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EAN : 9782330039103
108 pages
Éditeur : Actes Sud (04/02/2015)

Note moyenne : 3.38/5 (sur 20 notes)
Résumé :
1947 à Finsterau, un petit village de Bavière. La jeune Afra et son fils de deux ans trouvent une mort sanglante dans le salon de la maison de ses parents, Johann et Theres Zauner, surnommés les “sans-terre” en raison de leur extrême pauvreté. Afra était retournée vivre dans sa misère natale en 1944 après avoir perdu son emploi en ville. Ses parents, très croyants, étaient devenus la honte du village quand elle avait donné naissance au “bâtard” d’un Français en 1945... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
ManouB
  19 juillet 2016
Dans les années 60, dans le petit village de Finsterau en Bavière, un ivrogne déclare connaître le véritable coupable d'un double meurtre perpétré presque 20 ans auparavant.
L'aubergiste n'y croit pas au départ mais le lendemain, une coupure de journal est retrouvée dans le porte-feuille de l'homme...qui est malencontreusement tombé derrière une chaise.
Sur la photo illustrant l'article, le procureur Augustin paraît bien jeune, mais il est parfaitement reconnaissable.
Il vient souvent ici prendre une bière.
L'aubergiste décide de lui répéter les mots du vagabond.
C'est le père de la jeune Afra qui a été accusé du meurtre et il purge sa peine dans un asile de fou.
Augustin accepte de réouvrir l'enquête. Pendant que les différents témoins s'expriment sur l'affaire, chapitre après chapitre, le lecteur prend connaissance des multiples dépositions ou rapports qui s'accumulent dans le dossier.
La jeune Afra tombe enceinte d'un soldat français, soldat qui bien sûr comme tant d'autres, ne saura jamais qu'il a eu un fils.
Elle est bien obligée de revenir chez ses parents en cette année 1944...
Elle a perdu son emploi et tout le monde la rejette pour avoir fricoter avec l'ennemi.
Elle avait quitté le foyer des années plus tôt pour aller chercher du travail en ville et s'éloigner de l'extrême pauvreté de ses parents, Johann et Theres Zauner, les "sans terre" comme on les appellait dans le village.
Très pauvres mais cependant très croyants, ils la recueillent tout en ayant honte de son comportement. Malgré sa grossesse, ils lui mènent la vie dure et même après la naissance du petit Albert, les disputes avec son père sont incessantes...et de plus en plus violentes.
Un jour où la mère s'est absentée pour la journée, Afra et le petit Albert, âgé de deux ans à peine, sont retrouvés morts...
Tout le village accuse Johann, le père. Condamné à une peine de 10 ans, il sera ensuite interné dans un asile, vu son état mental, à la demande expresse du procureur...

