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ISBN : B07B9Y5RW3
Éditeur : (06/03/2018)

Note moyenne : 4/5 (sur 4 notes)
Résumé :
Suite à des échanges avec son public, Le comptable est devenu : Résurgence d'un coeur oublié, faisant ressortir l'aspect humain de ce personnage taciturne confronté à l'univers froid d'une multinationale et happé par une escroquerie dont il est la victime collatérale.
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
talou61
  08 juillet 2019
Piège dans l'enfer des multinationales.
Un livre original, écrit par une professionnelle du domaine de l'entreprise.
Le héros, Serge, un comptable taciturne est limogé après la découverte de sur et de fausses facturations : aidé par une jeune styliste, Léonie, il essaiera de découvrir le vrai coupable de ces malversations...
Une intrigue originale, dans le milieu des affaires, servie par un très beau style.
Un rappel des personnages aurait été le bienvenu au début de l'ouvrage...
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montmartin
  20 octobre 2018
Serge a grandi aux portes de Paris, avec une mère omniprésente, qui n'aime pas l'Euro, les noirs et tous ceux qui viennent manger le pain des Français. Il devient comptable chez Bella une entreprise qui produit des soutiens-gorge ce lui procure une échappatoire à la haine qu'il nourrit à l'encontre de ses parents. Il habite une banlieue de bitume et de béton. Sa passion ce sont les insectes. Serge est un employé modèle, stable, prévisible, discret et efficace. Il vit par et pour son travail.
Aujourd'hui, son cousin Jean-Pierre vient lui présenter un logiciel de reporting qui doit lui faire gagner du temps et donc de l'argent, mais aujourd'hui aussi, comme chaque premier jour du mois Serge doit engager la clôture comptable. Mais rien ne se passe comme prévu, les données enregistrées ne correspondent pas aux chiffres qu'il a tapés, tout se mélange et puis il y a ces factures étranges reçues depuis quelques mois. C'est ainsi que va commencer une incroyable machination dans laquelle Serge va se perdre.
Melinda Schilge nous décrit avec précision cette escroquerie de grande envergure dont le pauvre Serge est la victime, nous assistons à ce coup bas, il n'a rien pour prouver sa bonne foi, ce qui va provoquer sa mise à pied, puis à son exclusion, accusé par les actionnaires américains d'avoir piqué dans la caisse. Et son cousin qui ne répond plus à ses appels. L'intrigue est bien menée, les personnages bien campés et l'on sent bien que l'auteur s'est bien documentée sur le monde de l'entreprise. J'ai vraiment passé un bon moment de lecture.
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Valmyvoyou_lit
  09 juin 2018
Dès le début, je suis entrée dans l'univers de cette histoire. le style de l'auteure a fait que je me sentais bien, j'ai eu la sensation d'être prise par la main. L'écriture est vivante et très réaliste.

En effet, le monde de l'entreprise est très bien représenté. Dès le départ, j'ai eu la sensation de vivre une journée-type du travail de Serge, de comprendre sa fonction de comptable, les difficultés et les enjeux.

Bien que différents thèmes soient présents dans ce court roman, pour moi, c'est surtout une histoire d'humains. C'est l'histoire de la chute d'un homme. Un événement va gripper sa routine et avoir des conséquences désastreuses pour sa société. Contrairement à Serge, nous savons très vite l'origine du drame.

L'auteure montre le cheminement de ce comptable dans sa recherche de vérité. Elle montre comment un acte qui paraît anodin peut conduire à l'effondrement d'une entreprise. Elle dépeint aussi l'attentisme d'une multinationale qui ne réagit que lorsque la catastrophe est là...

