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EAN : 9782330100971
400 pages
Éditeur : Actes Sud (04/04/2018)

Note moyenne : 3.79/5 (sur 26 notes)
Résumé :
Avec ce beau roman d'un mariage fondé sur des mensonges, Andrea Maria Schenkel emmène le lecteur pour un émouvant périple à travers le vingtième siècle, du Munich des années 1930 au Brooklyn d'après-guerre, en passant par le Shanghai des années noires du second conflit mondial.
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
Annette55
  16 août 2018
Voici un roman historique noir, une fresque romanesque vaste, bien ajustée et documentée qui nous emmène à Munich le 29 avril 1938, où le petit Carl Schwarz, 12 ans, quitte Ratisbonne et son pays : l'Allemagne avec ses parents Erwin et Grete et sa soeur Ida.
Grete est catholique mais la pression est telle pour les juifs comme Erwin que la famille a déniché des billets à destination de Shanghaï via Gênes sur un bateau nommé " le conte Biancamano" , à l'origine pour honorer Humbert 1er de Savoie né en 1048 ....
Le pére Erwin , au dernier moment ne les accompagnera pas, il pense qu'il a défendu son pays natal dans les tranchées de la grande guerre, juif sans pratiquer : rien ne pourra lui arriver...
L' ouvrage nous emmène de Ratisbonne à Shangai de mars à mai 1938 , jusqu'à nos jours aux Etats- Unis , en 2010 , en repassant par Munich de novembre 1938 à 1943 où nous côtoyons une famille pro- nazi, à la Possartstrasse: Marga la tante, faiseuse d'anges, qui fait tourner les tables lors de cérémonies ésotériques , la nièce Erna qu'elle initie à ces pratiques, toute la famille profitant des avantages réservés aux nazis, en sachant que Marga suivait l'avancée de la Wehrmacht de victoire en victoire...

Nous suivons la situation des réfugiés descendus du bateau de juin 1938 à juillet 1947 .à ....Shanghaï, bientôt livrée à l'occupation japonaise, grouillante, sale ,cosmopolite , livrée parfois aux détrousseurs et autres malfrats, aux conditions d'hygiène précaires .....
C'est un ouvrage passionnant de bout en bout même si la construction paraît complexe, les périodes de la guerre , le voyage sur le bateau , la situation à Shangai, le mélange des populations l'étude des caractères et des comportements des protagonistes au plus fort de la tourmente entre débrouille, peur et précarité jette une lumière crue et bouleversante sur cette période sombre de notre histoire .
Je ne dévoilerai rien , bien sûr !UN terrible secret est dévoilé , lié à un bracele d'ambre que l'épouse de Carl, Emmi portait ....ils se sont mariés au sortir de la deuxième guerre mondiale. IL remet brutalement le passé au goût du jour soixante ans après ...Un coup de téléphone , c'est un homme mandaté par le musée de l'Holocauste.....
J'avoue que j'ai été bluffée , attristée par cette fin qui laisse un goût amer ....
Un livre puissant et bien écrit.....des descriptions réalistes à la construction audacieuse, des retournements dignes d'un polar qui donne envie de lire d'autres ouvrages d'Andrea Maria Shenkel ....que je ne connaissais pas .
Un ouvrage acheté grâce à la beauté de la 1ère de couverture et surtout édité chezActes Sud , pour moi , synonyme de qualité , traduit de l'allemand par Stephanie Lux .
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VivianeB
  01 mai 2018
Ce livre est à lire car il est à la fois un roman et une fresque historique de l'Allemagne durant la seconde guerre. On suit les destins de deux familles : la famille juive contrainte de fuir le nazisme et la famille pro-nazi qui profite des avantages du parti. Un livre remarquable avec une fin stupéfiante et qui m'a laissée sur ma faim, attristée de voir le héros subissant une révélation terrible. Je recommande pour cet auteur de talent et cette histoire prenante.
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traversay
  01 mai 2018
Connue pour ses romans noirs historiques, Andrea Maria Schenkel, avec le bracelet, a cette fois conçu une vaste fresque historique de Munich en 1938 à New York de nos jours, en passant par la Shanghai de l'occupation japonaise pendant la deuxième guerre mondiale. Une saga très dense, un peu déroutante tant que le puzzle ne s'est pas reconstitué et ceci n'arrive que dans les toutes dernières pages. Jusqu'à ce dénouement, un peu brutal, on se demande bien où veut en venir l'auteure qui accorde la plus large place au voyage en bateau de l'Allemagne à la Chine puis à la vie du jeune Carl et d'une partie de sa famille juive à Shanghai. le personnage le plus romanesque, celui qui détient le fameux bracelet, est Emmi, la femme épousée par Carl en Amérique et dont le passé recèle un énorme secret. Seulement, le livre lui consacre relativement peu de pages par rapport à Carl et ce n'est que rétrospectivement que l'on apprend que celle dont il a été question auparavant, sous un autre nom, deviendra Emmi. Ce n'est pas à proprement parler un défaut de construction mais disons que le livre aurait gagné, notamment en émotion, s'il avait été un peu plus simple. Par ailleurs, le style de l'auteure est souvent assez plat mais le climat de l'époque y est, en particulier à Shanghai, nous apprenant au passage comment y vivaient les juifs exilés. Sans être exceptionnel, le bracelet est un assez bon roman historique, de ceux en tous cas dont on ne rechigne pas à tourner les pages.
