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ISBN : 222627166X
Éditeur : Albin Michel (28/03/2012)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.63/5 (sur 699 notes)
Résumé :
Madame Ming aime parler de ses dix enfants vivant dans divers lieux de l’immense Chine. Fabule-t-elle, au pays de l’enfant unique ? A-t-elle contourné la loi ? Aurait-elle sombré dans une folie douce ? Et si cette progéniture n’était pas imaginaire ? L’incroyable secret de Madame Ming rejoint celui de la
Chine d’hier et d’aujourd’hui, éclairé par la sagesse immémoriale de Confucius.
Dans la veine d’Oscar et la dame rose, de Monsieur Ibrahim et les fleu... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (145) Voir plus Ajouter une critique
Eric76
02 avril 2017
« La vérité, c'est juste le mensonge qui nous plait le plus, non ? »
La troublante Madame Ming à la peau diaphane, dame pipi dans un hôtel cinq étoiles d'une grande ville industrielle de Chine n'a pas fini de mettre les nerfs de notre narrateur à rude épreuve… Lui, l'occidental cartésien, le riche polyglotte surdoué, l'homme d'affaires roublard, est irrésistiblement attiré par cette drôle de femme à l'élégance discrète. Lui, l'homme sans attache, sans véritable chez soi, sans amour ni amis, et surtout sans enfants, qui virevolte à s'étourdir d'un point de la planète à l'autre, d'un hôtel de luxe à l'autre, est pris dans les rets de la voix suave et envoutante de Madame Ming quand elle raconte la vie de ses dix enfants.
Et quels enfants ! Brillants, originaux, adorables, tapageurs, tellement aimants… Lei Mei la rêveuse qui perçoit des choses que nul ne remarque ; Ru le sage et Zhou le retors ; Wang et ses jardins imaginaires ; Shuang le vertueux ; Da-Xia la résolue ; Kun et Kong les deux casse-cous ; Ho épris de vérité, et Ting Ting l'ainée, la plus sérieuse, la plus appliquée… Il se doute pourtant que dans l'histoire merveilleuse de ces dix enfants doit se cacher bien des exagérations, bien des jobardises. Et d'ailleurs, ces dix enfants existent-ils vraiment ? Mais qu'importe ! Ce conte enchanteur plein d'une sagesse ancestrale le subjugue, le transporte, lui fait un bien fou, et en même temps le navre car il renvoie cet homme sans enfants à ses propres inconséquences, à ses éternelles fuites…
Je suis toujours aussi envouté et charmé par les ouvrages du « cycle de l'invisible » d'Eric-Emmanuel Schmitt… Il y a tant de tendresse, de poésie, de bienveillance, de sagesse et de sourires dans ses petits livres, tant de réflexions sur le sens que l'on doit donner à notre vie, qu'à chacune de leur lecture je me sens comme revigoré.
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Commenter  J’apprécie          794
lyoko
08 décembre 2016
Un petit conte philosophique bien sympathique. Qui se lit tout seul, déjà par son écriture mais aussi par le peu de pages qu'il renferme.
C'est le style de roman ponctué de petites phrases qui marquent et auxquelles on réfléchi volontier.
Un roman qui nous montre qu'une rencontre, quand elle est bonne peu changer le monde. Et en plus un peu d'humour ponctue le tout.. cette lecture était un petit moment de bonheur.
Cerise sur le gateau... ce micro-roman donne vraiment envie de lire confucius
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jeunejane
30 mars 2016
Un homme d'affaires français fait couramment des voyages en Chine.
Pendant ses tractations, il laisse ses clients réfléchir et descend au sous-sol de l'hôtel où il rencontre Madame Ming.
Celle-ci est responsable des toilettes de l'hôtel.
Il engage la conversation avec elle après avoir laissé tomber la photo de ses deux enfants, fait-il croire à la dame.
Et elle commence à lui raconter l'histoire de ses 10 enfants.
L'homme croit à une supercherie car en Chine, on ne peut avoir qu'un enfant.
