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ISBN : 2368121463
Éditeur : Charleston (07/04/2017)

Note moyenne : 3.96/5 (sur 24 notes)
Résumé :
Au Sri Lanka, l'ancien Ceylan, Shemlaheila est cueilleuse de thé dans une plantation. Depuis dix ans déjà, elle ploie sous les lourds sacs de feuilles de thé et sous le joug des contremaîtres, mais, à l'aube de ses vingt ans, la jeune femme a d'autres rêves. Elle est bien décidée à partir, à échapper à la condition de celles qui, dans les théiers et dans les maisons, sont au service des hommes. Elle ne sera pas cueilleuse de thé toute sa vie, comme sa mère, comme to... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (19) Voir plus Ajouter une critique
Autantenemportentleslivres
  26 juin 2017
Mon avis:
Une des raisons pour laquelle j'aime lire c'est la possibilité qu'offre la lecture de voyager tout en restant chez soi. J'aime lorsque les auteurs réussissent à emporter mon esprit très loin, lorsque en tant que lecteur on est totalement dépaysé. C'est cette raison qui m'a poussé à découvrir ce roman. Merci donc aux Editions Charleston pour l'envoi de ce titre.
C'est un roman fort, qui marque, parce qu'il traite d'un sujet difficile que je n'avais pour ma part jamais rencontré en littérature à savoir le sort des femmes Sri Lankaises cueilleuses de thé. Avant de lire ce livre je ne me doutais pas un seul instant de la vie épouvantable que pouvait avoir ces femmes. En plus d'effectuer un métier pénible et fatigant souvent dans l'humidité et la chaleur étouffante, elles sont soumises quotidiennement à la méchanceté et au sadisme des Kanganis, les chefs chargés de veiller au bon déroulement des travaux. J'ai été plus d'une fois choquée par la cruauté de ces hommes qui considèrent les femmes comme des choses mises à leur disposition, qu'ils utilisent pour leur propre plaisir. Vous l'aurez sans doute compris l'autrice y aborde le sujet du viol, des attouchements, des mariages forcés, de la soumission. Etant une femme on ne peut qu'être révolté par ces comportements inacceptables qui sont ignorés des touristes qui visitent les plantations mais qui sont malheureusement pourtant là-bas très fréquents.
C'est dans un tel contexte que l'on fait la connaissance de Shemlaheila, une jeune travailleuse pleine d'ambitions qui rêve de quitter cet enfer pour l'Angleterre afin d'y étudier pour pouvoir travailler en tant que vendeuse dans un magasin de thé. J'ai énormément aimé cette héroïne qui est à mon sens un modèle de courage, un exemple à suivre. J'ai admiré tout au long du roman sa force tranquille, son intelligence qui lui permettent de franchir tous les obstacles qui se dressent sur sa route. C'est une femme qui parle peu, qui est très calme, très douce, mais on comprend que ce mutisme cache en réalité une tragédie. On se doute qu'elle a dû subir elle-même un drame terrible qui n'a fait que renforcer sa détermination de quitter ce pays qu'elle aime tant, mais qui ne laisse aucune possibilité d'avenir pour les femmes. J'ai été touchée également par son ignorance, sa naïveté, sa tendance à idéaliser la vie en Europe qui bien évidemment est loin d'être évidente pour les émigrés.
C'est donc également le thème du déracinement et de l'adaptation à un nouveau pays qui est mis en avant ici. Si j'ai été un peu sceptique face à la facilité avec laquelle elle arrive à partir et à venir en Angleterre, mais également sur "la chance" qu'elle a de faire à chaque fois les bonnes rencontres, j'ai beaucoup aimé les passages sur son acclimatation à la vie européenne et les contraintes que cela implique. La barrière de la langue, les différences de climat, de culture, de comportements comme la façon de s'habiller, le regard des autres, les difficultés à trouver du travail, l'exploitation des immigrés, la solitude... Shemlaheila se retrouve complètement perdue dans un monde qui lui est totalement étranger, elle se rend compte que la vie ici n'est pas aussi belle que ce qu'elle s'était imaginée et que certaines choses malheureusement ne changent pas, que ce soit en Inde ou dans les pays se disant progressistes.
Pourtant malgré tout son pays reste dans son coeur et elle ne l'oublie pas totalement. J'ai tellement aimé l'amour qu'elle porte au Sri-Lanka, la générosité dont elle fait preuve à la fin, son désir d'aider ses anciennes collègues restées au pays. Je pense en effet que l'appartenance à une culture reste encrée au plus profond de nous, et qu'il est difficile à mon sens d'oublier totalement ses origines car ce serait renier une partie de nous-même.
