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ISBN : 2253004456
Éditeur : Le Livre de Poche (01/01/1973)

Note moyenne : 3.92/5 (sur 68 notes)
Résumé :
Quand un combat acharné s'engage contre la pègre québécoise, meurtres, trafics et enlèvements s'enchaînent. Seul témoin de l'enlèvement d'une inconnue et du meurtre de l'un de ses collègues canadiens, le capitaine français Daniel Magne échappe de justesse à la mort. Sollicité par la Sûreté du Québec pour l'aider à identifier les assassins, Magne et sa co-équipière Lisa Heslin, vont se heurter à une enquête hors juridiction des plus difficiles. Sans le savoir, ils vi... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (26) Voir plus Ajouter une critique
Crossroads
  04 décembre 2018
J'ai découvert Saussey, il y a peu, j'ai méchamment accroché.
J'ai replongé dans l'univers Saussey, il y a encore plus peu, toujours pas décroché !
Daniel Magne est un poissard chanceux.
Officier de police parisien en déplacement professionnel au Québec, il est pris dans une échauffourée et en réchappe miraculeusement contrairement à son comparse Canadien laissé sur le carreau ainsi qu'une ravissante inconnue enlevée sous ses yeux ébaubis.
Un tantinet rancunier, c'est fort logiquement qu'il allait faire montre d'une louable pugnacité à traquer la vile racaille assassine une fois la cerise refaite à minima.
Frais, instructif et immersif, ce Quatre Racines Blanches dépayse magnifiquement en cette contrée glacée qu'est la Belle Province tout en faisant la part belle au peuple Mohawk et à ses traditions ancestrales.
Une délocalisation de l'intrigue bienfaitrice tant sur le plan environnemental que celui du vocable local des plus charmants à l'oreille.

Ce polar est un petit bijou d'équilibre entre twists savamment torchés et introspection perplexe induite par moult rebondissements aussi surprenants que déstabilisants.
À noter l'omniprésence d'un Cupidon qui aura eu la brillante idée de se la jouer sobre tout du long et c'est avec un réel plaisir que l'on goûte à ces petites douceurs québecoises, véritables respirations bienfaitrices, avant de replonger en plein chaos.
L'écriture est percutante, la construction habile, le scénario plausible.
Ce Quatre racines blanches enracine un peu plus un auteur adorant faire feu de tout bois.
Pan, pan.
M'ouui, imitation à revoir, on est bien d'accord...
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Jeanmarc30
  15 janvier 2019
Après avoir découvert Jacques SAUSSEY au travers de son roman « Ne prononcez jamais leurs noms », je me délecte une fois de plus avec ce jeune et talentueux auteur dont le grand Franck Thilliez a fait l'éloge ! Une fois de plus, ce nouveau venu est tout à la fois prometteur et efficace.
Cette fois-ci, le Capitaine Daniel MAGNE voit son affaire délocalisée au Canada. Enfin, son « affaire », façon de parler car présent au Québec pour un séminaire, il sympathise avec un collègue canadien qui se prend une balle et meurt, tandis qu'il sombre dans un coma quelque temps, seulement blessé par ladite balle.
Pour venger la victime, il donne son accord pour aider la police locale, étant le seul témoin de l'enlèvement d'une femme apparemment sans histoire et étant la seule personne à avoir pu apercevoir le regard de l'auteur de ce crime, regard qui l'obsède. Inquiète, Lisa HESLIN s'embarque pour le rejoindre et vivre intensément un séjour qu'elle n'avait pas imaginé de la sorte ...
Avec « Quatre racines blanches », Jacques SAUSSEY nous dépayse en nous immergeant dans le grand froid canadien et sa métropole. Il confirme ainsi son talent avec une histoire très bien ficelée en restituant des propos, un vocabulaire typique ainsi que des données authentiques sur les dérives du communautarisme, sur les zones de non-droit, les rivalités entre les pègres locales et leurs trafics ainsi que sur les réserves indiennes et leurs rites. L'intrigue et l'enquête démarrent sans temps mort et c'est un vrai page turner que l'on tient entre ses mains, sans vouloir le lâcher de sitôt.
Bref, j'ai passé un excellent moment de lecture avec bien entendu de grands frissons dûs à certaines descriptions des crimes perpétrés au cours de l'histoire, mais la lecture de ce nouvel opus mérite largement un détour
(et 5 étoiles de satisfaction) !
