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EAN : 9782253106746
608 pages
Le Livre de Poche (31/08/2022)
  Existe en édition audio
4.14/5   946 notes
Résumé :
Cette « Traversée des temps » affronte un prodigieux défi : raconter l'histoire de l'humanité sous la forme d'un roman. Faire défiler les siècles, en embrasser les âges, en sentir les bouleversements, comme si Yuval Noah Harari avait croisé Alexandre Dumas. Depuis plus de trente ans, ce projet titanesque occupe Eric-Emmanuel Schmitt. Accumulant connaissances scientifiques, médicales, religieuses, philosophiques, créant des personnages forts, touchants, vivants, il l... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (188) Voir plus Ajouter une critique
4,14

sur 946 notes

Ladybirdy
  06 février 2021
Époustouflant, passionnant, immersif, j'ai passé quatre jours incroyables dans ce premier tome de la traversée des temps: Paradis perdus.
Nous suivons ici le jeune Noam dans son village lacustre au temps de la préhistoire. On découvre les us et coutumes de cette communauté avec au centre Noam, Trigor le guérisseur, Panoam son père, Barak l'homme sauvage et Noura, la belle et envoûtante Noura.
On vit ce livre.
Les personnages sont des plus vivants.
Les sentiments nous tiennent en émois.
Les aventures nous remuent de toute part.
On sent le vent, on embrasse les arbres, on voit des femmes réincarnées en mésange.
Il y a beaucoup d'amour dans ce livre, des femmes émouvantes et envoûtantes au service de Noam.
Une grande épopée moderne où l'ennui n'a pas sa place, dévorée de page en page. J'aime les pavés de ce grand auteur. Son écriture est explorée et affinée à la perfection. EES a le sens des détails, et surtout ici il s'attache à camper des personnages qui se dressent devant vous et vous en jettent pleins les yeux.
Un grand moment !
NB : 4 étoiles car il sera difficile de détrôner dans mon coeur l'éponyme l'incroyable roman : La part de l'autre.
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Cannetille
  23 juillet 2021
Avec ce premier tome d'une série de huit, Eric-Emmanuel Schmitt entreprend la narration de l'histoire du monde au travers des yeux d'un immortel. Noam est né il y a 8000 ans, en cette période néolithique, à la fin de l'ère glaciaire, où, de plus en plus sédentarisés en groupes organisés, les hommes commencent à développer élevage, agriculture et techniques. Partagé entre l'ancienne liberté du chasseur-cueilleur dans une nature intacte, et le nouveau confort assortis d'obligations sociales au sein de son village, le jeune homme s'éprend de la belle Noura et finit par endosser le rôle de chef de sa petite communauté, lorsque le Déluge les emporte, lui et les siens, dans une migration de la dernière chance. Cet événement, qui deviendra bientôt mythique, scelle par ailleurs le destin de Noam qui, privé de son statut de mortel, se retrouve à traverser les époques…

Eric-Emmanuel Schmitt est d'abord un excellent conteur, et c'est avec grand plaisir qu'on se laisse emporter par le souffle romanesque du récit et par ses rebondissements sans temps morts, servis par une plume parfaitement maîtrisée. Là n'est toutefois pas l'intérêt premier du roman, les aventures de Noam n'étant qu'habile prétexte à un questionnement de notre modernité au travers d'une relecture de l'histoire du monde et de nos récits fondateurs. Fort de ses connaissances historiques, philosophiques et littéraires, l'écrivain se lance ainsi dans une composition aussi éblouissante qu'amusante, où se croisent en permanence, de la manière la plus vivante qui soit, les références aux grands courants de pensée de tous les temps, des grands mythes aux religions, des philosophes antiques aux modernes. le résultat réjouit autant qu'il impressionne par la pertinence et la clarté de ses réflexions qui font mouche à tout coup. S'y dévoile une vision de l'humanité pleine d'intelligence et de vérité qui ne cesse d'interpeller le lecteur, admiratif tant de la justesse du propos que de la divertissante manière dont il est amené.

Bien plus qu'une très plaisante saga romanesque, Paradis perdus entame une fascinante mise en perspective de la situation du monde contemporain, au travers d'une relecture de l'histoire et des textes fondateurs de l'humanité. C'est avec la plus apparente simplicité que la plume exercée de l'auteur conjugue l'excellence du fond et de la forme, nous offrant une lecture éblouissante qui a toutes les chances de devenir incontournable. Au-delà du coup de coeur.

