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EAN : 9782360841820
432 pages
Inculte éditions (24/08/2022)
4.06/5   9 notes
Résumé :
Marilyn comme vous ne l’avez jamais vue ? Ou plutôt : Marilyn comme vous l’avez déjà vue, cent fois, mille fois, sur des milliers de photos. De 1944 à 1962, en marge du cinéma, Marilyn Monroe n’a cessé d’attirer l’oeil des photographes. Pourtant, dans le livre d’Anne Savelli, nulle image. Le musée qu’elle a conçu, aussi imaginaire que réel, nous propose d’aller au-delà des apparences. Derrière chaque photo, il y a un corps, une pose, un décor, une mise en scène, un ... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique

À travers une installation virtuelle de photographies réelles qui ne se montrent pourtant pas, une investigation poétique acérée de ce dont Marilyn Monroe pourrait être l'un des noms. Un tour de force passionnant et envoûtant.

Sur le blog Charybde 27 : https://charybde2.wordpress.com/2022/09/20/note-de-lecture-musee-marilyn-anne-savelli/

Depuis l'origine ou presque de son écriture, Anne Savelli excelle à deviner d'abord et traquer ensuite, lorsque nécessaire, la part de mise en scène qui habite littéralement, qu'elle soit le fruit d'une démarche volontaire ou d'un ensemble complexe de coïncidences, certaines situations sociales et politiques que l'art révèle ou, parfois, occulte. Qu'il s'agisse de décor marchand plus complexe qu'il n'y paraît (autour d'un grand magasin emblématique et d'une rue commerçante qui ne le fut pas moins : « Décor Lafayette », 2013) ou de décor cinématographique subtil et ramifié autour d'Agnès Varda (« Décor Daguerre », 2017), mais aussi de la scénographie très particulière qui se dévoile au fil d'un trajet en métro aérien (« Fenêtres », 2007), il s'agit bien de concocter la poésie ad hoc en trouvant les mots pour dire les images ainsi construites par le calcul, le hasard ou la nécessité.

« Musée Marilyn », publié chez Inculte Dernière Marge en août 2022, apparaît ainsi comme une forme d'aboutissement, naturel et provisoire, en même temps qu'un défi presque insensé et parfaitement réussi, consistant à construire – par les mots uniquement, et par leur pouvoir de poésie, de questionnement et de pénétration – un parcours muséographique (avec toutes ses composantes en termes d'accrochages et d'installations, d'effets spéciaux contemporains et d'enchaînements inexorables) autour non pas de Marilyn Monroe elle-même, mais de l'icône fragile, triomphante, simple ou complexe que donnent à voir, à deviner ou à imaginer une cinquantaine de ses photographies (ou séries photographiques) les plus célèbres comme les moins connues, prises tout au long de sa carrière par 37 photographes, et ce, sans inscrire dans l'ouvrage un seul de ces clichés désormais largement immémoriaux (sachant bien entendu qu'à l'heure de l'internet omnipotent, il sera facile à la lectrice ou au lecteur qui le souhaiteraient d'aller les contempler en ligne, presque tous).

Là où Véronique Bergen, dans son « Marilyn naissance année zéro » de 2014, s'emparait du maximum possible de matériau sur l'actrice pour le mixer et le broyer avec une magnifique véhémence dans un rêve américain bien spécifique, là où Anne Gorouben et Olivier Steiner, dans leur « Ravissement de Marilyn Monroe » de 2021, tentaient précisément d'ignorer et de repousser la surabondante iconographie, les dix-huit ans de réflection dans un oeil d'or aux centaines d'incarnations, entourant l'ouvrière de la Radioplane Company, Anne Savelli propose des choix presque diamétralement opposés, ouvrant des perspectives encore insoupçonnées, en convoquant par son contre-dispositif même, d'une habileté diabolique, l'essence du voyeurisme qui habite le spectacle industriel, qu'il soit pavé de bonnes intentions ou non. Dans ce musée spectral qui parcourt toute la gamme des sentiments que la photographie puisse inspirer, dans cette mise en scène de mises en scène (comme il y a ailleurs des enquêtes à propos d'enquêtes) qui en déjoue les calculs savants comme les ingénuités apparentes,