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Croquignolle
  06 août 2018
Quatre racines blanches était là, sur l'étagère, au milieu de dizaines d'autres livres dans ce café, lieu de rendez-vous de bookcrosseurs lausannois.
Je l'ai pris en main une fois, deux fois et reposé autant de fois. Et puis en partant, j'ai craqué. Je l'ai glissé dans mon sac à dos, déjà rempli d'autres trouvailles puis je l'ai oublié chez moi sous une pile à la hauteur indécente.
Au moment de choisir mes lectures de vacances, Quatre racines blanches s'est rappelé à moi et je me suis dit qu'un livre dont l'action se passe sous la neige et dans le froid québécois pouvait être drôlement dépaysant pour des vacances dans la fournaise humide du Japon profond.
Et j'ai très bien fait !
Quel roman intéressant ! Jacques Saussey, dont c'est ma première lecture, choisit et mélange avec talent des thèmes aussi variés que : culture québécoise, rivalités entre bandes, tribus amérindiennes, policier corrompu, paléontologie, vendetta, criminalité, travail social, pauvreté en Haïti, mafia japonaise...
Ce mélange pourrait devenir un grand n'importe quoi. Mais l'auteur très talentueux sait jongler avec finesse et intelligence entre ces différents éléments. L'enquête des policiers français et québécois devient de plus en plus passionnante au fil des pages. Jusqu'à la dernière ligne, le suspense est à son comble pour le plus grand plaisir du lecteur !
Jacques Saussey aime transmettre ce qu'il a reçu et appris. Et moi, à ses côtés, j'ai aimé apprendre. Je ressors de ce roman éclairée quant à certaines problématiques des peuples autochtones et avec une folle envie de découvrir d'autres romans de cet auteur.
Un beau coup de coeur !
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belette2911
  26 août 2014
Câlisse de Crisse ! Tabarnak ! Oui, je suis en train de "sacrer" (jurer) en québecois.
Pourquoi ? À cause de l'excellente lecture que je viens de faire et qui se déroulait au Québec, à l'orée de l'automne, la neige commençant déjà à tomber, nous gelant les chnolles… Les gosses, quoi !
Voilà un roman que je n'aurais pas acheté si un vent favorable ne me l'avait pas déposé sous mon nez… Une connaissance qui me certifia que je passerais un bon moment de lecture tout en me refilant ce roman. Puisque j'avais promis de le lire vite, j'ai évité de le laisser traîner trop longtemps sur ma pile… Lu en une journée (480 pages).
Daniel Magne est un flic parisien et s'il se trouve au Québec, c'est en raison d'un colloque entre poulets francophones. Alors qu'il allait boire un verre avec un policier autochtone, ils assistent à un enlèvement d'une femme. Bardaf, voilà que le collègue du pays de Céline Dion se fait abattre comme un orignal au champ de tir, par le ravisseur.
Deux jours plus tard, la femme enlevée est retrouvée éparpillée aux limites de la réserve des indiens Mohawk de Kanawaghe.
Le tueur lui a fait une ordonnance, et une sévère. Comme Raoul Volfoni ("Les Tontons flingueurs"), il ne correctionne plus : il ventile, il disperse… Cette femme, il nous l'a éparpillé par petits bouts, façon puzzle quasi.
— Comment est-elle ?
— En morceaux…
Pourquoi tant de hargne sur ses phalanges ? Pourquoi l'avoir enlevée ? Qui ? Comment ? Les flics québecois vont pouvoir "sacrer" à coups de "câlisse de crisse" afin de résoudre l'affaire, aidé par un Daniel Magne remonté à balles de guerre et par sa copine qui vient de le rejoindre.
Rien à dire, le récit bouge et on n'a pas le temps de bayer (et non "bâiller") aux corneilles car il y a du rythme, des retournements et l'alternance de chapitres nous permettant de découvrir les différents protagonistes de l'histoire.
On peut donc passer d'un chapitre plus "doux" à un plus trash avec le tueur, un membre d'un gang… L'avantage étant que si le lecteur avait trouvé la réaction des indiens Mohawk un peu violente à la vue des flics à l'entrée de leur territoire, il comprendra un peu plus loin pourquoi ces gens haïssent l'homme Blanc !
Si j'ai parfois trouvé les personnages de Daniel Magne et de sa copine Lisa un peu lisse ou "too much" à certains moments, je me suis tout de même attachée à eux. Malgré tout, je trouve que les autres personnages étaient mieux construits que les deux principaux.