La suite sur mon blog

http://www.valmyvoyoulit.com/archives/2018/06/09/36474211.html
Lien : http://www.valmyvoyoulit.com..
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croquelivres2A
  03 septembre 2018
Voici le premier roman de Mélinda SCHILGE, auto-éditrice indépendante, tiré de son propre parcours professionnel. Depuis Mélinda ne cesse d'écrire et prépare d'autres surprises comme son futur roman Ciao Bella dont vous pouvez découvrir des extraits via son blog.
Résurgence d'un Coeur oublié est disponible en deux formats de lecture, un format numérique et un format broché à des prix très abordables (2.99e – 7.99e).
Mais passons aux choses sérieuses, ce roman est l'histoire de Serge comptable au sein de la société Bella. Serge croit avoir trouvé sa place chez Bella. Il sait se rendre indispensable, invisible aussi : il utilise la comptabilité comme une carapace pour contenir ses émotions. Mais il réalise qu'il n'est pas grand-chose quand un désordre informatique balaie ses efforts en un jour. Déchu, il peut encore compter sur le soutien d'une collègue styliste, Léonie… Bien que fourvoyé dans des couloirs ternes et aspiré par sa fonction, ce personnage taciturne découvre peu à peu que son coeur bat encore, les sentiments prennent le pas sur les chiffres. Pion d'une multinationale cloisonnée dans ses profits, parviendra-t-il à se défendre des accusations injustes dont il est victime ?
Pour commencer le titre et l'illustration reflètent parfaitement le coeur du livre et la souffrance dans laquelle Serge évolue ainsi que de sa solitude fasse à son destin.
L'écriture est fluide et les mots bien choisis ressortent à merveille les sentiments et sensations présents dans ce livre.
Ce roman, pour moi, dépeint deux thèmes principaux: premièrement les relations familiales et l'impact que cela a sur notre vie d'adulte et deuxièmement les relations professionnelles qui sommes toutes sont intiment liées avec la façon dont nous avons été élevés.
On constate en lisant le livre, que les rapports entretenus avec nos parents surtout lorsqu'ils sont exécrables influent invariablement sur notre manière d'évoluer dans le monde professionnel. Si certains s'en servent comme une force, d'autres, en l'occurrence Serge, se créent une carapace les protégeant d'un tissu relationnel. Serge le découvrira à ses dépends.
Par ailleurs, on remarque que le comportement professionnel de Serge n'émeut aucunement ses collègues ni sa hiérarchie absente. Ce qui amène à dire qu'il y a encore beaucoup à faire dans le monde du travail pour rendre humain et accueillant le lieu ou l'on passe une bonne partie de sa vie.
Néanmoins, certaines personnes arrivent à évoluer au contact de personnes bienveillantes.
La société dans laquelle nous évoluons met encore trop souvent les gens dans des cases, brimant et réprimant les personnalités au profit d'une « normalité » confortable.
J'ai littéralement dévoré ce livre car l'histoire m'a transporté et j'avais envie de connaître l'issue de l'avenir de Serge. Je me suis prise d'affection pour lui et était émue.
Je recommande chaudement ce livre et ai hâte de lire les prochains romans de Mélinda SCHILGE qui sauront, j'en suis sûre, nous transporter vers d'autres univers.
Lien : https://aliaspapin.wordpress..
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Marie-Nel
  13 mai 2018
C'est une lecture découverte puisque je ne connaissais pas encore Mélinda Schilge. J'ai apprécié son style, précis, concis. le roman est bien construit, l'histoire se lit facilement, on est pris dedans dès le début. Il est présenté comme un roman policier, je n'irais pas jusque là puisqu'on sait très vite le coupable, par contre, il est intéressant de voir comment le héros va faire pour le démasquer et le révéler aux yeux de tous.
Le héros, c'est Serge, il est comptable dans une grande entreprise, c'est un homme droit et intègre qui ne fait jamais parler de lui. Jusqu'au jour où il se rend compte que les chiffres donnés à la maison mère ne sont pas les bons, c'est lui qui va être tenu comme responsable alors qu'il n'a rien fait. Il va devoir quitter la société, et essaiera de trouver qui est derrière cette machination, le pourquoi et le comment. La perte de son emploi est pour lui une perte de repères, il doit réaménager toute sa vie qui était chronométrée au millimètre près. Il est secondé par une jeune styliste, Léonie, qui va tout faire pour faire éclater la vérité. L'identité du coupable sera une surprise pour Serge, il ne s'attendait pas du tout à cette personne.