Lien : https://leslecturesdecanneti..
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La_Bibliotheque_de_Juju
  02 février 2021
Ce roman est une folle entreprise.
Imaginez ! Racontez l'histoire du monde en huit tomes à travers les yeux d'un immortel … Il n'y a bien que Monsieur Schmidt pour se lancer dans une telle odyssée !
Ce roman est la première pierre d'un projet pharaonique qui tient à coeur à l'auteur depuis des années et qu'il préparait avec amour depuis longtemps.

Pour lancer son grand oeuvre, il nous amène à la rencontre de Noam, qui semble se réveiller d'un long sommeil, dans une grotte, de nos jours. Que fait-il là ? Où va-t-il ? En quel état erre-t-il ?
Noam est né il y a 8000 ans et ce premier tome nous entraîne à sa suite dans « dans un pays de ruisseaux et de rivière, au bord d'un lac, devenu une mer », ce fameux paradis terrestre, où sa folle destinée viendra à sa rencontre sous les traites d'une femme, la femme qui hantera ses jours et ses nuits, qui le révélera à son destin hors du commun, la mystérieuse Noura …
Erudit et passionnant, un roman à l'orée de l'humanité et des genres. Un roman comme une machine à remonter le temps qui vient illuminer le présent, lorsqu'hier explique aujourd'hui. Un roman pour remonter les courants, les idées, les concepts, dans tant de domaines qu'il donne le vertige. Remonter aux origines, celles du Savoir, cette connaissance de l'Homme que chérit Eric-Emmanuel Schmitt et qui nous pousse à tourner chaque page comme un album de famille, celle de notre humanité, Noam devenant notre ancêtre à tous.
Parlons également de cette superbe couverture qui donne tout de suite envie de plonger dans cette saga folle, qui une fois terminée, dans quelques années, fera du plus bel sur nos rayonnages.
Je ne peux que vous conseiller à vous lancer, à votre tour, sur les traces de Noam, pour profiter pleinement d'un ouvrage qui véritablement, vous offrira un « déluge » d'émotions, de sensations, de réflexions et d'aventures. Un ouvrage qui redonne vie aux paradis perdus et à l'Homme dans ce qu'il fut pour devenir …
J'attends le second tome avec impatience, foi de Juju …

Lien : https://labibliothequedejuju..
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bilodoh
  21 mars 2021
Un roman qui m'a déçue malgré ses qualités.

J'avais beaucoup d'attentes, au vu de critiques élogieuses et parce que c'est un auteur sympathique dont j'ai apprécié plusieurs oeuvres.

J'ai été déçue pour plusieurs raisons. Je croyais avoir en main un roman historique. Mais, d'entrée de jeu, on s'aperçoit qu'on est dans le fantastique plutôt que dans l'histoire. le héros qui est aussi le narrateur qui écrit son histoire est un immortel qui ne vieillit pas. Il raconte les débuts de sa vie au bord d'un lac avec sa tribu dans la région de la mer Noire. Régulièrement, on ramène le fantastique, avec des visions et des rêves prémonitoires.

Un autre détail qui ne m'a pas plu, c'est que, encore une fois, c'est l'histoire d'une famille de chef. C'est celui qui dirige, qui est privilégié et qui voit le monde à travers son oeil de privilégié. (Un exemple, il parle de la propreté, du bain remplacé par les parfums à la Renaissance. Si c'est vrai pour les nobles « poudrés » des salons, je ne suis pas sûre que le petit peuple avait droit à une si grande quantité de parfum…). de plus, son héroïne, la belle Noura, se distingue d'abord par sa quantité de robes et de chaussures. Quel beau cliché!

Aussi, j'aime quand un roman nous fait sentir les choses, nous oblige à voir autrement, par les émotions et les rebondissements de l'intrigue plutôt que par des « sermons » du personnage (de l'auteur…) qui compare les époques et porte des jugements de valeur. Pour moi, lorsqu'on s'arrête pour me dire « voilà, c'est ça que tu dois comprendre », ça m'agace et me sort du roman. Est-ce que l'auteur veut écrire un essai ou raconter une histoire, il faut choisir.

