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ISBN : 2226432825
Éditeur : Albin Michel (02/01/2019)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.6/5 (sur 15 notes)
Résumé :
Félix, 12 ans, est désespéré. Sa mère, la merveilleuse Fatou, qui tient à Belleville un petit bistrot chaleureux et coloré, est tombée dans une dépression sans remède. Elle qui incarnait le bonheur n'est plus qu'une ombre. Où est passée son âme vagabonde ? Se cache-t-elle en Afrique, près de son village natal ? Pour la sauver, Félix entreprend un voyage qui le conduira aux sources invisibles du monde.Dans l'esprit de Oscar et la dame rose et de Monsieur Ibrahim et l... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
nath45
  14 janvier 2019
Sous forme d'un conte, l'auteur nous permet une incursion dans l'animiste Au travers de Félix, 12 ans, enfant aimé par sa mère Fatou qui tient un café à Belleville. Une vie heureuse mais tout bascule quand Fatou tombe dans une dépression.
Une petite histoire qui se laisse déguster de part son écriture poétique, pleine d'amour et qui nous offre une petite pause littéraire à la rencontre d'une pensée spirituelle.
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VivianeB
  14 janvier 2019
J'ai été charmée par ce tout petit livre. On n'est pas dans le feel good mais plutôt dans une philosophie de la vie où chacun mène son chemin seul ou avec les autres. Les personnages de Félix et de sa mère sont très attachants par l'amour qui les réunit et le besoin qu'ils ont l'un de l'autre pour être heureux.
Commenter  J’apprécie          120
belaval
  14 janvier 2019
Un livre qui me réconcilie avec l'auteur dont je n'avais pas aimé l'Homme qui voyait à travers des visages; c'est heureux car je le rencontre mercredi...Félix, 12 ans est très angoissé par l'état de sa mère: une amibe comme dirait A.Dieudonné.
Elle a sombré dans une profonde dépression, fait tout mécaniquement.Elle se sent coupable de la mort d'un voisin dont elle a refusé le cadeau. Elle ferme son café astucieusement appelé "Au boulot" et s'enferme. le garçon, impuissant fait venir son oncle d'Afrique. Celui-ci essaie en vain l'aide de marabouts, persuadé qu'on lui a jeté un sort.Un moment sortie de sa torpeur elle empoisonne à l'eau de javel (dans leurs cafés) les entrepreneurs venus pour acheter son bistro...il faut négocier pour qu'aucune plainte ne soit déposée...mais l'argent a disparu avec l'oncle!
Le père que Félix ne connaissait pas jusqu'alors apparaît , il s'appelle le Saint Esprit; c'est lui qui pense que Fatou s'est coupée de ses racines et il décide de les emmener en Afrique où ils vont trouver le Féticheur et son chien. L'animisme prend toute la place, Fatou revit une période douloureuse de son enfance...tout s'explique.
Les personnages secondaires tiennent bien leur place et ajoutent de l'humour au texte.
La dernière page replace ce livre dans le cycle de l'Invisible, il faut la lire absolument. Milarepa: bouddhisme tibétain, Monsieur Ibrahim...l'islam, soufiste; Oscar, le christianisme; 'enfant de Noé: le judaïsme
etc. Avec Félix, c'est l'animisme.
E.E.Schmitt"porte un regard humaniste sur les spiritualités, les considérant d'abord comme des trésors de sagesse et de poésie qui aident à vivre"
Je pense qu'il s'agit d'une construction a posteriori , je ne crois pas que EE ait pensé tout cela dès le début...mais j'apprécie.
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vratajczak257
  16 janvier 2019
Eric Emmanuel Schmitt revient avec un conte récit très sympathique plein d'humanité. Cette fois ci, il nous fait réfléchir sur les origines de l'être humain et ses racines. Félix est un petit garçon d'une douzaine d'années qui vit avec sa mère, laquelle tient un café au coeur de Paris... Toute une galerie de personnages originaux et attendrissants entourent Félix et Fatou au sein de ce café. Or, pour une raison des plus étrange et inconnue, la maman de Félix tombe malade, complètement absente d'elle même et de sa joie de vivre ... Son âme s'est envolée ...Peut être la réponse se trouve t-elle au coeur de ses racines ...
Ce récit fait partie d'une série de contes philosophiques, indépendants les uns des autres, intitulés le cycle de l'invisible.
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Pachy
  10 janvier 2019
Tout d'abord, il nous faut planter le décor : Belleville. Quartier très modeste, des magasins de quartier qui garde le droit de porter ce nom.