L'intrigue est bien menée, l'auteure est d'une précision dans les détails comptables tout en étant très bien expliqués. J'avais peur de m'embarquer dans quelque chose que je ne comprendrais pas (moi et les chiffres, on n'est pas amis), je suis étonnée d'avoir découvert l'inverse, j'ai pu analyser avec Serge la situation, le suivre, et comprendre les erreurs.
L'accent est mis aussi sur les relations humaines, que j'ai trouvées encore plus importantes que l'aspect financier de l'histoire. Je pense que c'est aussi pour cela que le roman n'est pas rébarbatif à lire, on se prend au jeu des amitiés et des trahisons. D'ailleurs la couverture illustre bien puisqu'il est montré un homme où le coeur dénote dans tout ce bleu, les émotions l'emportent sur les chiffres...
Ce roman fut une bonne lecture, j'appréhendais un peu au début, à cause du titre et du résumé, mais j'ai été agréablement surprise par la façon dont Mélinda Schilge aborde le sujet, avec beaucoup de justesse et de sentiments.
Un roman court à découvrir.
Lien : http://marienel-lit.over-blo..
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
LeonieeLeoniee   11 septembre 2018
Puis il se prépara à signer leur arrêt de mort, car c’était bien de cela qu’il s’agissait : il allait indiquer dans des cases bien propres que Bella était en train de péricliter. [ ] Il songea à Martha, l'Américaine à qui il annonçait, chaque mois, toujours avec les mêmes mots, que les chiffres étaient clôturés. Il ouvrit un traducteur automatique, tenta de formuler des phrases. En vain : il ne saurait jamais parler une autre langue que le français. De toute façon, cette femme n'avait rien d'humain pour lui, en somme, elle n'était qu'une boîte aux lettres. Comment lui faire comprendre, qu'eux, les sbires de la maison mère, ils étaient en train de se noyer sous le flot impitoyable de leurs factures extravagantes et qu'il fallait qu'ils cessent, parce qu'ici, des personnes en chair et en os risquaient de perdre leur travail ? Il capitula.
Dehors, le tonnerre tonnait si fort qu’on eût dit qu’il annonçait un déluge.
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LeonieeLeoniee   13 novembre 2018
En quittant sa machine, la joueuse lui fit signe de prendre sa place et lui adressa un clin d’œil en déplaçant ses masses vers l’escalier salvateur ; il fit un pas dans le mauvais sens.
Une partie n’aurait aucune conséquence, personne ne le saurait, juste une malheureuse petite partie...
Quand il déclencha le deuxième jeu, il ne réfléchissait déjà plus. La main sur la manette, les pièces et les billets à l’intérieur de la poche, il était prêt. Les minutes s’enchaînaient mais le temps s'était arrêté.
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LeonieeLeoniee   12 juin 2018
Il demeurait là, assis sur le plancher gris et poussiéreux, avec pour seuls amis les livres des auteurs de H à M. Il lui arrivait de manquer la première heure de cours de l’après-midi ; le jour où il découvrit Moby Dick, il y resta un après-midi entier.
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montmartinmontmartin   19 octobre 2018
L'entrée de Serge dans le chômage avait été désarçonnante : plus d'habitudes pour cadencer ses journées. Il en avait crée d'autres : revue chaque matin des sites de recherches d'emploi, envoi de candidatures spontanées tous les lundis, autoformation le mercredi.
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croquelivres2Acroquelivres2A   03 septembre 2018
Serge avait grandi aux portes de Paris, entre la rue et la violence d’un foyer, où sa mère, omniprésente, avait confondu éducation et exploitation. Quand elle cessait de crier, ce n’était que pour déblatérer des insanités contre l’école ou toute autre instance qui aurait pu se substituer à elle pour donner une éducation à ses enfants. Elle abhorrait l’euro, les noirs et tous ceux qui venaient manger le pain des Français ; elle aimait en revanche Johnny Halliday, dont la diffusion était le seul répit autorisé à la télévision, allumée le reste de la journée, quand ce n’était pas la nuit. Le père, électricien et peu présent, semblait à peine remarquer la présence de sa progéniture. Jamais il ne prit leur défense, même lorsque la matrone les chargeait des tâches ménagères dont elle n’avait pas le courage de s’acquitter.
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