Pour conclure:
Cueilleuse de thé est un roman assez dur sur le sort tragique des travailleuses dans les plantations sri-lankaises, mais c'est également un roman magnifique, très riche sur les ambitions et la soif de liberté de l'une d'entre elle qui va tout faire pour échapper au triste avenir qui l'attend. Si j'ai été un peu sceptique quant à certains événements un peu trop faciles à mon sens j'ai en revanche été très touchée par le courage et la détermination de cette jeune femme qui restera longtemps dans ma mémoire.
Ma note: 17/20.
Lien : http://autantenemportelesliv..
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casscrouton
  13 juin 2017
Quel beau roman que Cueilleuse de thé !
Nous rencontrons Shemlaheila, cueilleuse de thé dans une plantation Sri-Lankaise. A la mort de sa mère, elle n'a plus qu'une idée en tête, quitter l'Inde pour l'Angleterre et s'instruire afin de ne plus jamais travailler dans une plantation de thé.
Cueilleuse de thé est émouvant, passionnant, instructif. J'ai succombé à ce roman tout simplement. le personnage de Shemlaheila est superbe. C'est une jeune femme extrêmement combattive et déterminée qui décide de sa vie comme elle l'entend. Tout au long du roman, on sent qu'un traumatisme a forgé son caractère et j'ai été émue lorsque l'on apprend ce qui lui est arrivé, bien que le doute se soit immiscé au fur et à mesure de l'histoire. L'apprendre de sa bouche prend une toute autre ampleur, à plus forte raison lorsque l'on sait comme elle intériorise tout ce qui pourrait la rendre fragile aux yeux des autres. Par ailleurs, une certaine distance est mise entre Shemlaheila et les autres, entre elle et le lecteur, en raison de son incroyable opiniâtreté et si cela a pu me troubler par moment, je garde une image admirable de cette jeune femme brave et fière.
Outre ce personnage singulier, tout le contexte géographique m'a séduite. J'aime les romans qui se déroulent en Angleterre, mais j'aime encore plus lorsqu'une partie prend place dans un pays dont je ne connais que peu de choses si ce n'est rien. L'Inde et le Sri-Lanka en l'occurrence. J'avais pu entrapercevoir un point de vue de cette région du monde avec des romans comme L'ïle aux papillons de Corina Bomann entre autres, et Cueilleuse de thé a pu m'en apporter une autre, encore plus précise. On en apprend notamment sur la vie des cueilleuses de thé qui est absolument scandaleuse et j'aime autant vous prévenir, en lisant ce roman, l'indignation ne vous quittera pas d'une semelle. On en apprend plus sur le fonctionnement des plantations avec ces fameuses cueilleuses donc, les kanganis (les contremaitres) et surtout, la puissance des hommes pour qui les femmes ne sont que des choses destinées à assouvir leurs pulsions sexuelles et colériques. En tant que femme, certains passages m'ont profondément choquée et ulcérée, il est tout simplement impossible de ne pas s'indigner devant ce que subissent toutes les femmes du roman.
J'ai apprécié tout le parallélisme que Jeanne-Marie Sauvage-Avit met en place entre l'Angleterre et l'Inde, notamment à propos de l'exploitation par l'intermédiaire de Shemlaheila. On se rend compte, de manière encore plus frappante et palpable qu'à l'accoutumée, que les immigrés exploités dans leurs pays d'origine, ne trouvent parfois qu'un ersatz de liberté dans les pays d'accueil où ils se réfugient. En effet, ils se retrouvent bien souvent tout aussi exploités qu'auparavant, la différence étant que cette exploitation se déroule de manière hypocrite et pernicieuse, sous couvert de « bonnes manières ».
En définitive, Cueilleuse de thé est un roman qui procure émotions multiples et réflexions. Jeanne-Marie Sauvage-Avit nous insuffle son savoir par l'intermédiaire d'un personnage féminin valeureux, Shemlaheila. A découvrir sans hésiter !
Lien : http://www.casscrouton.fr/cu..
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Lectrice-Lambda
  14 avril 2017
« La cueilleuse de thé » nous plonge dans l'histoire émouvante de Shemlaheila, une jeune indienne qui travaille en tant que cueilleuse de thé au Sri Lanka.
