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EAN : 9782362792496
Éditeur : Alma Editeur (04/01/2018)

Note moyenne : 4.25/5 (sur 2 notes)
Résumé :
Bouleversé par Blackstar, le dernier CD de David Bowie, un philosophe rouvre le dossier du dandysme. Faire de sa vie et de sa mort une œuvre d'art. Tel est le secret d'une « sublime attitude »
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Zora-la-Rousse
  31 mars 2018
Un essai étonnant sur l'art de mourir.
Le sujet pourrait paraître bien morbide, mais Daniel Salvatore Schiffer a su le traiter avec tact et délicatesse. de plus, en prenant l'exemple du parcours de vie (et de mort) de David Bowie comme point de départ et fil rouge, il m'avait conquise avant même de commencer l'ouvrage, tout en restant cependant d'une grande exigence, fan absolue oblige ;)
Ce manifeste expose le traitement de la notion de mort, du point de vue de la philosophie "dandy".
Le Dandysme, un état d'esprit, une morale, une manière d'être et... de ne plus être. Selon Baudelaire, « le Dandy doit aspirer à être sublime sans interruption, il doit vivre et dormir devant un miroir ». L'élégance, l'impertinence, la transcendance du sublime, voilà qui peut nourrir l'idée qu'on se fait du Dandy, mais sans jamais réussir à le définir véritablement. L'auteur ne s'y frotte d'ailleurs pas, il préfère nous dévoiler le dandysme comme une métaphysique, une liberté d'être, une forme d'exigence, une esthétique, à renfort de nombre de citations. Il nous révèle surtout une galerie de portraits impressionnante constituée à partir de leurs réflexions propres sur la mort, j'ai retenu Socrate, Byron, Brummel, Poe, Wilde, Nietzsche jusqu'à Bashung, Cohen. Et Bowie, bien sûr.
De ce livre riche et intense, certains passages traitant de philosophie pure restant cependant exigeants, j'ai retenu des ouvrages à lire, des films et des tableaux à voir, des hommes et des femmes à découvrir, j'ai rarement autant couvert un livre de post-it ! et ceci pour mon plus grand bonheur...
Je garde également le souvenir de la découverte d'un auteur et philosophe, biographe, que j'ai hâte de retrouver par ailleurs.
Un grand merci à Babelio et son opération Masse critique pour ce cadeau et aux éditions Alma.
...je vais peut-être réussir à enfin écouter Blackstar...
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PauseEarlGrey
  02 avril 2018
Merci à Alma éditeur et Babelio pour l'envoi de ce livre.
Avant de rentrer dans le vif du sujet, je m'explique sur le choix de ce livre lors de la dernière Masse Critique de Babelio. Etant une grande fan de Bowie, j'étais particulièrement intriguée par cet essai (ce traité) à propos de la mort sublime et du dandysme comme art de vivre et, avant tout (après tout), comme art de mourir. C'est donc avec beaucoup de curiosité que je me suis lancée dans cette lecture. Manque de bol, avec le virus que j'ai cattrapé entre temps, je n'ai pas pu prendre le temps de bien l'assimiler. Et pour cause, c'est un livre dense et extrêmement poussé en terme de philosophie.
Daniel Salvatore Schiffer est professeur de philosophie de l'art à l'École Supérieure de l'Académie Royale des Beaux-Arts de Liège. Autant vous le dire tout de suite, il s'agit ici d'un livre extrêmement poussé en philosophie. L'auteur s'appuie sur de nombreux courant de pensées et des citations, croise les avis de plusieurs philosophes avant d'analyser l'art dandy, le sublime et l'art de mourir jusqu'à David Bowie. Cet essai ne s'adresse donc pas à tout le monde. Si la philo ne vous a jamais intéressé, ce n'est clairement pas avec ce livre qu'il faut commencer.
Toutefois, bien que je ne sois pas une érudite de la philo, les notions, concepts et abstractions abordées ne m'étaient pas étrangères. J'ai abordé ce livre en tant que néophyte et amatrice. Parfois, l'analyse est un peu complexe et mériterait une relecture et un long moment de réflexion sur chacun des chapitres du livre (par exemple la notion de Transcendance qui est extrêmement particulière, ou celle d'eros et de thanatos associées dans le dandysme – amour et mort -). Je n'ai pas eu le temps mais je pense que c'est un traité que je ressortirai pour me l'approprier un peu plus à l'avenir.
Le fait est que Daniel Salvatore Schiffer est un fan de David Bowie. Cela se ressent dans son analyse qui, inévitablement, a un parti pris. Mais finalement, la philosophie a toujours un parti pris à mon sens. Chaque auteur livre sa propre perception d'une notion. A nous d'en tirer une substance, une réflexion qui va nourrir notre pensée. Pour le coup, l'auteur est convaincu que David Bowie a orchestré sa mort pour en faire une oeuvre d'art. Il me semble difficile de le contredire de mon côté tant j'ai cru, les premiers jours suivant la mort de Bowie, que ce dernier allait ressusciter tel Lazarus, son titre phare. J'avoue adhérer à son propos affirmant que le dandysme, dont Bowie était le parfait représentant, est plus qu'un art de vivre, c'est un art de mourir. de là à calculer sa mort, je ne suis pas certaine… Mais le fait est que le résultat est là. Coïncidence ou pas, la mort de dandys pris comme exemple (Lord Byron, Oscar Wilde, Barbey d'Aurevilly…) sont des morts que l'on retient de par leur misère, leur contraste avec leur vie, leur aspect spectaculaire.
Ce n'est pas un livre à mettre entre toutes les mains, c'est une évidence, car il risquerait de vous en tomber à coup de citations nombreuses et de concepts complexes que l'auteur ne met pas à portée de tout le monde. Quitte à commencer la philosophe, lisez le monde de Sophie de Jostein Gaarder (d'ailleurs, je compte le relire sous peu), il donne accès bien plus facilement aux bases de la philo et surtout d'une façon tout spécifique de réfléchir.
Toutefois, le propos de Daniel Salvatore Schiffer est intéressant. Il propose une analyse poussée, riche et bien documentée sur le concept de mort lié au dandysme. La mort comme un art. La mort sublime. Depuis les premiers dandys et philosophes jusqu'à David Bowie en passant par Kant, Huysmans et Jean Genet, sans oublier Oscar Wilde, bien évidement. Ce fut un plaisir de découvrir certains auteurs, de redécouvrir d'autres via cet essai. Un livre à relire (ou à siroter) pour se laisser le temps, pour laisser aller sa réflexion, la nourrir, la faire mûrir à propos du sujet le plus universel, un sujet qui nous lie tous en tant qu'être humain, dans notre essence même : la mort et sa finitude.
Lien : https://pauseearlgreyblog.wo..
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
Zora-la-RousseZora-la-Rousse   25 mars 2018
Le grand objet de la vie est la sensation. Sentir que nous existons, fût-ce dans la douleur. C'est ce "vide important" qui nous pousse au jeu - à la guerre -, au voyage, à des actions quelconques, mais forcément senties, et dont le charme principal est l'agitation qui en est inséparable. Lampedusa
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Zora-la-RousseZora-la-Rousse   21 mars 2018
C'est dans l'expérience de la mort, ultime mais inévitable épreuve de la vie, que se trouveraient paradoxalement, pour qui sait transformer cette apparente négativité en une effective positivité, les conditions du dépassement de la finitude humaine.
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