AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : B07M7PF5MH
Éditeur : (09/01/2019)

Note moyenne : 4.14/5 (sur 11 notes)
Résumé :
Ingénieur, Benjamin se révèle incapable de réagir à un projet visant à déverser des drones autonomes au cœur des villes. Il pressent que le programme est un danger pour les populations, même si l'engin doit bénéficier de son propre réseau, mais il est entravé par le poids du suicide de sa tante, et son enthousiasme pour la haute technologie a pris fin en Afghanistan, où il a appris à ses dépens qu'un esprit malveillant peut transformer le drone en arme. Les intérêts... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
kielosa
  16 août 2019
Mais qui peut donc bien être cette Mélinda Schilge, au nom si étrange ? Serait-elle Alsacienne ou Lorraine avec ce nom de famille allemand et ce beau prénom français ? Je l'ignore, en revanche, je sais qu'elle est une de nous, sur Babelio, sous le nom de "Leoniee" et que son prénom dans le civil est aussi beau que l'artistique : Céline. Et elle habite Lyon.
Les Melinda dont le nom m'est connu sont Melinda Gates, l'épouse de Bill de Microsoft, et Melinda Marling, l'épouse des espions britanniques Donald Maclean et Kim Philby (dans cet ordre d'ailleurs).
"Cia Bella" est son dernier ouvrage. Son avant-dernier fut : "Résurgence d'un coeur oublié" en juin 2018.
À la page 23, l'auteure note : "Depuis quelque temps, les drones civils pâtissaient de la mauvaise réputation des drones militaires, associés à des faits de guerre peu glorieux". Et elle a raison. Les premiers drones de combat ont été utilisés par l'armée américaine durant la dernière Guerre mondiale, mais c'est surtout pendant les 2 dernières décennies que l'usage en a été sensiblement accru. Il n'y a même pas un mois, le 18 juillet, que Trump a informé le monde que les États-Unis avaient détruit un drone iranien dans le détroit d'Ormuz.
Le drone frappe l'imagination et l'auteur néerlandais, Bart-Jan Kazemier, a écrit un épatant thriller avec le nom de l'engin dans le titre, en 2015.
C'est grâce à un drone que les Américains ont découvert le refuge d'Oussama ben Laden à Abbottobad au Pakistan (à 50 kilomètres d'Islamabad) en 2011, et cela n'est pas de la fiction, bien entendu. Pas plus que les drones utilisés actuellement à Calais contre migrants souhaitant traverser la Manche.
Ce qu'écrit notre Mélinda est tellement bien conçu et développé qu'on ait des difficultés à s'imaginer qu'il s'agit de fiction. On aurait plutôt l'impression qu'elle travaille pour le ministère des transports ou celui de la défense.
Mais son ouvrage couvre un double terrain. Il y a l'émouvante amitié entre un ingénieur d'âge moyen, Benjamin Delmas, et la petite Stella de 9 ans, une petite handicapée, qui n'arrive pas à marcher à cause de la faiblesse des os de ses jambes. Elle est la fille de Tanya Merbès, une beauté d'origine moldave, qui travaille tout comme Benjamin pour la compagnie Buleo, l'entreprise française des drones. Et puis, il y a le récit du développement par Buleo d'un drone, nommé le "Junction", qui déplacerait les objets, comme Internet les idées.
Le point de départ du "Junction" était la constatation que les livraisons de marchandises générées par internet arrivaient à saturation. Le transport de collis et paquets à bord de camionnettes encombraient de plus en plus les rues et routes, tout en polluant l'air. La mise en place de couloirs réservés aux drones, ou "dronavenues", éviterait les méfaits de cette évolution. C'est le ministère des transports de la France qui est grand partisan de cette solution, en accord avec la société Buleo et le ministre Granier espère, de sorte, battre les Américains dans un domaine de haute technologie.
