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EAN : 9782367935119
336 pages
Éditeur : L'Atalante (21/03/2019)

Note moyenne : 3.8/5 (sur 68 notes)
Résumé :
L'Interdépendance : un empire de quarante-huit systèmes stellaires presque tous inhospitaliers, où l'humanité s'est implantée et dont la survie repose sur une étroite collaboration.
L'Interdépendance : un millénaire de règne des grandes familles marchandes, dont la première occupe le trône de l'emperox.
L'Interdépendance : le réseau des courants du Flux, seul moyen de voyager plus vite que la lumière, unique lien des mondes de l'empire entre eux. >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (21) Voir plus Ajouter une critique
thimiroi
  13 avril 2019
Un space opera mené de main de maître...
Ce volume, le premier d'un nouveau cycle romanesque intitulé « L'Interdépendance », commence très fort : l'Empire, qui regroupe tous les mondes habités par l'humanité, va s'effondrer ; ces mondes, des univers artificiels à l'exception de la planète du Bout, sont interdépendants, chacun fournissant aux autres ce qu’il ne produit pas, et ils sont reliés entre eux par le Flux, un courant interstellaire qui permet de se rendre plus rapidement à certains endroits déterminés. Or le Flux est appelé à disparaître à brève échéance…
Nous suivons trois personnages : la jeune et courageuse princesse Cardena, devenue Emperox à la mort de son père, qui doit s'imposer aux puissantes familles marchandes et dont la vie est menacée ; l'énergique et roublarde Kiva Lagos, qui se rend sur la planète du Bout et y affronte les redoutables machinations d'une famille ennemie de la sienne ; et enfin Marce Claremont, un jeune scientifique à qui son père a confié la mission d'apporter à l'Emperox la terrible nouvelle de la disparition du Flux, ce qui ne plaît pas à tout le monde…
Des personnages attachants et bien caractérisés, des dialogues savoureux, des rebondissements spectaculaires, le tout dans une ambiance de fin du monde, ce roman est une vraie réussite !
Vivement la suite !
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Lutin82
  21 mars 2019
Le premier chapitre du roman débute sur les chapeaux de roues! Nous nous trouvons au sein d'un équipage en pleine mutinerie. le capitaine est retranchée sur la passerelle mais cette position est indéfendable alors que son second, à la tête des mutins est sur le point de faire céder l'écoutille. Parvenu à ses fins, il s'apprête à régler définitivement le choix du leadership quand une alarme spécifique sonne. le vaisseau se trouve expulsé du Flux. Une anomalie critique qui pousse les mutins et l'équipage à collaborer pour trouver une solution rapidement, car une expulsion hors de la veine d'énergie signifie un engin spatial perdu en plein dans l'espace et à des années-lumières de toute civilisation.
Avec ce premier chapitre, Scalzi donne à la fois le ton, le rythme ainsi que les premiers éléments de son univers. Ne craignez pas de l'info-dump lourdingue, l'auteur américain est bien plus subtil qu'un cow-boy balançant son discours en plein saloon.
L'Empire s'est construit sur plusieurs siècles, en partant de la Terre; cette civilisation galactique humaine, n'a pas rencontré d'alien. L'homme a pu se répandre parmi les étoiles grâce à la découverte du Flux qui a grandement rapproché les astres les uns des autres. Ce phénomène semble suivre la structure que donne l'énergie noire à l'univers, et créer des trous de ver que les vaisseaux peuvent emprunter, en ciblant des « portes » qui ouvrent sur les voies de navigations. Il y a 1000 ans, le Flux s'est modifié et le contact avec la Terre a été perdu, tout comme avec une autre planète, deux ou trois cent ans plus tard. Cette modification brutale a transformé ces flux d'énergie, avec des voies qui se croisent notamment, en un lieu crucial, la station spatiale dénommée The Hub, siège de l'Empire. Nous ne pouvons dire que l'auteur s'encombre de terme incompréhensible…
C'est avec ce basculement du centre décisionnel de la Terre vers The Hub, que le fonctionnement de l'Empire s'est figé dans un système fédéral impérial, basé sur la puissance économique des monopoles. le premier Emperox (ce n'est pas une erreur) s'est vu logiquement « attribuer » les pouvoirs en raison de l'importance commerciale et stratégique de son contrôle de tout ce qui touche à l'armement.
