AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Thierry Arson (Traducteur)
ISBN : 2266050893
Éditeur : Pocket (06/11/1998)

Note moyenne : 3.46/5 (sur 23 notes)
Résumé :
Il y a des secrets qu'il vaut mieux laisser enfouis, des portes qu'il vaut mieux laisser fermées...

Cela fait près de vingt ans que Kevin avait coupé les ponts avec Helena, cette mère qu'il haïssait, près de vingt ans qu'il n'était pas retourné à la plantation Devereaux. Mais la vieille dame était mourante et le réclamait.
Accompagné de sa femme et de ses deux enfants, il vient passer quelques jours dans la demeure familiale. Lor... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr
Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
ange77
  12 mars 2016
"Il y a des secrets qu'il vaut mieux laisser enfouis,(...) des portes qu'il vaut mieux laisser fermées..."
Hantise (que j'aurai plus volontiers vu sous le titre Emprise), est mon deuxième roman de l'écrivain américain John Saul.
"... les paroles prononcées par Rubis, résonnèrent dans son esprit :
《Vous êtes un Devereaux, et vous resterez à Sea Oaks...》
Malgré la chaleur lourde de l'après-midi, un frisson le parcourut."

En quelques mots ;
Une famille sacrifiée sur l'autel de la folie dévastatrice d'une vieille harpie autoritaire et tyrannique sans scrupule.
Jusqu'où va mener l'aliénation contagieuse de cette femme sectaire et rongée par une haine épidermique ? Car même une fois décédée, la fielleuse Helena Devereaux continuera a maintenir une prépotence despotique sur ses proches. C'est d'une main de fer qu'elle a toujours régné sur l'île de Sea Oaks et ses habitants, et elle escompte bien qu'il en soit toujours ainsi...
"Elle ne possède pas uniquement cette île, songeait Anne (...). Elle possède Marguerite, et elle vient de reconquérir Kevin. Et elle veut possèder également mes propres enfants."
D'après moi, le titre original "The Unloved" (1988) en dit long et siérait même d'avantage ici au terrible drame familial engendré par le venin perfide de cette abomination livrée avec talent par son auteur.
"Elle n'a pas l'intention de nous laisser partir. Jamais."

Mon avis :
À l'instar des "Chroniques de Blackstone", Saul se joue ici aussi de son lecteur, en imprégnant à son récit un sentiment de fantastique dès le départ, grâce aux légendes de fantômes hantant le cimetière les nuits où rôde la mort elle-même...
"Le fantôme de sa grand-mère était revenu..."
Le romancier décrira magistralement, entre autres, une île en proie aux vents violents pendant une terrible tempête, nous faisant ressentir embruns et gifles de la mer en furie, se déchaînant sur des décors sauvages et abruptes, avec une telle ferveur qu'on s'y croirait.
"Entre ces arbres séculaires croissaient tant bien que mal quelques pins et des magnolias éclatant de blancheur. Mais c'étaient les branches énormes des chênes qui captivaient le regard de l'adolescente ; elles semblaient protéger la maison d'un danger indéfini.
- Mais... c'est un manoir ! souffla-t-elle."
L'ambiance particulièrement pesante, étouffante et même malsaine, devrait rapidement accrocher le lecteur malgré, je le concède, quelques petites longueurs superflues au début de l'histoire.
"Même pendant son agonie, il voulait s'écarter d'elle, échapper à son influence. (...) Il n'avait pu lui échapper quand il était enfant, et il ne pouvait lui échapper à présent."
Les personnages assez typiques, presque caricaturaux, n'en sont pas moins intéressants et attachants, chacun servant l'intrigue efficacement et trouvant naturellement la place qui lui est dévolue au fil du récit.
"- Mais pourquoi, Mrs. Devereaux ? s'enquit Anne d'une voix faible. Que s'est-il passé ici ? Pourquoi gardez-vous cette pièce fermée ?
- Pour empêcher des gens comme vous d'y entrer ! hurla la vieille femme (...). Comment osez-vous pénétrer ici ?"
Le machiavélisme et la perversité dont use John Saul m'a une fois encore prise à la gorge, et scotchée par tant de réalisme et de cohésion, à un point tel qu'il m'a été vraiment difficile de lâcher le morceau et ce, même s'il on comprend très vite où il veut en venir. Son imagination est juste terrifiante.
On lui pardonnera les quelques clichés servis avec parfois trop de facilité, tant les mises en scène sont extrêmement convaincantes, et les protagonistes n'y sont pas totalement étranger. Comment rester indifférent au sort de cette famille dont chaque membre souffrira de l'aura prégnante de cette grand-mère acariâtre, aura encore décuplée après sa mort...?
"Et tous ces problèmes découlaient du testament diabolique d'une vieille femme aigrie. Helena était la cause de tous leurs ennuis."
On tremblera, moins de peur ou de panique que de réelle frayeur psychologique, primale, et c'est là toute la quintessence de ce roman classé 'terreur'.
John Saul a le don de nous maintenir en haleine alors même que l'on se doute du dénouement, et c'est justement là tout le paradoxe qui force mon respect envers cet écrivain que je découvre un peu plus, avec un entrain renouvelé.

