimentaire est purement d'anthologie -, matériellement - les habitations sont toujours aussi mal achevées, c'est une véritable expédition pour accéder à de vrais magasins et aux produits de première nécessité, l'état sanitaire est désastreux, etc, et puis, socialement et culturellement, c'est dur, très dur. C'est d'ailleurs ce qui mine le plus les rapports entre les deux époux, ces incompris, ces différences quasiment irréconciliables, ce fossé religieux qui s'agrandit (on sent le père de Ryad être peu à peu réinvesti par les aspects les plus visibles de l'islam, lui qui se proclamait facilement athée dans les volumes précédents). Quant à la maman, elle oscille entre colère terribles et déprime profonde...
Quant au jeune Ryad, s'il n'a pas encore parfaitement conscience du drame qui se noue, il est bel et bien entré dans ce fameux "âge de raison", ce début de commencement de fin d'innocence enfantine, où l'on s'aperçoit que le monde des adultes n'est pas ce long fleuve tranquille sur lequel vos parents vous permettent de naviguer sans vous préoccuper de rien. Il les voit bien, désormais, ces adultes hypocrites qui n'ont que les mots morale et honnêteté, mais qui font l'inverse dès que l'occasion s'en présente. Il les voit bien, ces riches Saoudiens, qui n'ont que la religion à la bouche, mais qui envoient leur employé acheter de l'alcool en douce… En attendant, la vie continue. Et tandis qu'un petit troisième est en route, Fadi, qui verra le jour, à l'instar de ses deux frères, en France, l'ultime retour en Syrie se double de deux nouvelles irréversibles... que nous ne divulguerons pas ici !
Ouvrage sans doute un peu plus sombre - ou, si l'on veut, moins léger - que les précédents mais un peu plus dense de contenu, de réflexions sous-jacentes, d'intentions. On aurait pu craindre - c'eut été compréhensible somme toute - une légère baisse de régime, après deux premiers titres très envolés, mais ce serait oublier que Riad Sattouf maîtrise non seulement son sujet à la perfection - et pas seulement parce qu'il s'agit de sa propre enfance - mais aussi toutes les ficelles d'un récit bien plus complexe qu'il pourrait sembler (avec, pour aller vite, trois niveaux de narration), des codes couleurs à la fois très symboliques et parfaitement explicites, selon les lieux, les personnes, les émotions et un dessin épuré, stylisé qui rappelle un peu celui de Guy Delisle, évidemment très éloigné d'un dessin strictement réaliste, mais qui a cette force évocatoire de ce qui met l'accent sur l'essentiel plutôt que de risquer se perdre dans des détails pas toujours absolument nécessaires.
Une belle réussite, donc, qui rend l'attente pour cette suite prévue pour 2018 décidément bien longue et éprouvante ! Il restera aux amateur de ce créateur de BD génial d'aller se régaler, dans un autre genre, du coté des Cahier d'Esther !
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Eve-Yeshe
  14 février 2017
J'ai retrouvé avec plaisir le petit Riad dans ce tome qui couvre les années 1985 à 1987.
Il a sept ans, change de classe et on le voit grandir, réfléchir autrement.
Ce T3 analyse davantage la situation de la mère, femme au foyer qui sombre un peu dans la dépression et essaie de construire un puzzle sur lequel figure une vue de Saint-Malo ? à vérifier
La vie inconfortable en Syrie, notamment dans le village, lui pèse de plus en plus, lorsque survient une troisième grossesse et l'envie de quitter le pays s'affirme de plus en plus.
Le père est toujours empêtré dans ses contradictions, alternant son travail à l'université et ses arbres fruitiers qu'il arrose la nuit. Il se revendique laïc mais fait le Ramadan, il espère toujours que la situation s'améliore d'elle-même mais ne fait rien pour changer.
J'aime bien cette analyse à hauteur d'enfant, il décrit ce qu'il voit sans porter de jugement mais sans concession quand même. La façon dont il explique Noël que sa mère tient à fêter dignement, ce qui donne des scènes plutôt croustillantes : par exemple la manière dont Riad explique à ses cousins qu'il faut mettre un arbre, le décorer et écrire une lettre au père Noël pour commander les jouets et la déconvenue des cousins le lendemain…
Riad Sattouf nous livre au passage des réflexions de son père sur l'Arabie Saoudite et son régime, ses relations avec l'argent, ses pratiques en matière de religion, de droits de l'homme et surtout de la femme ainsi que sur l'histoire de la Syrie (Empire Ottoman, Sykes-Picot…)
On sent que l'image du père se fissure un peu dans ce tome, car trop de contradictions dans les explications dithyrambiques et le petit Riad se rend bien compte que ses parents s'éloignent l'un de l'autre.