L'effondrement de l'Empire brosse ainsi un tableau plus qu'intéressant, sachant que l'avenir s'annonce chaotique. Nous sommes à l'aube d'une situation désespérée, une pré-dystopie en devenir. L'Empire est organisé d'une telle façon – en termes technologiques, économiques et politiques – que l'effondrement du Flux devient synonyme d'apocalypse : les principaux habitats humains sont des stations spatiales…. dépendantes des ressources planétaires… Je vous laisse imaginer la catastrophe en puissance.
Dans ce roman féministe, les dames se taillent la part du lion, mais l'auteur n'oublie pas pour autant ses personnages masculins. le message passe avec fermeté dans la douceur du velours. J'adore.
Un Scalzi de très bon cru, qui allie le fun et le fond, pour une danse endiablée au milieu des étoiles, alors ne boudez pas votre plaisir.
critique plus complète sur mon blog
Lien : https://albdoblog.com/2019/0..
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lianne
  09 mai 2019
Pas le meilleur Scalzi mais un bon cru, fun, qui se lit bien et nous entraine dans le début d'une grande aventure !
L'interdépendance est un réseau de 48 systèmes peuplés par les humains. Ils sont reliés par le Flux, un lien unique qui permet de voyager plus vite que la lumière pour se déplacer entre ces mondes ci.
Parmi ces 48 systèmes un seul est une planète entièrement habitable pour l'homme, End (car elle est tout au bout du réseau). Tout les autres ne sont que des stations, des villes sous dômes dans des lieux inhospitalier et autres mines dans l'espace.
Mais le Flux n'est pas statique, il est juste très lent. Et ça la plupart des humains l'ont totalement oublié car ça fait des centaines d'années que son changement ne les a pas affecté. Donc personne n'est préparé quand le réseau permettant de partir de End, l'unique planète de l'interdépendance se met à cafouiller ...
Personne? Enfin presque ...

Nous suivons dans cette période critique un certain nombre de personnages.
Cardenia la bâtarde de l'Emperox mourant qui est devenu son unique héritière suite au décès de son fils unique. Elle n'a jamais fait de politique ni été impliqué dans la vie publique de son père. Il le dit lui même : elle n'est pas vraiment faite pour ça et aura surement pas mal de problèmes.
Sans compter le fait qu'elle n'a jamais voulu devenir Emperox et qu'elle est donc très réticente à tout ce qu'implique son rôle, même si elle fait des efforts. Elle va devoir lutter pour s'imposer dans la jungle de la cour impériale qui n'hésiteront pas un seul instant à lui marcher dessus si elle fait preuve de faiblesse. D'ailleurs une des plus grandes familles fait tout pour lui faire épouser un de ses fils.
Il y a aussi Marce, le fil d'un scientifique posté par l'Emperox sur End pour justement anticiper le changement dans le Flux ou Kiva, qui fait parti d'une des plus grandes famille de marchands de l'interdépendance.
J'ai bien apprécié ces personnages. Ils sont bien différents et certains m'ont bien fait rire avec leur parlé bien à eux (Kiva par exemple). C'est un livre ou j'ai aussi bien apprécié les antagonistes. Ils sont certes un peu caricaturaux (surtout les plus âgés de la fratrie) mais le plus jeune était un opposant avec du potentiel (même si il fait des erreurs ).
Le problème lié au changement du Flux c'est que l'Interdépendance porte bien son nom : les différents systèmes sont dépendants les uns des autres. La plupart ne pourraient pas survivre seuls plus de quelques dizaines d'années au mieux si leurs machines sont bien entretenues. Il leur manqueraient la matière première et le savoir faire nécessaire pour renouveler l'ensemble. Sans parler qu'ils sont tous pour la plupart une population assez peu nombreuse qui ne se renouvelle que par l'extérieur.
Le coté politique joue un rôle important dans ce livre mais on est loin d'un Game of Throne.