Avant sa carrière d'auteur de thriller à succès, il a publié une dizaine de livres sous divers pseudonymes et exercé différents emplois pendant une quinzaine d'années.
Saul a d'abord écrit plusieurs romans d'horreur pour se tourner ensuite vers le thriller policier. Genre que j'affectionne aussi. C'est donc sans hésiter que je signerais pour une nouvelle lecture bouleversante, voire traumatisante, avec l'un de ses autres romans (une petite trentaine à son actif^^) dès que l'occasion se présentera ;-)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          214
Siabelle
  16 mars 2016
«De nouveau, Anne ressentit l'étrange pouvoir de la veille femme. Les cauchemars de Kevin, son refus obstiné de venir ici n'avaient rien d'étonnant, se dit-elle. Une nouvelle fois, une pensée s'imposa à son esprit. Elle n'a pas l'intention de nous laisser repartir. Jamais.»
Le livre «Hantises», c'est mon deuxième livre de cet auteur. John Saul est un auteur que j'affectionne particulièrement. J'ai lu «Cassie» que j'ai beaucoup aimé et j'ai eu le goût de reprendre l'aventure. Je trouve aussi que la page couverture capte le regard, elle nous invite à nous plonger dans ce roman qui me semble hanté…
«Comme la ville, songea-t-il. Tout le coin est mort, mais personne ne s'en est rend compte.»
Sournois, Emprise, Folie
C'est l'histoire d'une famille, Kevin revient chez lui, après 18 ans d'absence. Sa mère est vieille et malade et elle a besoin de lui. Il pense qu'il vient prendre des vacances mais les événements se déroulent autrement. Il se rend compte qu'il est parti trop longtemps et en plus sa soeur Margaret, elle a besoin de lui. Il aimerait rester mais est-ce que sa femme et ses enfants vont vouloir ? Est-ce qu'ils vont être capables de s'adapter dans ce lieu étrange et obscur ?
Perturbant, Troublant, Machiavélisme

John Saul nous offre ici un roman sur la famille. On les voit évoluer dans un univers totalement inconnu. C'est une écriture à la fois lente et intense. Il aime bien faire attendre son lecteur. Évidemment, la patience récompense car on découvre les personnages attachants et complexes. Par la suite, les évènements s'enchaînent comme la nature qui se déchaîne.
Ce qui me plait, c'est surtout l'ambiance du roman, on sent vraiment l'autorité de la vieille dame autant dans la maison que sur son domaine. On ressent vraiment quelque chose de malsain, on constate qu'il y a quelque chose de louche. On s'en doute un peu, mais on voit l'étendue du désastre par après.

Le livre «Hantises», il porte bien son nom. On remarque comment la famille peut avoir un pouvoir sur nous. John Saul le décrit si bien qu'il nous donne des frissons dans le dos. Au cours de la lecture, tu te laisses porter par l'intrigue, les personnages enlèvent leurs masques et on les voit tels qu'ils sont. J'aime aussi les éléments fantastiques qu'ils incluent et ça donne une autre couleur à ce roman.