L'auteur arrive bien à faire passer son message, la société qu'il décrit m'irrite, et je me demande comment Clémentine, la mère peut supporter la situation donc son début de « révolte » arrive à point nommé. Je n'avais pas envie de continuer mais la fin m'a fait changer d'avis.
Lien : https://leslivresdeve.wordpr..
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critiques presse (4)
Lexpress   28 novembre 2016
Comme toujours chez Sattouf, il y a ce sens aigu du détail qui en dit toujours plus long qu'il n'en a l'air et ce trait très rond qui adoucit la dureté, et parfois la cruauté, des événements.
Lire la critique sur le site : Lexpress
BoDoi   07 novembre 2016
Les scènes sont tour à tour graves ou cocasses sous la plume complice de Riad Sattouf, qui déploie un talent certain de conteur et de fin observateur.
Lire la critique sur le site : BoDoi
Culturebox   10 octobre 2016
Un nouvel épisode passionnant de cette épopée déployée avec intelligence et humour.
Lire la critique sur le site : Culturebox
Culturebox   06 octobre 2016
Ce troisième tome marque la fin de l'innocence pour le petit Riad. Un nouvel épisode passionnant de cette épopée déployée avec intelligence et humour.
Lire la critique sur le site : Culturebox
Citations et extraits (28) Voir plus Ajouter une citation
SandauSandau   07 février 2019
C'était incroyable de voir une grande surface ici. Ma mère proposa d'y faire un tour.
- Pourquoi y a pas de supermarchés comme ça en Syrie? (sa mère )
- Y en a qu'un seul au Liban, alors n'exagerons rien... (son père )
Il n'y avait presque personne à l'intérieur. Les néons du plafond éclairaient faiblement le magasin.
( cela sentait l'eau de Javel et le métal des étagères )
- Il est moins bien qu'en France, mais si on avait ça à Ter Maaleh...ça serait génial! (sa mère )
( les rayons étaient à moitié remplis)
Ma mère acheta de la lessive, du riz Oncle Ben's, du camembert, et quelques autres produits. J'insistai pour aller au rayon jouets.
- Qu'est-ce que tu veux faire au rayon jouets? Moi je t'achète rien! (son père )
- Juste pour voir! (Ryad)
Dans le fond il y avait un tout petit rayon avec des nounours, des voitures en plastique et une grosse pile de tablettes bizarres.
(elles étaient posées sur un carton)
Il s'agissait d'une sorte de tablette à dessin.
( quand on dessinait sur la surface avec une pointe ou le doigt, ça marquait)
Quand on baissait la molette, le dessin disparaissait.
( TCHAK! c'était de la magie pure)
- Je veux ça!

PP98-99
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SandauSandau   07 février 2019
Le lendemain matin, je me suis réveillé tôt et je suis descendu dans le salon.
- Bonjour Riad! Bien dormi? Tout s'est bien passé cette nuit, tu as un nouveau petit frère! Il est très mignon. ( Charles )
- Il paraît qu'il est très blond et a encore plus de cheveux que toi. ( Grand mère )
Nous sommes partis en voiture pour Saint-Brieuc. Il faisait très beau quand nous sommes arrivés à l'hôpital. À l'intérieur, cela sentait une odeur que je ne connaissais pas : le propre et la mort. Nous sommes entrés dans une petite chambre. Ma mère était au lit en train de lire Paris Match.
- Votre frère est dans la petite boîte juste là. Il s'appelle Fadi!
Yahya et moi nous sommes approchés. Il s'est mis à pleurer et on a vu quelque chose d'incroyable. Une dent!
- C'est rigolo non? Il est né avec une dent! Comme Napoléon et Alexandre le Grand! Il paraît que c'est le signe d'un grand destin!
- Et moi? Moi aussi je suis né avec une dent?
- Ah non! Ni toi ni Yahya! Juste Fadiiii.

PP133-134
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ZilizZiliz   11 octobre 2016
Je demandai à ma grand-mère si elle croyait en Dieu.
- Bah non. Comme ton grand-père détestait les curés et qu'il voulait tous les pendre, on s'en est jamais occupés. Mais toi* je t'ai fait baptiser en SECRET !
- AH BON ? JE SAVAIS PAS !
- Ben j'te l'dis.