Scalzi à le don pour rendre les choses bien plus accessible et fun. du coup l'ensemble donne une impression de légèreté en comparaison. Dans le bon sens du terme.
J'ai déjà lu pas mal de livres de l'auteur et le ton de celui ci est définitivement celui que j'attendais. Les touches d'humour sont bien présente, l'ensemble n'est jamais tout noir ou déprimant. Je dirais même que c'est le point fort ici, le fait de rester positif et de ne pas rentrer dans le drame permanent (ce qui pourrait totalement être le cas vu le sujet abordé).
Évidemment les personnes préférant les atmosphère plus dures et plus réalistes ne seront peut être pas satisfaits mais pour ma part je trouve que ça fait du bien de tomber sur ce genre de livres.
Après c'est vrai que comparé aux autres livres de l'auteur que j'ai lu celui ci n'arrive pas dans mon top. Il est certes plein de qualités mais au final j'ai quand même eu une petite impression qu'il manquait un thème plus fort (comme c'est le cas dans les John Perry, ou dans Les enfermés).
Après c'est aussi le premier tome, et ça viendra peut être dans les suivants. Mais pour l'instant il est sans doute un des livres les plus "oubliables" de Scalzi. Bien plaisant à lire sur le coup mais sans gros plus pour rester dans ma mémoire sur le long terme.

16/20
Lien : https://delivreenlivres.blog..
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Maks
  28 avril 2019
J'aime beaucoup les romans de John Scalzi, son style précis et accessible à la fois en fait un de mes auteurs de SF de référence.
Avec "L'effondrement de l'Empire" il signe le début d'une nouvelle série de Space Opéra : "L'interdépendance", et c'est une belle entrée en matière qu'il nous présente.
L'histoire est bien ficelée et ne s'alourdie pas de termes incompréhensibles à outrance, c'est pointu mais très abordable. Deux lignes de conduite sont mises en avant selon les chapitres, tout d'abord le récit de "L'Emperox", une jeune femme qui accède au plus haut rang de la société un peu par accident et d'un autre côté celui de la fille d'une guilde de marchand qui va se retrouver dans une posture sensible à l'autre bout de "L'interdépendance" (monde ou vivent les humains via un réseau de transport à grande échelle et sur le point de subir un changement majeur). le lecteur alterne donc de l'un à l'autre et y arrive sans problème pour que tout se réunisse en fin de livre.
Politique, complot, action, diplomatie, pouvoir, terrorisme et commerce sont les thèmes abordés dans "L'effondrement de l'Empire" et même si ces thèmes sont souvent vu dans d'autres récits, ici c'est vraiment bien ficelé, intéressant et original dans la construction.
J'ai vraiment aimé ma lecture, j'ai une seule envie, que la suite sorte afin de pouvoir m'y plonger car j'en suis certain le tome deux sera encore plus étoffé et cette série à tout pour devenir incontournable dans le monde du Space Opéra moderne.
Encore une fois John Scalzi a fait mouche.
Sur le blog :
Lien : https://unbouquinsinonrien.b..
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mauriceandre
  25 janvier 2021
Salut les Babelionautes
Avec ce premier tome John Scalzi innove dans la création d'un Empire intersidéral, car l'Humanité, si elle a quitté son berceau originel, n'a pas colonisé d'autres Planètes, mais a construit des stations spatiales énormes.
Mais le Flux, qui permet de les relier sans passer des années dans l'Espace est sur le point de disparaitre.
C'est ce que devra affronter L'Interdépendance : un empire de quarante-huit systèmes stellaires presque tous inhospitaliers, où l'humanité s'est implantée et dont la survie repose sur une étroite collaboration marchande.
La princesse Cardenia vient d'accéder au trône après la mort de son père, et elle n'est pas préparé à ce rôle, qui devait échoir a son demi-frère mort dans un stupide accident.
Une seule planète a été colonisé a l'autre bout de la Galaxie, ce qui lui a value son nom, "Le Bout".
Et face a l'effondrement du Flux, elle devient l'enjeu d'une lutte pour la survie de l'humanité.
On peut pas dire que John Scalzi c'est attardé pour lancé l'action, qui démarre dés les premières lignes.