Pour terminer, c'est un bon moment de lecture mais j'avoue que je me suis ennuyée desfois à cause de quelques longueurs. Dans l'ensemble, je trouve que l'histoire est bien construite, l'intrigue est bien ficelée, l'atmosphère est plus que réussie.
Ce qui m'a marquée aussi, c'est la finale du livre. La fin est très touchante et elle m'a fait réfléchir. Chaque geste a des conséquences et si on ne demande pas de l'aide, ça peut avoir des graves répercussions. John Saul nous prouve encore une fois qu'il sait bien écrire des histoires. Je conseille ce livre pour tout lecteur qui veut prendre son temps.
Je dédie cette critique à mon amie Angie, j'aime bien faire des lectures communes avec toi. John Saul c'est un auteur à découvrir et je suis ravie, j'ai d'autres livres qui m'attendent.
Une dernière fois, je mets en garde le lecteur, car dans ce roman, il ne faut pas se fier aux apparences, qui se laissera tenter ?
P.S. Vous pouvez aller voir les critiques qui sont toutes excellentes et qui vous donneront peut-être le goût de découvrir ce talentueux auteur.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          212
Masa
  01 octobre 2017
Je ne sais pas comment classer John Saul, même après avoir terminé « Hantises ». J'aurais tendance à le classer dans le genre thriller. Pour l'horreur et l'épouvante, je reste un peu sur ma fin. En fait, il ne s'agit pas d'un roman bien goret, avec tous les artifices qui vont avec, mais davantage vers le mal-être.
Imaginons une vieille demeure ancestrale, vestige d'un passé colonial et esclavagiste des producteurs de coton, niché au coeur d'une île à la fois paradisiaque par sa plage et cauchemardesque par ses marais infestés de crotales et de crocodiles. À cela, on rajoute une doyenne acariâtre, matriarche. Toute son existence, elle n'a fait que rendre insupportable le quotidien de sa progéniture.
Bien voilà que l'ignominie personnage tend à rendre son dernier soupir. Son fils Kevin qui avait depuis bien longtemps quitté ce nid de vipères, fait un étrange rêve. Pris de remords, il décide de retourner sur ses terres natales. Hop, ni une, ni deux, il emmène sa femme et ses deux enfants. Ça tombe bien, ce sont les vacances d'été.
John Saul nous emmène dans un roman étrange. L'atmosphère y est glauque, c'est dérangeant. La force de ce récit est donc cet univers. J'ai beaucoup aimé cette ambiance malsaine.
Du côté des personnages, le casting est de qualité. La vieille rombière va nous hanter tout au long de l'histoire, par sa présence maléfique. La fille de cette mégère est perçue comme une victime. On la plaint de cette vie misérable gâchée, son rêve sacrifié. du côté de la famille de Kevin, les protagonistes sont attachants. Il en va de même pour les figurants.
On s'ennuie peu, voire pas du tout car l'auteur arrive à nous tenir en haleine. Mention spéciale pour ces cinquante dernières pages qui sont vraiment réussies.

