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Juliette Hoffenberg (Traducteur)André Dommergues (Traducteur)
ISBN : 2264027142
Éditeur : 10-18 (18/11/1998)

Note moyenne : 3.94/5 (sur 116 notes)
Résumé :
M. Gordien est enquêteur privé. Comme il est digne des grands archétypes du genre, il boit plus que de raison, ne sait pas résister au sexe faible et se fait souvent rosser, car il a une fâcheuse tendance à fouiller là où il ne faut pas... Aussi ira-t-il jusqu'au bout dans la sombre affaire de parricide qu'un jeune avocat lui demande de résoudre pour innocenter son client. Avec des pouvoirs de déduction à faire pâlir d'envie le futur Sherlock Holmes. Tout cela ferai... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (30) Voir plus Ajouter une critique
Melpomene125
  24 janvier 2018
Qui était vraiment Cicéron, brillant orateur, célèbre avocat de la Rome antique ? Avec du sang sur Rome, Steven Saylor donne sa version, son interprétation de ce qu'était cet homme illustre de la littérature latine. Il s'inspire d'un discours de Cicéron publié en 1965 dans la collection Les Belles Lettres : Plaidoyer pour Sextus Roscius d'Ameria, que l'orateur prononça en 80 avant Jésus-Christ, à l'âge de vingt-six ans, pour écrire un thriller judiciaire passionnant.
Steven Saylor mêle Histoire romaine et imagination et contribue à faire découvrir cette lointaine époque d'une manière plaisante grâce à son enquêteur Gordianus qui va travailler pour Cicéron. Jeune avocat, ce dernier reprend un dossier dont ses confrères ne veulent pas : celui de l'affaire Sextus Roscius, un parricide, un crime très grave. Sextus Roscius était-il coupable ou innocent ? Sa défense servait-elle un but noble tel que la justice ou simplement la politique et l'ambition ?
Nous ne disposons que du plaidoyer de Cicéron mais Steven Saylor donne sa propre interprétation dans cette oeuvre de fiction qui reproduit à merveille la société romaine de l'époque où règnent corruption, cupidité, intrigues politiques.
Sylla est au pouvoir et a proclamé la dictature alors que Rome est une république. Les guerres à répétition ont apporté le chaos et Sylla prétend ainsi vouloir rétablir l'ordre. La dictature est « un régime légal tant qu'elle est cautionnée par le Sénat ». Cicéron, qui est un opposant, pense au contraire que « les désordres de Rome sont imputables à Sylla. » Celui-ci est en fin de règne et d'autres personnages historiques se préparent à prendre sa succession, tel Crassus qui profite des incendies que connaît la ville pour acheter des terrains bien situés pour pas cher. Il a fait fortune grâce aux proscriptions ordonnées par Sylla. Les opposants étaient déclarés ennemis d'État, leurs biens confisqués et vendus aux enchères à un prix dérisoire, pour le plus grand bonheur des partisans du dictateur, dont Crassus. Peut-être est-ce de là que vient le proverbe « le malheur des uns fait le bonheur des autres » ? Quant à la phrase « à qui profite le crime ? », elle est issue du plaidoyer de Cicéron pour la défense de Sextus Roscius.
Ce livre m'a fait découvrir l'Histoire romaine et ses principaux protagonistes d'une manière fort agréable. J'ai découvert récemment cet auteur. Américain d'origine texane, il est diplômé d'Histoire et a été rédacteur en chef du « Sentinel » à San Francisco puis agent littéraire, avant de se lancer dans l'écriture. du sang sur Rome est le premier tome de la série « Les Mystères de Rome ». J'ai été très surprise de voir qu'un Texan s'intéressait à la culture gréco-romaine au point de la rendre si passionnante. Vu de France, les Texans sont surtout célèbres pour leurs exploitations pétrolières. Mais peut-être n'est-ce qu'un préjugé ou un cliché, l'influence de Dallas, célèbre série des années quatre-vingt…
J'aime beaucoup le travail de vulgarisation de la culture antique qu'effectue cet écrivain. Il contribue à la dépoussiérer, la rendre passionnante en montrant sa modernité. Nous n'avons rien inventé : la corruption politique existait déjà en 80 avant Jésus-Christ. D'autres tomes suivent du Sang sur Rome et sont consacrés à des figures majeures de l'Antiquité, comme César, ou au conflit qui opposa Cicéron, dont le nom signifie pois chiche, à Catilina. Les derniers tomes offrent, quant à eux, un voyage du côté de l'Égypte et font découvrir la jeunesse de l'enquêteur Gordianus, notamment sa rencontre avec Béthesda, sa compagne, qui est une esclave car, bien qu'elle soit une république, Rome pratique l'esclavage et effectue une distinction entre les hommes libres ou affranchis et les esclaves.
