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Citations sur Coupables (10)

Ziliz
Ziliz   18 novembre 2012
L'internat était un monde particulier, plus resserré, plus intense et sans compromis. Il y avait les sportifs, les intellectuels, les fanfarons et les champions. Et il y avait ceux auxquels on ne prêtait pas attention, ceux qui passaient inaperçus. Personne ne décidait par lui-même à quelle catégorie il appartenait, les autres jugeaient et, dans la majorité des cas, le jugement était sans appel. Les filles auraient pu le contrebalancer mais elles n'étaient pas de la partie, leur vote faisait défaut. (p. 38)
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Griffe
Griffe   28 décembre 2012
"Coupables", le titre du second recueil, pourrait presque s'écrire à la forme interrogative. Les quinze histoires de crimes qui s'y suivent sont vues de l'intérieur, au plus près des protagonistes et de leurs mobiles : les responsabilités se déplacent, se chevauchent, se brouillent. Un juge feint de croire qu'une femme battue a pu seule tuer le mari qui menaçait de violer leur fille. Un homme laisse pour mort un ancien partenaire de son épouse avec qui il pratiquait l'échangisme. Une gamine brise la vie d'un homme en l'accusant sans raison d'attouchements : "Un caprice de fillette, rien de plus." Pas de pathos, pas d'effets de manches : la langue est sobre jusqu'à la froideur sans, pourtant, que les récits perdent en humanité. Témoin les premières lignes de "Fête communale", la nouvelle qui ouvre le livre : "C'était des hommes ordinaires, exerçant des métiers ordinaires : représentant en assurances, concessionnaire automobile ou ouvrier - rien à leur reprocher." Des hommes "normaux", dit von Schirach, qui violent un jour une jeune fille avant d'être acquittés faute de preuves. Leurs deux jeunes avocats sortent sonnés de leur victoire : "Nous savions que, plus jamais ! les choses ne seraient simples." "A.D.N." est la deuxième nouvelle du recueil.
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Ziliz
Ziliz   19 novembre 2012
[Cet homme] était fou. Dès notre premier entretien, il me confia qu'il était poursuivi par les services secrets. La CIA et le BND. Qu'il était au courant d'un secret après lequel ils couraient. Rien que ça. (...) [Il] voulait que je porte plainte contre le BND. Et bien sûr contre la CIA. Et contre l'ancien président américain Reagan, de qui tout découlait. Lorsque je lui annonçai que Reagan était mort, il rétorqua : "C'est ce que vous croyez. En réalité, il vit dans le grenier d'Helmut Kohl". (p. 185 et 187)
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deuxquatredeux
deuxquatredeux   28 juin 2014
Larissa s'y était accoutumée, ainsi qu'aux coups, de cette manière qu'ont les enfants de s'habituer à tout.
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Mia
Mia   22 octobre 2012
Nous savions que nous avions perdu notre innocence et que, au fond, cela importait peu. Une fois dans le train, nous avons continué à nous taire, dans nos costumes neufs, à côté de nos porte-documents à peine utilisés. Sur le trajet du retour, nous songions à la jeune fille et à ces hommes respectables - nous n'échangeâmes pas un seul regard.
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Ziliz
Ziliz   18 novembre 2012
Nina avait dix-sept ans. Elle était assise face à la station de métro "Jardin zoologique" - à ses pieds, un gobelet en carton rempli de quelques pièces. Il faisait froid, la neige ne fondait pas. (...) Son nouveau compagnon, Thomas, vivait aussi à la station. Il avait vingt-quatre ans et prenait soin d'elle. Ils buvaient beaucoup, des trucs forts, qui réchauffaient et permettaient de tout oublier. (p. 25)
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Nikoz
Nikoz   25 mars 2019
Le rapport du médecin légiste faisait 18 pages
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Coya
Coya   02 mai 2013
Ça dura une éternité. Plus tard, un voisin dirait avoir entendu les coups entre les cris, des coups sourds sur de la matière flasque, comme chez le charcutier. Lorsque la police parvint enfin à dégager Hassan du buste de sa victime, sa bouche n'était plus qu'un tas de chair sanguinolent: avec le marteau, Hassan lui avait cassé onze dents.
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Ziliz
Ziliz   19 novembre 2012
Les dénis de grossesse ont toujours existé. Chaque année, en Allemagne, mille cinq cents femmes réalisent trop tard qu'elles sont enceintes. Et chaque années trois cents femmes ne le réalisent qu'à l'accouchement. Elles mésinterprètent tous les signes : l'absence de menstruation est due au stress, le ventre se gonfle en raison d'un excès de nourriture, la poitrine grossit à cause d'un dérèglement hormonal. Les femmes concernées sont soit très jeunes, soit au-delà de la quarantaine. Beaucoup d'entre elles ont déjà eu des enfants. L'être humain peut refouler bien des choses, personne ne sait comment cela fonctionne. Parfois, persuadées de n'être pas enceintes, elles en convainquent leur entourage : même les médecins sont bernés et hésitent à effectuer des examens plus approfondis. (p. 147)
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Chagenore
Chagenore   14 octobre 2012
Soyez républicains, parce que sous la république vous n'auriez plus d’impôts à payer et que les riches seuls les paieraient ; parce que vous éliriez vos députés et vos fonctionnaires ; parce que vous auriez un gouvernement à bon marché; parce que vous seriez instruits gratuitement ; ...parce que les fortunes devenant peu à peu moins inégales; vous finiriez par acquérir de l'aisance et du bien-être.
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