Benjamin estime, toutefois, que l'avancée du projet était beaucoup trop rapide et faisait fi des mesures de sécurité indispensables. Selon lui "les dronavenues, c'est une voie royale pour les actions terroristes... " Je ne vais pas résumer le combat que notre ingénieur mènera virtuellement tout seul pour éviter ce danger et remplacer les "Junctions" par des drones en réseau tubulaire ou souterrain qui auraient des effets bénéfiques "tant sur le plan économique que sur le plan écologique".
Mélinda nous réserve, en plus, un sombre événement dans un des endroits les plus particuliers de notre globe : le Corridor de Wakhan, qui, à une altitude de plus de 4750 mètres, rejoint l'Afghanistan à la Chine en passant au sud du Tadjikistan et au nord du Pakistan. Un Afghan, Habib Khan, a abusé de la confiance de Benjamin, pour lancer une opération violente par drome contre un village où se terraient des talibans, responsables de la mort de son fils. Cette attaque a bien sûr fait aussi d'autres victimes et la Cour Pénale internationale, à La Haye, a inscrit "Le massacre de Kefkan", comme crime contre l'humanité, à son ordre du jour. Au grand malaise de Benjamin, évidemment.
Si l'on a choisi "Ciao Bella" pour la charmante couverture de Clémence Usannaz, on est sûr d'avoir de très sérieuses surprises. Mélinda/Céline a réussi le tour de force de nous éblouir avec un ouvrage qui non seulement nous raconte plusieurs histoires passionnantes, en à peine 235 pages, mais qui a en même temps de manifestes qualités littéraires.
Rien que pour la beauté de la langue et celle du sud-ouest de la France, je termine par une description de la nature.
"Aux terres colorées atteignant parfois de sombres rouges, succédaient des hauts reliefs calcaires émiettés. Devant lui, des barres rocheuses chapeautaient des langues puissantes encerclant à leurs pieds de petites dolines fertiles, et annonçaient les grands causses surplombant Prabès".
Si cela n'est pas superbe.... ?
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          424
cecille
  15 juin 2019
Une histoire touchante que nous raconte avec talent et précision Mélinda Schilge, Benjamin, un homme passionné et expert en drone travaille pour une entreprise internationale de haute technologie, qui a pour mission d'équiper les villes de "dronavenues" afin que les objets, comme les informations sur le net, circulent le mieux possible, plus rapide et plus écologique. Un programme mené par l'État français.
En parallèle histoire tragique d'une famille Afghane brisée par la perte d'un fils embrigadé par les talibans. le père Habib Khan, homme d'affaires très intéressé par les drones pour, selon ses dires, secourir des villages isolés en pleine montagne, va rencontrer Benjamin notre spécialiste. Ce dernier séduit par le projet humanitaire, s'engage à construire un drone spéciale.
Seulement qu'elle va être la réalité des faits ? Tout contraire à sa volonté. Un homme, cet homme a qui il avait fait confiance, va détourner cet objet pour se venger, habiter d'une grande violence intérieure.
Histoire emprunt de réalisme sur les hautes technologies, histoire sensible et tendre sur l'amitié d'un homme et d'une petit fille, Stella qui va l'aider à voir autrement et surtout à oser réagir avec l'expérience qu'il a vécu pour faire prendre conscience des dangers potentiels de ces technologies de pointe.
" On ne plaisante pas avec des jouets qui deviennent des armes."
Une réflexion pertinente .... hier c'était les voitures, aujourd'hui les drones et demain ?
Merci à Mélinda Schilge, autoéditée pour cette jolie découverte.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          232
Valmyvoyou_lit
  06 mars 2019
Benjamin, ingénieur spécialisé dans les drones, revient dans son village natal où se situe le siège de la société qui l'emploie. Il a travaillé dans plusieurs filiales à travers le monde.