L'affaire est close !
Voilà un polar tout à fait passionnant presque trop court (à peine 109 pages) d'un auteur que je connaissais absolument pas.
Les propos sont intenses et l'analyse des comportements humains sans concession.
Ce petit village d'après-guerre fait comme il peut pour se sortir de la pauvreté et des traditions qui l'empêchent d'évoluer vers davantage d'ouverture aux autres et de modernité.
La simplicité des gens se fait complice d'une accusation erronée...
Le coupable idéal ayant été trouvé, personne ne relève les indices démontrant le contraire, même les personnes chargées de l'enquête...
Pour en savoir plus...
Lien : http://www.bulledemanou.com/..
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Taraxacum
  02 avril 2016
Dans l'Allemagne d'après guerre, revenir vivre chez ses parents pauvres avec un batârd dont le père était français a été très dur pour Afra. Lorsqu'elle et l'enfant sont assassinés, la police soupçonne justement le père, que ses problèmes mentaux débutant, liés à l'âge, n'aident pas se défendre. Des années après, il revient aux oreilles du procureur qu'un ivrogne dans un bar a confessé connaître le réel assassin...
C'est très, très court, mais cela épingle tout de même, sans la moindre tendresse, l'espèce humaine dans ses travers les moins glorieux. C'est peut-être un peu déformer la réalité que de parler de roman: il n'y a pas vraiment de personnage principal mais simplement des témoignages successifs. C'est le deuxième que j'ai lu de cet auteur et la façon de présenter les choses est très semblable à ce que j'avais trouvé dans Un tueur à Munich : Josef Kalteis.
Un peu déboussolant pour qui a l'habitude des romans policiers plus classiques, mais intéressant tout de même, sans être bouleversant.
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VivianeB
  13 juillet 2018
L'auteur nous dévoile comme une historienne et une romancière le dénouement d'une affaire tragique de la fin de la seconde guerre mondiale. Un livre vibrant et poignant.
Commenter  J’apprécie          60
babounette60
  09 juin 2016
Finsterau 1944 Bavière. Johann et Theres Zauner sont très pauvres. Leur fille Afa, qui est partie depuis l'âge de 14 ans, revient en 1944 enceinte d'un Français du STO. Les parents ne se remettent pas de la honte infligée par leur fille et leur petit-fils bâtard.
1947, les corps d'Afa et Albert sont trouvés morts. le père est condamné. 18 ans après un homme dit que le meurtrier court toujours.
Fait divers, ambiance de cette terre pauvre d'Allemagne d'après-guerre, dureté des hommes, préjugés, ce court roman ramasse toute une atmosphère, une époque, une destinée brisée avec une écriture sans effet, simple, pudique et efficace.
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coriala
  08 mars 2015
Un "cold case" à l'allemande dans les 60. Un soir dans le village de Finsterau, un ivrogne dans un café déclare connaître l'assassin d'un meurtre commis en 1947 dont l'accusé présumé purge sa peine dans un asile de fou.
S'ensuit alors chapitre après chapitre l'histoire de ce meurtre vue par l'écrivain et par le procureur de l'époque qui revoit l'affaire 18 ans après les faits.
Un très court roman, bien mené, bien écrit qui évoque les années après guerre dans une petite ville allemande.
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critiques presse (1)
Chro   10 mars 2015
C’est ce regard froid sur ses héros qui fait l’intérêt de ce beau roman noir, mi-allégorie, mi-conte policier.
Lire la critique sur le site : Chro
Citations et extraits (27) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   16 mars 2015
J’ai appris qu’il y a des raisons très différentes d’avouer un crime, et qu’on peut même avouer de manière très convaincante un crime qu’on n’a jamais commis. Il est parfois difficile de reconnaître la vérité, et il arrive que des policiers pourtant consciencieux n’entendent que ce qu’ils ont envie d’entendre, ils ne sont pas différents des autres gens.
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ManouBManouB   19 juillet 2016
J’ai appris qu’il y a des raisons très différentes d’avouer un crime, et qu’on peut même avouer de manière très convaincante un crime qu’on n’a jamais commis. Il est parfois difficile de reconnaître la vérité, et il arrive que des policiers pourtant consciencieux n’entendent que ce qu’ils ont envie d’entendre, ils ne sont pas différents des autres gens.
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rkhettaouirkhettaoui   16 mars 2015
Le métier d’affûteur n’était plus lucratif. Les gens n’appréciaient plus ses compétences. Il y a dix ans encore, il gagnait bien sa vie, mais maintenant ? Aujourd’hui, les gens achetaient des produits de masse, des couteaux avec des manches en plastique qu’on vendait pour une bouchée de pain. Tout était bon marché, tout allait vite, quand on avait besoin de quelque chose de neuf, on allait chez Woolworth ou chez Bilka. Où ils jetaient leur camelote à la tête des clients. Impossible d’aiguiser un couteau pareil, la lame se pliait rien qu’à la regarder, et lorsqu’il la plaçait sur la pierre à aiguiser, il avait peur qu’elle se casse, tellement le truc était de mauvaise qualité.
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ManouBManouB   19 juillet 2016
Chez nous, on ne meurt pas assassiné, ni par un inconnu, ni encore moins par son propre père. Quand on meurt, on meurt dans son lit, que ce soit de maladie – de phtisie par exemple – ou en couches, ou simplement de vieillesse, parce qu’il est temps de s’en aller. Il peut arriver, même si c’est rare, que quelqu’un ait un accident sur son lieu de travail.

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rkhettaouirkhettaoui   16 mars 2015
Chez nous, on ne meurt pas assassiné, ni par un inconnu, ni encore moins par son propre père. Quand on meurt, on meurt dans son lit, que ce soit de maladie – de phtisie par exemple – ou en couches, ou simplement de vieillesse, parce qu’il est temps de s’en aller. Il peut arriver, même si c’est rare, que quelqu’un ait un accident sur son lieu de travail.
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