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ISBN : 2203096179
Éditeur : Casterman (06/05/2017)

Note moyenne : 3.07/5 (sur 14 notes)
Résumé :
Niniche est une jeune fille comme les autres, accro au portable, avec une mère insupportable, une copine très bavarde et... des ailes ! Une toute petite paire d'ailes dans le dos, dont elle ne sait comment se servir et qui l'encombrent plus qu'autre chose. Mutation génétique, simple difformité, ou signe évident d'une double nature... Ses ailes lui ouvrent pourtant les portes d'un monde inattendu, lorsqu'elle rejoint une mystérieuse école et son curieux professeur. U... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
FungiLumini
  27 mai 2017
Sans savoir ce que racontait cette bande dessinée, j'ai craqué. L'univers graphique de la couverture correspond exactement à ce que j'adore au niveau du dessin et le feuilleter m'a convaincue. En l'ouvrant, j'ai eu la très bonne surprise de découvrir que la jaquette pouvait se déplier pour former un grand poster ! Un détail original que je n'avais encore jamais vu. de plus, la couverture du dessous est tout aussi belle que la première, dans des tons plus sobres, assortis au noir et blanc de l'intérieur.
Niniche est une jeune fille comme les autres à une exception près : elle a des ailes dans le dos ! Ces ailes sont cependant trop petites pour qu'elle puisse voler avec. Sa mère veut faire d'elle un phénomène de foire, qu'elle exhiberait sur les plateaux de télévision. Avec l'aide de sa meilleure amie Tina, Niniche fuit sa maison. Elle tombe sur une étrange bâtisse. Elle y rencontre Icare, un squelette majordome, et Le Professeur, un oiseau bec en sabot de taille humaine. Ensemble, ils vont aider la jeune fille à développer ses aptitudes pour le vol. Mais pourquoi l'aident-ils réellement? Et qui est ce mystérieux oiseleur que Niniche voit en rêve?
Le graphisme et l'esthétique de cet ouvrage m'ont bluffée. Garder les illustrations en noir et blanc est selon moi un excellent choix. L'histoire, assez tragique à la base, en est renforcée. Les dessins sont très détaillés. le style varie également beaucoup, on passe aisément d'un graphisme onirique et merveilleux à des dessins dignes d'une encyclopédie. Il y a aussi beaucoup de références à chercher dans les détails des illustrations.
Si j'ai adoré l'esthétique lolita/goth/enfant du cirque de l'héroïne, je n'étais pas toujours d'accord avec ses choix. Ce n'est au final qu'une enfant assez naïve, qui n'a qu'une idée en tête : se débarrasser de ses ailes si elle ne parvient pas à les utiliser. On compatit à son désespoir, mais on se dit aussi qu'elle ferait bien de réfléchir à deux fois avant de faire des caprices ! C'était assez frustrant aussi au départ de voir qu'elle se faisait manipuler par tout le monde, sans qu'elle s'en rende compte vraiment !
En ce qui concerne l'histoire en elle-même, je l'ai trouvée assez originale. Elle se base entre autres sur le mythe d'Icare, qui à vouloir voler trop près du soleil s'est brûlé les ailes. J'ai aimé le panel de personnages présentés et les différents chapitres, très différents les uns des autres. J'ai juste un peu moins aimé les dernières pages qui nous montrent les découvertes du Professeur sur son espèce. Je suppose que l'auteure voulait nous présenter cet oiseau qui la fascine plus en détail, mais je l'aurais personnellement fait en annexe plutôt que dans l'histoire. Là, la fin de l'ouvrage est assez encyclopédique et j'aurais préféré finir sur une note plus magique.
Niniche s'est fait un ami en la personne de Lapsus, un petit animal, croisement improbable entre un oiseau et un chat. Déjà, cet hybride est super mignon ! Tout comme elle, il a le potentiel du vol en lui, mais n'y parvient pas à cause de sa double nature. La relation entre ses deux personnages est très touchante. Ils apprennent ensemble, font des expériences ensemble (même si Lapsus ne semble pas avoir d'intérêt pour Icare et Le Professeur) et grandissent ensemble. C'est assez émouvant de les voir évoluer ainsi.
Une bande dessinée en noir et blanc, une esthétique unique en son genre, un univers à la fois onirique et encyclopédique, une revisite du mythe d'Icare, une histoire originale, des illustrations incroyables, j'ai adoré parcourir ce magnifique album !
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alouett
  30 septembre 2017
Niniche est une adolescente à part. Elle est fille unique et vit avec une mère excentrique, rabat-joie, hystérique et totalement hermétique à ce que peut bien vouloir sa fille. Elle s'agite dans tous les sens, se plaint en permanence et prétend savoir ce qui est bon pour sa fille. En somme, sa mère est totalement dépassée par la situation et passe son temps à hurler ses injonctions à sa fille d'une pièce à l'autre.