J'ai comme un arrière-goût d'inachevé. Non pas sur le récit, mais sur les scènes macabres bien peu développées. Les scènes macabres sont suggérées et bien peu présente. L'horreur, ici, se transforme un récit à l'atmosphère malsaine.
Dans l'ensemble, j'ai bien aimé ce roman glauque qui tend vers la démence. J'ai trouvé cela intelligent que le récit évolue vers le délire. Un thriller où se mêlent des souvenirs douloureux familiaux.
J'aimerais bien poursuivre d'autres récits de John Saul pour me forger ma propre opinion – s'il tend plus vers un Dean Koontz ou vers Robert McCammon.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          160
fleurdusoleil
  11 novembre 2011
Une petite sueur froide de temps en temps fait du bien. Se blottir dans les coussins ou sous la couette et sursauter au moindre bruit venant troubler sa lecture, quel plaisir !
Cette joie, je la dois cette fois-ci à Krolyn qui a choisi ma lecture. Elle avait lu ce livre, il y a quelques années et l'avait appréciée. Il était dans ma pile de livres à lire ( PAL ) donc c'est parti !
John Saul aime tromper son lecteur. A la lecture du résumé, on peut s'attendre à une ambiance glauque sous fond de magie noire, d'esprits d'esclaves et d'horreurs commises au sein de la plantation. Et bien c'est pas vraiment le cas... et c'est pas grave! On s'étonne agréablement du chemin que prend cette histoire. Il est question de folie, de haine, d'abus de pouvoir... et d'un drame familial dévastateur.
Tout tourne autour d'une vieille femme amère, haineuse et méchante. Elle a mené sa vie d'une main de fer et a assis son pouvoir malsain sur ses deux enfants. Kévin, le fils s'était enfui pour se libérer de l'emprise de sa mère mais sa soeur Marguerite a subi toute sa vie la méchanceté de la vieille femme.
A son dernier souffle, elle souhaite encore posséder les siens et laisse un testament horrible. Celui-ci contraint Kévin a venir vivre dans la demeure et laisse Marguerite sans aucune ressource.
Cet arrangement mène rapidement à l'inévitable. Marguerite, qui fut conditionnée toute sa vie par la vieille harpie va sombrer dans la folie. Son passé, et surtout un épisode dramatique, va remonter pour semer l'horreur. Les morts sur l'île Devereaux vont être nombreux.
La haine est le point central de cette sombre histoire, et la folie est l'arme qui sert les desseins malsains d'une âme meurtrie. Tous les personnages sont éclaboussés par les actes d'une seule personne nourrie par des sombres pensées et une haine démesurée. Helena, petite vieille, toute frêle et fragile, est en fait le mal incarné. Tous les habitants de Devereaux subissent, impuissants, ses fureurs. Pourtant, ce drame est humain. La manipulation minutieuse qu'elle met au point et entretient de nombreuses années trouve son apogée en cyclone qui déferle à sa mort.
C'est machiavélique !
L'angoisse et la peur sont au rendez-vous dès les premiers mots. La gêne va crescendo à l'allure d'un ciel qui se noircit lentement et finit par craquer et déchainer les éléments.
Le lecteur est pris au piège sur l'île comme tous les protagonistes de cette histoire. Il assiste, impuissant, au drame qui se prépare depuis des années.
Personne n'échappera au monstrueux plan d' Helena Devereaux !!!
Ce roman est aujourd'hui à classer, je pense, dans la catégorie Thriller fantastique plus que dans la catégorie Terreur. Ce qui ne gâche en rien son intérêt. Il entraine le lecteur au coeur de la folie.
Si vous n'avez pas peur de devenir sujet à des troubles mentaux, entrez dans la demeure Devereaux. Mais attention, vos nerfs seront mis à rude épreuve !

