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ISBN : 2253123579
Éditeur : Le Livre de Poche (30/01/2008)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.8/5 (sur 1310 notes)
Résumé :
Un enfant de sept ans est arraché à ses parents pour pouvoir survivre.

1942. Les rafles commencent. Joseph, parce qu’il est juif, se trouve confié à des inconnus qui l’obligent à travestir la vérité. Virtuose du mensonge comme tous les enfants cachés, il apprend à taire son nom, son histoire, ses sentiments.

Dissimulé dans un pensionnat catholique, il va grandir auprès d’un prêtre, le père Pons, un homme simple qui est cependant habité ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (153) Voir plus Ajouter une critique
Epictete
  11 novembre 2016
Voici un roman que j'avais lu il y a quelques années et que je viens de retrouver sur une étagère. Comme le texte semblait clair et fluide, j'ai eu envie de le relire, et je ne le regrette pas.
On démarre en trombes avec un premier chapitre choc : des enfants défilent devant une foule anonyme dans l'espoir d'être reconnu par leurs parents, voire d'être adoptés. le côté animal de la chose ne manque pas d'interpeller. Et pourtant dans le contexte de l'époque, cela partait d'un bon sentiment.
Nous entrons donc dans l'histoire de Joseph, un enfant juif de 7ans, caché pendant la seconde guerre mondiale.
Plus généralement, c'est l'histoire de tous ces enfants cachés, mais aussi et surtout, de tous ces Justes qui ont risqué leur vie par conviction humanitaire.
Ce petit livre raconte une histoire simple mais riche. Bien sûr, sur le même thème, on aurait pu en faire 600 pages ou plus.
Le génie d'Éric-Emmanuel Schmitt consiste à nous raconter une histoire et à nous poser plein de jalons pour nourrir notre réflexion.
Le Père Pons, qui a organisé ces sauvetages, est un homme juste, plein de respects et de philosophie au sujet des religions et des peuples persécutés qui disparaissent.
Un roman déjà historique et cependant tellement actuel !
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YvesParis
  27 juin 2012
Eric-Emmanuel Schmitt a écrit de très belles pièces de théâtre.
Puis la célébrité lui est venue hélas, en écrivant de mauvais romans.
Pourtant ses débuts étaient prometteurs : "L'Évangile selon Pilate" et "La Part de l'Autre" étaient de puissantes constructions romanesques basées sur des idées audacieuses : relater la Passion du Christ par les yeux de Pilate, imaginer un monde où Hitler n'aurait pas échoué à l'examen d'entrée à l'École des beaux-Arts de Vienne en 1908.
Las ! EES a voulu augmenter le nombre de ses ventes en réduisant la taille de ses livres. Désormais, comme Amélie Nothomb (et chez le même éditeur), ses livres sont publiés en gros caractères et dépassent péniblement les 100 pages.
Pour élargir son lectorat, il a choisi des sujets susceptibles de recueillir son assentiment larmoyant.
Puisque la mort d'un enfant vous révulse, vous avez adoré "Oscar et la dame en rose". Puisque l'intolérance religieuse vous révolte, vous avez plébiscité "Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran". Puisque la Shoah constitue à vos yeux le pire crime du XXème siècle, vous n'avez pas pu ne pas aimer "L'enfant de Noé".
En 120 pages, tout y passe : la rafle, la fuite à vélo, la pharmacienne si laide mais au fond si bonne, le bon père Pons (il fallait oser), Juste parmi les Justes, le gentil Allemand qui ferme les yeux, le méchant Allemand qui se laisse berner, l'épuration et son lot de liquidations sommaires (car EES ne sombre pas dans le manichéisme !), les parents retrouvés, aujourd'hui enfin le conflit israélo-palestinien (car ce roman historique doit avoir une résonance contemporaine !)
On sort de cette (courte) lecture écrasé devant l'avalanche de bons sentiments qu'elle suscite - et vaguement honteux d'en écrire ici tout le mal qu'on en pense !
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sabine59
  30 décembre 2016
Après avoir,dans son "Cycle de l'Invisible",abordé le bouddhisme dans "Milarepa"puis l'islam dans"Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran", l'auteur, à travers l'histoire de Joseph, évoque le Judaïsme confronté à l'horreur de la seconde guerre mondiale.