Lien : https://cin-phile-m-----tait..
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Shabanou
  01 septembre 2018
Bonjour les lecteurs ...
Voici un livre présenté comme sage historique et romantique….( romantique .. aie , j'aurais du me méfier !!!)
Il s'agit d'une fresque historique entre le Munich de 1938 aux Etats-Unis actuels, en passant par les années de guerre à Shangaï
Ce roman se découpe donc en plusieurs parties.
Nous suivons Carl et sa famille juive, obligés de fuir Munich en cette année 1938 et qui se retrouvent sur un paquebot en route pour Shangaï où ils passeront les années de guerre.
En parallèle, à la même époque, il y a Erna qui vit chez sa tante qui est à la fois médium et faiseuse d'ange et proche du gouvernement au pouvoir.
Et enfin, nous retrouvons Carl en 2010, marié à Emmi et qui va petit à petit devoir se replonger dans son passé ….
Bref, voici un livre étrange , qui ne s'attarde que très peu sur les faits historiques. La majorité des pages décrit le voyage de Carl sur le paquebot, sa vie d'enfant à Shangaï et la vie d'Erna à Munich, qui se soucie bien peu du bruit des bottes.
Très vite, on voit comment l'auteur va faire le rapprochement entre ces deux protagonistes.
Et ce n'est que dans les toutes dernières pages qu'intervient le fameux bracelet qui est sensé résoudre l'énigme.
Certes, on apprend un peu sur les traversées des exilés à cette époque ( qui pour certains s'apparentaient quasi à des croisières) ainsi que sur la vie à Shangaï à cette époque pour les familles juives.
MAIS… Tout cela est bien plat et à la limite de l'ennui même si les pages se tournent en espérant qu'à un moment l'histoire devienne passionnante.
EN BRF …. Lecture facile à la fin néanmoins assez bâclée.
Pas de prise de tête .. tout est cousu de fil blanc.
A lire à défaut d'autre chose.
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Brize
  30 avril 2018
A Ratisbonne, en 1938, l'étau se resserre autour des juifs. Grete Schwartz peine pourtant à convaincre son mari, juif, qu'il leur faut émigrer avec leurs deux enfants. Lorsqu'un ami vient leur offrir des billets pour partir vers Schangaï, la décision lui paraît s'imposer. Georg, son mari, continue à être réticent à l'idée d'abandonner un pays qui est le sien, pour lequel il a combattu et dont il est persuadé qu'il ne peut le trahir. Et alors que sa famille a déjà embarqué sur le paquebot qui doit les emmener au loin, il les quitte.
Grete fait front et se retrouve rapidement épaulée par un couple plus âgé, Eleanor et Otto Knoll, tandis que ses deux enfants, Carl et Ida, croyant que leur père va les rejoindre, profitent des agréments du voyage sur le luxueux navire.
Leur périple finira par les emmener à Shangaï, qui ne sera, pour Carl, qu'une étape dans sa vie.
A la même époque, Erna est envoyée par ses parents, qui n'apprécient pas sa liberté de conduite, chez sa tante Marga à Munich, pour travailler à son service. Sur place, elle s'adapte aux exigences de sa nouvelle patronne, une fervente adepte du Führer. Elle découvre aussi ses différentes sources de revenus, pour le moins particulières, et ne tarde pas à en devenir une précieuse collaboratrice.
« le bracelet », dont je connaissais déjà l'auteur (j'avais lu d'elle « Finsterau »), nous offre deux versants de l'histoire allemande (et même trois, puisqu'il s'achèvera aux Etats-Unis). Avec Erna et son environnement familial (la tante Marga a un gros réseau de connaissances dans le milieu bourgeois où les partisans d'Hitler comme elles prolifèrent), on a un aperçu de la vie à Munich dans la dernière période avant la guerre, puis lorsque celle-ci se déclenche, avec tous les bouleversements qu'elle apporte. du côté des Schwartz, la traversée ne manque pas d'intérêt, notamment lorsqu'elle évoque l'interdiction qu'avaient les juifs de débarquer aux escales. Puis il y a l'arrivée à Schangaï, dans un pays radicalement étranger et où les conditions de vie sont extrêmement difficiles. Dans les deux cas, les personnages, s'ils ne sont pas forcément attachants (mais certains, comme Grete et Carl, le sont), sont tous intéressants et on suit avec attention ce qui leur arrive, dans des contextes où on constate qu'il nous restait finalement encore beaucoup à découvrir (je ne savais par exemple rien au sujet des juifs ayant émigré en Chine).
Roman bien mené, avec son lot d'incidents ponctuant un quotidien peu ordinaire, « le bracelet » plaira certainement à tous ceux qui s'intéressent à l'histoire et au peuple allemands. Son dénouement m'a cueillie par surprise et je l'ai refermé pensive, en m'interrogeant sur le fond de la nature humaine.

