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ISBN : 2841727955
Éditeur : L'Atalante (23/02/2017)

Note moyenne : 3.38/5 (sur 8 notes)
Résumé :
Le jour de mes soixante-quinze ans, je me suis engagé. Ainsi commençait Le Vieil Homme et la Guerre, le premier livre de la série.
Mais le temps a passé depuis l’époque où la Terre alimentait benoîtement les Forces de défense coloniale en chair à canon. À présent, c’est non. Et, désormais au régime sec, l’Union coloniale regarde se cabrer les mondes qu’elle a colonisés. On se prend ici et là à revendiquer son indépendance. Et tout cela dans un univers où l’es... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Le_chien_critique
  10 avril 2017
Le vieil homme et la guerre, sixième épisode. John Perry est toujours absent, remplacé par la fine équipe diplomatique de l'Union Coloniale (UC) rencontrée dans Humanité divisée. Je mets en toute fin de billet un résumé fait par l'auteur pour ceux qui voudrait lire ce roman recueil sans lire Humanité divisée. Autant dire que la lecture du tome précédent est plus que recommandé pour comprendre au mieux l'intrigue de ce recueil. Donc non, ce n'est pas un roman, c'est un recueil de nouvelles - novellas avec une ligne directrice. Il paraitrait que cela se nomme "fix-up"...
Donc 4 novellas + 1 bonus, pas de roman, merci Monsieur L'atalante pour la non précision de l'information.
John Scalzi a t-il réussi à me faire oublier ce désagrément avec sa prose, voyons voir :
La vie de l'esprit :
Un cerveau en boite, une pilule bleue et tel est pris qui croyait prendre.
Éloignons tout de suite le malentendu, la pilule bleue n'est pas pour John Perry qui aurait des troubles de la sexualité suite à la vieillesse ou suite au traitement vert des Forces de Défenses Coloniales (FDC), il s'agit d'une technique de logiciel malveillant nommé blue pill en référence au film Matrix. Nous avions déjà rencontré ce type de cerveau en boite dans un texte de Humanité divisée. Ce dernier était assez sombre en envoyant toute la détresse du cerveau en boite au visage du lecteur. Ici le ton est plus léger, notamment grâce à la personnalité du cerveau en question. Cela ne révolutionne pas le genre, mais cela se consomme comme une bonne distraction.
En prime en fin de recueil, Une autre version de la vie de l'esprit : J'ai préféré cette version, dommage qu'il ne s'agit que le début, mais l'auteur le précise, lui, dans sa préface. Intéressant aussi de constater que sur une même idée, la narration peut prendre une autre forme. Je vous conseille de lire ces 2 textes à la suite.
Cette union fantôme :
On se retrouve en pleine diplomatie politique. le Conclave est la cible de plusieurs personnes/Etat qui ne rêvent que de voir cette union des peuples disparaitre, le Général Gau, sa conseillère et son chef de sécurité vont tout faire pour tenter d'éliminer ces manoeuvres politiques. La paix est décidément une sacré épine dans le pied pour certains, faire la guerre est plus prometteur niveau carrière. Intéressante dans son allégorie de diverses organisations internationales telle que l'Onu.
Résister au temps :
Trois soldats des FDC et leur chef sont envoyé sur diverses missions. L'occasion de discuter du jour de la pizza et celui des raviolis, de la possibilité de détruire un immeuble entier pour tuer un snipper.
C'est drôle, imaginatif, frôle le burlesque dans les relations de la soldatesque et de leur rapport à leur chef. Et au final pas si léger que cela et en dit plus long sur les pensées des militaires face aux missions parfois absconses qu'on leur demande. Bref, John Scalzi réussi à me faire comprendre qu'un militaire n'est pas forcément une personne dénué de cerveau. Une prouesse !
L'union ou le néant :
La nouvelle qui donne l'explication du titre. le complot intergalactique pour mettre fin au monde tel qu'il est atteint son paroxysme. L'agence tout risque de la diplomatie va devoir puiser dans toute son énergie pour tenter d'enrayer le cataclysme.
Un texte qui peut se lire de diverses manières, soit comme un roman d'espionnage, de space opéra et de thriller, Soit comme une analyse politique internationale.
Humanité divisée m'avait laissé mitigé, l'auteur installant son univers dont la conclusion nous est donnée ici.
John Scalzi manie les codes du space opéra, de la SF militaire et de l'humour avec habileté pour nous donner un roman recueil divertissant. C'est parfois con, potache mais aussi très intelligent. En creux, l'auteur s'y livre a une fine analyse politique, stratégique des instances internationales, de la politique extérieure americaine. Une critique de l'impérialisme tout en finesse, en arrière plan du divertissement. L'occasion aussi de nous parler de démocratie, de l'autre, de l'entente entre les peuples, de rebellion face à la dictature. Décidément pas si con ce Scalzi. Et il a réussi à me faire oublier les malhonnêtetés de L'atalante. Très fort ce Scalzi !