- Ça m'fait tout drôle de savoir que je suis baptisée...
- C'est à cause du curé... [...] Ton père, il m'aurait tuée s'il avait su !
- Il est pas au courant ?
- BIEN SUR QUE NON ! Un jour, quand t'étais bébé, je me promenais dans le village, et j'ai croisé le curé, tout en noir... Il m'a vue et m'a dit : « Mais je ne vous ai jamais vue à l'église avec votre petite... » et j'ai dit : « Non, nous ne sommes pas croyants... » « Ah oui ? Et savez-vous ce qui arrive aux enfants non baptisés qui meurent ? » « N... Non ? » « ILS FINISSENT SEULS DANS LE NEANT ! Baptisez votre fille ! ET ELLE SERA SAUVÉE ! » J'ai eu tellement peur ! C'était hors de question que ma fille finisse toute seule dans le néant ! Alors un jour, je suis allée à l'église et le curé t'a baptisée vite fait. On sait jamais, si Dieu existe, t'es tranquille...
(p. 122-123)
* elle s'adresse à sa fille adulte, la mère de Riad
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ZilizZiliz   11 octobre 2016
[années 80, video-club en Syrie]
J'avais le droit de choisir un film pour moi. Mes pochettes favorites étaient celles des films d'action. [...] mes préférés étaient les films post-apocalyptiques.
Le scénario de ces films était toujours à peu près le même.
La civilisation avait été détruite par une guerre nucléaire, mais un homme seul tentait de survivre. Ce guerrier était en général un bellâtre italien bien coiffé qui conduisait une voiture puissante et rafistolée. Il était poursuivi par une meute de types ultraviolents avec des crêtes qui voulaient le tuer.
'Bastardi !'
J'adorais ces films et je partageais ce goût avec le vendeur.
- J'ai un truc un peu différent qui vient d'arriver. Beaucoup d'action et de violence. Un chef-d'oeuvre.
Il m'a montré une photo et prononcé ce nom : 'CONAN LE BARBARE'.
Je n'avais jamais vu d'homme aussi beau et musclé de ma vie. J'étais ébloui.
- JE LE VEUX !
[la mère :] - Demande au type si c'est pas trop violent... Y a une épée...
[le père :] - Les épées ça va, c'est le sexuel qui est dangereux...
(p. 31-32)
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ZilizZiliz   12 octobre 2016
Lorsque mes parents se querellaient, je préférais aller dans notre chambre. Mon frère Yahya semblait complètement indifférent et inconscient de ce qu'il se passait.
J'adorais plus que tout l'humilier.
- HEY ! TOUCHE PAS A MES JOUETS SALE TARÉ !
- Maman elle a dit que tu ne devais pas me traiter de taré ! C'est méchant !
- TARÉ !
Mon frère avait grandi. Il n'allait pas encore à l'école.
- TARÉ TARÉ TARÉ ! TARÉ TARÉ ! TARÉ DÉBILE DE MALADE MENTAL DE TARÉ !
Je l'insultais jusqu'à ce qu'il se mette à pleurer.
- Je te déteste gros taré débile dégénéré.
Il était pourtant très gentil et extrêmement mignon.
- MAMAAAAN !
- Tu vas encore aller me dénoncer, TRAITRE !
- Riad il m'a encore dit "taré" !
- MAIS POUR QUI IL SE PREND CELUI-LA ?!? RIAD ! COMBIEN DE FOIS JE T'AI DIT DE NE PAS INSULTER TON FRÈRE !
- J'ai rien dit, il ment !
- C'EST TOI QUI MENS !
- Ça m'étonne pas que tu le croies, tu crois tout ce qu'il dit ! C'est le chouchou.
(p. 9-10)
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Videos de Riad Sattouf (87) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Riad Sattouf
Intervenants : Julie Clarini, Olivier Gazalé, Raphaël Liogier, Phia Ménard CC-BY-NC-ND 2.0 Que ce soit dans la série d?albums dédiée à Pascal Brutal comme dans ses films, Les beaux gosses et Jacky au royaume des filles, Riad Sattouf a joué sur les stéréotypes de la virilité pour les questionner. Depuis quelques années, le mythe de l?éternel masculin est interrogé au travers des études sur le genre. Récemment, l?affaire #MeToo a sévèrement remis en cause les présupposés hégémoniques et violents du sexe fort. le masculin implique-t-il des codes et lesquels? Peut-on distinguer masculinité et virilité? L?injonction virile a-t-elle un coût aussi pour les hommes ?
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