Lien : https://surmesbrizees.wordpr..
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Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
missmolko1missmolko1   09 avril 2018
Il avait trouvé la jeune femme devant sa porte le jour de Noël 1943. Comme le petit chat qui s’était réfugié sur le seuil quelques années auparavant. Au début, il n’avait pas prêté attention au chaton. Il allait sûrement repartir. Mais contre toute attente, il était resté, et la neige elle-même n’avait pu le chasser, que le ciel hivernal d’un blanc laiteux déversait pourtant, après les premiers flocons épars, en un flot qui n’avait cessé de s’intensifier. Le chaton s’était recroquevillé dans l’encadrement de la porte, devenant presque invisible : on ne distinguait plus qu’une petite boule blanche blottie dans un coin.
Le chat lui avait fait pitié, il n’avait pas eu le cœur de le chasser. Il avait ouvert la porte, l’avait laissé entrer, l’avait nourri, lui avait permis de rester.
La jeune femme, elle, il l’avait vue venir de loin, en faisant rentrer le chien. Il avait d’abord cru que c’était une de ces troqueuses de la ville, que la misère poussait vers les campagnes en ce cinquième hiver de la guerre.
Mais ces gens-là étaient d’ordinaire lourdement chargés, leurs sacs à dos débordant de tous les biens dont ils pouvaient se résoudre à se séparer. Ils échangeaient
la montre en or du grand-père, la broche de la grand-mère ou un tableau de famille contre trois œufs, un morceau de beurre, un peu de lait ou de jambon. Ses voisins n’étaient pas les derniers à jouer au jeu du troc, ces derniers temps. Lui avait mal au cœur quand il les voyait arriver. Parfois, il leur donnait un œuf ou une pomme sans rien prendre en échange. Il avait suffisamment à manger, la guerre n’était pas encore arrivée jusqu’à lui, et puis à son âge, il était plus vite rassasié.
La jeune femme ne portait qu’un baluchon sur l’épaule et une petite valise à la main.
Elle était arrivée à hauteur de la maison tandis qu’il se dirigeait vers la grange. Elle lui avait demandé si elle pouvait se reposer un instant sur le banc. Ça ne le dérangeait pas. Un peu plus tard, alors que la nuit commençait à tomber, il était ressorti chercher quelques bûches, et elle était toujours là. Elle semblait frigorifiée.
— Il gèle. Tu veux entrer ?
— Je peux ?
Il avait hoché la tête.
Il lui avait approché une chaise du poêle pour qu’elle puisse se réchauffer. Elle avait posé son baluchon et sa petite valise à côté d’elle, s’était assise et avait frotté ses mains glacées. Il n’avait pas fait spécialement attention à elle, avait préparé la soupe sans un mot, avant de poser la gamelle sur la table et de lui faire signe d’approcher. Il lui avait donné une cuillère et un quignon de pain.
— Mange.
Ils avaient partagé la soupe à même la gamelle posée au milieu de la table. Elle engloutissait avidement chaque cuillerée.
— Qu’est-ce que tu viens faire par ici ?
— Je cherche un gagne-pain.
— Si tu veux, tu peux rester ici le temps de chercher. J’ai pas vraiment de quoi te payer, mais tu seras nourrie et logée.
Elle était restée. Il lui avait donné la petite chambre de l’ancien valet de ferme.
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brinvilliersbrinvilliers   12 août 2018
Grete parut sur le point de répondre, mais son père secoua la tête.
- Crois-moi, mon enfant, ces gens là ne connaissent ni l'humilité, ni amour du prochain. Ils prennent les humbles pour des faibles. Et les faibles, ils les piétinent. Ils se fichent de la religion ou du peuple, ils ont inventé leur religion à eux. Leur seigneur, c'est le surhomme. Mais leur mille ans seront vite finis.
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Annette55Annette55   16 août 2018
"Le passé ne disparaît jamais " ...

"La mort déploie ses ailes. "
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cecillececille   25 septembre 2018
Cela fait soixante ans qu'ils passent leurs nuits côte à côte. On connaît jusqu'au moindre souffle de l'autre, à force . " Pour le meilleur et pour le pire", comme on dit si bien. qu'est ce qui l'emporte, à la fin d'une vie ? Le pire ? Le meilleur ? In ne connaît pas la réponse. Il ne s'en est jamais préoccuper, et ce n'est pas à son âge qu'il va commencer à philosopher sur le sujet.
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cecillececille   25 septembre 2018
Nous avons longuement hésité, " on ne déracine pas les vieux arbres ", etc.. je n'ai pas besoin de vous expliquer. Maintenant, nous voilà ici, dit-elle en souriant à Grete. Vous aussi, et c'est votre bon droit. Si je peux vous donner un conseil : profitez de la vie à bord car nous ne savons vraiment pas ce qui nous attend à Shangai. .. Nous allons avoir besoin de toutes nos forces. Ne serait-ce que parce que personne ne nous y attend.
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