AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Vincent Raynaud (Traducteur)
EAN : 9782221113196
108 pages
Éditeur : Robert Laffont (09/04/2009)

Note moyenne : 3.7/5 (sur 61 notes)
Résumé :
Ce livre réunit deux récits situés dans le sud de l’Italie, deux textes qui se dressent contre la violence des hommes en général et celle de la Mafia en particulier. « Le contraire de la mort » raconte le deuil de Maria, une jeune fille de dix-sept ans qui a vu son amoureux Gaetano partir pour l’Afghanistan, d’où il n’est pas revenu. « La bague » fait le portrait de deux jeunes hommes, Giuseppe et Vincenzo, qui, parce qu’ils ont choisi d’exercer un vrai métier et re... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
Fandol
  14 décembre 2019
Impossible d'oublier un livre comme Gomorra et le film qui en a été tiré. Depuis, Roberto Saviano, son auteur, vit sous protection policière mais les menaces dont il fait l'objet n'altèrent en rien son courage.
Dans ce petit livre, avec deux nouvelles, il met remarquablement en scène deux histoires qui pourraient être qualifiées d'ordinaires pour la région napolitaine, si elles n'étaient pas déchirantes.
Retour de Kaboul nous fait vivre avec Maria. Juste avant de l'épouser, Gaetano est tué en Afghanistan : « Maria est obsédée par l'Afghanistan. Une obsession qu'elle n'a pas choisie. Une névrose qui était en elle, tel un destin funeste. » Avec des mots simples, toujours au plus près de l'émotion et du quotidien, Roberto Saviano donne à comprendre et à partager la douleur, le terrible manque de cette fille d'à peine dix-huit ans…
Une fille du nord de l'Italie débarque pour assister à un mariage et l'auteur l'emmène sur sa Vespa jusqu'au village. Ainsi débute La bague. Très vite, viennent des remarques qui font mouche : « Je n'ai jamais eu honte de l'endroit où j'ai grandi, mais parfois, à l'adolescence, on veut pouvoir choisir les lieux, les espaces, les moments à savourer et ceux qu'on refuse de vivre. »
Dans ce village, des gerbes de fleurs, des lumignons posés sur le sol, des plaques commémoratives rappellent des événements dramatiques : « Des partisans ? Elle ignorait qu'ici la Résistance n'avait quasiment pas existé, que la guerre avait été une interminable tuerie de civils… » Mais cette « résistance difficile à raconter, car elle ne se lève contre aucune milice, elle n'a aucune dictature à renverser. Une résistance qui ne consiste du reste pas à être contre, il suffit d'être en dehors pour tomber… »
Suit l'épisode de la bague, cette bague indispensable pour qu'une fille soit tranquille… Des années plus tard, cette femme devenue journaliste, revient et sort une photo. Elle montre deux jeunes, Giuseppe et Vincenzo qui ont été tués. Parce qu'ils étaient camorristes ? C'est bien plus terrible que cela et Roberto Saviano (photo ci-dessus), simplement et avec une efficacité poignante raconte ce qui s'est passé.
Lien : http://notre-jardin-des-livr..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          710
gonewiththegreen
  24 décembre 2019
Après Gomorra et extra pure, je reviens vers R.Saviano, ce napolitain qui n'a pas hésité à exposer ouvertement les rouages de la Camorra et des cartels mexicains, remettant sa vie de fait entre les mains de ses gardes du corps.
On est ici sur un tout autre type d'ouvrage, court, constitué de deux nouvelles qui ont pour trait commun la fatalité qui s'abat sur les jeunes de la Campanie.
Sans travail, ou peu payés, ils se tournent vers l'armée ou la pègre pour tenter de faire vivre une famille dignement.
Dans la première nouvelle , Maria, 17 ans , vient d'apprendre la mort de son homme en Afghanistan.
Dans la seconde, Saviano nous plonge dans l'horreur quotidienne qu'exerce la mafia dans les villages de Campanie.
Il le fait ici sans aucun voyeurisme, de façon posée. Son écriture est fluide, sans ajouter du superflue à l'horreur sous-jacente.
Il dénonce la fatalité , "il est des lieux où naitre est une faute ", et le fait avec beaucoup de tact, de finesse et de talent d'écriture. Saviano n'est pas qu'un "dénonceur" , c'est avant tout un écrivain talentueux, amoureux de sa Campanie natale et criant l'injustice qui touche ses habitants les plus fragiles.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          210
Sylviegeo
  30 juillet 2016
Deux petites nouvelles de l'auteur de la Gomorra. Deux nouvelles qui nous parlent du Sud de l'Italie, dans le pays napolitain où l'espoir d'un avenir pour les jeunes n'existe pratiquement pas. La première, sur la guerre, pas de "celles qui relèvent de la mémoire historique" (p.22), les dernières: Bosnie, Kosovo, Afghanistan, sur le deuil, sur l'amour, la fidélité, sur l'armée qui représente une issue telle un travail et un salaire pour nombre de jeunes gens. La seconde, sur l'éternelle mafia, la Camorra et sa violence, ses secrets, ses abus, son contrôle, ses crimes, ses erreurs meurtrières. En fermant ce tout petit livre ( 88 pages) magistralement écrit, j'ai ressenti une tristesse infinie, un profond accablement devant ce fatalisme. P. 19 " Tout arrive parce que ça doit arriver. On subit et on tire ce qu'on peut de ce qu'on a subi. On tire ce qu'on peut de ce qui nous est échu, mais on ne pourra jamais choisir quelle obole quémander à la malchance, et à ce qui s'abat sur nous, ni comprendre pourquoi." Roberto Saviano, celui qui vit dorénavant sous protection policière permanente donne le ton en nous disant qu' "il est des lieux où le simple fait de naître est une faute..."
Une heure de lecture qui nous fout le cafard et nous navre mais qui nous crie également que le contraire de la mort c'est l'amour.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          160
girafe83500
  26 septembre 2016
Une jolie découverte pleine d'humanité. Ce livre est une ode de Roberto Saviano à son pays et plus particulièrement à la contrée de Naples. Malgré la dureté de la vie de cette ville qu'il aborde avec énormément de pudeur, il donne envie de découvrir la ville et ses habitants. Leur style de vie, leur mentalité et mode de fonctionnement.
Il y a le bien et le mal qui se côtoient, et même si Roberto Saviano a adopté le Bien, il ne dénigre pas et ne juge pas ses concitoyens pour lesquels le lecteur ressent une grande émotion et affection.
Le titre est bien choisi. L'amour est partout dans ce livre malgré la dureté des histoires des protagonistes.
C'est le deuxième livre que je lis de cet auteur engagé et je commence a être fan car séduite par son intelligence et la simplicité de son écriture.
Commenter  J’apprécie          160
carre
  23 janvier 2012
Roberto Saviano revient après le phénoménal succès de "Gomorra" (à quel prix !) avec ce livre de deux nouvelles qui se déroule à Naples et ses environs.
«Le Contraire de la mort», raconte l'amour de Maria pour son fiancé Gaetano mort en Afghanistan. «La Bague», nous dresse le portrait de Giuseppe et Vincenzo, assassinés sauvagement pour avoir refusé de travailler pour la Gomorra. Un homme va se révéler incapable de raconter ce drame à une femme venue enquêter. Saviano nous parle d' amour, de mort, de violence, de mémoire. Il le fait de façon très réaliste, la peur est là présente dans chacun des protagonistes, comme si le mal triomphe toujours du bien, comme si la mafia est une fatalité. Menacé de mort par la Gomorra , on ne peut que saluer ce courage d'écrire sur un sujet aussi sensible en Italie. Cela m'a donné envie de
lire Gomorra.
Commenter  J’apprécie          100

Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
blandine5674blandine5674   09 août 2017
Je sais d'après les photos qu'il envoyait de Kaboul qu'il aimait les marchés, que pour lui les gens là-bas étaient tout sauf agressifs, il m'écrivait qu'il aimerait m'y emmener un jour, en Afghanistan et qu'à Kaboul personne n'en pouvait plus, de la guerre, que tout le monde voulait la paix, comme eux. Il écrivait qu'il n'aurait jamais imaginé découvrir un pays si beau qu'on avait presque envie d'aller y vivre et de maudire ceux qui l'avaient mis dans cet état.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
SylviegeoSylviegeo   30 juillet 2016
Tout arrive parce que ça doit arriver. On subit et on tire ce qu'on peut de ce qu'on a subi. On tire ce qu'on peut de ce qui nous est échu, mais on ne pourra jamais choisir quelle obole quémander àl a malchance, et ce qui s'abat sur nous, ni comprendre pourquoi .
Commenter  J’apprécie          80
FandolFandol   14 décembre 2019
(Cette) résistance difficile à raconter, car elle ne se lève contre aucune milice, elle n’a aucune dictature à renverser. Une résistance qui ne consiste du reste pas à être contre, il suffit d’être en dehors pour tomber…
Commenter  J’apprécie          50
FandolFandol   28 février 2017
Des partisans ? Elle ignorait qu’ici la Résistance n’avait quasiment pas existé, que la guerre avait été une interminable tuerie de civils… » Mais cette « résistance difficile à raconter, car elle ne se lève contre aucune milice, elle n’a aucune dictature à renverser. Une résistance qui ne consiste du reste pas à être contre, il suffit d’être en dehors pour tomber…
Commenter  J’apprécie          20
FandolFandol   14 décembre 2019
Maria est obsédée par l’Afghanistan. Une obsession qu’elle n’a pas choisie. Une névrose qui était en elle, tel un destin funeste.
Commenter  J’apprécie          60