Cette trilogie, dont le tome trois dois sortir le 25 février 2021, a été traduite par Mikael Cabon, que je remercie pour son travail qui permet a ceux pour qui la langue Anglaise est obscure de pouvoir les découvrir.
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
thimiroithimiroi   09 avril 2019
(La princesse Cardenia vient d’accéder au trône après la mort de son père ; l’archevêque Korbijn et les autres conseillers, qui forment le directoire de l’empire, la pressent d’épouser rapidement un membre d’une des grandes familles marchandes pour consolider son pouvoir)

L’intervention agaça Cardenia. « Nous nous réjouissons, Excellence, d’apprendre que le directoire considère d’un commun accord notre utérus comme notre principal atout. »
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levrilevri   27 septembre 2020
— Le directoire, sans doute désireux de devancer tes hésitations, souhaite te rappeler que ton frère, feu le prince héritier, avait consenti à épouser Nadashe Nohamapetan.
— J’aimerais encore mieux me marier avec elle qu’avec son frère.
— Le directoire, qui se doutait de ta réponse, souhaite te rappeler que toutes les parties seraient sans doute prêtes à l’envisager.
— Je ne marierai pas avec elle non plus, riposta Cardenia. Je ne les aime ni l’un ni l’autre. Ce sont d’horribles individus.
— D’horribles individus dont la famille gagne en influence dans les guildes marchandes et dont le vœu de nouer une alliance avec la maison Wu offrirait à l’empire un moyen de pression sur celles-ci qu’il n’a pas connu depuis des siècles.
— Est-ce toi ou le directoire qui parle, là ?
— Le directoire à quatre-vingts pour cent.
— Tu es donc à vingt pour cent d’accord là-dessus ? » Cardenia feignit une moue scandalisée.
« Ces vingt pour cent reconnaissent que les mariages politiques sont une réalité à prendre en compte pour les gens, comme toi, qui sont sur le point de devenir emperox et qui, malgré la crédibilité que leur apporte une dynastie millénaire, ont encore besoin d’alliés pour contrôler les guildes.
— Et, là, tu vas me raconter toutes les occasions au fil des mille dernières années où les emperox Wu ont agi comme de vulgaires pantins pour servir les intérêts des guildes, n’est-ce pas ?
— Là, je vais surtout te rappeler que tu m’as confié ce poste non par amitié personnelle ni pour mon expérience de la politique de la cour, mais parce que je suis titulaire d’un doctorat en histoire de la dynastie Wu et que j’en sais plus que toi sur ta famille. Mais, oui, je pourrais te raconter tout ça aussi. »
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levrilevri   27 septembre 2020
« Je voudrais vous prévenir, lui dit Finn à l’instant où le page venait la chercher. Le duc considère les grossièretés comme la marque d’une faible intelligence. Tâchez de les éviter autant que possible. »
Quel con ! pensa-t-elle en entrant dans le bureau ducal, à la décoration aussi vomitive que l’ensemble du palais. À en croire la légende familiale, le tout premier mot qu’avait prononcé la petite Kiva Lagos était « merde ». Et cette légende avait toutes les chances d’être fondée, étant donné le langage fleuri de la comtesse Huma Lagos, mère de Kiva et chef de la maison Lagos. Le contraire eût été plus surprenant, en vérité. Kiva elle-même ne se souvenait pas d’avoir jamais parlé autrement. Bien entendu, personne ne s’était jamais avisé de reprendre la fille de la comtesse là-dessus, même si elle n’était que son sixième enfant et ne porterait jamais son titre.
Et voilà que se le permettait ce connard, avec ses grands airs et son balai dans le cul.
Le connard en question, celui qui s’administrait du matériel d’entretien par voie rectale, se tenait au bar de son bureau, un verre de liquide ambré à la main. Grand, le visage mangé d’une barbe où auraient pu nicher des oiseaux, il riait. À son côté, le même verre à la main, la même hilarité sur la figure, vêtu du noir prétentieusement simple de sa famille : nul autre que Ghreni Nohamapetan.
Le page se racla la gorge et le duc leva les yeux. « Dame Kiva Lagos, annonça le larbin avant de tourner les talons.
