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ISBN : 2370730544
Éditeur : Allary Editions (11/06/2015)

Note moyenne : 4.22/5 (sur 750 notes)
Résumé :
Dans le premier tome (1978-1984) le petit Riad était balloté entre la Libye, la Bretagne et la Syrie.

Dans ce second tome, qui couvre la première année d’école en Syrie (1984-1985), il apprend à lire et écrire l’arabe, découvre la famille de son père et, malgré ses cheveux blonds et deux semaines de vacances en France avec sa mère, fait tout pour devenir un vrai petit syrien et plaire à son père.

La vie paysanne et la rudesse de l’école... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (97) Voir plus Ajouter une critique
marina53
22 novembre 2016
1984, le petit Riad a 6 ans. Après quelques semaines passées en France, toute la petite famille retourne vivre en Syrie, dans le village de Ter Maaleh, près de Ohms. Abdel, le papa de Riad, veut rester près de sa maman, âgée. Il a d'ailleurs l'intention de construire une grande villa. le petit garçon passe ses journées à jouer oubliant que la rentrée des classes approche. Aussi lorsque son père lui apprend que l'école commence dans deux jours, cela l'empêche de dormir. le lendemain, ils vont tous les deux acheter une blouse et un cartable. C'est alors que Riad confie sa peur à son père d'autant qu'il a entendu dire que le professeur allait le punir pour avoir été absent l'année passée. Quand arrive le jour J, Abdel est obligé d'accompagner son fils qui ne sait pas où est l'école. Arrivant en retard, deux enfants se sont serrés dans le fond pour lui faire de la place. La maîtresse s'avère être très sévère et, sous peine de bavardage, elle n'hésite pas à donner des coups de bâton sur les mains tendues. Finalement, le journée aurait pu être pire : Riad s'est fait deux nouveaux amis...
Après le succès du premier tome, Riad Sattouf nous propose cette fois-ci un retour dans les années 84-85. Alors âgé de 6 ans, le petit garçon qu'il était retourne vivre en Syrie. C'est là qu'il découvrira les joies et les peines de l'école, notamment en la personne de l'institutrice (femme voilée, haut perchée sur ses talons aiguilles, ses grosses jambes boudinées dans sa jupe trop courte) qui n'hésite pas à donner des coups de bâton ou encore à faire chanter l'hymne national syrien tous les matins. L'auteur porte un regard à la fois critique et attendri sur la société et l'enfant qu'il était. Il raconte les faits, ne portant pas de jugement sur la société parfois dure (violence faite aux femmes, pauvreté, antisémitisme...). Des anecdotes à la fois touchantes, drôles et intéressantes.
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TheWind
03 octobre 2015
Quand Ryad Sattouf raconte ses souvenirs d'enfance en Lybie et en Syrie, ses mots s'imprègnent d'une vérité si pure qu'elle en devient presque dérangeante.
Ne dit-on pas communément que "la vérité sort de la bouche des enfants" ? Rien de plus avéré dans cet excellent roman graphique où s'entremêlent tendresse et autodérision.
Toute vérité, certes, n'est pas toujours belle à entendre. Mais Ryad Sattouf a su retrouver toute la candeur et la verdeur d'un gosse de 6 ans et nous livrer des souvenirs authentiques sans jamais se poser en donneur de leçons.
L'Histoire est là, les hommes aussi.
le jeune Ryad,né d'un père syrien et d'une mère bretonne, pose sur le monde musulman de Khadafi et d'Hafez al-Assad un regard innocent mais tout aussi clairvoyant, plein d'interrogations, ne comprenant pas toujours les faits et gestes des adultes et encore moins la violence gratuite de certains de ses petits camarades, qui à la vue de ses belles boucles blondes, le rejettent parce qu'ils le croient juif.
