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Critique de Takalirsa


Takalirsa
  28 février 2016
Un roman à part dans l'oeuvre de Thilliez, et c'est tant mieux !
Loin de ses pavés (le texte fait 120 pages) autour de ses enquêteurs fétiches (Sharko et Hennebelle), l'auteur nous livre ici une histoire (co-écrite) entre fantastique, suspense et horreur.
Tout commence avec une machine à écrire magique : « Il suffisait de taper des mots sur le clavier, de les coucher sur le papier, pour leur insuffler la vie. Les situations décrites devenaient réalité. » Curieusement, il n'y a pas de lettre G, mais un authentique écrivain sait tourner une phrase autrement de manière à contourner le problème, n'est-ce pas ? Car cette machine est évidemment la métaphore du pouvoir de l'écrivain à créer et/ou anéantir tout un monde sous les yeux du lecteur : « Contrôler les gens et les événements faisait de lui le maître du monde ».
Sauf que cette machine tombe entre les mains d'un « fou amusé par sa propre folie » et se transforme alors en objet maléfique... le héros, homme anéanti, suicidaire, qui n'a plus rien à perdre, va l'utiliser pour exécuter une petite vengeance personnelle, après s'être fait la main sur les malheureux Hongkongais. C'est à ce moment que le récit devient réellement captivant. « L'enfer se déchaîne » sur les victimes de William et on assiste à une savoureuse déferlante d'horreurs qui procure une « joie perverse » à son auteur.
Mais la création a ses limites, et pour tout pouvoir « il y a un prix à payer »... D'une part, un personnage peut échapper à son auteur : « Le personnage qu'il avait créé de toutes pièces était capable de réfléchir et de prendre des initiatives »... Une intrigue peut être construite sur une mise en abyme, et celui qui tire les ficelles n'est pas forcément celui que l'on pense : « Dans son scénario, il n'avait jamais écrit cette séquence ni ces dialogues » ! Et pourquoi William a-t-il la peau qui se desquame ? Ne serait-il pas touché par le syndrome « Dorian Gray » ? Car dans le domaine de la création comme dans la vie, il y a des choix sur lesquels on ne peut plus revenir : « Ce qui était fait, était fait, et irréversible »...
Une petite histoire sympathique qui fait frissonner !
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