Pour parvenir à un résultat si achevé, et nous immerger totalement dans les 415 pages de réflexion de ce musée fantôme, Anne Savelli a su porter sa langue, déjà si affûtée précédemment pour rendre tous les jeux possibles de la lumière (naturelle ou artificielle) sur la peau et sur l'esprit, à un degré très rare de précision ironique, compatissante et complice sans être complaisante, pour exprimer toute la poésie politique inattendue que l'investigation minutieuse des reflets argentiques d'une icône brinquebalée, voire tirée à hue et à dia par tant d'intérêts divergents, puisse produire. Passionnant, bouleversant et intelligent, immersif bien au-delà du papier glacé virtuel (brillant ou mat) qu'il convoque, « Musée Marilyn » est un ouvrage destiné à nous marquer en profondeur.


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Foisonnant passionnant un peu caustique, un ouvrage à hauteur d'humanité femme qui perd parce que les femmes même adulées sont souvent les grandes perdantes face aux hommes griffes qui isolent, décident, aiment mal

une écriture poétique, sensorielle

un musée vivant, mouvant d'où les tableaux peau Marilyn se succèdent empathiques, combatifs

une icône blessée tendresse qui recherchera toujours derrière l'image libre la petite fille

Marilyn que l'on veut pin-up, exploitée

qui derrière le naturel et le sourire bouche pleine s'étiole

l'écriture prend son temps recherche pose les mots y revient entoure Marilyn et retour

une oeuvre visuelle par la langue d'une grande force

une recherche intense dans le fond des âmes et des projections

Entrez au musée et suivez le guide, Marilyn déplace la lumière gracieuse et captive, elle vous attrape

J'admire la démarche de l'autrice vive et de longue haleine, on ressent le temps réflexif de mise en oeuvre d'observation puis d'écriture. Un ouvrage dense et insolite, un bel objet de curiosité et d'attention.

Parcourir autour :

Blonde de Joyce Carol Oates, un précieux

D'ombres et de Lumières de Norman Rosten

Un bonus à part Marilyn, qui recoupe, j'ai parfois pensé à ma lecture d'Elles en chambre de Juliette Mezenc en le parcourant.

Un billet autour Marilyn écrit il y a quelques semaines : https://www.tierslivre.net/ateliers/40jours21bis-comment-marilyn/?fbclid=¤££¤12De Lumières de Norman Rosten4¤££¤0ahXd9i¤££¤8XZjagJJbLLzhCy3Parcourir13¤££¤69Xzieks5HE

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Bienvenue au Musée Marilyn ! Anne Savelli y a imaginé une exposition temporaire, immersive comme une longue déambulation saturée d'images de l'iconique Marilyn Monroe. Des centaines, des milliers de photos que vous, moi, toutes et tous connaissons et qui racontent Marilyn. Mais quelle Marilyn ?

Norma Jean, jeune ouvrière repérée pour faire rêver les soldats ? Marilyn, sans véritable nom encore, pin-up aux innombrables clichés en maillot de bain ? Marilyn rhabillée qui se rêve actrice dans un Hollywood qui l'attire et la dévore ? Marilyn des Unes ? Marilyn épouse de di Maggio, de Miller, amante réelle ou fantasmée ? Marilyn intime, au travail, en promo, en promenade, à la ville, à la campagne, en studio. Marilyn qui irradie, capte la lumière. Marilyn qui dissimule les ombres. Marilyn qui pose comme personne : chacun derrière les appareils s'accorde à le dire, même quand ils inventent, même quand ils s'emmêlent dans les dates, même quand ils s'arrangent un peu avec la vérité.

Alternant avec la présentation du guide de cette exposition hors-norme, la voix de la narratrice-spectatrice tisse, à travers un tutoiement tendre, un lien avec l'iconique star, la révélant fille, femme et compagne de sororité. Plus qu'un simple album feuilleté de ces images tellement vues de Marilyn Monroe, Musée Marilyn se révèle une incroyable plongée dans l'histoire de la photographie des années 40-60, une incursion dans les coulisses du cinéma, un regard jeté derrière le rideau des studios où se fabriquent les stars de papier glacé.

