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Fernando Krahn (Illustrateur)Céline Leroy (Traducteur)
ISBN : 2742783482
Éditeur : Actes Sud (30/11/-1)

Note moyenne : 3.31/5 (sur 440 notes)
Résumé :
Autobiographie d'un grignoteur de livres, Firmin raconte l'histoire d'un rongeur érudit qui a vu le jour dans les sous-sols d'une librairie de Scollay Square, vieux quartier en péril du Boston des années 1960. Plein d'appétit pour les mots, épris de nourritures spirituelles autant que terrestres, Firmin ne peut communiquer tous ses coups de coeur ni exprimer ses détresses, et voit avec révolte se déliter sa race comme son quartier, cernés par l'incompréhension des h... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (104) Voir plus Ajouter une critique
araucaria
17 septembre 2013
Un livre très agréable, très frais, amusant. Il s'agit de l'histoire de Firmin, rat né dans le sous-sol d'une librairie de Boston. Cette autobiographie d'un grignoteur de livres, nous fait connaître un rongeur très érudit, aimant aussi le cinéma, le chant, la danse et la musique. "Si lire est ton plaisir et ton destin, ce livre a été écrit pour toi." Alessandro Baricco
Lien : http://araucaria20six.fr/
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brigittelascombe
16 octobre 2012
"Certains écrivains n'égalent jamais leur première ligne.Moi,je n'ai jamais pu égaler ma première phrase". Cette remarque pétillante d'humour de Firmin, rat de bibliothèque au sens propre et au sens figuré nimbe déjà Firmin, autobiographie d'un grignoteur de livres, d'une aura de bonne humeur.
Sam Savage, auteur et philosophe américain, dont ce premier roman est devenu un best seller, retrace ici le destin hors normes de Firmin (treizième raton malchanceux d'une nichée dont la mère obèse et alcoolique ne possède que douze mamelles, qui s'accommode de son sort en se disant qu'en arrivant après la bataille des "picoleurs", il a droit, lui, à du lait plus sain) qui parfait son éducation en explorant la librairie (de livres d'occasion) de Scollay Square où loge sa famille, qui dévore tout ce qui lui passe sous la dent et qui, après avoir été boulimique devient érudit.
L'intérêt de ce roman, grâce au personnage de Firmin, ce grand lecteur à la "grosse tête et au corps rachitique" est de démontrer ce qu'est un vrai lecteur qui s'identifie aux personnages jusqu'à vivre leurs passions, qui voyage à travers livres,apprend la vie...jusqu'à parfois ne plus vivre sa propre vie et croire qu'il converse vraiment avec des personnalités.
Sam Savage situe son roman dans un contexte de crise historique (des années 60) où ce quartier de Boston sera rasé et parallèlement à la vie insouciante de Firmin, il est intéressant de comprendre la dépression du libraire pour cause de faillite et la mélancolie de l'écrivain qui le recueille pour cause de manque probant de reconnaissance.
Les humains sont-ils des êtres sympathiques? interroge l'auteur, alors qu'ils se croient "infestés" par des rats et s'infestent eux-mêmes.
Un style naïf, pour un portrait de rat obstiné témoin d'une époque hostile, pour un récit mélancolique aux nombreuses références littéraires entre le fantasme et la réalité, entre les joies et les angoisses d'un vrai grand lecteur qu'on quitte à regret lorsque la dernière page de son extravagante vie est tournée.
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kathy
02 juin 2012
Firmin ou « le rat de bibliothèque »
Si les rats sont considérés par les hommes comme des propagateurs de terribles épidémies, notamment la peste noire du milieu du XIV° siècle ; si d'un point de vue sanitaire on considère que ce sont des opportunistes en s'attaquant aux réserves alimentaires et en mettant en péril les récoltes de certains pays tropicaux ; si au vu de leur caractère invasif ils peuvent occasionner des bouleversements dans les écosystèmes insulaires et contribuer à l'éradication de certaines espèces animales, alors rien n'est fait pour nous rendre Firmin, grignoteur de livres, sympathique.
Pourtant, malgré cette valeur symbolique négative et suite à la diffusion du film d'animation "Ratatouille" (Studios Pixar, 2007), l'engouement pour les rats comme animal de compagnie a subitement augmenté, montrant ce petit rongeur sous son meilleur jour : image à laquelle nous convie Sam Savage.
Firmin, (paru en 2009) - à l'instar de Rémy Ratatouille qui rêve de devenir un grand chef cuisinier - rêve de « vivre une histoire d'amour avec les humains ». Mais cela semble difficile lorsque l'on est un rat ! Qui plus est, un rat, petit, rachitique, poilu, large de hanches , rétro-prognathe, vaniteux et cynique !
