AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Lilyane Deroche-Gurcel (Traducteur)Peter Haggenmacher (Éditeur scientifique)
ISBN : 2130567290
Éditeur : Presses Universitaires de France (15/10/2008)

Note moyenne : 4.2/5 (sur 5 notes)
Résumé :

Cette traduction (publiée en 2001) est celle de la somme de droit international de Carl Schmitt, écrite durant ses années d'enseignement sous la République de Weimar (comme Théorie de la Constitution). Celle-ci donne une vision du premier ordre juridique global que la terre ait connu, à savoir un droit international public émanant d'une Europe conquérante au début des Temps modernes avant d'être défi&... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Albucius
  07 septembre 2013
Carl Schmitt : le Nomos de la terre
Un chef d'oeuvre de philosophie politique réédité en poche
mercredi 6 mai 2009, par Thibaut Gress
Commenter  J’apprécie          00
Citations et extraits (5) Ajouter une citation
AlbuciusAlbucius   07 septembre 2013
le
refus schmittien de ne pas traduire nomos par « loi » et d’en revenir à ce sens spatial originel permet
certes de ne pas sombrer dans le positivisme, mais c’est en réalité l’idée même de « loi » qui apparaît
positiviste : toute loi, quel qu’en soit le fondement, est nécessairement positiviste lorsque l’on raisonne
dans un cadre politique ; par conséquent, lutter contre le positivisme juridique, c’est aller jusqu’à refuser
[...] la prééminence du concept même de « loi », et chercher à y substituer des termes plus substantiels,
témoignant d’un arbitraire moindre que celui que véhicule l’idée de loi. Ce terme substantiel, Schmitt
pense paradoxalement le trouver dans ce nomos, que nous traduisons souvent par loi, mais dont il
restitue toute la saveur spatiale et terrestre, de sorte que ce dernier soit un « acte constituant originel qui
ordonne l’espace. »
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
AlbuciusAlbucius   07 septembre 2013
Le monde contemporain, enfin, apparaît aux yeux de Carl Schmitt comme celui qui procède à un double mouvement : d’abord, c’est un monde qui fait de la guerre le crime lui-même. « La guerre elle-même devient un crime dans l’acception pénale du mot. » [11] Ensuite, puisque la guerre devient le
crime en tant que tel, alors celui qui est à l’origine n’est plus précisément ce semblable que l’on combat
dans le cadre de rapports juridiquement réglés, mais il est au contraire la crapule à anéantir ; il y a dans
la guerre contemporaine une inhumanité de l’agresseur, à qui il convient de faire rendre gorge pour sa
laideur morale. « L’action menée contre lui n’est donc pas davantage une guerre que ne l’est l’action de
la police étatique contre un gangster : c’est une simple exécution et, en fin de compte, du fait de la
transformation moderne du droit pénal en lutte contre les nuisances sociales, ce n’est qu’une mesure
contre un agent qui nuit ou qui dérange, contre un perturbateur qui est mis hors d’état de nuire avec
tous les moyens de la technique moderne – par exemple une police bombing. La guerre est abolie, mais
seulement parce que les ennemis ne se reconnaissent plus mutuellement comme égaux sur le plan moral
et juridique. » [12] Pour le dire crûment, la guerre contemporaine désigne moins un ennemi qu’elle ne
désigne un salaud.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
colimassoncolimasson   21 juin 2016
En premier lieu, la terre féconde porte en elle-même, au sein de sa fécondité, une mesure intérieure. Car la fatigue et le labeur, les semailles et le labour que l’homme consacre à la terre féconde sont rétribués équitablement par la terre sous la forme d’une pousse et d’une récolte. Tout paysan connaît la mesure intérieure de cette justice. 
Commenter  J’apprécie          20
AlbuciusAlbucius   07 septembre 2013
[...] le problème du fondement d’une entité politique en tant qu’institution ; n’est-il
question que d’une norme, exclusivement dépendante du positivisme qui l’aurait instituée, ou est-il possible de trouver un fondement plus substantiel, moins contingent peut-être, que cet arbitraire positiviste instituant la norme ?
Commenter  J’apprécie          20
colimassoncolimasson   21 juin 2016
C’est aux pacifiques que la terre est promise. L’idée d’un nouveau nomos de la terre ne se révèlera qu’à eux.
Commenter  J’apprécie          10
Dans la catégorie : Droit internationalVoir plus
>Sciences sociales>Droit>Droit international (50)
autres livres classés : Droit internationalVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Philo pour tous

Jostein Gaarder fut au hit-parade des écrits philosophiques rendus accessibles au plus grand nombre avec un livre paru en 1995. Lequel?

Les Mystères de la patience
Le Monde de Sophie
Maya
Vita brevis

10 questions
302 lecteurs ont répondu
Thèmes : spiritualité , philosophieCréer un quiz sur ce livre