« […] Marilyn mène à tout. Marilyn est un fil, un faisceau, un tunnel. » Anne Savelli le prouve avec talent et intelligence dans ce livre inclassable à la fois mine d'informations – fruit d'années de recherches - et récit sensible, tant elle a su approcher au plus près la mythique Marilyn.


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Dispositif muséal pour dire la dissipation photographique, la disparition du regard, la diffraction de l'objet contemplé. Habilement, le livre nous enferme dans un musée, un mausolée, dans la parole surtout d'accompagnement qui confond chaque photo, en saisit le lieu, fige l'instant inventé de la prise de vue, invente ainsi la pluralité de celle qui exista — tragédie ou enchantement ? — uniquement à travers le regard d'autrui : Marilyn Monroe. Au-delà du travail d'érudition, de la passion monomaniaque, Musée Marilyn captive par la prosopopée de quelques-unes des photos les plus célèbres de l'icône, finit surtout par prendre dans ses rets le lecteur qui devient lui-même un curieux amalgame d'acteur et de spectateur, de guide et de visiteur, bref un contact avec celle qu'était, aurait pu être, Marilyn Monroe le temps éternel d'une photo. le flux poétique de langue d'Anne Savelli sait susciter cette fascination, ce mirage, cette fiction, cette fragmentation que sera toujours une existence reconstituée.


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Il est des livres que l'on traverse avec alacrité, entraîné dans les flots de leur univers, dans l'originalité de leur forme, dans les ramifications et la délicatesse de la langue qu'ils tentent de construire subtilement. On les explore en redoutant la fin, freinant ou repoussant l'arrivée des dernières pages au maximum afin de prolonger toujours un peu plus ces instants hors du temps qu'ils nous font vivre. Ce sont des lectures rares que l'on peine à quitter. Musée Marilyn d'Anne Savelli, publié aux éditions Inculte, indubitablement leur appartient. [....] Que cela soit dit, en cette rentrée littéraire, s'il ne fallait choisir qu'un seul et unique coup de coeur ce serait celui-ci [...]

(Re)découvrez notre chronique dans son intégralité entre les pages numériques de notre bimestriel littéraire et culturel en ligne le dernier dimanche tous les deux mois...


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Citations et extraits (5) Ajouter une citation

Où tu étais ? Qui le dira ? Tu étais dans la fuite peut-être, dans le désir sans fin d’occuper une place et d’y échapper. Depuis peu, il t’arrivait de voyager, Tennessee, Canada, Chicago avec les membres de ta famille – quel mot. Devant une caméra lors d’une réunion amicale, à faire comme les autres semblant de défiler, à ôter un manteau, à tourner sur soi-même, dépassant tout le monde tu étais là, tu les éclipsais tous. Toi seule en robe lavande paraissais en relief. Sur la pellicule, les autres restaient plats.

Où étais-tu, Norma Jeane, à 18 ans à peine ? Tu étais tout entière dans ce sourire trop grand qu’on va te demander de corriger, un sourire qui allonge le nez, paraît-il. Dans le désir de ton mari, dans vos versions contradictoires. Dans l’envie de bien faire et dans celle d’en finir, de claquer la porte, de partir. D’apprendre à cuisiner sans jamais maîtriser la matière – ce que racontera ta légende. De ranger la maison en semant le chaos – on dit qu’un jour tu as fait entrer une vache parce qu’elle était mouillée de pluie. D’en avoir terminé avec cette station debout, sur la chaîne, qu’on t’impose, avec cette impossibilité de marcher, de courir, de sauter, et la drague pénible des ouvriers de l’usine. Où étais-tu ? Dans cette échappée et dans leur reconnaissance, aussi. Tout entière dans leur œil parfois, comme au temps du lycée, et parfois pas du tout. Dans l’idée d’être ailleurs, à Sunset, oui. Dans celle de les surpasser tous. Qu’ils t’adoptent pourtant, pour toujours, sans condition aucune.