Son entreprise, Buleo, finalise un programme qui permettra à des drones autonomes d'effectuer des livraisons. Les villes qui accepteront de prendre part à ce projet seront équipées de dronavenues.

Or, Benjamin, pour qui les drones sont toute sa vie, veut freiner la mise en oeuvre. En effet, il pense que les conditions de sécurité ne sont pas réunies. Il sait que l'engin peut être détourné comme une arme.

Cependant, personne ne veut l'écouter : ni la direction de son entreprise, ni le ministre des transports, ni ses collègues. Il est esseulé dans son combat.

Ce livre montre que les avancées technologiques doivent être entourées de précautions. le progrès comporte des risques énormes alors que le terrorisme fait rage. Malheureusement, comme le démontre Ciao Bella, la vie l'emportera, ce sont souvent les intérêts financiers qui prédominent. Lorsqu'il est question d'argent, les lanceurs d'alertes ne sont pas toujours écoutés et la population est mise en danger. Ce roman ne dit pas qu'il faut empêcher les découvertes, mais qu'il faut anticiper les détournements qui peuvent être faits afin de les contrer dans la conception.

Alors que Benjamin ne peut pas révéler pour quelle raison il est certain que les dronavenues constituent un danger, c'est sa rencontre avec Stella, une petite fille de neuf ans, qui lui donne la force pour répondre de ses actes passés.
Plus d'infos sur mon blog...
Lien : http://www.valmyvoyoulit.com..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          160
alexandrapapiersmaches
  29 mai 2019
Résumé :
Projet n°145-547B : Une technologie à la pointe, un projet d'envergure, un ingénieur de talent mais un ennemi : le passé. Partagé entre son métier et les dérives possibles des drones, Benjamin, ingénieur, va tenter le tout pour le tout. Parviendra-t-il à recouvrer l'envie de se battre ? En aura-t-il les moyens ? Sera-t-il de taille face à l'ambition démesurée des Français, et à la détermination de Khan à la rancoeur tenace ?
Ma chronique :
Le silence est d'or quand il s'agit d'argent et offre une tension au roman. C'est la première chose qui me saute aux yeux à la lecture et me plonge dans l'univers très sélect et impitoyable de Buleo. Agence qui prône les avancées technologiques à la pointe du réel. Elle reste cependant dépendante de l'intérêt financier d'hommes de pouvoir. Oubliant la notion de sécurité, chaque employé oeuvre à la mise en route trop rapide, de nouveaux drones, permettant des prises de mesure sur le terrain et, la surveillance des citoyens.
Nous découvrons ainsi Tanya, chargée de communication du groupe. Une femme exigeante à l'allure sévère et aux décisions tranchées. Elle fait face à Benjamin, un ingénieur globe-trotteur, missionné pour mener à terme un projet de drones autonomes. Seulement, telle une conscience zappée, il est apparemment le seul à avoir peur des dérives possibles de ces engins et tentera de le signifier aux puissants dirigeants, pantins exécutants des ordres. Marque du passé ? Pour appuyer ses propos de manière subtile, l'autrice place le mot « mouton ». Je pense qu'il ne s'agit pas d'un hasard si elle utilise ce mot lourd de sens et parfaitement choisi. le symbole des suiveurs est ainsi introduit , et permet une réflexion pour le lecteur quant à la conscience et aux sens de nos actions.
J'ai vraiment aimé l'audace de Benjamin, son côté stratège et sensible. Il lui reste des valeurs malgré un passé dévastateur qui le ronge de l'intérieur. Il tente de s'appuyer sur des alliés même si cela lui coûte beaucoup. Quelques-uns lui sont encore fidèles. le fait que Benjamin ait un secret que seuls les lecteurs connaissent est une bonne idée. J'ai ainsi l'impression de faire partie de son camp, m'en faisant un allié de taille.
En parallèle, nous apprenons au fur et à mesure, des brides de son passé, dont le suicide de sa tante. Est-ce uniquement parce qu'elle était homosexuelle ? Nous pouvons nous poser la question étant donné le contexte de l'action qui se situe sur les terres musulmanes. Nous connaissons tous les controverses qu'il peut exister dans certaines parties de l'Afghanistan. Alors, lorsqu'il doit faire face à des mésententes et des tensions concernant le nouveau projet dont il est à la tête, son passé resurgit nous montrant ainsi la puissance de la mémoire. Tant que nous n'avons pas fait la paix avec ce dernier, il nous est presque impossible d'avancer. Tel un château de Mikado, tout peut s'écrouler du jour au lendemain : nos espoirs, notre confiance.