Pourtant, habitué, dès sa naissance à grignoter des livres pour remplir son ventre, Firmin est persuadé que les pages mâchées et remâchées, au fin fond de la librairie « Pembroke Books » où il est né, ont jeté les « bases nutritionnelles de son insolite développement intellectuel ». Aussi, plein de confiance et d'appétit pour les mots, il quitte peu à peu son nid douillet pour aller affronter le vaste monde afin de rassasier sa soif livresque et rencontrer les humains.
Du haut de sa « montgolfière », sa première fenêtre sur le monde des humains, il observe.
Il voit Norman, le libraire, noyé dans son capharnaüm, participer à l'animation du commerce. La nuit, il quitte son mirador, pour aller dévorer, désormais au sens figuré du terme, livre sur livre.
Mais sa rencontre avec les humains va s'avèrer plus complexe que prévu. « Sec et froid, est le monde » : alors comment vaincre l'indifférence et l'incompréhension des hommes quand on est différent ? « Merveilleux sont les mots », mais comment communiquer son amour des mots quand on ne détient pas la parole ?
Un livre original.
Un bel hommage rendu à l'écriture et à la lecture, toutes deux sources de plaisirs, d'évasion, de connaissances –du monde et de soi-, de rencontres inédites et privilégiées.
Un conte pour les grands, qui n'est pas sans nous rappeler les livres pour la jeunesse, racontés par des animaux, qu'on nous contait petits...
Une fable qui nous parle de différence, d'exclusion, de résistance et d'altérité
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sabine59
28 décembre 2016
Vous connaissez tous " Ratatouille", rat culinaire de cinéma, un as des plats raffinés, eh bien je vous présente" Firmin", un rat de bibliothèque, au sens propre comme au sens figuré !
C'est le héros du premier roman d'un américain aux métiers très divers, docteur en philosophie à la base.Et curieusement, comme Muriel Barbery, dans " L'élégance du hérisson", il y a une référence ( dès le départ, en fait) à " Anna Karénine": " Toutes les familles heureuses se ressemblent.Mais les familles malheureuses le sont chacune à leur façon."
Notre rat Firmin, donc, a décidé de se raconter jusqu'à sa mort.Il est né dans un quartier de Boston des années 1960, un quartier voué à la destruction, au sein d'une librairie qui peine à survivre, perdue au milieu du profit des grands magasins et de la finance.
Ses (més)aventures sont racontées avec humour et cynisme.Firmin porte un regard désabusé sur son environnement et ne trouve consolation que dans les livres.L'ensemble est original et piquant.Firmin se montre parfois un tantinet trop plaintif mais j'ai beaucoup aimé sa vision émerveillée et gourmande de la littérature ( au début, il rongeait les livres puis, en découvrant la lecture, ne les dévorait plus que des yeux !) et ses propos très justes sur l'exclusion et la tolérance.
" Sec et froid était le monde.Merveilleux les mots".Voilà l'épitaphe de Firmin, rat amoureux des livres...Les mots, " rat-meaux de vie", " rat-viveurs de souvenirs"...et cete-rat...
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Under_The_Moon
28 octobre 2013
Firmin : un petit rat bien sympathique qui, bien qu'appartenant à une espèce peu "élégante" aux yeux des humains, a été rendu sympathique grâce à son cousin de chez Pixar ( Rémi dans "Ratatouille").
A l'inverse de l'aventure de son "cousin", il n'est point question de dégustation culinaire, bien que le début du roman soit très sensoriel , un peu à la manière de Süskind dans le Parfum. le parallèle peu sembler un peu oser, mais ... dans les deux cas le personnage principal est un rebut de la société et éclaire les lecteurs que nous sommes de son point de vue atypique sur nos attitudes.
Au départ, on nous présente Firmin comme un amateur de littérature et de cinéma. Pourquoi pas ! Après tout, c'est vrai qu'il rend un bel hommage à la littérature dite classique. Or, très vite, des considérations plus "réalistes" viennent mettre en péril l'existence de ce pauvre rongeur. Tout d'abord le rejet du libraire chez qui il avait élu domicile, puis les ambitions de reconstructions urbaines qui ont eu lieu aux Etats-Unis dans les années 1960.
A partir de là, Firmin devient déprimé, malgré les quelques moments réconfortants qu'il vit avec son nouveau "colloc' ". L'errance de cet orphelin (pas Oliver Twist, on parle toujours du rat ! ) le mène vers des visions toutes plus désolantes les unes que les autres.
Un récit d'aventures urbaines original et pessimiste; mais je m'attendais à un petit quelque chose en plus quand même.