Les histoires de Madame Ming sont amusantes et sont chaque fois enrichies d'une pensée de Confucius.
C'est ainsi que l'auteur nous familiarise avec la spiritualité chinoise.
C'est un petit livre que j'ai lu avec beaucoup d'intérêt et de plaisir.
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livrevie
24 novembre 2015
J'ai continué le Cycle de l'invisible d'Eric-Emmanuel Schmitt avec Les dix enfants que madame Ming n'a jamais eus, et si les autres volumes avaient bercé mon coeur, il est malheureusement resté hermétique à celui-ci.
L'idée de départ est intéressante, touchante même. le narrateur, un homme d'affaires français, rencontre une dame-pipi dans un grand hôtel de la province de Guangdong. Cette rencontre qui aurait pu en rester aux politesses d'usage, « Bonjour », le bruit d'une monnaie jetée dans une assiette, « Merci », « Au revoir », atteint d'autres paliers.
En effet, madame Ming n'est pas qu'une simple dame-pipi. Madame Ming est une personnalité fascinante qui peut se vanter d'avoir eu dix enfants dans une Chine pourtant sous le joug de la politique de l'enfant unique. Dix enfants ! Et tous extraordinaires !
Alors mensonge ? Vérité ? Folie ? Ce sera au narrateur de le découvrir.
La plume est allègre, travaillée comme toujours chez cet auteur, et le récit nous fait frôler du bout des doigts les préceptes de Confucius. Madame Ming est attachante et pousse le narrateur à voir le monde qui l'entoure autrement, il évolue à son contact pour accéder au bonheur, mais il m'a manqué un petit quelque chose pour me faire basculer dans l'enthousiasme qui a caractérisé les autres récits du Cycle de l'invisible. Est-ce parce que je ne suis pas familière de Confucius ou parce que l'histoire aurait gagné à être développée davantage pour éviter cette sensation de survol ? Honnêtement, je ne sais pas. J'ai beaucoup apprécié le personnage de Madame Ming, me suis retrouvée dans celui du narrateur, mais la sauce n'a pas pris totalement.
Il ne me reste que le sumo qui ne voulait pas grossir pour conclure le Cycle, et malgré cette légère déception, j'ai hâte !

Lien : http://lelivrevie.blogspot.f..
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ssstella
07 octobre 2016
Un peu recueil de citations confucéennes, un peu fable philosophique, voici une sympathique petite parenthèse "lecture courte". Mais comme on croque une chouquette légère et savoureuse, on ne peut pas en rester là... une seule chouquette ça a le goût de trop peu et à moins d'avoir un appétit de tout petit petit oiseau, on n'est pas rassasié.
Voilà, vite mangée, vite lu... aussi vite critiqué !
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Les critiques presse (3)
LeFigaro11 avril 2012
Au bout du compte, c'est une jolie leçon de vie que nous offre Schmitt. Son héroïne sait nous séduire grâce à son imagination si poétique. Ainsi, par exemple, le lecteur savoure la description que Mme Ming fait de Wang, l'un de ses fistons, horticulteur à succès spécialisé dans la création de «jardins de mots.»
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Lexpress11 avril 2012
Privilégiant un style onirique, développant l'idée très romanesque selon laquelle "la vérité, c'est juste le mensonge qui nous plaît le plus", Eric-Emmanuel Schmitt signe un émouvant récit métaphorique en même temps qu'un hymne à la liberté de création.