On peut rire de "L'Arabe du Futur" parce que les situations décrites sont parfois désopilantes mais il reste au plus profond de nous ce sentiment embarrassant d'une humanité qui se laisse porter par ses vieilles traditions débiles, par ses angoisses, par ses replis et qui oublie depuis trop longtemps de s'ouvrir à l'Autre, de l'accepter et de se faire accepter par lui.
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canel
11 mars 2016
Avec son papa syrien, sa maman bretonne et son petit frère nouveau-né, Riad est de retour en Syrie dans le village où vit la famille paternelle.
Ils ont réintégré le grand appartement vétuste, sans confort et à peine meublé.
La menace qui pesait sur Riad se précise : il va devoir aller à l'école, apprendre à lire et à écrire (en arabe). Il en fait des cauchemars, ses cousins de son âge lui avaient promis qu'il allait se faire tuer par la maîtresse et eux-mêmes sont des terreurs. Ces deux-là sont vite neutralisés par un adulte dans la cour de récré, par contre l'enseignante est effectivement redoutable, les coups de bâton sur les doigts pleuvent : matériel oublié ? SCHLAAAK ! toilette mal faite ? SCHLAAAK ! hymne national(iste) chanté sans conviction ? SCHLAAAK ! Une vraie dingue : « C'était étonnant d'observer comme cette femme n'avait aucune espèce d'émotion pour ces enfants, qui étaient pauvres et malheureux. Elle se défoulait en frappant de toutes ses forces. » (p. 77)
Le père de Riad semble s'accrocher à ses rêves (mais quels rêves ?), on ne sait pas très bien s'il y croit encore lui-même. Certes, en enseignant dans une université syrienne avec ses diplômes français, il est plutôt bien payé, mais que va-t-il faire de cet argent ? Construire une villa géante, comme il le dit, encore plus somptueuse que celle de son cousin "le Général" - une villa qui se fissure de partout, qui prend l'eau, à l'image de l'économie du pays ?
La mère s'ennuie, souffre du manque de confort (pas de machine à laver, cuisine sur un réchaud) mais ne proteste guère. Son inertie agace, on se demande pourquoi elle n'envoie pas valser tout ça pour rentrer en France où les conditions de vie sont quand même plus douces... Mais bon, son mari ne veut pas s'éloigner de sa vieille maman, on peut comprendre. Autre culture, autres moeurs - la famille avant le couple.
Le petit frère est plutôt inexistant.
Quant à Riad, il s'en sort plutôt mieux que dans le premier épisode où des gamins le prenaient pour cible. Il a gagné en assurance, il a des copains, et on arrête de le suspecter, lui le blondinet à bouclettes, d'être « un sale Juif » (sic).
Même graphisme réjouissant que le premier tome de la série et même esprit : quotidien tragicomique d'une famille dans un village syrien dans les années 80, à travers le regard d'un enfant. Pauvreté, pénurie dans les commerces, marché noir, antisémitisme, dictature, phallocratie, exigences socio-religieuses (qui peuvent aller jusqu'à des petits meurtres discrets pour laver l'honneur de la famille). Mais aussi de drôles de jeux rigolos entre gamins...
Vivement la suite ! Dès mi-2016 ? C'est la cadence prise pour l'instant sur cette série par Riad Sattouf : un épisode par an...
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jeunejane
08 avril 2017
Nous retrouvons Riad Sattouf en Syrie, à l'age de 6 ans, en 1984.
L'album s'étale sur une année.
Marié à une Française de Bretagne, ayant fait ses études à La Sorbonne, son père reste un Syrien convaincu.
A 6 ans, Riad va à l'école où il apprend à lire et écrire en Arabe. Les épisodes où il apprend la langue font l'objet d'un bel échange de cultures. le reste est épouvantable, l'institutrice pratique encore la punition corporelle comme moyen d'éducation. Lamentable!!!
Les autres moments nous montrent des gens étroits d'esprit, mesquins, brutaux.
Les populations sont pauvres et doivent se procurer des biens, quand ils sont un peu nantis, en dollars via la Lybie et ce, au marché noir.