Vivant dans la misère sous le joug des kanganis, les hommes maîtres qui surveillent les cueilleuses et profitent de leurs situations, elle décide de quitter la plantation après la mort de sa mère. Son but : apprendre l'anglais et la comptabilité pour devenir vendeuse de thé.
Fuyant sa condition, elle va voyager loin et vivre bon nombre d'expériences qui forgeront sa destinée.
Ce livre est un vrai voyage en Inde et au Sri Lanka.
Dès les premières lignes, nous avons l'impression de faire parti de cette histoire, de ressentir la chaleur sur notre peau, mais aussi la dureté du travail de cueilleuse de thé.
Je ne suis pas une fine connaisseuse de ces deux pays ni de leurs traditions, mais la plongée dans cette culture a été faite toute en douceur et ce fut comme si je connaissais depuis toujours cette terre.
N'ayez donc crainte des nombreux prénoms si différents des nôtres, ni des termes utilisés qui sont souvent accompagnés d'une annotation : l'auteur réussi avec brio à nous transporter ailleurs.
La plume de Jeanne-Marie SAUVAGE-AVIT est une véritable surprise. Simple et puissante à la fois, sa force se trouve dans sa capacité à nous faire ressentir des émotions intenses et poignantes. J'ai été totalement transportée, j'ai ressenti les émotions des personnages avec une telle force que j'en reste encore chamboulée.
Sur la route de Shemlaheila, de nombreux personnages vont croiser son chemin, chacun lui inculquant un savoir ou une leçon.
Alors que je ne me suis pas accrochée à la plupart d'entre eux, il n'y a que Twiny qui a réussi à me faire monter les larmes aux yeux. Cette vieille dame, pleine de bon sens et d'amour qui peu à peu perd son autonomie, nous offre une vraie leçon de vie.
Alors que le récit se focalise sur l'histoire de Shemlaheila, une partie du livre met en scène quelques personnages restés sur la plantation, comme Datu-Guemi, sa femme et Mohanty. Ces passages sont essentiels et nous rattache au début du livre, à la plantation, continuant à nous raconter les horreurs que subissent les femmes au quotidien dans les plantations de thé.
La fin arrive bien trop subitement.
L'épilogue est pour moi un peu court et nous laisse dans le flou. Beaucoup de questions restent sans réponse : que devient Mohanty ? Et Datu-Guemi et sa femme ? Sans compter Dudley ?
Alors peut-être que l'auteur prévoit un second tome, pour continuer cette histoire, ce que j'espère de tout coeur. le cycle de Shemlaheila est terminé, mais pas celui des autres personnages, et c'est la seule chose que je reproche à cette histoire.

En conclusion, « La cueilleuse de thé » est une histoire poignante, entre fiction et véritable documentaire. Jeanne-Marie SAUVAGE-AVIT nous plonge littéralement en Inde et au Sri Lanka, dans ces fabuleux pays aux injustices affreuses. En nous racontant ce destin de femme, l'auteur nous fait ressentir des émotions intenses et nous offre une belle leçon de vie.
Après cette lecture, vous ne savourerez plus jamais le thé comme avant.
Un livre à lire si vous aimez voyager.
Lien : http://lectrice-lambda.blogs..
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LadyRomance
  26 septembre 2017
La cueilleuse de thé est un roman annoncé en 4° de couverture comme une grand histoire romantique entre le Sri Lanka et l'Angleterre. Alors, je m'attendais à de l'amour, du rêve et du voyage etc... ! Et bien, il ne s'agit pas du tout de ce genre d'histoire.
Je dirais plutôt qu'il ressemble à un documentaire journalistique romancé dont le sujet de l'amour n'est traité qu'en second plan, à un témoignage de la dure existence des femmes en Inde, notamment pour celles qui sont sur des plantations de thé. Un travail très difficile physiquement, peu payé, et pénible psychologiquement du fait de la crainte envers un régisseur souvent peu scrupuleux qui abusent d'elles tout à fait impunément. Alors, comprenez que ce voyage en Inde ne m'a pas du tout fait rêvé.