Mais ce n'est pas un énième livre sur cette période. Je l'ai trouvé original et prenant.J'ai d'abord beaucoup aimé que le regard soit celui d'un enfant qui au début de l'histoire a sept ans, dix ans à la fin.Sa vision des choses est un mélange de naïveté désarmante et de lucidité confondante.Autre force de ce livre pourtant court, c'est le personnage du père Pons , si bon et tolérant. Il représente tous ces Justes, reconnus assez tard,ceux qui par leur courage et leur amour des autres, ont sauvé leurs semblables, au péril de leurs vies.Ils n'effaceront peut être pas les agissements honteux de certains mais Il est important de les mettre à l'honneur, je trouve.
D'autre part, j'estime très intelligent et intéressant de la part de l'auteur de n'avoir pas, c'était tentant mais stérile selon moi, confronté la religion catholique avec la religion juive, mais plutôt, durant les échanges du Père Pons et de Joseph, d'avoir établi des passerelles, d'avoir mis en avant des ressemblances au lieu de pointer des différences.
Ce roman m'a fort émue, il m'a aussi fait sourire car les réflexions de Joseph, souvent à son insu, ne manquent pas d'humour.Ni de vérité !
L'enfant de Noé, c'est l'enfant de toutes les religions,le coeur universel qui peut parler à tout le monde, quelle que soit la religion. C'est un hymne à la vie, à l'amour, à la tolérance. Un beau message en cette fin d'année. ...Si seulement il pouvait être entendu...
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prune42
  25 août 2015
Sous l'Occupation, Joseph, un jeune garçon juif de 7 ans, est séparé de ses parents à cause des rafles. Accueilli chez la comtesse Sully, il est ensuite hébergé par le père Pons avec d'autres enfants à la Villa Jaune. Il devient ami avec Rudy, un garçon intrépide. Joseph découvre le secret du père Pons. Celui-ci s'initie à la religion juive pour sauver les vestiges si les Nazis l'anéantissent. Ils échappent de peu plusieurs fois aux Allemands. A la fin de la guerre, Joseph et Rudy retrouveront-ils leurs parents ? En tout cas, Joseph n'oubliera jamais le père Pons.
"Celui qui sauve une vie sauve l'humanité tout entière" dit le proverbe. C'est bien l'essencede ce court roman qui peut être lu facilement par petits ou grands. L'histoire est belle et nous rappelle ces Justes qui n'ont pas hésité à mettre leur vie en danger pour sauver celles d'innocents. le jeune héros est émouvant et plein d'humour et le père Pons un modèle de respect et d'amour pour son prochain. C'est une belle lecture sur une des pages les plus sombres de notre histoire.
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olivberne
  03 décembre 2012
C'est un roman historique et une fiction autobiographique que j'ai peut-être encore plus appréciée que Oscar et la dame rose. Il m'a ému aux larmes, même après la première lecture, alors que l'histoire est simple, les sentiments un peu faciles mais je me suis attaché à cet enfant mignon et débrouillard qui survit à la shoah en découvrant le monde. En face de lui, il y a le père Pons, celui qui décide de créer une collection pour sauver les objets de la religion juive, avant leur disparition totale. Il ne sauve pas que des enfants, et c'est ce qui fait la qualité philosophique de ce roman, comparable à d'autres où le thème des justes est souvent traîté.
C'est un roman qui s'inscrit dans le Cycle de l'invisible, qui permet à Schmitt de réfléchir aux religions et à leur rôles sur nos vies. Ici, pas de jugements, mais la nécessité de savoir d'où on vient et où on va. La religion est traîtée avec logique et vérité: ce n'est pas à Dieu de sauver les hommes, ils sont libres.
L'histoire est inspirée de faits réels et Schmitt joue entre les sentiments d'un enfant de dix ans, ses paroles d'adulte, pretextes à réflexion et l'histoire arrangée pour captiver. Ca me donne bien envie d'aller lire les autres.
Je vais bientôt l'étudier avec des 3e, je vais voir si l'émotion que j'ai ressentie à la lecture est transmissible.
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Citations et extraits (84) Voir plus Ajouter une citation
EvilysangelEvilysangel   20 juillet 2010
"Le père Pons vint s'asseoir à mes côtés.