Ceci dit, c'est quand même une lecture agréable, l'écriture de EE Schmitt est toujours maîtrisée, de jolies phrases, de belles pensées et de grands sentiments, des amours éternelles et romantiques ainsi que des relations familiales complexes.

À vous de voir si un mélange romantico-fantastico-historique vous attire…
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Pancrace
  22 novembre 2021
Puisque M. Schmitt parvient à me faire fondre par ses romans de quatre-vingt pages avec des sentiments compactés comme des compressions de César, comment pourrais-je ne pas me liquéfier devant « La traversée des temps », huit ouvrages d'à priori cinq cents pages où
M. Schmitt décide de réécrire l'histoire de l'humanité et propose de faire table rase de nos connaissances et de nos suffisances, de nos croyances et de nos évidences, de nos erreurs et de nos peurs pour recréer avec des yeux neufs un monde vierge où tout peut et doit éclore ?
Croyez-moi, je reviens de loin, de très loin.
De Paradis perdus à perdu au paradis, il n'y a qu'un pas que les quelques centaines de lignes de cet enchanteur m'ont fait allègrement franchir seulement en appuyant sur le bouton « néolithique » de l'ascenseur tempo-émotionnel de Noam et de ses proches.
Je fus immédiatement embarqué, captivé, séduit, bien que mon paradis livresque se soit rapidement évanoui par l'enfer qu'ils vécurent sur cette terre…
« Même une invraisemblance vraisemblable, si elle servait le conte, valait mieux qu'une vérité vraie qui le gâchait. »
Noé, Noa, Noam, avant lui la grâce, après lui le déluge, la perte de nos âmes…
Ce livre est un roman mais aussi une fable, un conte philosophique, un rêve, une réalité, un cauchemar, un fantasme, une évidence.
Réveille-toi avant qu'il ne soit trop tard ! M. Schmitt ne refait pas l'histoire, ni la genèse.
Il tente d'expliquer l'Homme et son attitude, son courage, son avidité, sa cruauté, sa lâcheté, sa cupidité, ses sentiments, ses peines et ses espoirs ce qui le conduira à…Nous !
A ce que nous sommes aujourd'hui : « Maître et possesseur de la nature » ? Cette pensée de Descartes définissant l'homme moderne, extirpé de la nature, comme celui qui la domine, la contraint, l'exploite, oui, cette outrecuidance fait rire par sa sotte démesure.
Ce premier tome aborde tous les sujets avec la même clairvoyance, qu'il s'agisse de l'immigration, de l'environnement, du climat, du nomadisme comme de la sédentarisation, de l'affection comme de l'amertume, de l'amour comme de la mort et ce, avec une verve qui ne se dément pas d'une phrase.
« Par la qualité de son verbe et de son regard, il transformait tout lieu en décor, toute situation en scène, tout évènement en aventure, tout récit en suspense. Qualité suprême, il parvenait à rehausser chaque personne en personnage ; il m'attacha à des êtres que je n'avais jamais vus, que je ne fréquenterais pas, dont je me réjouissais d'apprendre le bonheur, dont je pleurais de découvrir le trépas. »
J'ai apprécié dévaler ces années où l'Homme est malaxé, modelé, broyé par les éléments comme une glaise vivante puis j'ai savouré le voir prendre racine, se blottir dans le coeur de sa terre pour toujours. Sa terre qu'il épuisera pourtant de ses ressources comme le vautour ses carcasses.
« Pour le poète, c'est l'or qui a changé le genre humain. Pour le moraliste, c'est l'argent. Pour l'historien, c'est le bronze. »
C'est extrêmement difficile de faire un résumé d'un tel ouvrage foisonnant du bourdonnement de la vie qui débute et qui ne s'arrêtera que lorsque l'on aura été trop loin, trop mal.
Chacun vit dans son époque et doit s'y complaire ou souffrir. Noam les traversera toutes.
Vivement le prochain tome !
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critiques presse (6)
LaCroix   05 juillet 2021
Dans « Paradis perdus », premier tome d’une nouvelle saga monumentale, Éric-Emmanuel Schmitt veut raconter l’histoire de l’humanité.
Lire la critique sur le site : LaCroix
LaPresse   22 février 2021
On ne peut que saluer l’ambition de ce grand chantier littéraire lancé par Éric-Emmanuel Schmitt, cherchant à romancer l’histoire de l’humanité à travers une seule et même paire d’yeux, celle du vaillant Noam, né il y a 8000 ans au sein d’un village préhistorique.
