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Meg Lukens Noonan (Collaborateur)Katia Holmes (Traducteur)
EAN : 9782859405441
224 pages
Éditeur : Phébus (17/09/1998)
3.8/5   60 notes
Résumé :
Cette histoire de viloence, de folie et de mort est la transcription fidèle d'une aventure réellement vécue : une histoire que Déborah Kiley aura mis plus de dix ans à se décider à écrire. On comprend cette hésitation, à la lire. Et le choc qu'en reçurent les lecteurs américains.
Un voilier de rêve. Cinq personnes à bord - trois hommes et deux femmes. Une croisière atlantique en direction des Caraïbes qui s'annonce de tout repos. Mais la météo est capricieuse... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
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Crazynath
  21 août 2015
Cinq jeunes gens, comptant parmi eux quatre navigateurs expérimentés, ont comme mission d'amener un petit voilier du Maine jusqu'en Floride. Cette croisière va se transformer en cauchemar du fait de conditions climatiques imprévues et de plusieurs facteurs humains.
Deborah Scaling Kiley a été un de ces navigateur et elle a utilisé l'écriture comme thérapie pour pouvoir continuer à avancer dans sa vie. Cette histoire qu'elle a vécu et qui la marquera à jamais nous emmène dans la tempête, avec un océan inamical peuplé de requins....Mais surtout aussi dans un environnement où les profondeurs de l'âme humaine se dévoilent, pour le meilleur, mais aussi le pire.....
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ConfidencesLitteraires
  02 mars 2018
J'adore les histoires de survie, qu'il s'agisse de chasses à l'homme ou d'îles désertes. Comme j'aime aussi beaucoup les histoires vraies, ce récit avait tout pour me plaire - ce qui n'a pas manqué !
Dans ce livre de 200 pages, Deb nous raconte l'épisode traumatisant de sa vie : le naufrage d'un yacht dont elle faisait partie de l'équipage, dans les années 80.
Dès le début, elle le sentait mal : le skipper paraît bien mou, il ramène sa copine sur le bateau malgré l'interdit et le dernier coéquipier est infect, misogyne et escroc. Malgré tout, elle reste : elle veut de toute façon rejoindre la Floride...
Les quelques jours de navigation qui s'annonçaient simples deviennent un pur cauchemar quand le skipper prend les mauvaises décisions. Deb ne peut plus compter que sur Brad, le seul qui garde la tête froide à ses côtés quand tout bascule...
Cinq personnes dans un bateau de sauvetage. Les requins rôdent, les tensions montent, la fatigue, le froid et la soif deviennent insupportables... Debbie nous raconte ces quelques jours d'enfer avec acuité : chaque détail est analysé, à la fois avec les sensations du moment et avec le recul de la narration.
L'écriture n'est peut-être pas exceptionnelle, mais ce n'est pas ce qui m'importe en lisant une autobiographie : je recherche avant tout des émotions et des sensations que je sais bien réelles. de ce point de vue j'ai été servie et je ne peux que vous conseiller cette lecture, qui m'a fait penser à la fois à L'histoire de Pi de Yann Martel (
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jaydeebean
  16 novembre 2021
Fan des romans de naufrage, je n'ai pas été déçu par celui-là.
Partie pour ce qui devait être un voyage relativement paisible sur un beau voilier, l'autrice se retrouve pris dans un véritable cauchemar.
Tout au long du roman ses émotions se font bien resentir.
Même quand la situation dégénère et que les occupants se voient contraint de quitter le navire, ils ne semblent pas encore saisir complètement la situation dramatique dans laquelle ils se trouvent.
Les requins rodant constamment autour de leur petit zodiac rajoutent un côté terrifiant et une angoisse de l'autrice similaire à celle d'Alain Bombard dans son roman "Naufragé Volontaire", où celui-ci craignait que les espadons crèvent son embarcation.
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Papiercrepon
  23 septembre 2021
Elle pensait être revenue à la vie normale. Jusqu'à une crise de panique, là, sur une plage. Ce sont les souvenirs d'une sortie en bateau, un vrai cauchemar survenu deux ans plus tôt.
L'histoire est authentique, la démarche cathartique. Mais l'auteure n'a pas négligé la dimension littéraire de son récit.
J'ai tout de suite aimé la façon dont cette histoire est racontée. L'écriture va à l'essentiel, mais sait aussi donner du rythme et créer une atmosphère de plus en plus lugubre.
Certes il faut s'acclimater au vocable maritime ; mais une fois le voyage commencé, le premier tiers passé, il devient impossible - mais vraiment impossible - de lâcher ce livre.