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Sylviegeo
  18 novembre 2018
-80 à Rome sous l'emprise du dictateur Sylla. Un parricide, un avocat novice, un enquêteur. C'est bien mené, ça se lit facilement mais j'ai trouvé que c'était tissé lâchement. Je ne sais trop pourquoi. Il est vrai que tous les trous se comblent à la fin du récit et que les mailles se mettront bien en place mais la lectrice que je suis est restée sur sa faim. Steven Saylor est historien et s'est largement inspiré du plaidoyer de Ciceron pour Sextus Roscius d'Ameria. Ça, ça va, on sent bien l'authenticité. Ça va aussi pour les rues de Rome de cette époque. Son ambiance, sa quotidienneté, ses moeurs, on y croit. C'est plutôt la trame narrative qui m'a dérangée. Il reste que c'est un bon polar et que c'est toujours agréable une promenade historique à Rome.
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Srafina
  15 janvier 2019
Premier roman de la série des Mystères de Rome.
Nous y rencontrons Gordien, sorte de détective privé recruté par Cicéron, jeune avocat déjà plein d'envergure.
Cicéron doit défendre le fils de Sextus Roscius d'Ameria qui est accusé du meurtre de son père. Un parricide à Rome est extrêmement et cruellement châtié. Gordien va mettre toutes ses ressources pour démêler le vrai du faux, les pistes sont nombreuses.
Fiction basée sur des faits réels, l'assassinat de Sextus Roscius D'Ameria a bien eu lieu, le roman nous fait connaître la Rome de 80 avant Jésus-Christ sous la dictature de Sylla. On y côtoie aussi bien les patriciens, les hommes libres que les esclaves. C'est tout un système de castes, de règles, de savoir-vivre qui nous est dévoilé.
La vie de Sylla nous est aussi bien décrite de ses débuts fort pauvres à sa montée au sommet de la hiérarchie en passant par l'armée et les batailles.
On a l'impression de voyager à travers le temps et de se retrouver dans les ruelles sordides de la ville aussi bien que dans le Forum où se déroulent des plaidoyers des procès.
Un polar fort bien mené, une intrigue que l'on pourrait aussi bien trouvée à notre époque, car les intérêts des hommes sont toujours les mêmes, cupidité, vengeance, jalousie. J'ai passé un très bon roman avec les héros de ce polar antique. Je pense lire rapidement la suite « L'empreinte de Némésis ». J'aime bien l'écriture de l'auteur et l'époque décrite.
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Ariane84
  17 octobre 2018
Un policier historique vraiment sympa et très bien documenté, que j'avais trouvé complètement par hasard.
Le narrateur, Gordien, est un détective privé vivant à Rome au temps de la République romaine, c'est un personnage haut en couleur et très plaisant à suivre.
L'enquête se passe en 80 avant Jésus Christ, durant le règne de de Sylla, et concerne un certain Sextius Roscius accusé du meurtre de son père, Cicéron ayant accepté d'assurer sa défense.
Le principal point fort de ce roman est l'immersion totale dans l'histoire de cette période, marquée par les guerres civiles, les proscriptions, des luttes de pouvoirs incessantes.
Les détails foisonnent sur la vie quotidienne à cette époque (cuisine, loisirs, thermes, mais aussi saleté et insécurité, et liens entre les citoyens et les esclaves), ainsi Rome est un personnage à part entière du roman.
L'auteur semble s'être appuyé sur une base réelle (faits et personnages) en y incorporant des éléments de son imagination, et le résultat est saisissant de réalisme et passionnant.
L'enquête est quant à elle crédible et bien amenée, la résolution des interrogations parfois un peu facile, mais comme souvent dans ce genre de romans.