Reste le voyage initiatique de notre héroïne qui veut échapper à son sort, à cette misérable vie, à refuser de suivre des traditions ancestrales consistant à devenir l'esclave de son mari et de sa belle-famille. La décision de tenter sa chance à Londres pour apprendre l'anglais et un métier est tellement difficile et courageuse à prendre, et encore plus ensuite de la vivre, que j'ai trouvé dommage que l'autrice ne relate pas assez les ressentis de l'héroïne au moment où elle les vivait. Cela m'a un peu gêné pour croire à son histoire où on imagine très bien la palette d'émotions et de sentiments qu'elle pouvait ressentir. le style est trop monotone et trop flou à mon goût pour exprimer le vécu d'une héroïne faisant face à une culture et un environnement totalement différent des siens en Inde.
Bref, je me suis sentie parfois en retrait de l'histoire et n'ai pas réussi vraiment à m'attacher à l'héroïne. Ceci dit, j'ai trouvé le dernier quart du roman bien meilleur, ce qui a relevé un peu mon estime pour ce roman.
Alors, il ne s'agit là que de mon avis car je sais que ce roman a de nombreuses admiratrices qui l'ont beaucoup apprécié. C'est peut-être tout simplement une question de goût.
Ce roman reste néanmoins pour moi un moyen d'avoir été informée sur une situation sociale et professionnelle qui a vraiment existé dans un passé récent pour ces femmes en Inde pour qui les associations luttent encore de nos jours pour changer les mentalités bien qu'il reste probablement beaucoup à faire pour faire reconnaître les droits des femmes afin que de telles traditions inhumaines cessent.
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My-Little-Anchor
  23 juin 2017
Cueilleuse de thé est le troisième roman qui a reçu le prix du livre romantique aux éditions Charleston et c'est le deuxième que je découvre avec énormément de plaisir. Dès que je vois ce prix, je sais que je peux me jeter dessus les yeux fermés car je sais qu'il me plaira forcément ! L'an dernier, je découvrais Les lettres de Rose de Clarisse Sabard qui avait été un de mes coups de coeur de 2016, cette année c'est avec Cueilleuse de thé que j'ai voyagé et je ne regrette absolument pas ! D'ailleurs, ce prix met en avant principalement des auteures francophones. Maintenant, il ne me reste plus qu'à découvrir le premier roman qui a eu ce prix et qui est Une héroïne Américaine !
Cueilleuse de thé est un roman polyphonique, se déroulant à la fois en Inde et à Londres, où se rencontre une multitude de personnages haut en couleur et dont leur destin pourrait être bouleversé du jour au lendemain.
Dans ce roman, on découvrira alors le portrait de Shemlaheila, cueilleuse de thé dans une plantation Indienne qui a toujours vécu ici mais souhaitant vivre une tout autre vie en découvrant l'Angleterre pour réaliser son rêve : ouvrir sa propre boutique de thé en Inde. Pourtant, ce projet lui semble bien utopique au vu de sa situation. Malgré tout, Shemlaheila ne baisse pas les bras et va au bout de son projet. Elle décide donc de partir en Angleterre pour y apprendre la langue et y travailler. Sur son chemin, elle rencontre des personnes qui l'aideront au mieux pour entreprendre son rêve et lui permettre de réussir. Une fois à Londres, elle se lance dans un pari fou : aller à l'université pour y apprendre ce dont elle a besoin.
De l'autre côté, on suit également le portrait d'une autre cueilleuse de thé : Pokonaruya qui contrairement à Shemlaheila ne s'en sort pas aussi bien qu'elle à la plantation. Shemlaheila était la meilleure. Pokonaruya est plutôt malheureuse et malchanceuse. Elle porte la poisse sur elle et est victime d'un complot marital. En effet, Pokonaruya est l'épouse du contre maitre de la plantation mais celui-ci ne l'aime pas et souhaite s'en débarrasser discrètement pour garder la dot. Au vu des circonstances, Pokonaruya va commencer à perdre la tête se laissant piéger par son affreux mari et sa belle-mère...
Enfin, on suit également le portrait d'un richissime Anglais qui se révèlera être aussi un professeur à la faculté. On le découvrira davantage lorsqu'il rencontrera Shemlaheila. Il se pourrait bien que celui-ci tombe raide dingue d'elle...
Une histoire passionnante où l'impossible est imaginable face à un destin promis à l'échec dont l'avenir est rempli de réussites.