Lire la critique sur le site : Lexpress
LeFigaro05 avril 2012
Au bout du compte, c'est une jolie leçon de vie que nous offre Schmitt. Son héroïne sait nous séduire grâce à son imagination si poétique.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations & extraits (237) Voir plus Ajouter une citation
Eric76Eric7601 avril 2017
" Ma sixième, Li Mei, nous a donné ce genre de soucis. Depuis sa naissance, elle percevait des choses que nul ne remarquait : dans les nuages, elle distinguait des visages ; au milieu de la vapeur qui embrume les sous-bois après la pluie, elle admirait des danses exécutées par des génies ; quand elle fixait des blocs de terre, elle détectait en eux des formes qui nous échappaient, un cheval par exemple qu'elle faisait apparaître à force de tripoter, de râper et de polir l'argile. Sur notre plancher, le long des veinures boisées, elle lisait des épopées, des combats, les armées impériales en déroute, des horreurs qui l'épouvantaient tellement qu'elle plaquait ses mains contre ses oreilles pour éviter le cliquetis des armes ou les râles des blessés ; afin de l'apaiser, mon mari colla sur le sol un tapis usé ; coup de bol : entre la trame et les taches, Li Mei déchiffrait la légende du Phénix, une fable dont elle raffolait [...] Elle rebutait mon mari. Faut avouer qu'elle ne brillait pas en classe... Si en leçon de biologie, l'enseignant racontait que le lézard se nourrit d'insectes, elle s'indignait en refusant d'écouter la suite ; en cours d'histoire, elle pleurait dès qu'on évoquait la mort d'un empereur ; en math, elle riait aux éclats lorsque les lettres x ou y se mêlaient aux nombres, et gloussait d'excitation si on lui annonçait qu'une ligne droite s'apprêtait à toucher une courbe..."
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c.brijsc.brijs10 avril 2012
A la différence des Européens qui conservent des ruines gallo-romaines au coeur de leurs métropoles mais oublient Sénèque, qui visitent des cathédrales en délaissant le christianisme, les Chinois ne logent pas leur culture dans les pierres. Ici, le passé constituait le présent de l'esprit, pas une empreinte sur la roche. Le monument demeurait secondaire, d'abord comptait le coeur spirituel, gardé, transmis, vivant, incessamment jeune, plus solide que tout édifice. La sagesse résidait dans l'invisible, l'invisible qui s'avère éternel à travers ses infinies métamorphoses, tandis que le minéral s'effrite.
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PachyPachy10 septembre 2012
Pourquoi les hommes ne supportent-ils pas la vérité ? Premièrement parce que la vérité les déçoit. Deuxièmement parce que la vérité manque souvent d’intérêt. Troisièmement parce que la vérité n'a guère l'allure du vrai. Quatrièmement parce que la vérité blesse.
Je ne veux pas que tu mènes la guerre en croyant propager la paix.
Que faire ? Mentir?
Non, se taire. Le silence est un ami qui ne trahit jamais
(p.91)

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"La vérité m'a toujours fait regretter l'incertitude"
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MetaphoreMetaphore23 août 2012
Pourquoi les hommes ne supporte-ils pas la vérité ? Premièrement parce que la vérité les déçoit. Deuxièmement, parce que la vérité manque souvent d’intérêt. Troisièmement, parce que la vérité n’a guère l’allure du vrai – la plupart des faussetés sont mieux troussées. Quatrièmement, parce que la vérité blesse. Je ne veux pas que tu mènes la guerre en croyant propager la paix.
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YukoYuko18 septembre 2013
Pendant le bulletin, un officiel se félicita justement que, grâce à cette loi de l'enfant unique, 400 millions de chinois n'étaient pas nés. La remarque m'abasourdit : comment pouvait-on se réjouir de 400 millions de fantômes ? Autrement dit, 400 millions d'absents...Pourquoi investir sur le néant plutôt que sur l'être ?
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Videos de Eric-Emmanuel Schmitt (67) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Eric-Emmanuel Schmitt
Quatre destins, quatre histoires où Eric-Emmanuel Schmitt, avec un redoutable sens du suspens psycho- logique, explore les sentiments les plus violents et les plus secrets qui gouvernent nos existences. Comment retrouver notre part d?humanité quand la vie nous a entraîné dans l?envie, la perversion, l?indifférence et le crime ?
http://www.albin-michel.fr/ouvrages/la-vengeance-du-pardon-9782226399199
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