- Tu n'es pas trop malheureux, ici?

- Non, mon père.

J'avalai mes larmes et tentait de lui faire plaisir.

- J'ai bien aimé la messe. Et je suis bien content d'aller cette semaine au catéchisme.

- Tant mieux, dit-il sans conviction.

- Je crois que, plus tard, je serais catholique.

Il me regarda avec douceur.

- Tu es juif, Joseph, même si tu choisis ma religion, tu le demeureras.

- Qu'est-ce que ça veut dire être juif?

- Avoir été élu. Descendre du peuple choisi par Dieu il y a des milliers d'années.

- Il nous a choisi pourquoi? Parce que nous étions mieux que les autres? Ou moins bien?

- Ni l'un ni l'autre. Vous n'avez aucun mérite ni défaut particulier. C'est tombé sur vous, c'est tout.

- Qu'est-ce qui est tombé sur nous?

- Une mission. Un devoir. Témoigner devant les hommes qu'il n'y a qu'un seul Dieu et, à travers ce Dieu, forcer les hommes à respecter les hommes.

- J'ai l'impression que c'est raté, non?

Le père ne répondit pas. Je repris.

- Si nous avons été élus, c'est comme cible. Hitler veut notre peau.

- Peut-être à cause de cela? Parce que vous êtes un obstacle à sa barbarie. C'est la mission que vous a donné Dieu qui est singulière. Pas votre peuple. Sais-tu qu'Hitler voudrait se débarrasser aussi des chrétiens?

- Il ne peut pas, il y en a trop!"


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miladomilado   31 janvier 2015
- Joseph, tu aimerais savoir laquelle des deux religions est la vraie. Mais aucune des deux! Une religion n'est ni vraie ni fausse, elle propose une façon de vivre.
- Comment voulez-vous que je respecte les religions si elles ne sont pas vraies ?
- Si tu ne respectes que la vérité, alors tu ne respecteras pas grand chose. 2 + 2 = 4, voilà ce qui sera l'unique objet de ton respect. À part ça, tu vas affronter des éléments incertains : les sentiments, les normes, les valeurs, les choix, autant de constructions fragiles et fluctuantes.
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MeuraieMeuraie   09 décembre 2013
p.83 : "Tu deviens chrétien lorsque tu estimes que Jésus est bien fils de Dieu, qu'en lui Dieu s'est incarné, est mort et est ressuscité.
- Donc pour les chrétiens, ça c'est déjà passé, pour les juifs, c'est à venir.
- Voilà, Joseph. Les chrétiens sont ceux qui se souviennent et les juifs ceux qui espèrent encore.
- Alors, un chrétien, c'est un juif qui a cessé d'attendre?
- Oui. Et un juif, c'est un chrétien d'avant Jésus."

p.84 : "La religion juive insiste sur le respect, la chrétienne sur l'amour. Or je m'interroge : le respect n'est il pas plus fondamental que l'amour? Et plus réalisable aussi ..."

p.85 : "Je peux respecter ceux que je n'aime pas ou ceux qui m'indiffèrent. Mais les aimer? D'ailleurs, ai-je autant besoin de les aimer si je les respecte? C'est difficile, l'amour, on ne peut ni le provoquer, ni le contrôler, ni le contraindre à durer. Alors que le respect ..."

p.85 : "Je me demande si nous, les chrétiens, ne sommes pas simplement des juifs sentimentaux."

p.111 : "La Libération, pour moi, c'était surtout la libération des gifles."
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adilosaadilosa   05 septembre 2013
"Ne me demandez pas à quoi ressemblait ma mère : peut-on décrire le soleil ? De maman venaient de la chaleur, de la force, de la joie. Je me souviens de ses effets plus que de ses traits. Auprès d’elle je riais, et jamais rien de grave ne pouvait m’arriver."
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jeunejanejeunejane   16 avril 2015
Les juifs et les chrétiens croient au même Dieu, celui qui a dicté à Moïse les Tables de la Loi. Mais les juifs ne reconnaissent pas en Jésus le Messie annoncé, l'envoyé de Dieu qu'ils espéraient...
Les chrétiens sont ceux qui se souviennent et les juifs ceux qui espèrent encore.
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Videos de Eric-Emmanuel Schmitt (74) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Eric-Emmanuel Schmitt
Émission à découvrir sur : http://www.web-tv-culture.com/les-passagers-du-siecle-de-viktor-lazlo-1265.html
Née en Bretagne d?un père martiniquais et d?une mère grenadienne, Viktor Lazlo a été mannequin avant de se lancer dans la chanson au milieu des années 80. On a tous fredonné quelques-uns de ses succès comme le célèbre « Canöé rose ». Tout en poursuivant son parcours artistique qu?elle complète en étant également comédienne, c?est par l?écriture qu?elle dévoile une autre facette de son talent. Elle publie son premier roman « La femme qui pleure ». Suivront « Les tremblements essentiels » ou encore « My name is Billie Holiday » qu?elle adaptera pour le théâtre avec une mise en scène d?Eric Emmanuel Schmitt. Pour son nouveau titre, « Les passagers du siècle », Viktor Lazlo a délibérément choisi le souffle romanesque. Tel une grande saga, son histoire nous mène de 1860 à nos jours avec le destin de deux familles sur cinq générations. L?écriture est belle, puissante, les personnages bien campés mais c?est aussi le thème choisi par l?auteur qui bouleverse le lecteur, le parallèle entre deux drames de notre humanité : la traite négrière et l?extermination des juifs. A la fin du XIXème siècle, Yamissi a été arrachée à sa famille africaine. Elle est vendue à Ephraïm, un juif polonais qui a fait fortune à Cuba. L?histoire d?un amour improbable qui se répètera 40 ans plus tard, en Pologne, entre Josefa et Samuel. La guerre, les guerres passeront par là. Chacun au fil du temps, à sa façon, avec courage ou lâcheté, avancera dans la vie, entre amour, violence, haine ou bienveillance. Certains chercheront à oublier, d?autres voudront garder mémoire. Entre la traite négrière et la Shoah, une double expérience de l?horreur vécue par des personnages qui vous marquent. Un beau roman à découvrir. « Les passagers du siècle » de Viktor Lazlo est publié chez Grasset.
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