C'est pour moi une belle façon de découvrir l'histoire romaine, qui ne m'avait jusque là jamais vraiment passionnée, le hasard fait donc parfois bien les choses.
Il s'agit du premier livre d'une série d'enquêtes de Gordien, je compte bien la poursuivre...
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Tatooa
  12 février 2019
J'ai adoré. Pour un premier roman, c'est drôlement bien écrit, bien tissé, très bien traduit, également.
Saylor a imaginé une enquête à partir d'une vraie plaidoirie de Cicéron alors qu'il n'avait que 26 ans, (dont je ne savais pas que ça voulait dire "pois chiche", mdr !), qui sera reprise dans son intégralité dans ce livre à la fin, lors du procès, justement. Jeune homme brillantissime que voilà.
Les personnages, principaux et secondaires, sont tellement réalistes, justes, qu'on les imagine ayant vécu, pour de vrai (ce qui est le cas pour Cicéron, Sylla, Chrysogonus (je crois, je l'ai fini dimanche en fait, ce livre, et oublié de publier mon avis) et de nombreux autres), dans cette Rome surchauffée, plombée par la chaleur en pleine journée, et où les murs restituant la chaleur la nuit font "autocuiseur".
L'ambiance de Rome et ses environs est bien transcrite, on s'y croirait ! C'est une série que je découvre, je ne sais pas si elle est très connue, je n'en avais jamais entendu parler (MERCI le challenge historique de BazaR et Srafina!) et je ne compte pas m'arrêter là ! je pense que mon homme va adorer également.
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
Melpomene125Melpomene125   30 janvier 2018
- N’est-ce pas le lot des esclaves ?
Il n’y avait aucune amertume dans sa voix, seulement une note de mélancolie, que j’avais déjà rencontrée maintes fois. Le jeune Tiron était l’un de ces esclaves, naturellement intelligents et éduqués dans la bonne société, qui connaissent la malédiction de la Fortune, laquelle asservit un être humain toute sa vie et fait de l’autre un roi.
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Cathy74Cathy74   03 mars 2019
La nature du temps change quand le monde dort. Les instants se figent ou se dissolvent, comme des grumeaux dans le fromage blanc. Le temps devient incertain, inégal, élusif. Pour l'insomniaque, la nuit dure éternellement, ou passe à toute allure. Je restai allongé longuement, à regarder les ombres au plafond. Incapable de dormir, incapable de suivre les pensées qui voletaient dans ma tête, en attendant le chant du coq. Cela dura si longtemps que je finis par me demander si l'oiseau ne s'était pas rendormi. Enfin son cocorico s'éleva, clair et perçant dans le silence.
Je me redressai, effaré de constater que j'avais bel et bien dormi. Un bref instant, je crus avoir rêvé le chant du coq. Mais il recommença de plus belle.
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TatooaTatooa   08 février 2019
- Je suppose que je dois quelque chose pour le vin. (Gordianus)
- Ne t'inquiète pas. J'ai réglé. Comme le tavernier dormait, j'ai laissé l'argent sur le comptoir.
- Et tu n'as pas manqué de le réveiller en partant, qu'aucun voleur ne le lui prenne ?
- Cela va sans dire.
- Tiron, tu es un parangon de vertu. Tu es une rose parmi les épines. Une baie savoureuse au milieu des ronces.
- Je ne suis que le miroir de mon maître, fit-il avec plus de fierté que d'humilité.
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PilingPiling   20 juillet 2008
incipit :
L'esclave qui était venu me trouver, en ce matin de printemps où il faisait particulièrement chaud, était un jeune homme d'à peine vingt ans.
Habituellement, lorsqu'un client me fait demander, le messager est un esclave de la plus basse extraction - un rustaud, un estropié, un garçon d'écurie stupide qui pue le crottin et qui éternue à cause des brins de paille fichés dans ses cheveux.
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line70line70   26 mars 2011
La nature du temps change quand le monde dort. Les instants se figent ou se dissolvent, comme des grumeaux dans le fromage blanc. Le temps devient incertain, inégal, élusif. Pour l'insomniaque, la nuit dure éternellement, ou passe à toute allure.
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Videos de Steven Saylor (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Steven Saylor
Writing Historical Fiction: The Ancient World in Modern Literature. Getty Museum - March 6, 2008, The Getty Villa. [Anglais]
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