Les militaires étalent leurs richesses éhontément. L'obéissance aveugle au régime de Hafiz al-Asad, père du trop actuel Bachar, cela fait peine à voir.
Le personnage qui m'a le plus touchée, c'est la mère de Riad à qui son mari promet monts et merveilles qui n'arrivent jamais. Riad s'est débrouillé pour que le côté ridicule du père ressorte bien.
Quand elle revient voir ses parents, on croit qu'elle va rester en France? Et bien non, elle repart !!!!
J'ai beaucoup apprécié les petits commentaires de Riad en marge des paroles, signalés par une écriture liée, les flèches vers un détail du dessin. On a l'impression que le petit Riad s'exprime à travers l'adulte qu'il est devenu actuellement. Cela ne sonne pas faux du tout : l'enfant vit avec ses parents, observe...
Je lirai le tome 3 et j'espère que la maman sera libérée et les enfants aussi.
Vous l'avez compris, j'ai été prise par l'histoire en occidentale que je suis avec les valeurs que je possède et qui sont si différentes.
A mille lieues de là...
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tynn
09 juillet 2015
Le petit Ryad fait ses premiers pas à l'école du village. Avec courage et candeur, il s'intègre, se fait des copains, traduit pour sa mère en arabe et apprend le français dans Tintin.
On ne change pas une formule gagnante! Et ce second tome est tout aussi plaisant que le premier.
La famille Sattouf prend ses marques, le père toujours aussi surprenant et un poil hypocrite cherche reconnaissance de ses pairs et réussite professionnelle et financière. La mère devient moins transparente et impose son point de vue de façon plus affirmée.
Il faut faire avec le marché noir, la pénurie de biens de consommation, le clientélisme, la superstition des populations, l'obscurantisme religieux. Les anecdotes sont amusantes, grinçantes, décalées, ubuesques parfois, dans la Syrie de Hafez Al-Assad, dont le contexte politique et la disparité sociale apparaissent en filigrane.
Le plus surprenant est la manifestation quotidienne de la violence physique, en particulier à l'école où la pédagogie (assez indigente) est menée à grand renfort de coups de bâton par une institutrice voilée mais en minijupe. Une banalisation de violence et des châtiments corporels poussée à son paroxysme dans les relations familiales où la notion d'honneur (des hommes!) est essentielle.
Un second tome graphique dans la continuité du premier, qui perd donc la saveur de la découverte mais qui reste très touchant. J'en apprécie toujours autant les petits dessins, les minois des enfants, les couleurs bichromées, différentes en fonction du contexte (rose pour la Syrie, bleu pour la France, rouge pour la violence ou la colère). J'adhère complètement à l'alchimie de la précision des détails, de la naïveté de l'enfance et de la multiplicité des "brèves" de vie quotidienne.
En attente du troisième tome, sans doute déjà sur la table à dessin de Riad Sattouf...
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Les critiques presse (7)
LeDevoir06 août 2015
Sous la couverture, toujours la même finesse du trait et du scénario qui remonte le fils d’une vie sans concession sur le détail signifiant et toujours avec cette lucidité dans la case et ce regard subtilement critique sur le projet d’un père, prof d’université qui a rêvé d’éduquer les masses de son pays pour faire naître l’Arabe du futur.
Lire la critique sur le site : LeDevoir
BoDoi27 juillet 2015
L’auteur réussit, l’effet de surprise du tome 1 passé, à captiver toujours et encore son lecteur.
Lire la critique sur le site : BoDoi
Telerama17 juin 2015
Avec sa précision saisissante et son art du portrait, l'auteur signe le deuxième tome dessiné de son enfance syrienne.
Lire la critique sur le site : Telerama
LePoint15 juin 2015
Le tome 2 de "L'Arabe du futur", un père tragi-comique, confirme que l'autobiographie de Riad Sattouf est d'ores et déjà un classique.