Videos de Roberto Saviano (26) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Roberto Saviano
Dans la famille Holleeder, il y a d'abord le père : alcoolique et violent qui détruit tout sur son passage, rabaisse femme et enfants et fait régner un climat de terreur dans son foyer. Ouvrier chez Heineken, il se soûle en rentrant de l'usine, distribue raclées et insultes sous l'effet de l'alcool et de la frustration. Il y a la mère, être fragile et docile qui tente tant bien que mal de protéger ses enfants. Il y a Willem, le fils aîné, seul à tenir tête à son père et qui finit par le dépasser en devenant l'un des plus grands criminels des Pays-Bas, le célèbre "Neus" (le Nez). Avec comme premier haut fait d'armes, l'enlèvement en 1983, à vingt-cinq ans, du patron d'Heineken, Freddy Heineken et son chauffeur, Ab Doderer. Fort de cette réputation et tout en purgeant une peine de prison, Willem Holleeder va se transformer en chef de gang, prêt à tout pour régner sur un monde mafieux qu'il va contribuer à bâtir.
De prisons en prisons, la petite frappe va se muer en meurtrier assoiffé de sang et de pouvoir, "Scarface" hollandais, sans scrupule, soupçonné d'avoir commandité le meurtre de son meilleur ami et beau-frère, Cor. Et puis il y a Sonja et Astrid Holleeder, les deux soeurs, deux femmes qui un jour vont trouver le courage de dénoncer ce frère qu'elles ne reconnaissent plus, monstre de cruauté. Témoignages, enregistrements clandestins, les soeurs vont se faire Judas et envoyer leur cher frère en prison.
Ce thriller du réel, entre Roberto Saviano et Gitta Sereny, nous plonge au coeur d'une histoire de trahison, de crime, de haine et d'amour qui n'a rien à envier aux tragédies grecques ni au "Parrain".
Traduction de Brigitte Zwerver-Berret et Yvonne Pétrequin
Pour en savoir plus : https://bit.ly/2OwrxbW
Nous suivre : Instagram : https://bit.ly/2CJJdhB Facebook : https://bit.ly/2Wprx1O Twitter : https://bit.ly/3h1yr5p
+ Lire la suite
Livres les plus populaires de la semaine Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Grandes oeuvres littéraires italiennes

Ce roman de Dino Buzzati traite de façon suggestive et poignante de la fuite vaine du temps, de l'attente et de l'échec, sur fond d'un vieux fort militaire isolé à la frontière du « Royaume » et de « l'État du Nord ».

Si c'est un homme
Le mépris
Le désert des Tartares
Six personnages en quête d'auteur
La peau
Le prince
Gomorra
La divine comédie
Décaméron
Le Nom de la rose

10 questions
614 lecteurs ont répondu
Thèmes : italie , littérature italienneCréer un quiz sur ce livre

.. ..