Tu étais dans le creux de leurs bras, dans le lit de leur chambre. Invitée, respectée. Pas à l’arrière de leur voiture, bêtement, comme les autres filles. Tu te glissais dans leurs blagues, dans ces ripostes moqueuses que tu commençais à élaborer – comment les retourner ces vannes, ces saloperies, pour en faire des louanges ? Tu étais dans les sifflets des camionneurs où tu voyais des compliments. Tu étais, très exactement, à l’intersection de l’applaudissement et de l’insulte. De quelle arme disposer pour parvenir à l’équilibre ?

Sourire.

Prenez ma carte : vous viendrez. Je vais m’arranger avec vos supérieurs. Vous pourrez poser sans quitter l’usine, du moins pas tout de suite si ça vous rassure. J’ai besoin de photos couleur, une publicité pour un magazine. Vos dents sont parfaites, votre peau aussi, ça ira très bien. J’ai besoin de vous en extérieur, sur la plage, partout. Vous ne pouvez pas rester ici. Vous allez venir sur Sunset Boulevard, Norma Jeane. Nous autres, photographes, nous vous avons cherchée partout. À partir de maintenant, nous saurons tous, et pour toujours, où vous trouver.

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Pas un arbre, pas un abri. Avec ce soleil qui frappe, attendre sur le trottoir serait folie. La façade du bâtiment – un ancien théâtre ou musée, on ne sait plus – réfléchit la lumière sur l’ensemble de la surface. Immense, hissée haut, l’affiche montre une femme en robe grise, cheveux blancs et gants noirs en train de se retourner. Devant elle, l’appareil photo qu’elle brandit masque son visage. Qui vise-t-elle ? Le photographe qui la regarde, bien sûr, mais nous aussi par la même occasion. C’est en tout cas l’impression que donnent l’affiche et le titre de l’exposition : Volte-face, Marilyn Monroe comme vous ne l’avez jamais vue tandis que par la porte entrouverte du musée (du théâtre ?), un guide invisible s’adresse aux visiteurs. On entend quelques bribes.

S’il faut être sur une liste pour entrer ? (…) pas de privilège, pas d’invitation (…) contrairement à ce qu’affirme la rumeur (…) un tirage au sort (…) les règles de l’art (…) vous avez été choisis (…) élus (…) nos ambassadeurs (…) enfin peut-être (…) vous savez ce qu’on dit (…) prêts ? (…) veuillez m’écouter (…) J’attire votre attention sur un point essentiel : passé le seuil, vous ne pourrez plus faire demi-tour. Moi non plus, d’ailleurs. Nous devrons aller jusqu’au bout. Oui, ensemble, bien sûr (…) expérience unique (…) vous le savez (…) Parfait. Dès que vous aurez signé la décharge, la visite pourra commencer.

Par la porte entrouverte, des bruits de pas, des murmures. Le hall et sa pénombre contrastent avec l’étendue éblouissante du trottoir, de la façade et même de l’affiche. À certains moments, la réverbération du soleil peut donner l’illusion d’un flash produit par l’appareil de la femme aux gants noirs. C’est troublant. Ridicule aussi, en un sens. Est-ce voulu ? Est-ce qu’on aurait utilisé de la peinture réfléchissante pour produire cet effet ? Si oui, pour quelle raison ? Nous attirer, nous repousser, les deux ?

Quelqu’un traverse la rue, approche de l’entrée. C’est peut-être cette personne qui se pose ces questions. La même qui se demande, plantée devant la géante aux gants noirs : Tu crois vraiment que je dois entrer ? Que ça peut m’apprendre quelque chose ? Sur toi, sur moi, sur ta vie, sur la mienne ?

Bienvenue, intime le guide.

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La victoire, qu’est-ce que c’est ? Ce que disent Halsman et Monroe au crayon rouge comme dans les poses, c’est la complète indifférence de la femme en demande devant l’homme de pouvoir. Cause toujours. Non seulement je ne t’écoute pas mais je le dévoile au monde, en fais un sujet de reportage. Je détaille l’histoire de mon corps qui avance, qui fend l’air, j’en décrypte les expressions. Les hanches ? Aiguës. Les jambes ? Une posture d’escrime. Si je m’approche, ce n’est pas pour t’offrir quelque chose, crois-moi, même à te laisser supposer. Quant à toi, protégé par ton éphéméride, ton porte-plume, c’est-à-dire : rien, de ton bureau tu es obligé de sourire puisque la scène est dans le journal. Puisque c’est de l’humour, une blague, argument que vous utilisez tous pour nous fermer la bouche en public, en soirée, quand vous lancez une pique sexiste. C’est dans Life. Imparable. Alors, qu’est-ce que ça fait de jouer mon rôle ? Fatigant pour les maxillaires, non ?