Lire la critique sur le site : LePoint
Bibliobs12 juin 2015
L'arabe du futur est une BD autobiographique. Et du genre excellent.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
Culturebox12 juin 2015
Un album qui conjugue drôlerie, intelligence et tendresse. La meilleure réponse à l'obscurantisme et à la violence.
Lire la critique sur le site : Culturebox
LeMonde12 juin 2015
Comme dans le précédent tome, l’art de conteur de Sattouf – probablement hérité de ce père intarissable - fait merveille.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations & extraits (36) Voir plus Ajouter une citation
marina53marina5322 novembre 2016
- Dis donc au lieu de raconter n'importe quoi et en parlant de gaz, quand est-ce que tu nous achètes une gazinière ? Ras le bol de vivre comme une arriérée avec mon réchaud !
- Et alors ? Il suffit de me demander ! Comment je peux savoir que tu as besoin de ça ? Dès la semaine prochaine, tu as le dernier cri de l'électroménager.
- Super.
- Mais je ne vais pas acheter qu'une gazinière, je vais acheter une machine à laver aussi. Et un magnétoscope de grande modernité pour regarder tous les films qu'on veut ! Et je lance la construction de la villa la semaine prochaine ! Ça y est !
- Et si tu trouves de la nourriture française, hésite pas ! J'en peux plus du boulghour et des makdouss !
- Ah les femmes. Tu pourras leur offrir le monde entier, elles seront jamais contentes.
+ Lire la suite
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canelcanel14 mars 2016
Nous nous sommes arrêtés dans une rue où il n'y avait que des vendeurs de jus de fruits.
- C'est des fruits frais mixés, tu vas voir, c'est trop bon. On va s'en prendre deux entre hommes. Il y a fraise-banane, mangue-pomme, orange-kiwi, et orange. Tu veux quoi ?
- Fraise-banane !
- UN MANGUE-ANANAS ET UN FRAISE-BANANE, COUSIN !
- J'ai que orange, cousin.
- Et pourquoi sur ta carte tu mets tous ces choix ?
- C'est la publicité... Où tu veux que je trouve tous ces fruits...
- HAHA ! ALORS FAIS-NOUS DES JUS D'ORANGE MON FRERE !
- Tout de suite monsieur.
- Haha enfoiré d'escroc... Ça c'est les commerçants syriens. Haha...
(p. 85)
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JenouchJenouch13 juin 2015
Depuis toujours, je les lisais en ne regardant que les dessins. Il y avait bien ces signes dans les bulles blanches, qui sortaient de la bouche des personnages, mais je les ignorais.
Puis un jour, ces signes ont commencé à prendre sens ! Ca...pi...taine... ?!?! Had...DOCK ??
C'est pas du tout l'histoire que j'avais imaginée !
Ce que je découvrais était infiniment mieux que ce que je m'étais raconté. Je me mis à lire frénétiquement. Je bouchais mes oreilles pour mieux entendre les voix des personnages.
"Cirssulèze" ... "Cirssulèze" ... Qu'est-ce que ça peut bien vouloir dire ??
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marina53marina5322 novembre 2016
- Bonjour mon frère.
- Bonjour, père de Riad.
- Mon fils commence l'école demain et il lui faut du matériel.
- Gloire à Dieu, félicitations jeune homme, c'est magnifique. Ici, j'ai tout ce qu'il faut pour bien étudier ! J'ai de superbes cartables, des blouses, des cahiers, des crayons... J'ai aussi des pistolets en plastique, pour se détendre après les études...
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SauveterreSauveterre27 juin 2015
A la récréation, j'essayai de savoir discrètement si j'étais le seul à n'avoir rien compris à la première sourate du Coran que j'avais lue à haute voix.

Tous les garçons éludaient la question.

Saleem finit par reconnaître que lui non plus ne comprenait pas tout.
" - Mon père m'a dit que plus on grandit et plus on comprend.
- Ça veut dire que la maîtresse comprend ?
- Bien sûr ! C'est la maîtresse. "
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