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Citations & extraits (67) Voir plus Ajouter une citation
araucariaaraucaria16 septembre 2013
C'est à partir de ce moment-là que l'exode a vraiment débuté. Toutes les nuits, je croisais de longues files de rats qui évacuaient les lieux, parfois par familles entières. Le Globe avait titré : LA DEMOLITION MET AU JOUR UNE INVASION DE RATS. L'article qualifiait le quartier de "sordide et infesté de rats".
Le mot "infesté" m'intéresse assez. Les gens normaux n'infestent pas, ils n'y arriveraient pas s'ils le voulaient. Seuls les puces, les rats et les juifs infestent. Si vous infestez, c'est que vous cherchez les ennuis. Un jour dans un bar, un homme m'a demandé ce que je faisais dans la vie et j'ai répondu : "J'infeste." J'aimais bien l'ironie de ma réplique, mais l'homme ne l'a pas du tout saisie. Il a cru entendre : "J'investis" et m'a demandé des conseils pour ses placements. Je lui ai suggéré de miser sur l'immobilier. Tête de noeud, va.
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kathykathy28 mai 2012
Parfois les livres étaient rangés sous le panneau correspondant à leur genre, mais il n'était pas rare qu'ils atterrissent un peu n'importe où. Au fur et à mesure que j'apprenais à connaître les humains, je me suis aperçu que les gens aimaient "Pembroke Books" justement à cause de ce capharnaüm. Ils ne venaient pas que pour faire de la gratte sur quelques livres. Ils venaient là pour se perdre dans les allées. Ils appelaient ça fouiner, mais leurs regards s'apparentaient davantage à de l'excavation ou à de l'exploitation minière. J'étais toujours étonné qu'ils n'entrent pas équipés de pelles. Ils creusaient à mains nues, parfois jusqu'aux aisselles, dans l'espoir de déterrer un trésor, et lorsqu'ils extrayaient une pépite littéraire d'une montagne de déchets, ils étaient encore plus ravis que s'ils l'avaient trouvée et achetée directement après avoir franchi la porte. De ce point de vue, faire ses emplettes chez "Pembroke" ressemblait à la lecture : impossible de deviner ce que vous réserve la page suivante - l'étagère, le carton ou la pile d'à côté -, tout le plaisir tient dans la surprise.
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araucariaaraucaria13 septembre 2013
Ce lieu accueillant qui sentait le renfermé et où Flo avait trouvé un abri était un mausolée de livres, un musée de trésors oubliés, un cimetière d'ouvrages jamais ouverts et illisibles. D'autres tomes reliés de cuir, craquelés et attaqués par la moisissure, côtoyaient des livres bon marché quasi neufs dont les pages jaunissantes et les bords cassants avaient viré au marron. Les westerns de Zane Gray se comptaient par sacoches entières, les livres de sermons lugubres par tombeaux, il y avait aussi de vieilles encyclopédies, des Mémoires de la Grande Guerre, des libelles contre le New Deal, des manuels à l'usage de la femme moderne. Mais, bien sûr, Flo ignorait que ces objets étaient des livres.
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GribouilleChatGribouilleChat29 août 2009
"Est-il possible que moi, malgré mon invraisemblable apparence, j'aie une Destinée? me demandais-je. Et par Destinée, j'entendais le genre d'existence que mènent les personnages d'une histoire et qui, si chahutés, bousculés par les événements d'une vie soient-ils, sont finalement chahutés et bousculés avec une certaine cohérence. Dans les histoires, la vie a un sens, suit une direction. Même les plus stupides et insignifiantes, comme celle de Lenny dans Des souris et des hommes, parce qu'elles s'inscrivent dans une histoire, acquièrent au moins la dignité d'être des Vies Stupides et Insignifiantes, la consolation d'être des références en quelque chose. Dans la vie réelle, nous n'avons même pas cela." (p.54)
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ZiziMuleATresseZiziMuleATresse25 novembre 2010
J’ai toujours imaginé que si, d’aventure, j’écrivais un jour l’histoire de ma vie, la première phrase en serait saisissante : quelque chose de lyrique à la Nobokov, «Lolita, lumière de ma vie, feu de mes reins» ou de radical à la Tolstoï au cas où le lyrisme me ferait défaut, «Les familles heureuses se ressemblent toutes, les familles malheureuses sont malheureuse chacune à leur façon». Les gens se rappellent ces mots, même quand ils ont tout oublié du livre qui va avec. Mais à mon avis, en matière d’amorce, on n’a jamais surpassé celle du Bon soldat de Ford Madox Ford : «Voici l’histoire la plus triste qu’il m’ait été donnée d’entendre.» J’ai beau l’avoir lu des dizaines de fois, j’en reste encore comme deux ronds de flan. Ford Madox Ford, lui c’était un grand.
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