L'appartement de la mère de Niniche est atypique. On dirait un paquebot avec de grandes baies vitrées qui dominent la ville, des hauts plafonds tombent des lustres aux forme design. Tout est design, impersonnel, clinquant. du coup, la chambre de Niniche est devenue son antre. Un antre avec un fauteuil en forme d'oeuf dans lequel l'adolescente se love. Nichée dans cette cavité douillette, elle rive ses yeux et ses oreilles à son portable. Grâce à lui, elle est en contact quasi permanent avec son amie Tina. Tina l'écoute, la conseille, la soutient.
Niniche a de toutes petites ailes depuis sa naissance. de si petites ailes qu'il est impensable pour elle de voler. Elle les cache derrière un petit sac à dos qui ne contient rien de précieux. Niniche n'en peut plus d'entendre sa mère polémiquer sur les OGM qui ont fait de sa fille un être hybride et tenter d'ameuter les journalistes, seuls capables de montrer au monde entier sa monstruosité. Niniche ne veut pas, Niniche ne veut plus de ces ailes et ce jour-là, Tina lui annonce qu'elle a trouvé un médecin qui accepte de les lui enlever. Alors Niniche part. Sur les indications de Tina, elle arrive devant la clinique. Mais ledit bâtiment est un vieux manoir lugubre et à moitié en ruine. Il y a là des centaines d'oiseaux à ses pieds, lui montrent-ils le chemin ou faut-il voir là un mauvais présage ? Lorsque la porte du petit château s'ouvre, c'est un squelette coiffé d'un sombrero qui lui ouvre. Il s'appelle Icare. L'étrange majordome la conduit au Professeur Balaeniceps Rex, un oiseau mutant vêtu d'un costume en queue de pie. Comme chaque fois que la situation devient trop angoissante pour « Nine », elle s'endort… et un autre monde s'ouvre à elle.
Certains disent que cette jeune « mutante » ne dénoterait pas dans un film de Tim Burton. C'est vrai qu'en petite Alice, elle ne dénoterait mais. Mais en découvrant ses doutes et son air un peu fier et boudeur, en la voyant tantôt triste tantôt perdue dans ses pensées, elle me fait penser à certains clowns blancs. Mais pour son caractère frondeur et sa pugnacité, Niniche me fait davantage penser à Courtney Crumrin, une autre héroïne au look gothique dont je garde un excellent souvenir. Niniche est douce et électrique à la fois.
Autour d'elle, Daria Schmitt crée un univers fantastique, entre rêve et réalité. Il y est difficile de distinguer le vrai du faux, le monde onirique de l'adolescente se plaque comme un calque sur la réalité. le personnage ne sait pas gérer ses angoisses ; sitôt qu'elle est trop inquiète, elle s'endort malgré elle. A certains moments, on ne sait donc plus si le personnage dort ou non et cette étrange alchimie nous fait douter en permanence. le scénario colle à ses hésitations.
On perd délicieusement pied dans cet album. Les rares repères que l'on parvient à avoir sont susceptibles de vaciller l'instant suivant. On perd aussi la notion du temps ; les fenêtres bringuebalantes du château atténuent la lumière de l'extérieur et nous plongent dans un huis-clos étrangement convivial mais troublant, car souvent entre deux scènes, on ne sait pas la durée de l'ellipse temporelle qu'on vient de passer (une heure ? un jour ? plus ?).
Un monde fantastique où se côtoient humains et non-humains et où tous échangent sans difficulté. Un récit initiatique où l'héroïne cherche sa voie. Elle doute, tente, hésite, ose…elle fait deux pas en avant et trois pas en arrière pour comprendre pourquoi elle est née ailée, pourquoi dans certains de ses rêves sa mère est une cigogne, pourquoi ? le seul aspect tangible auquel le lecteur a spontanément envie de s'accrocher est cette amie avec laquelle l'héroïne échange en permanence au téléphone ; mais cette amie, on ne la voit pas et on finit par douter d'elle aussi.
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FREDERICGUERIN
  05 décembre 2017
Un magnifique dessin noir & blanc et un bel objet pour cette BD (notamment le poster de couverture) mais malheureusement le scénario n'est pas à la hauteur : je n'ai pas compris où l'auteur voulait en venir avec cette fable mi-fantastico-onirique, mi ancrée dans le réel (téléphone portable, médias omniprésents). Dommage cette histoire d'émancipation, d'Alice des temps modernes est très confuse et manque de saveur !
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April-the-seven
  13 juin 2017
En premier lieu, j'ai été attirée par cette magnifique couverture. Lorsque l'ouvrage est arrivé chez moi, je suis restée plusieurs minutes à le contempler d'un air émerveillé. Il est ma-gni-fique ! Et encore, le mot est faible !