Le Méchant est particulièrement sadique, un vrai fils de pitoune.
Le langage québecois est présent, mais pas de quoi vous importuner durant votre lecture. Une fine dose pour vous dépayser et vous vous imaginez déjà là-bas, certains étant même explicité en note de bas de page. Amusant, bon nombre de noms de famille sont en "La" : Lafleur, Lacouture, Lachance (mais pas de "Latronche En Biais"), ajoutant de l'exotisme à la lecture…
Mélangeant le roman policier "classique" avec la triste réalité des bandes urbaines, des gangs, des yakusa, le tout sur fond de réserve indienne, véritable zone de non-droit possédant ses propres lois, sa propre police ethnique, ses coutumes sans compter une sacré dose d'omerta, ce roman est un récit détonnant qui se lit très vite et facilement.
Plus qu'un simple roman policier : un roman mettant en avant-plan les erreurs des Blancs et des conséquences qui en découlent encore maintenant, sans oublier la cupidité de certains, prêt à tous les trafics pour obtenir plus d'argent.
Ça fait froid dans le dos…

Lien : http://thecanniballecteur.wo..
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domeva
  20 juin 2014
Ce roman m'a vivement intéressée pour plusieurs raisons.
Tout d'abord parce qu'il se passe au Québec et qu'il le dépeint d'une façon très réaliste à travers les trafics urbains et qu'il casse l'image un peu "lisse" que j'avais de ce pays.
Ensuite parce qu'il met en scène quelques personnalités et traditions indiennes qui perdurent au sein des réserves,malgré l'attirance très forte de certains jeunes pour l'argent "facile" des trafics.
Aussi parce qu'on y côtoie la police canadienne,le milieu des yakusis,l'univers carcéral........
Ce roman est tellement foisonnant que cela m'est difficile d'en dire plus,à moins de faire moi-même un roman de son contenu!
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
belette2911belette2911   26 août 2014
— Les Européens sont alors arrivés sur notre terre. Ils se sont déversés par milliers sur les rives du fleuve, chaque jour plus nombreux, chaque jour plus affamés de possessions. Ils sont venus avec leurs vices et leurs armes, avec leur cupidité et leurs mensonges, et ils ont mis la guerre dans le cœur des miens. Là où ils ne se battaient pas, ils ont donné des couvertures infestés de maladies à des femmes et à des enfants pour tuer silencieusement ce peuple qui était là depuis la nuit des temps, ce peuple qui les gênait, ce peuple qui n'était pas immunisé contre leurs microbes venus d'au-delà de l'océan.
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CroquignolleCroquignolle   03 août 2018
Durant toute son existence, le Japonais n'avait jamais hésité à donner la mort à qui que ce soit, mais au moment de poser la main sur ces reliques qui provenaient du fond des âges, il ressentit un profond malaise, comme s'il avait profané la tombe de l'un de ses propres parents.
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belette2911belette2911   26 août 2014
Il était bien conscient que les Japonais avaient eu, eux aussi, leur part de responsabilité, au fil des siècles, dans l'écrasement de populations plus pacifique autour de leur île. Ils ne s'étaient pas mieux comportés que les Européens et, plus tard, les Américains avaient fait de même en pratiquant la guerre à outrance pour asseoir leur soif de domination en Asie. Mais c'était le jeu de la guerre.
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CroquignolleCroquignolle   03 août 2018
Il était encore trop tôt pour formuler une hypothèse mais la personnalité de cette femme prenait à présent un tout autre visage, et du statut de victime elle bifurquait lentement vers celui de point d'interrogation. Voire de fouteuse de merde.
Car quelles qu'aient pu être les raisons qui avaient motivé sa présence à Montréal, l'Américaine avait visiblement très vite mis le feu à la poudre d'un canon dirigé droit sur sa propre tête.
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CroquignolleCroquignolle   03 août 2018
De mémoire d'Eddy Mc Callum jamais un bordel pareil n'avait eu lieu dans son établissement, et si quelqu'un lui avait dit un jour qu'il se ferait tenir en respect avec toute sa bande de Hell's par un seul pépé mohawk tenant à la main une pétoire du XIXe siècle, il en aurait pleuré de rire à s'en faire pêter la sous-ventrière. Mais ce soir, Mc Callum n'avait pas envie de rigoler. Pas du tout, même. Pour tout dire, il se sentait d'humeur extrêmement massacrante.
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Enfermé.e - Jacques Saussey - LTL # 156
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