Lire la critique sur le site : LaPresse
LeFigaro   18 février 2021
Dans ce premier tome d'une octalogie, l'auteur réécrit l'histoire de l'humanité. Ambitieux.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
LeSoir   18 février 2021
Eric-Emmanuel Schmitt ose une saga en huit volumes, «La traversée des temps». Noam l'immortel parcourt les siècles et nous emballe dans un récit romanesque à souhait qui interroge subtilement notre modernité.
Lire la critique sur le site : LeSoir
LeMonde   08 février 2021
Raconter l’histoire de l’humanité sous la forme d’un roman. C’est le défi que s’est lancé l’auteur avec « La Traversée des temps », dans lequel il revisite nos récits fondateurs en huit volumes.
Lire la critique sur le site : LeMonde
LeJournaldeQuebec   08 février 2021
Une œuvre épique, ambitieuse, inspirante, s’appuyant sur une quantité phénoménale de connaissances et une maîtrise absolue de l’écriture.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
Citations et extraits (364) Voir plus Ajouter une citation
AnaiiisdAnaiiisd   29 septembre 2022
Il n’existe pas d’humain plus légitime à habiter ici que là. Le migrant, ce n’est pas l’autre ; le migrant, c’est moi hier ou moi demain. Par ses ancêtres ou par ses descendants, chacun de nous porte mille migrants en lui.
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AnaiiisdAnaiiisd   29 septembre 2022
L’individu termine comme il a commencé, en réclamant de l’aide. Le grand âge rejoint le bas âge. La famille s’inverse : le soin change de côté. Tout ancêtre se transforme en enfant de ses descendants.
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ssstellassstella   03 novembre 2021
L'étranger dérange. Rien de plus spontané que la méfiance qu'il provoque. il se tient au-delà de la frontière, pas seulement celle du village ou du pays, ni celle de la langue, mais aussi la frontière humaine. Était-il un homme comme nous celui qui ne parlait pas comme nous ? Un homme celui que nous ne comprenions pas, qui s'habillait autrement, qui agissait diversement ?
Il y avait deux réactions à ce malaise : le dénigrement et l'hospitalité.
L'hospitalité effaçait progressivement le trouble. Recevoir l'inconnu, lui donner à boire, à manger, lui fournir un endroit où dormir nous permettait de l'apprivoiser, de retrouver des points communs sous les épineuses différences. L'hospitalité le réintégrait à la famille humaine - et, ce faisant, l'élargissait.
Le dénigrement, lui accentuait le malaise. Au lieu de réduire la distance, il la creusait. L'étranger, gangrené par des soupçons de bêtise, de cruauté, de paresse, était assimilé à une espèce inférieure, ne possédant plus d'humain que les traits.
L'hospitalité est réfléchie, la xénophobie pulsionnelle. Si la sagesse de l'hospitalité constitue une chemin de paix, la passion xénophobe a pour seul horizon la violence et la guerre.
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LadybirdyLadybirdy   05 février 2021
Un proverbe allemand dit : «Sitôt qu’un enfant naît, il est assez vieux pour mourir.» Je précise : sitôt qu’une conscience s’éveille, elle appréhende sa disparition. Dès le début, elle ne tolère pas sa caractéristique fondamentale, la connaissance de sa mortalité. Conclusion ? Frustré par nature, inconsolable par essence, l’être humain est voué au malheur.
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CannetilleCannetille   23 juillet 2021
Noam cultive des sentiments ambigus envers les survivalistes qu’il a rejoints. Il leur donne autant tort que raison. Il ne les confond pas avec les prophètes apocalyptiques qu’il a croisés durant des siècles, lesquels appartenaient à des civilisations qui, faute de savoir, croyaient. De nos jours la situation s’est inversée : les hommes savent, mais ne croient pas. Pire : ils ne croient pas à ce qu’ils savent. Quoique le réchauffement de l’atmosphère et ses conséquences relèvent de la science, ils n’y accordent ni crédit ni attention. Seuls les écologistes et les survivalistes, aux yeux de Noam, ont le mérite de croire à ce qu’ils savent.
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