Plus captivant qu'un thriller. Plus effroyable qu'un film d'horreur. Les émotions partent dans tous les sens. Je me sens catapultée au milieu de l'océan déchaîné.
Le genre de lecture qui, même terminée, fait encore frissonner. Et fait aussi réaliser l'incomparable bonheur de n'être nulle part ailleurs que dans son canapé.
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Chtitepuce
  29 mai 2013
J'ai commencé à m'intéresser à ce livre à force de le relire pour les corrections en version numérique. On fait de belles découvertes en travaillant.
Ce roman est une histoire vraie, l'auteur Deborah Scaling Kiley est une grande navigatrice, l'eau, c'est son élément, jusqu'à ce jour du 28 octobre 1982 où tout bascule. Ils étaient partis à cinq en mer, Deborah, John, le skipper, sa copine Meg, Brad, un ami de Deborah et Mark, ami de Brad. Deborah est engagée par John qui cherche du personnel, ils écument quelques ports et trouvent Brad et Mark. Quant à Meg, elle n'aurait jamais du être là.
J'ai été happée par l'histoire, l'auteur nous raconte son histoire pour se débarrasser de ses vieux démons et elle finit par nous entrainer dans sa chute. On sent la tension à chaque page, les émotions qui traversent les personnages. Albatros est un livre court, mais les trois jours qu'ils passent perdu en mer sont les plus long que j'ai pu lire. On est dans l'attente des sauveteurs, on a peur de ce qu'il y a sous l'eau, on a froid, faim et soif… La folie nous emporte dans cette attente.
Deborah Scaling Kiley a tout quitté pour la mer, elle a quelque peu détruit les espérances de sa mère, mais on sent cet amour qu'elle a pour l'océan et la navigation. Tout du long, elle montre un sens des responsabilités et un courage à toute épreuve. C'est aussi grâce au soutien de Brad qu'elle arrive à tenir le coup. Il sait ce qu'il fait, il reste muet quand tout le monde craque, je pense que c'est le personnage qui arrive à garder la tête hors de l'eau et maintenir les autres à flot. Mark, c'est le personnage qu'on n'aime pas, il en fallait un, en plus ce n'est pas fait exprès. Il est arrogant et au bout du compte il n'a rien à faire sur ce bateau. Comme pour Meg, normalement, elle et John n'étaient plus autorisés à être sur le même bateau, leurs disputes ont apporté trop de problèmes lors des précédentes missions de John. Elle est un peu le chien dans un jeu de quilles, la pauvre.
Que dire du style ? Je ne sais pas si le traducteur a respecté celui de l'auteur réellement, comme elle n'est pas écrivain à la base, il y a peut-être eu quelques correction. En tout cas l'écriture nous transmet bien les évènements, on s'y croirait presque sur ce bateau. Les événements défilent nous noyant presque et l'attente des secours se profile à chaque page. J'ai été parfois déstabilisée par les thermes de navigation qui ne sont pas expliqués, mais cela n'empêche pas de suivre l'histoire.
Première lecture d'un roman aux éditions Phébus, j'en suis plutôt satisfaite. C'était une bonne découverte et cela change de mes lectures habituelles. En plus, moi qui aime la mer, j'ai été servie.
Lien : http://www.blog-de-puce.com/..
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
CrazynathCrazynath   21 août 2015
je trempais la main dans l'eau : elle était chaude. Ah, si je pouvais m'y replonger une minute et sentir cette douce chaleur ! Mais je me souvins des requins.
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CrazynathCrazynath   15 août 2015
De ma vie, je n'avais refusé un défi. Courage ou stupidité ? Quoi qu'il en soit, j'étais née avec une forte dose de la chose.
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marlene28marlene28   31 août 2017
Le crépuscule tomba. Je regardai la lumière s’évanouir, et l’espoir avec elle. Dire que là-bas à l’ouest ; le soleil était encore haut dans le ciel, au-dessus d’une terre chaude et riche de parfums…. Il y avait de la vie là-bas, sur la Terre. Mais sur notre petite planète de caoutchouc régnait le malheur, la puanteur et le froid glacial. Jamais je n’avais vi si noire, ni éprouvé un tél désespoir.
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CrazynathCrazynath   21 août 2015
Et voilà où nous en étions, jambes mêlées, vies mêlées dans un bateau pneumatique balloté par les vagues
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marlene28marlene28   31 août 2017
Avec l’obscurité, le désespoir se fit plus palpable, la solitude plus grande. On savait qu’on allait rester invisibles pendant douze heures et qu’il faudrait se battre contre le froid perçant de la nuit. J’aurai voulu pouvoir retenir la lumière du jour, l’installer à nouveau sur le toit du monde.
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