Quelques familles connues des lecteurs cohabitent : Rosa et Momo (E.Ajar) ; Les Malaussène (D. Pennac) ; Félix et Fatou (EE Schmitt) ;
Autour d'eux, des personnages aussi hauts en couleur que peut l'être Mme Simone.
Voilà comment j'ai immédiatement ressenti l'univers et l'ambiance de ce nouveau roman d'E.E. Schmitt.
Il démarre donc au coeur de Paris, se déporte en Afrique. On sent l'odeur de l'Afrique planer dans les rues de la capitale avec les faux voyants extra lucides marabouts dont les consultations sont plus chères qu'un billet d'avion pour Dakar et les traditions africaines de cette capitale sénégalaise. Là-bas on ne laisse pas un être humain dans la misère physique ou morale.
Voilà toute la portée de ce livre ; la vie, les traditions, l'amour.
Inutile de savoir si nous tenons un livre roman meilleur que les précédents ou moins bon. Il faut le ranger, à mon sens, pas loin de Pennac et Ajar.
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critiques presse (1)
LaLibreBelgique   10 janvier 2019
Eric-Emmanuel Schmitt poursuit son cycle de l’invisible en mettant en lumière les bienfaits de l’animisme.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Citations et extraits (33) Voir plus Ajouter une citation
AgathethebookAgathethebook   17 janvier 2019
Paris est mangé par le néant. Les arbres ont pris la couleur du bitume, le bitume a pris la couleur des pierres, les pierres ont pris la couleur de l’ennui. La terre a été trop décrottée, trop remuée, trop aseptisée, trop javellisée, elle est devenue stérile, elle étouffe sous les pavés et l’asphalte. Dans les fentes des trottoirs, il n’y a plus d’espace pour que l’humus respire, pas un joint de mousse, seulement de la crasse. Le vent ne circule plus, il a été arrêté par les murs ; au Sénégal, il enfle, il siffle, il râle ; ici, on l’a fichu en prison. Comment subsister dans cette atmosphère policée, privée de canicule, d’oiseaux sauvages, de félins assoiffés, d’insectes opiniâtres, de frayeur devant les esprits de la nuit? Sans vénération et terreur du soleil? Sans attente de la pluie? Sans craindre le village contigu ? Où est le guépard? Où est la fournaise? Où se tapissent les démons? Où surgissent les génies ?
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DanieljeanDanieljean   14 janvier 2019
J’avais crié. Je ne supportais pas que mon oncle dédaignât ce qui me gonflait d’orgueil, Paris, la pieuvre dont j’étais tentacule, Paris, la capitale de la France, Paris avec ses avenues, son périphérique, son dioxyde de carbone, ses embouteillages, ses manifestations, ses policiers, ses grèves, son palais de l’Élysée, ses écoles, ses lycées, ses automobilistes qui aboient, ses chiens qui n’aboient plus, ses vélos sournois, ses rues hautes, ses toits cendrés où se dissimulent les pigeons gris, ses pavés luisants, son goudron las, ses magasins cliquetants, ses épiceries nocturnes, ses bouches de métro, ses furieuses odeurs d’égouts, son atmosphère mercure après la pluie, ses crépuscules roses de pollution, ses réverbères mandarine, ses fêtards, ses gloutons, ses clodos, ses ivrognes. Quant à la tour Eiffel, notre géante paisible, la nounou d’acier qui veillait sur nous, quiconque ne la révérait pas encourait un blâme selon moi.
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DanieljeanDanieljean   14 janvier 2019
À Belleville, chacun savait qu’elle m’avait conçu avec le Saint-Esprit puisqu’elle le serinait aux voisins, à la clientèle, aux institutrices, aux parents d’élèves, à mes camarades.
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DanieljeanDanieljean   14 janvier 2019
Sans mon autorisation, des larmes s’infiltrèrent dans mes yeux, ce qui m’exaspéra. Assez ! Plus de faiblesse ! Ça me pesait déjà d’être un gamin de douze ans, pas besoin d’empirer la situation en virant au merdeux qui chouine… La rage retint mes pleurs et me permit de lâcher :

– J’adore Maman.
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DanieljeanDanieljean   14 janvier 2019
Elle m’avait baptisé Félix, persuadée que mon prénom – felix signifie heureux en latin – me forgerait un destin enchanté.
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Vidéo de Eric-Emmanuel Schmitt
« Félix ou la source de l’invisible » d'Éric Emmanuel Schmitt
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