C'est l'histoire de Niniche, une jeune fille dotée d'une paire d'ailes. Véritable curiosité, elle a pris l'habitude de les cacher en portant un sac à dos. Alors que sa mère décide de parler d'elle publiquement pour en faire un phénomène de foire, Niniche décide de partir et, avec la complicité de sa meilleure amie, se rendre dans une clinique pour se faire couper les ailes et ainsi espérer vivre une vie normale. Sauf que rien ne se passe comme prévu et l'adolescente atterrit dans une étrange maison...

La bande dessinée en temps qu'objet est pour moi l'un des gros points forts. Outre la couverture à tomber, l'intérieur est tout aussi subjuguant, avec un coup de crayon assuré et très détaillé. L'ambiance est assez sombre, un peu gothique sur les bords, mais ne se départit pas pour autant d'une certaine forme de poésie.

On évolue un peu comme dans un rêve doux amer. À certains moments, j'avais l'impression de plonger dans une fable pour enfants, avec des détails un peu surréalistes dignes des contes populaires. À d'autres moments, les scènes se veulent noires, plus nébuleuses. On oscille alors entre rêve et cauchemar. C'est ce mélange de douceur et de mystère qui m'a interpellée.

Ma seule petite déception c'est que la fin est trop rapide, un peu survolée, et m'a empêchée de totalement y croire. J'aurais voulu m'immerger encore plus dans cette histoire, me sentir davantage concernée.

J'ai néanmoins passé un bon moment aux côtés de Niniche et je serais très curieuse de découvrir les autres oeuvres de l'auteur, car j'ai trouvé dans cette bande dessinée une très jolie histoire, agrémentée de dessins splendides.

Lien : http://april-the-seven.weebl..
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Bdziles97
  22 mai 2017
(IK971) Un album auquel j' attribuerais les palmes de l'originalité graphique. L'auteure s'est vraiment fait plaisir en explorant ses personnages sous toutes les coutures dans un style n&b. gothique très cohérent. C'est graphiquement réussi. En revanche, le scénario est confus, les jeux de mots un peu faciles, le parti pris oscillant entre époque contemporaine et indéterminée contribue à cette confusion. Je n'ai pas tout à fait adhéré au monde ornithologique/ onirique surtout lors de la chute (sans jeux de mots). Un bel objet graphique à recommander pour le fonds d'un CDI, mais non pour moi pour le Prix.
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critiques presse (5)
BoDoi   25 septembre 2017
Un bel objet et des jolies planches qui satisferont donc peut-être ceux qui seront tentés par cette fable gothique et farfelue, qui se laisse lire à défaut d’être dévorée.
Lire la critique sur le site : BoDoi
Actualitte   05 juillet 2017
C’est l’histoire d’une émancipation, des combats de l’adolescence, de la quête d’une identité, c’est une Alice moderne devenue Dariaérienne, partie à la rencontre de l’âge adulte. Et c’est en même temps bien plus que cela.
Lire la critique sur le site : Actualitte
BDGest   19 juin 2017
Entre l'hommage à un oiseau si particulier et le conte initiatique, Ornothomaniacs déroute autant qu'il intrigue. Un album qui invite à la relecture pour déguster un dessin bourré de détails et de finesse à défaut de vraiment saisir la volonté de l'autrice.
Lire la critique sur le site : BDGest
Auracan   14 juin 2017
On ne sortira pas totalement indemne de sa lecture, car on en aura, au moins, pris plein les yeux grâce à ses planches époustouflantes.
Lire la critique sur le site : Auracan
Bedeo   15 mai 2017
Une fable légère et drôle, aux références gothiques, à mi-chemin entre La Famille Adams et les films de Tim Burton.
Lire la critique sur le site : Bedeo
Citations et extraits (1) Ajouter une citation
FungiLuminiFungiLumini   27 mai 2017
Pensez-vous!.. Cette manie de nous trier, de nous comparer, bec à bec, plume à plume, de nous dénombrer, de nous répertorier, de nous mettre en rang !.. Ces listes longues, interminables… C’est pour être sûrs de n’en oublier aucun, c’est pour nous contrôler ! Comme dirait un de vos philosophes : devenez ce que vous êtes, et vous serez fixée ! Mais ne perdez pas votre temps à comprendre où ces beaux messieurs vous classeraient…
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