L'autrice évoque également la difficulté de quitter sa terre natale, d'où le puzzle que représente la vie de Benjamin. Ayant moi-même migré, je ne peux que confirmer la peur de l'inconnu qui se mêle à la tristesse de quitter un bout de soi. La désillusion pour certains n'est que le reflet d'un profond désarroi quotidien se traduisant parfois par des formes de discrimination, une fois installé ailleurs. C'est le cas pour deux personnages que nous suivons en arrière-plan : Mahdi et Asima. Des morceaux de destins croisés qu'il nous faudra comprendre et assembler pour déterminer les réelles intentions de Benjamin à être contre ce projet de drones autonomes.
Le sujet central de ce roman est donc la surveillance, par les drones, d'une population exclue de la compréhension totale de ce projet. Les décisions se prennent-elles toujours de façon tyranniques ? Où se situe la démocratie en politique ? Être surveillés constamment, ne reviendrait-il pas à se forcer à montrer une image de soi qui soit toujours propre, sans bavure ?
Cette forme d'esclavagisme est contrastée avec le personnage de Stella, une enfant douce et pleine de vie. Je pense que son rôle est d'apporter à l'histoire un peu de légèreté. Elle pourrait alors représenter l'innocence face à un projet terroriste qui consiste à piétiner la liberté des citoyens. Benjamin et Stella se battent tous les deux contre la vie finalement. Une lutte pour se tenir droite et l'autre pour ne pas (re)tomber. Je trouve ce symbole très poétique et beau. de plus, j'aime l'idée que Benjamin ne sache pas où se trouve sa place, ni quel rôle il peut jouer finalement. Il tente d'apporter son aide en protégeant un secret qui le ronge de l'intérieur, comme s'il tentait en vain de rassembler des parts de lui-même, éparpillées au gré de ses voyages à travers le monde. J'assiste à la mise à nue du doute.
Ce roman parle enfin de justice. Il peut être vu comme un enseignement à la patience et au triomphe de l'espoir sur le noir. Même si l'histoire ne me transporte pas plus que cela, nous sentons à la lecture que l'autrice a su mener à bien des recherches pour nous expliquer avec facilité, une technologies aussi complexes, sans transformer son roman en documentaire scientifique. de plus, elle nous permet de réfléchir quant aux avancées technologiques qui règlent nos vies et parfois la détériorent. J'ai éprouvé un peu de mal à suivre tous les personnages mis en scène. Néanmoins, le sujet est interpellant et peut en intéresser plus d'un.
Le mot de Mélinda
Mon aventure d'écrivaine est portée par une envie de découvrir ; dans ce livre, j'ai exploré le monde des drones, objets controversés, agissant pour le meilleur et pour le pire. Ils m'ont emmenée en Afghanistan, dont on peut parcourir des images et des témoignages magnifiques ; on y trouve aussi une violence extrême, qui se mêle à d'autres dans mon roman : au départ, il devait s'intituler ‘Dans trois ans, ma mère s'est tuée'.
Heureusement, un collègue m'a poussé à lever les yeux au ciel, mon roman s'est lancé vers d'autres horizons, à la limite de l'anticipation.Benjamin, notre ingénieur globe-trotter aux prises à des interrogations contemporaines, se bat certes contre un marasme personnel… mais aussi contre le danger d'un projet pharaonique mal maîtrisé qui pourraient conduire à des conséquences désastreuses.
Lien : https://despapiersmaches.wor..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          14
LinstantDesLecteurs
  03 août 2019
Mon Cher Lecteur, Ma Chère Lectrice, nous embarquons aux côtés de Benjamin, un globe-trotter qui n'a pas fini de mûrir ! Non, en effet, ce grand gamin a pour terrain de jeu, des pistes, des villes et tout le toutim et des drones comme jouets ! Pas mal hein ;p
Mélinda Schilge nous présente un livre chouette, jeune, plein de pep's et très actuel. Elle y mêle technologie et des sentiments vieux comme le monde !
Une belle harmonie se dégage de cette histoire…