Lien : http://lacaveauxlivres.blogs..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          121
greg320i
  15 août 2012
L'horreur et l'effrayant refont surface pour tout lecteur qui saura prendre le soin et le temps d'un passage chez John Saul . Aux petits soins d'une lecture plaisir, ses désirs excaucés de voir et découvrir notre adrénaline monter d'un ton font qu' à chaque découverte dans cette l'histoire le taux monte.
Résumons vite mais pas trop (la fin est quand même triomphal) : Ce n'est pas aux prises de sa mère acariatre et méprisable qu'il faudra compter sur toute l'intrigue pour notre héros malheureux , la soeur elle-même va s'impliquer à apporter un vilain côté noir, bizarre et prendra le relais de cette folie humaine qui tiendra longue haleine dans l'empire et l'emprise de ce livre-piège : vous ne prendrez peut-être plus le temps de le refermer !
Vous voilà prévenus,vous êtes attendu jusqu'à la sauce finale et l'assaut démoniaque de cette paradisiaque île maudite .
Commenter  J’apprécie          130
Citations et extraits (23) Voir plus Ajouter une citation
SiabelleSiabelle   27 janvier 2016
- Je vous montrerai tout promit-il. Vous verrez, c'est génial ! Les marais, les étangs, et la plage... Mais il faudra faire attention : il y a plein de serpents et de bestioles...
- Des serpents ? répeta Julie d'une voix qui chevrotait un peu. Venimeux ?
Toby acquiesça avec gravité.
- Ouais. Des mocassins d'eau, des crotales et plein d'autres encore... Mais si vous êtes prudents, ils ne vous mordront pas.
- Peut-être... peut-être qu'il serait plus sage de rentrer, dit Julie nerveusement.
- Tu as peur ? se moqua aussitôt Jeff.
Julie foudroya son frère du regard.
- Et pourquoi pas ? Si tu avais un peu plus de jugeote, tu aurais peur, toi aussi !
- Toby vient ici tout le temps, contra le garçon en se retournant vers son nouvel ami. Et il ne t'es jamais rien arrivé ?
Toby secoua vigoureusement la tête.
- Suffit de faire attention ! Mon père dit que les serpents ont beaucoup plus peur de nous que nous d'eux !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          142
SiabelleSiabelle   25 janvier 2016
- Reviens donc te coucher, et oublie tout ça. Tout le monde fait des rêves bizarres qui ne signifient rien. Et puis, connaissant tes sentiments à l'égard de ta mère, je m'étonne presque que tu n'aies pas ce genre de cauchemar toutes les nuits.
Kevin se força à sourire, mais le coeur n'y était pas.
- En fait, c'est ce qui m'arrivait quand j'étais gosse. Je me réveillais souvent en pleine nuit à cause de ce même cauchemar. Au pensionnat, ils ont fini par m'isoler pour dormir. La camarade qui partageait ma chambre auparavant se plaignait d'être réveillé toutes les nuits par les cris que je poussais dans mon sommeil. Mais je n'avais plus fait ce rêve depuis lâge de seize ou dix-sept ans... Je pensais que c'était fini.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          184
SiabelleSiabelle   10 février 2016
- Ne t'en fais pas, ils vont bien. Les tempêtes sont monnaie courante dans la région. Attends un peu que la saison des Cyclones arrive ! Là, c'est vraiment impressionnant !
Tammy-Jo Aaronson semblait pourtant assez peu rassurée.
- Si ça empire, nous allons finir par être englouties !
Elle jeta un regard nerveux vers les ombres qui baignaient la majeure partie du salon.
- J'aimerais que la lumière revienne. Je déteste ce genre de situation.
Les deux autres adolescentes pouffèrent de rire.
- Tu as peur que miss Helena vienne te chercher ? lança Allison Carter d'une voix moqueuse.
- Pourquoi dis-tu cela ? fit immédiatement Julie.
Allison eut un sourire malicieux.
- Tout le monde est au courant de la légende des Devereaux. Leurs fantômes reviennent toujours, et il paraît que c'est encore pire durant les tempêtes. Ils sortent du cimetière et se mettent à rôder dans la maison.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          130
SiabelleSiabelle   11 février 2016
Elle poussa un cri de surprise, et Kerry fit aussitôt demi-tour.
- Que se passe-t-il ?
- Je ne sais pas, répondit Julie. Quelque chose m'a bousculée sous l'eau. Un poisson, peut-être ?
- Une tortue, plutôt ! lança le garçon. Elles viennent pour brouter les algues, ou pour pondre sur la plage. Si une autre te cogne, essaye de l'attraper !
- Tu es cinglé ! Si elle me mord ?
Kerry partit d'un grand éclat de rire.
- Les tortues ne mordent pas ! Elles tentent juste de s'éloigner et si tu les soulèves hors de l'eau elles continuent à agiter leurs pattes ! C'est marrant à voir.
Mais Julie se méfiait toujours.
- Je te préviens, si c'est encore une de tes blagues...
Le léger choc se répéta contre sa jambe. Sans réfléchir, elle plongea les mains et toucha ce qui venait de la percuter mollement.
Ses doigts se refermèrent sur quelque chose d'assez mou. Elle fronça les sourcils en essayant de tirer la chose vers le haut.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          108
SiabelleSiabelle   12 février 2016
Une heure plus tard, Marguerite était de retour dans la salle de bal. Elle avait revêtu l'une des robes préférées de sa mère, et à son cou le triple collier de jais brillait de mille feux.
Tout en chantonnant doucement, elle se courba en une gracieuse révérence devant son cavalier.
- Je danse très bien, c'est vrai murmura-t-elle en se laissant guider par les bras invisibles de son partenaire. Mais pas aussi bien que ma fille. un jour, elle deviendra danseuse étoile.
Elle esquissa un sourire rêveur, et son regard se fit lointain.
- J'y veillerai... Oui, un jour Marguerite sera danseuse étoile...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          140
autres livres classés : horreurVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr





Quiz Voir plus

Ce film d'horreur et d'épouvante est (aussi) un roman

Jack Torrance, gardien d'un hôtel fermé l'hiver, sa femme et son fils Danny s'apprêtent à vivre de longs mois de solitude. Ce film réalisé en 1980 par Stanley Kubrick avec Jack NIcholson et Shelley Duvall est adapté d'un roman de Stephen King publié en 1977

Le silence des agneaux
Psychose
Shinning
La nuit du chasseur
Les diaboliques
Rosemary's Baby
Frankenstein
The thing
La mouche
Les Yeux sans visage

10 questions
536 lecteurs ont répondu
Thèmes : cinema , horreur , epouvanteCréer un quiz sur ce livre