Ce roman aborde sensiblement la condition des femmes en Inde que ce soit professionnellement ou socialement. On se rend compte que où qu'elle soit Shemlaheila rencontrera de grandes similitudes entre son pays d'origine et son pays d'accueil. Certes, elle n'est pas confrontée aux mêmes difficultés mais certaines choses restent malgré les cultures…
Ainsi, j'ai énormément aimé ce roman ! J'ai pu voyager entre deux contrées et apprendre énormément de choses sur les plantations en Inde et découvrir le métier de cueilleuse de thé ! C'est un très beau roman à découvrir et à faire partager qu'on soit fan ou non de thé ! Il vous touchera forcément d'une manière ou d'une autre !
Et j'ai également pu découvrir la plume de l'auteure qui m'a beaucoup plu au point d'acheter un autre de ses romans et qui n'est autre que Perline, Clémence, Lucille et les autres... et qui raconte le destin de femmes pendant la Seconde Guerre Mondiale ! Tentant, non ? En tout cas, j'ai hâte de le lire !
Lien : http://my-little-anchor.blog..
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Citations & extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   06 juin 2017
Elle songea aux milliers de livres sterling dont elle aurait besoin pour se rendre en Angleterre. Même avec les économies que sa tante voulait mettre à sa disposition, elle était loin de pouvoir réunir une telle somme. Les chiffres dansaient dans son esprit, menaient la sarabande et se riaient de son désespoir. Jamais elle n’avait imaginé que ce fût si cher, si difficile de prendre un avion et de partir travailler ailleurs. À l’agence, l’employée lui avait parlé du visa. Les autorités britanniques exigeaient de connaître la date du retour, le numéro du vol et d’autres renseignements qu’elle était incapable de leur donner.
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rkhettaouirkhettaoui   06 juin 2017
Le jour des présentations, assis en face d’elle, il avait détaillé sans indulgence cette fiancée dont la crainte effaçait le peu de charme qu’elle aurait pu avoir. Un curieux sentiment s’était allumé en lui, quelque émotion sans doute enfouie depuis sa naissance et qu’il n’avait encore jamais pu exercer : la puissance. Pour la première fois de sa vie, il s’était senti envahi d’une formidable exaltation. Puisque le mariage l’autorisait à devenir le maître de cette chose-là, il allait montrer son pouvoir et jouir de sa soumission.
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rkhettaouirkhettaoui   06 juin 2017
Tu es une fille et il va falloir te marier, économiser pour ta dot. On va essayer de te trouver un mari qui veuille bien de toi, car tous les hommes savent que les cueilleuses ont des vies difficiles dans les plantations et que les plus jolies ont déjà servi d’une manière ou d’une autre. Et toi tu es jolie. Les hommes n’aiment pas les filles qui ont déjà servi. Ils les aiment mais ils ne les prennent pas pour épouses. Ce qui est terrible pour nous, les femmes dans les plantations, c’est d’être jolie.
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rkhettaouirkhettaoui   06 juin 2017
Elle rouvrit les yeux et laissa les souvenirs envahir son esprit. Les bons comme les mauvais : l’amour inconditionnel de sa mère, la pénibilité du travail, les désagréments de la vie communautaire, les kanganis…
Dès qu’elle aperçut les côtes de l’Inde, elle chassa les rêves et ne quitta plus l’horizon des yeux. Le vent venait à sa rencontre, lui apportant de petites bouffées de chaleur et d’air salé qu’elle respira avec un plaisir sans pareil.
L’Inde, le Tamil Nadu, son pays.
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rkhettaouirkhettaoui   06 juin 2017
Notre village était bouddhiste, il n’avait rien à voir avec ces règlements de comptes entre musulmans et hindous, néanmoins les habitants ont été chassés de leur vallée et ont pris la route de l’exil. Certains se sont arrêtés plus au nord, dans les grandes villes, d’autres ont poursuivi jusqu’ici. C’est la mer qui les a arrêtés. Ils ont dû changer de vie. D’éleveurs, ils sont devenus pêcheurs ou cultivateurs.
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Video de Jeanne-Marie Sauvage-Avit (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jeanne-Marie Sauvage-Avit
La troisième édition de notre Prix du Livre Romantique a récompensé Cueilleuse de thé, de Jeanne-Marie Sauvage-Avit. La remise du prix a eu lieu le 25 avril dernier dans la magnifique ville de Cabourg. Voici en exclusivité la vidéo de cette journée exceptionnelle ! Un immense merci à tous nos partenaires qui ont fait de ce prix une belle réussite.
Retrouvez-nous sur Facebook : https://www.facebook.com/Editions.charleston/
Plus d'infos sur le livre : http://www.editionsleduc.com/produit/1152/9782368122532/
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