Nous voilà dans les Causses avec Benjamin. (Vous ne savez pas où c'est ? Dans les Cévennes). Il a été rapatrié de Rome où il s'éclatait avec de bons italiens, de succulents plats mijotés à la perfection, un job d'enfer où le cerveau tournait à fond les gamelles… Mais Buléo (sa société) a demandé à ses meilleurs ingénieurs de rentrer au siège… Dans les Causses.
Bon, ça va hein, Benjamin est tout de même originaire de là ;) Il va pouvoir retrouver ses parents. Mais, mais, mais, en a-t-il réellement envie ?
L'histoire se corse… Tu m'étonnes charleston ! Benjamin vient d'une famille d'agriculteurs enfin non d'éleveurs serait le bon terme. Eleveurs de moutons. Durant les mois de transhumance, ses parents étant en montagne (dès fin mai, début juin), il retrouvait sa tante Emma (une maman de substitution en quelque sorte, une maman de coeur). Et de revenir dans ses pénates, lui vrille le coeur car Emma n'est plus là.
Enfin, ça c'est pour la vie perso. Côté boulot, un projet pharaonique vient d'être lancé et Buléo compte bien atteindre son objectif. Mais qu'est-ce que c'est ? Des drones de livraison ! L'idée n'est pas mal du tout hein ;) aguichante, drôle, tout ce que vous voulez…
Mais ce que ne nous a pas dit notre copain Benjamin, c'est qu'il a déjà vu ce genre de chose arriver et qu'il ne veut pas que ces joujoux tombent aux mains de personnes malfaisantes ! Et malheureusement, ça c'est déjà produit… le pire, c'est que la personne récidive… Qui, pourquoi ? Qu'a avoir Benjamin dans cette histoire ? Que peut-il faire ? Aura-t-il le cran ?
Une petite fille, Stella, loge dans une magnifique maison… Elle ne peut pas se lever, mais garde l'espoir, la joie de vivre et de découvrir de nouvelles choses… Stella, de par son courage arrivera-t-elle à allumer les feux de l'espoir à Benjamin ?
Ce livre est une beauté toute mignonne et ravissante. Elle est également bouleversante de par les différents thèmes abordés dans ce livre ! En effet, Mélinda nous fait toucher du doigt les évènements qui se déroulent en Afghanistan, les religions, l'islamisation et les handicaps dont peuvent être touchés certains enfants. Elle nous entraine dans un roman qui tient vraiment bien la route avec les sentiments et les émotions qu'elle y met !
On est embarqué dans la tourmente de notre Benjamin, tiraillé entre sa vie personnelle qui a voulu qu'il aime découvrir le monde et ses merveilles, qui a voulu qu'il se détache de sa maman de coeur, qu'il trouve ses racines non pas sur un territoire précis mais bel et bien à travers le monde.
Benjamin partagé entre sa passion mais également la sécurité. A travers ses voyages, il a appris, il a compris…
Lorsque l'on veut expliquer, montrer l'envers du décor, les choses ne sont jamais simples ! Les gens en face ne veulent pas voir et minimise. C'est le plus dur dans un combat. C'est le plus difficile quand un lanceur d'alerte pour une cause grave et à prendre au sérieux, n'est pas entendu et compris à sa juste valeur. Serait-ce l'argent ou le gain de pouvoir qui pousse l'être humain à avancer coûte que coûte ?
Et la sécurité dans tout ça ? Mais comme le dit l'adage « C'est quand on a le nez dedans que l'on se rend compte ». Doit-on vraiment en arriver là ?
Ce livre est plein d'espoir, de par l'amour de l'Homme, de par l'amour de la vie, de par la croyance en l'être humain.
La plume de Mélinda est fluide et entraînante. Elle distille des morceaux de vie et d'amour, derrière des causes complexes et sérieuses. Elle met du léger dans le lourd et du fonctionnel dans l'irrationnel.
Le personnage de Benjamin est un personnage volubile, mais c'est aussi une bête blessée. Par la vie, par lui-même et par les autres. D'autres personnages sont au coeur de cette histoire et on s'y attache vraiment. Cette histoire qui nous semble loin est en réalité tellement proche… de par ses mots, ses évènements, ses sensations…
Mon Cher Lecteur, Ma Chère Lectrice, je vous recommande « Ciao Bella la vie l'emportera » de Mélinda Schilge. Ce livre vous transportera dans la course à la technologie, mais également dans les questionnements de nos semblables sur ce qui peut advenir et comment sécuriser tout ça. Notre évolution est inévitable et peut apporter beaucoup. Mais il faut penser à le faire bien. Sans jamais omettre l'amour de la vie. C'est un chouette message que nous transmet Mélinda avec son style fluide et entraînant.