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Henri-l-oiseleur
  19 août 2017
C'est souvent le cas en science-fiction : un auteur a des idées brillantes, mais pas les moyens littéraires de les mener à terme. Ici, la vie et l'oeuvre d'un pilote spatial dont le cerveau est mis en boîte, la conversion à la démocratie d'une organisation militaire, ou les intrigues internes d'un parlement extraterrestre regroupant quatre cents races, sont d'excellentes idées de longues nouvelles à mettre bout à bout dans un roman. Les bons endroits sont hélas noyés dans des bavardages et du remplissage ennuyeux. Les bons endroits : comment le pilote privé de son corps se débrouille pour se venger de ses maîtres ; quelques conversations de soldats qui s'ennuient entre deux actions ; la tension dramatique (par moments) de la dernière histoire. Pour ma part, j'aurais aimé que les extraterrestres soient un peu plus autres, que ce parlement non-humain ne ressemble pas tant au Palais-Bourbon ou à la Chambre des Représentants, mais on ne peut en demander trop à un romancier moyennement doué.
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Guillaumebiblio
  17 novembre 2017
Mais quelle série exceptionnelle !!!
Fan de science-fiction et de space-opéra, précipitez vous dessus !
Pour les critiques ils est vrai que le premier roman (le vieil homme et la guerre) est incontestablement le meilleur de la série.
Mais si il y à une série, ce n'est pas pour rien !
Personnellement, et cela n'engage que moi, je trouve que le voyage, l'action et les intrigues politiques dans l'espace c'est génial et donc, je vous invite à lire soit le premier, soit toute la série.
Si vous aimez les personnages, vous ne serez pas déçus !
Merci à Mr Scalzi !!!!
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Ultraspatial
  12 juillet 2017
Le livre est en fait un fix-up au fil rouge très important. Quatre nouvelles raconte la lutte de l'Union coloniale (les humains) et du Conclave (qui réunit de nombreuses races extraterrestres) contre une organisation nommée L'Equilibre. le but de cette dernière est de détruire le Conclave en se débarrassant, au passage, de l'Union coloniale.
C'a l'air excitant. Sauf que, hormis le début et la fin où il y a de l'action, le reste n'est que bavardage. Ce n'est pas forcément inintéressant, mais quel ennuie ! Bla-bla-bla et bla-bla-bla et bla-bla-bla...
La fin de tout, mais pas la fin de l'ennuie. A réserver aux fans hardcore. Et même ceux-là feraient mieux d'attendre sa sortie en poche. Ca fera des économies.
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
Le_chien_critiqueLe_chien_critique   10 avril 2017
La bonne nouvelle, c’était que ce nouveau type de propulsion se fondait sur une théorie reconnue. Par conséquent, s’il faisait la preuve de sa fiabilité, il révolutionnerait le voyage spatial.
La mauvaise nouvelle, c’était que malgré nos efforts il n’était fiable qu’à quatre-vingt-dix-huit pour cent lorsque la masse de l’objet à propulser était inférieure à cinq tonnes. À partir de ce seuil, la probabilité d’échec suivait une courbe exponentielle. Pour un vaisseau de la taille d’une frégate coloniale standard, le taux de succès atteignait le chiffre gênant de sept pour cent. Et, quand le système connaissait une défaillance, le vaisseau explosait. Maintenant, quand je dis « explosait », il faut comprendre qu’il « entrait en interaction catastrophique avec la topographie de l’espace-temps d’une manière que nous ne sommes pas encore tout à fait capables d’expliquer ». Mais « exploser » exprime bien l’idée, surtout en ce qui concerne l’être humain qui se retrouverait au milieu.
L'union ou le néant
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Le_chien_critiqueLe_chien_critique   10 avril 2017
La diplomatie est une trahison. Tendre la main au lieu du poing, c’est trahir. Penser que des intelligences ayant évolué dans des environnements différents puissent néanmoins trouver un terrain d’entente, c’est trahir. Si l’on considère tout cela comme fondamentalement contraire aux intérêts de l’humanité, alors il est assez logique qu’il ne reste plus en définitive que la guerre. La lutte. L’affrontement qui conduit à la ruine pour l’une des espèces engagées ou pour les deux.
Une autre version de la Vie de l'esprit
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Le_chien_critiqueLe_chien_critique   10 avril 2017
Malgré toute sa résistance, la foule a fini par reculer. Certains manifestants ont jeté des bouteilles et d’autres projectiles vers les entonnoirs, mais ils ont eu la surprise de les voir rebrousser chemin et rejaillir sur eux à toute vitesse. À l’évidence, manifester n’engage à aucune connaissance préalable des lois de la physique.
Résister au temps
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Le_chien_critiqueLe_chien_critique   10 avril 2017
C’était à la demande du général que l’on avait discrètement escamoté ces implantations. On avait divulgué à Hado des informations périmées sur leur existence afin de le faire passer pour un imbécile.
La stratégie avait porté ses fruits : il était effectivement passé pour un imbécile quand il avait interpellé le général à ce sujet. Ce que Tarsem et moi-même avions sous-estimé, cependant, c’était le nombre de députés qui continueraient de suivre sciemment un imbécile.
Cette union fantôme
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Le_chien_critiqueLe_chien_critique   10 avril 2017
::Je n’y manquerai pas. À propos, Ilse… ::
::Oui, lieutenant ? ::
::Quel était votre métier sur Terre ? Je me le suis toujours demandé. ::
::J’étais prof de maths dans un collège de Tallahassee, en Floride. ::
::Hum ! Ce n’est pas ce que je m’imaginais. ::
::Vous plaisantez ? Essayez donc d’enseigner l’algèbre à un tas de petits cons pendant trente-huit années d’affilée. À vue de nez, il me reste une petite décennie avant que j’aie fini d’évacuer la rage accumulée. ::
Résister au temps
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John Scalzi discusses his book, The Last Colony (en anglais)
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