— Très chère dame Kiva, fit le duc du Bout en s’écartant du bar. Bienvenue, bienvenue !
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levrilevri   27 septembre 2020
— Il est rare que des individus très gentils accumulent beaucoup de pouvoir.
— Tu m’accuses d’être une intruse, en conclut Cardenia.
— Je ne me souviens pas de t’avoir traitée de gentille », rétorqua Dolg.

  « Rien de tout cela n’aurait dû te concerner », confia Batrin à Cardenia plus tard. Elle était de retour dans la chambre du mourant, assise sur son fauteuil. Le personnel médical qui s’était occupé de lui pendant son sommeil s’était retiré dans les salles voisines. Père et fille étaient à nouveau seuls, entourés d’un assortiment de matériel de soins.
« Je sais », répondit Cardenia. Ils avaient déjà eu cette conversation mais elle savait qu’elle n’y couperait pas pour autant.
« C’est ton frère qui avait reçu l’éducation nécessaire », lui rappela Batrin, et Cardenia hocha la tête comme il poursuivait son discours d’une lente voix monocorde. Son frère, Rennered Wu, était en réalité son demi-frère. Il était le fils de l’emperox consort Glenna Costu, alors que Cardenia était issue d’une brève aventure entre Batrin et Hannah, une professeure de langues anciennes. Hannah Patrick avait rencontré le monarque alors qu’elle lui faisait visiter la collection de livres rares de la bibliothèque Spode de l’université de Centralie. Ils avaient alors entamé une relation épistolaire culturelle jusqu’au jour où, quelques années après le décès soudain de son épouse, l’emperox avait offert à la jeune femme une édition rare de la Qaṣīda al-Burda et, dans la foulée, à leur surprise mutuelle, la petite Cardenia.
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levrilevri   27 septembre 2020
— J’ai dépêché un conseiller auprès de la duchesse locale et ordonné à l’armée et à l’administration impériale de prêter immédiatement assistance à tous les Dalasýslains désireux de partir.
— Vous a-t-on obéi ?
— Nul ne le sait. Le courant du Flux s’est effondré peu après le départ du conseiller.
— Ainsi, vingt millions de personnes seraient mortes victimes de la politique et de la bureaucratie ?
— Oui. Pas tout de suite, il est vrai. Mais la nature – voulue – de l’Interdépendance fait que tous les systèmes dépendent les uns des autres pour leurs besoins essentiels. Écartez un système ainsi que sa maison gouvernante et son monopole, et des dizaines d’autres systèmes survivront. Mais celui-là périra. Avec le temps, il commencera à péricliter. Ses habitats spatiaux et ses avant-postes bâtis sur des planètes et des lunes inhospitalières se dégraderont et deviendront de plus en plus difficiles à réparer. Les fermes et les usines agroalimentaires se délabreront aussi. De manière prévisible, les tissus sociaux se déliteront au fil des défaillances des équipements et de la prise de conscience que rien ne peut sauver les citoyens d’un système isolé. Du fait de la dégringolade matérielle et sociale qui suivra l’effondrement du courant du Flux, la mort à l’échelle du système est inévitable.
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Videos de John Scalzi (7) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de John Scalzi
A l'occasion des Utopiales de Nantes 2018, John Scalzi vous présente son ouvrage "Prise de tête" aux éditions Atalante.
Retrouvez le livre : https://www.mollat.com/livres/2259856/john-scalzi-prise-de-tete Notes de Musique : Audio Library YouTube.
Visitez le site : http://www.mollat.com/ Suivez la librairie mollat sur les réseaux sociaux : Facebook : https://www.facebook.com/Librairie.mollat?ref=ts Twitter : https://twitter.com/LibrairieMollat Instagram : https://instagram.com/librairie_mollat/ Dailymotion : http://www.dailymotion.com/user/Librairie_Mollat/1 Vimeo : https://vimeo.com/mollat Pinterest : https://www.pinterest.com/librairiemollat/ Tumblr : http://mollat-bordeaux.tumblr.com/ Soundcloud: https://soundcloud.com/librairie-mollat Blogs : http://blogs.mollat.com/
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