Lien : https://linstantdeslecteurs...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
Citations et extraits (5) Ajouter une citation
LeonieeLeoniee   19 juillet 2019
Quand ils s'échappèrent et que Benjamin donna une impulsion au lit en s'arc-boutant, Stella cria, les bras ouverts :
— Waouh !
Les paillettes de la robe brillèrent sous la lumière d'un lampadaire. Ils longèrent l'église, s'engouffrèrent dans une petite route, au hasard, la lune devant eux. Au fond, le feu passa au rouge. Benjamin ralentit, mais passa outre, et tourna à droite. Comme ils se trouvaient sur la chaussée, une voiture, surprise, klaxonna. Plus loin, il immobilisa le lit, juste devant un chat qui miaula d'effroi. Benjamin et Stella furent alors pris d'un fou rire communicatif, ce qui déclencha des protestations :
— C'n'est pas bientôt fini tout ce barouf ? s'indigna une voix masculine avec colère.
Ils s'éloignèrent en pouffant.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          90
LeonieeLeoniee   21 juin 2019
Il dépassa la limite, celle qu’il n’avait plus franchie depuis ses expatriations : l’enclos de la ferme.
De plus en plus vite, le soleil dans les yeux.
Le bleu pur du ciel,
L’odeur du thym.
Il se sentit un peu mieux. Comme en Italie, la chaleur était intense. L’âpreté de cette terre avait quelque chose de familier bien qu’il n’y fût plus monté depuis des années : lors de ses visites biannuelles de Pâques et de Noël, il restait en bas.
Pas le temps. Ou juste de quoi acquitter avec ardeur une obligation filiale.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
cecillececille   15 juin 2019
Je ne comprends pas. Il est prévu que les dronavenues respectent la loi qui interdit d'aborder une centrale nucléaire ou un aéroport. Par contre, le fait qu'un drone puisse frôler un lieu public, une école par exemple, ça, ça n'émeut personne ! Ecoutez-moi bien : les drones ne doivent pas approcher les lieux de vie, vous m'entendez ?!
Commenter  J’apprécie          30
alexandrapapiersmachesalexandrapapiersmaches   29 mai 2019
Pourquoi tu n’y retournes pas ? questionna innocemment Stella.
Benjamin ne répondit pas.

A cet endroit s’arrêtait ses rêves. (…)

Et lui, l’ingénieur, il avait gardé le silence.

La peur.

La honte.
Commenter  J’apprécie          20
cecillececille   15 juin 2019
On ne plaisante pas avec des jouets qui deviennent des armes.
Commenter  J’apprécie          40
autres livres classés : DronesVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox

Autres livres de Mélinda Schilge (1) Voir plus




Quiz Voir plus

Quiz autour de "l'affaire Jennifer Jones" d'Anne Cassidy

Quel est le titre en anglais du livre "l'affaire Jennifer Jones"

Where is Jenny ?
Looking for J.J
Jennifer Jones's case

10 questions
80 lecteurs ont répondu
Thème : L'Affaire Jennifer Jones de Anne CassidyCréer un quiz sur ce livre