Hélas, c’est à nouveau de la fiction.

Au fond tu restes aveugle quand je révèle le mode d’emploi.

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C’est vrai tu n’es plus en tailleur, en talons, mais en jeune femme concentrée, rivée à son livre. Cette photo-là, précisément, de nombreux écrivains et bibliothécaires la chérissent sans doute. La tête en appui sur le revers d’une main, une jambe de pantalon retroussée au-dessus du genou comme pour plus de confort, maquillée sans sourire tu lis Guerre et paix de Tolstoï, Leaves of grass de Walt Whitman, un mystérieux How to develop your thinking ability. Qui te les a conseillés ? Peu importe. Ou plutôt si : qu’on t’imagine chez les bouquinistes. Quelque chose en nous, alors, s’apaise, comme si la beauté pouvait venir et n’avoir pas de prise, être sans enjeu. Tu entres dans la boutique, tu rayonnes sans doute comme toujours, attires l’attention mais ici ce qui compte, c’est le livre, le conseil à te donner. Trouver ce qui te correspond est plus important que te reconnaître, t’admirer, te le dire. Supposons un libraire subtil qui ne pense pas en mensurations. Juste avant la gloire, il y aurait eu ce refuge. C’est faux, sans doute, mais je sens à quel point nous en avons besoin même s’il s’agit encore d’une image, gavés que nous sommes de bikinis, de jupettes et patins à glace, de mini-shorts et de contre-plongées pour allonger les jambes. Nous n’en pouvons plus de ce jeu imposé, plage décolleté bouche ouverte bras levés seins tendus fesses rondes serviette sable palmier déshabillé nuisette. Toi aussi tu satures, n’est-ce pas ?

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Tu aimes qu’on te regarde, rien à faire.

Tu ne sais pas comment regarder ailleurs.

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Videos de Anne Savelli (8) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Anne Savelli
Avec Husnia Anwari & Belgheis Alavi accompagnées de Kengo Saito (rubâb)
Nous, femmes poètes, nous n'avons d'armes que nos mots, de moyens de résistance et de liberté de parole que par nos poèmes, le plus souvent. Pour soutenir dans un élan solidaire les femmes afghanes qui sont, depuis longtemps déjà mais particulièrement dans le contexte actuel, réduites au silence dans leur pays, nous souhaitons faire entendre leurs voix : des landays de femmes pachtounes exilées ou appartenant au cercle littéraire clandestin de Kaboul, le Mirman Baheer, aux poèmes en dari de femmes souvent assassinées d'avoir écrit comme Nadia Anjuman à qui Atiq Rahimi a dédié son livre Syngué sabour. Pierre de patience. Pour que sur la scène emblématique de la Maison de la Poésie, toutes accueillies, nous puissions dire la force qui nous unit en poésie à travers le monde, un ensemble de femmes poètes françaises est en train de se constituer autour d'Husnia Anwari, journaliste franco-afghane et poétesse féministe, et Belgheis Alavi, enseignante chercheuse à l'Institut national des langues et civilisations orientales, qui liront sur scène accompagnées au rubâb par le musicien Kengo Saito.
Avec : Laure Gauthier, Laurence Werner David, Sophie Loizeau, Judith Chavanne, Véronique Pittolo, Rim Battal, Zoé Besmond de Senneville, Marie-Hélène Archambeaud, Sanda Voïca, AC Hello, Julia Lepère, Orianne Papin, Virginie Poitrasson, Anne Savelli, Marcelline Roux, Lika Mangelaire, Séverine Daucourt & Maud Thiria
Manifestation à l'initiative de Maud Thiria, organisée avec l'aide de Séverine Daucourt
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